Histoire vécue Poids - Régime > Obésité > RA      (65535 témoignages)

Préc.

Suiv.

Code de la route

Témoignage d'internaute trouvé sur net-iris - 18/07/10 | Mis en ligne le 22/05/12
Mail  
| 124 lectures | ratingStar_257871_1ratingStar_257871_2ratingStar_257871_3ratingStar_257871_4
Il me semble avoir affaire à un lobby de la bagnole mobilisé contre une population sur deux roues présumée irresponsable et je vais probablement vous faire bondir. Olivier, j'aimerais connaître vos qualifications d'expert en risques de la circulation vous permettant de dénoncer ma méconnaissance du sujet. Je suis moi-même automobiliste, souvent aussi piéton, très occasionnellement cycliste et je ne circule jamais en deux roues à moteur. Je ne suis donc pas naturellement porté à défendre les deux-roues contre les automobiles. Je rappelle que le sujet initial porte sur l'ouverture de certaines zones 30 à la circulation des bicyclettes dans les deux sens et non à accorder toute licence aux cyclistes pour s'affranchir des règles du code de la route où que ce soit. J'ai la naïveté de penser que les urbanistes sont suffisamment compétents pour que je puisse donner foi aux études qu'ils ont faites et aux expériences qui ont été menées. J'ai écrit ceci et je maintiens : Personnellement, il m'arrive de traverser une zone 30 en voiture et c'est un lieu où je me sens particulièrement en sécurité, vis à vis de moi-même comme des autres. A cette allure, à part le cycliste ou le piéton qui viendrait sciemment se jeter sous mes roues, je ne vois pas ce qui pourrait arriver. Et, dans cette hypothèse, c'est lui qui en pâtirait bien plus que moi. Evidemment, lorsqu'on se met à traverser la zone à 50 km/h, voire plus, ce que je constate de la part de certains automobilistes, les conditions de sécurité ne sont plus les mêmes. Avez-vous des références de rapports officiels ou des rapports de compagnies d'assurance ? Je vais quand même faire une concession : on constate en effet à Paris une sinistralité inquiétante touchant les cyclistes et une propension de ceux-ci à prendre des libertés par rapport au code de la route. Reconnaissons toutefois qu'il y a vingt ans il n'y avait pour ainsi dire aucun cycliste à Paris et que dans ces conditions la sinistralité ne pouvait qu'augmenter. Il y a des progrès à faire dans les deux sens : que les cyclistes se disciplinent, que les automobilistes apprennent qu'ils ne sont plus seuls en ville. Les automobilistes ont tendance à considérer qu'ils ont le droit de circuler à la vitesse maximale autorisée par le code de la route et que tout autre véhicule, bicyclette, véhicule agricole, balayeuse etc, est un intrus l'empêchant d'exercer pleinement ses droits d'automobiliste. C'est une conception qu'il faut réviser. Le cycliste a autant le droit de rouler à 15 ou 20 km/h sur la route que l'automobiliste à 90. Il m'est arriver de circuler dans quelques villes du tiers monde. Le code de la route y est peu respecté, la circulation totalement anarchique de sorte qu'on pourrait redouter que la circulation soit très dangereuse. Elle l'est en fait moins qu'on pourrait le croire parce que les automobilistes savent qu'à tout moment une autre voiture qui aura grillé le feu, un piéton, un cyclomoteur, voire un animal risque de surgir. Aussi, hors des grands axes de circulation, roulent-ils au pas et y a-t-il assez peu d'accident. Si l'on s'avise dans ces villes du tiers monde de se comporter comme à Paris ou à Marseille, l'accident est certain dans le quart d'heure : il faut s'adapter. Cela en vue d'ouvrir des voies nouvelles aux cyclistes sur les grands axes où ne s'aventurent actuellement que des téméraires. Dans les centre ville ces directives auraient plutôt pour effet d'interdire totalement la circulation automobile dans certaines rues. C'est la tendance. On n'est plus au temps de Pompidou où il fallait adapter la ville à l'automobile. L'alternative est donc soit la voiture et les bicyclettes, soit les bicyclettes seulement. Il faut savoir aussi que la tendance dans les PLU est d'imposer un maximum de places de stationnement dans les centres des grandes villes et non plus un minimum comme jusqu'à une période récente. Dans ce contexte, il ne s'agit moins de savoir comment admettre les cyclistes au milieu des automobiles que de savoir si l'on doit encore tolérer les automobiles. Si, bien sûr. J'évite alors tout changement brusque d'allure ou de voie et je signale scrupuleusement tout changement de direction lorsque j'arrive à une intersection. Je sais que, si moi, je n'ai pas vu le deux-roues, celui-ci m'a vu, qu'il a calculé sa manoeuvre et qu'il convient donc de ne pas le surprendre. Quant à traverser les clous, qu'on le fasse à vélo ou à pied, en matière de risque, c'est plutôt anodin. Tourner à droite à un stop ou à un feu, cela m'est arrivé à bicyclette : risque nul dans les conditions où je l'ai fait. En voiture, je ne me le permets pas : la largeur du véhicule n'est pas la même. J'ai beaucoup réfléchi à la loi de 1985 sur la responsabilité civile dans les accidents de la route. Piétons et cyclistes sont pratiquement toujours considérés comme civilement responsables. Outre que cette loi règle la question de l'assurance - un piéton n'est pas forcément assuré alors qu'un automobiliste est censé n'être - elle prend en compte le fait que l'automobile constitue en soi un danger. Lorsque je vais faire une course en ville, je peux y aller à pied ou en voiture. A pied, même si je suis très étourdi, je risque fort peu de blesser qui que ce soit. Si je traverse la rue sans regarder, je risque de me faire renverser : c'est moi qui serais blessé, non l'automobiliste. Dans cette hypothèse, si cet automobiliste avait fait comme moi, se déplacer à pied, l'accident ne serait pas arrivé. Donc, même si la rsponsabilité de l'accident m'incombe principalement, l'automobiliste, même en ayant scrupuleusement respecté le code de la route, ne peut être pas totalement exonéré. S'il n'est pas coupable, il est néanmoins en partie responsable.
  Lire la suite de la discussion sur net-iris.fr


257871
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

25 kilos a perdre! qui me suis? - j'ai decide de maigrir

image

Bonjour tout le monde ! Je me présente, je m'appelle Hélène, j'ai 24 ans, une petite fille de 13 mois et beaucoup de kilos en trop ! Alors depuis le 1er février je me suis mise à un rééquilibrage alimentaire, avec en prime 1h30 voir 2 h de...Lire la suite

Les regimeuses(groupe en reequilibrage alimentaire)2

image

Et beh MArline fiouuuuu quel con ce mec ! Et puis tu les as accumulé en +… comment tu te sens aujourd'hui ? Il y a des jours comme ça où tout part en cacahuète ! Nadège, je te préfère avec le short, je te trouve plus sexy. Et garde le moral...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages