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Comme une bouteille à la mer....

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Comme une bouteille à la mer…. Il n'y a pas si longtemps, je me sentais aussi ardente qu'une flamme et … 2009, je me sens comme un ciel sans étoiles…. Tout a débuté le 26 novembre 2005, je venais d'installer le Net depuis peu et je m'étais inscrite sur un site pour dialoguer avec des personnes intéressantes sur des sujets qui me tenaient à coeur : lecture, aspirations, existentialité etc….Bien sûr j'avais un pseudonyme afin de me protéger de personnes mal intentionnées. FLAMME ARDANTE était le mien, il correspondait le mieux avec ma personnalité. Plusieurs personnes avaient été sensibles à mon portrait mais plus particulièrement l'un d'eux ayant EIFFEL comme pseudo. Mon nom de "code" l'avait tellement touché de plein coeur qu'un poème jaillit de son clavier instantanément et il me l'envoya, (je l'ai joint). [i]Que dire de la Flamme. Qu'au début, avant de briller, elle commenca comme étincelle, Que l'étincelle a jaillit, étincelle de vie, celle de l'âme. Mais qui a permis à cette étincelle d'être et de jaillir ? Certains diront, c'est Dieu, d'autres diront rien, le néant, Alors si rien n'existe, comment jaillit t'elle ? Et ceux qui ne croint a rien, au néant, comment peuvent ils savoir, Puisque n'étant de rien, ils ne sont que rien, et ne peuvent parler du crée, En fait ils ne sont pas là rien étant la résultante du néant. Qu'importe, notre si belle flamme, elle, prends de la consistance, elle grandit, On l'apercoit bien dans les yeux de ceux qui la détiennent, Allez la voir la nuit comme elle brille, comme elle ondule, De tous ce feux, de toutes ces couleurs de l'arc en ciel, Au grès de la brise et des étoiles qui scintillent, Elle s'enrichit, devient romantique, parfois triste, Mais toujours présente. Elle avance dans la vie, franchit des portes, Observe, compare, apprend, Parfois légére, des fois rebelle, d'autres fois souple ou rigide, Suivant le poids qui pése ou non sur ces épaules, Mais toujours elle se reprend, et reste vivace, Toujours présente, vivante, ardente. Jamais éteinte. Pourtant elle en a eue des occasions de se flétrir, Malgré son regard émerveillé sur la vie, la nature si parfaite, Elle reste parfois perplexe devant le regard des autres, de leurs pensée, De leur froideur, leur manque d'élan du peu dentrain qu'elle lit en leur âme, Regarder les la tête courbée, abbattus, assomés, Courant les illusion de l'argent, du pouvoir, de la possession, Abrutis par ce qui rentre en eux, Télé journaux, guerre, malheur, encore du malheur, Jamais de boneur, Flamme Ardente aimerais partager le sien , Mais qui écoutera qui ne sit voir en soit, Qui ne veut relever la tête, ouvrir son ame, A la douce et forte chaleur de la flamme de son amour. Comme un cristal pur, comme un diamant que l'on voudrait avoir comme un talisman, Ma muse cette nuit me fit voir sa Flamme que je m'empresse de te confier, Toi qui en est la gardienne. Francis. En le lisant, j'avais littéralement fondue, j'en avais les larmes aux yeux devant tant de poésie, de sensibilité. A partir de là, nous correspondions régulièrement sans jamais nous voir. Un lien de plus en plus fort se tissa, subjuguée, étonnée de constater qu'un homme puisse être aussi…. Complet. C'est bizarre peu de temps avant cette rencontre virtuelle, tristement, je disais à Maminou : pourquoi ne puis-je parler, des discutions que nous avons toi et moi, sur des sujets comme les plantes, nos rêves, les questions existentielles, spirituelles, avec mon mari ou les hommes en général ? Sommes nous, les femmes, si différentes, seules aussi proche de la nature ? Etc… Et le miracle c'est produit quelques semaines plus tard… Donc, pour la suite des évènements je parlais à Francis d'un film qui m'avait particulièrement émerveillée "la ligne verte" de Spilberg et je lui proposai de lui prêter. Il m'attendait chez lui (nous ne nous étions rien caché sur nos vies respectives, je le savais marié, lui aussi, entre eux n'existait plus que "la messe en commun" . Nous étions au premier balbutiement de notre histoire et nous ne formions à ce moment là aucun projet, c'était une rencontre en tout bien tout honneur. N'oublions