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Comment le lui pardonner ? (infidélité de mon mari après 15 ans de mariage et 4 enfants)

Témoignage d'internaute trouvé sur sante-az.aufeminin - 07/10/11 | Mis en ligne le 08/05/12
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Cette conversation date un peu mais je m'y retrouve beaucoup. Alors, même avec un peu de retard ou décallage, je choisis d'y répondre. J'ai connu l'horreur que tu décris (à quelques mois près ; l'ANNONCE a eu lieu en (le 13) septembre 2008 dans mon cas) et la cotoye encore régulièrement ; par phases. Après 13 ans (sans enfants) de ce que je pensais être une belle complicité, sans failles, sans surprises (je me souviens de la (auto ? ) satisfaction que nous avions à parler de notre couple comme un modèle du genre : on peut tout se dire, tout entendre, tout partager ; même le pire… et blabla et blabla). Et pourtant, jamais il n'a eu le courage de me dire, de lui même, ce qui se tramait (qu'il avait rencontré quelqu'un d'autre - ce furent ses mots) … dans sa tête, dans sa vie, ses journées quand je n'y étais pas. J'ai découvert assez facilement que quelque chose n'allait pas (c'est l'avantage de bien se connaître) … Il n'a jamais été un grand bavard mais j'avais remarqué son attitude de repli depuis plusieurs semaines (toujours songeur, regard fuyant - que je déteste… tant de signes qui ne trompent pas ; eux). Il a finalement lâché le morceau… par bribes (il a eu beaucoup de mal ; j'ai du faire la moitié du chemin pour lui). Bizarrement, alors que j'ai, littéralement, eu l'impression de voir le sol se dérober sous mes pieds (je pense qu'on ne m'aurait pas fait plus mal en m'arrachant un membre) , tous mes repères s'envoler… lui m'a donné l'impression de redevenir lui même au moment où il me faisait son annonce. Je pense que la culpabilité le faisait souffrir réellement (je n'excuse ni sa lâcheté, ni ses mensonges pour autant). J'ai été violente, dans les mots, dans les gestes (les murs s'en souviennent) , méprisante (je ne pouvais ni le regarder ni le toucher ne fusse que pour le baffer) ; il était d'un coup devenu le pire de ce qui m'était jamais arrivé (13 années gâchées à accorder ma confiance (aveugle) en quelqu'un qui me remercie en m'abusant…). Bref, en quelques secondes, il m'a donné le sentiment d'avoir tout râté. Difficile de dire si je voulais le récupérer ou le quitter à ce moment là. Je ne savais plus qui j'étais et me suis interdit de prendre des décisions dans cet état d'esprit ; j'en étais de toute façon bien incapable. Je suis ensuite passée par une phase où j'ai voulu comprendre. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi elle ? Qu'est ce qui ne va pas/plus chez moi ? Pourquoi au moment où on avait de si beaux projets en route. J'ai posé toutes ces questions…et ne suis pas encore, même à ce jour, sûre d'en connaître les réponses ; le plus important était de pouvoir les poser, qu'ils les entende… toutes… même les plus laides ; celles qu'il voulait éviter. C'est bien sûr mon ego qui a souffert le plus dans ces premiers temps (je n'étais donc pas ce qu'il y a de mieux ? ) … J'ai surtout cherché à me rassurer (en la tracquant sur internet, en voulant savoir à quoi elle ressemblait…) car pour être honnête c'est la confiance en soi qui fait souffrir le plus ; peut être encore plus que la perte de la confiance en l'autre. Ce mal est encore là, après plus d'un an… et je lui en veux de m'avoir ecorchée de cette façon… cette cicatrice restera je pense (et elle affecte bien d'autres sphères de ma vie). Il m'importait guère de le garder malgré lui ; de le faire rester pour ne pas être seule. J'ai donc cherché à lui faire dire ce qu'il voulait… (en m'oubliant un peu ; l faut le dire). Je ne sais pas où j'ai trouvé le courage de le coacher de cette façon alors que j'étais si mal… mais je devais savoir où lui en était avant de me décider… de songer à le quitter ou à nous laisser une chance (qui me semblait bien mince à l'époque). Nous avons beaucoup parlé… comme ça n'était plus le cas depuis bien (trop) longtemps (en fait). Et, étrangement, cela m'a permis de me rendre compte que tout n'était pas si rose 'avant'… qu'on avait négligé bien des choses pour finalement en arriver là… sans trop s'en rendre compte. Nous avons décidé de rester ensemble (même si on ne l'a jamais exprimé aussi clairement) … et je crois qu'une des raisons pour lequelles nous sommes encore ensemble (précisement et paradoxalement) tient au fait que cet 'accident ' est arrivé dans nos vies. Nous nous sommes vus au pire, avons du y faire face… cela vaut bien plus que les écarts (même s'ils peuvent être très très douloureux). Leur en ai-je voulu ? Oui, à mort. A elle ? Oui, car elle savait qu'il n'était pas libre (enfin c'est ce qu'il m'a dit). Est ce que j'ai voulu me venger ? Un très court moment… mais j'ai vite réalisé que cela n'aurait rien changé (ni à notre histoire, ni à ce qu'aurait pu être mon avenir sans lui - au pire il aurait pu y voir de bonnes raisons de me quitter… ou d'expliquer son 'geste'). Je lui en veux encore de ne pas avoir été plus franc avec moi à cette époque où visiblement il avait un souci avec ma façon de me comporter (les mauvaises habitudes s'installent très vite dans les 'vieux' couples) , ma manière d'être avec lui, mon intérêt excacerbé pour le travail…Trop sûre de mes 'acquis' j'ai négligé beaucoup trop de choses dans notre vie à deux… il m'a fallu cet épisode pour m'en rendre compte. Après plus d'un an, je suis encore méfiante (et le resterai je pense) , il m'arrive de faire des cauchemards où je me trouve dans la pièce pièce qu'elle, prise de panique… mais il comprend l'importance de me rassurer et le fait avec elegance. Je me revivrais pour rien au monde ces durs moments mais me dis encore assez souvent qu'ils nous ont ouvert les yeux à tous les deux. Oui, il faut du courage… mais ça peut en valoir la peine (je n'aurais pas laissé 3 minutes à une personne qui m'aurait expliqué ça 'avant' que ça n'arrive… trop sûre que cela n'arriverait jamais, trop sûre que je ne pardonnerai jamais la tromperie…). Je n'en ai parlé à personne à ce moment là (je ne voulais pas qu'on m'influence + leur donner de bonnes raisons de se défouler sur lui, a posteriori… je sais qu'il y a des specialistes du genre). Je ne regrette pas ma décision. On a même décidé (en pleine conscience ! ) de faire un enfant. Je n'ai pas besoin de lui dire qu'il n'y aura pas de deuxième fois… c'est tacite et il le sait. Toutes les histoires sont différentes et personne ne saura livrer de mmodes d'emploi sur la conduite à tenir. Il faut 'juste' s'écouter et laisser la colère passer… elle est destructive. Bon courage.
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252269
b
Moi aussi !
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