pas qu'il ne m'avait jamais vu, je m'étais juste décrite physiquement. Moi par contre je l'avais aperçu par sa weeb cam accidentellement, étonnée de le voir lui aussi ne comprenant pas, puisque lui avait une caméra mais pas moi. J'avoue avoir été surprise de voir sur mon carré d'ordinateur le front dégarni, les gros sourcils épais de Francis, je ne sais à quoi je m'attendais mais je ne l'imaginais pas ainsi. Désespérément j'essayais de trouver sur le visage qui apparaissait devant moi, le Francis que je connaissais à travers ses écrits, sa voix et soudain quand son sourire lumineux se dessina, je me senti rassurée. Et le 1er RDV eu lieu avec nos confidences, nos échanges de vive voix cette fois ci. Nous nous sommes revus 2 fois et dans la semaine qui suivit le dernier RDV (nous n'avions pas couché ensemble ! ) sa femme, qui avait senti que son mari était devenu plus distrait, rêveur consulta son ordinateur et y découvrit mon adresse email que j'avais remise à Francis. Parce qu'il faut que j'explique que je recevais un de ces messages où il me disait ne plus avoir de mes nouvelles. Il croyait par ce long silence que je me désintéressais de lui, dans sa lettre j'y avais lu grande colère, déception, tristesse et désillusion, je ne comprenais pas et je ne pouvais lui expliquer que du fait que j'étais inscrite gratuitement je ne pouvais répondre que lorsqu' il écrivait, et cela dans le cadre en dessous de son message, mon cotât étant utilisé je devais attendre qu'il m'envoie un message etc… bref il y eu méprise. Tollé général je ne savais comment lui faire comprendre. Alors en désespoir de cause je lui écrivis en lui donnant mon adresse email et mon N° de portable, comme on jetterait une bouteille à la mer, sans avoir l'assurance qu'il reçoive mon courrier. C'est à cette minute précise que je compris combien il comptait pour moi. Peu de temps après je reçus un appel sur mon mobile et pour la première fois je découvris le son de sa voix chaude, vibrante et chaleureuse. Donc son épouse lui demanda une explication concernant mon email découvert, honnête il lui la donna en lui avouant son trouble, ce qu'il vivait actuellement, qu'il ne savait pas où il en était, en lui demandant une semaine de réflexion etc.… Le lendemain matin, et non une semaine plus tard, par son beau-frère qui travaillait à la gendarmerie (avec mon email c'était pour lui évidemment facile de trouver adresse et téléphone fixe) , elle eu le téléphone de François, mon mari et le contacta, ils se donnèrent, RDV et ensuite François téléphona à Francis pour qu'ils se voient. Peu avant leur RDV Francis me contacta au boulot en m'expliquant la situation critique. J'avoue avoir connu un moment de grande panique, mon coeur battit à tout rompre. Je ne savais que répondre, que faire et quand l'homme que j'aimais me posa cette question "es-tu prête ? " bizarrement, très calmement je lui rétorquai : "oui" à ce fils de pêcheur, ingénieur de métier mais chômeur (la boîte qui l'employait avait coulé) , 56 ans et 2 ans de la retraite. Les dés étaient jetés ! A partir de là tout s'accéléra. Finalement, sa femme en voulant faire savoir à mon mari ce qui se passait, pour mettre un terme à notre histoire (pourtant Francis et moi n'avions rien envisagé comme projet futur, nous venions à peine de nous rencontrer, l'émoi était là, l'émerveillement et la stupéfaction de découvrir l'autre mais nous restions lucide malgré tout) Nos conjoints respectifs ont précipités les choses. Je ne renie pas le fait que nous sommes en grande partie responsables de la situation mais j'aurais attendu que les enfants volent de leurs propres ailes. François, mon mari, voulait que les enfants restent, je ne pouvais le forcer à me les laisser, déjà qu'il était privé d'une épouse, (même si c'est lui qui m'enjoignit de partir, à juste raison ! ). J'avais pris la décision de sauter sans filet, je me fiai uniquement à mon intuition et ce que dictait mon coeur. Vivre une vie qui n'avait plus de sens, aux côtés d'un mari à l'esprit étroit, nombriliste, n'ayant pas les mêmes valeurs, les centres d'intérêts devenu si différent des miens, plus rien nous unissait, j'étais devenue transparente dans la maison, un objet posé sur le coin sombre d'un meuble, les enfants vivaient leur vie d'ados, copains, sorties, se rangeant toujours de l'avis de François parce que cela les arrangeaient bien, je n'avais plus de mots à dire sur leur éducation, j'avait l'impression de me battre avec des moulins à vent, je m'éteignais. Je demandais au ciel de me prendre et au lieu de cela la première étincelle miraculeuse jaillit sur un clavier d'ordinateur alors que rien ne laissait prévoir un tel bouleversement. Avec ce que François lui raconta à mon sujet, un autre homme aurait pris les jambes à son cou, encore aujourd'hui, je lui dis : "Tu avais pris un grand risque, en quittant magnifique maison, vie sociable agréable pour une parfaite inconnue avec tous les horribles défauts. Que mon mari t'avait décrit" Il ne faut pas oublier que 1er contact 26 novembre mais sans conséquence, semaine suivante poème suite à la découverte de mon pseudo, ensuite premières confidences, 6 décembre lettre désillusion de Françis, jour suivant premier contact téléphonique, 9 décembre 1er RDV le 13 entretien avec François, chamboulement et ensuite recherche d'appartement, achat du mobilier et installation le 4 janvier 2006. Début décembre je téléphonai à Maminou, que ce que je vivais était incroyable, miraculeux ! Je lui expliquerais de vive voix et la pauvre Maminou je la prévins le 15 décembre que je viendrais passé le week-end chez elle avec quelqu'un qui faisait parti du miracle, que j'avais besoin de son refuge. Mère aimante elle accepta sans condition avec tout l'amour qu'elle me porte. Elle l'accueillit simplement, avec sa gentillesse qui la caractérise, et j'observai ce qui se passait. Mon Dieu comme cette rencontre était belle, un lien invisible se tissait entre eux, malgré sa surprise elle su se comporter naturellement comme il fallait en cette circonstance si particulière et celui que j'aimais, su trouver les mots, les gestes, le comportement qui fallait. Une belle harmonie se déroulait devant mes yeux. C'est là que nous lui expliquions notre rencontre, ce qui en découlait. Plus tard elle m'avoua que même le fait de le trouver sympathique, gentil, sérieux et amoureux elle avait peur pour moi sachant que la vie à deux avec chacun des caractères différents, je pourrais me trouver dans une situation difficile si nous nous entendions pas dans la vie quotidienne et tout ce que cela comporte. Novembre 2006 cela faisait un an pile que nous partagieons notre vie ensemble. Bien sûr il y eu quelques heurts à nos débuts, mais une des grandes qualités de Francis c'est le dialogue et le fait de partager un amour sincère, cela surmonte bien des obstacles. Il est maniaque, je suis un peu désordonnée, tête en l'air Dieu merci cela le fait sourire et j'ai le bonheur qu'il m'accepte comme je suis et moi j'accepte ses périodes "volcan en éruption" , impatient comme défaut. Bien souvent il me fait penser à Tonton Paul dans ces moments là et d'autres ils ont le même charisme. Il a une force tranquille, il sait où il va (avec François j'avais le sentiment d'être sur des sables mouvants) il est doux et fort il possède l'intelligence et celle du coeur et me ravie par toutes ses connaissances. Il est également très exigeant, mais avec lui aussi, il est très méthodique, rigoureux, sensible avec une belle âme d'enfant. Il est tout cela et plus encore. Il est celui que je n'espérais plus. Il a de nombreux surnoms Hirsute (le peu de cheveu en bataille le matin) chenapan (parce que très farceur) , pirate, viking (de par sa naissance en Normandie et sa fascination pour cette peuplade) fils de pêcheur (son père travaillait dans des chalutier) et quand il me l'annonça étrangement cette représentation de la multiplication des poissons et du pain de Jésus s'imposa à moi pourquoi cette image précise ? Je ne saurais le dire. Je crois que je vais arrêter là je devenais intarissable à son sujet, nous devions construire notre couple avec tous les mouvements qui affluaient de part et d'autres, il fallait tenir bon, c'était malgré tout très fragile, il fallait entretenir la flamme. Je me devais de vous raconter cela pour la compréhension de la suite que je vous raconterais plus tard.
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264973
b
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