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Compte rendu de deux semaines au tibet.

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VOILA CE QUI EST PLUS SERIEUX. Jean-Paul Desimpelaere : compte rendu de deux semaines au Tibet. 18.12.2008, 14:51 GMT. Jean-Paul Desimpelaere se rend régulièrement au Tibet en touriste ou pour accompagner des groupes (Image : Jean-Paul Desimpelaere). De retour de deux semaines de voyage au Tibet, Jean-Paul Desimpelaere nous dresse une portrait du Tbet et de la ville de Lhassa après les emeutes de mars dernier et la polémique autour du dalaï lama. Il nous décrit aussi les principales évolutions des modes de vie de la population tibétaine. Radio86: Vous êtes revenu il y a quelques semaines d'un voyage au Tibet. Pouvez-vous nous présenter la cadre de ce voyage ? JPD : En fait, j'ai d'abord été à un sommet international de tibétologie, et comme j'étais là-bas pour deux semaines, j'en ai profité pour aller voir des choses qui m'intéressaient. C'était il y a un mois environs, et c'était la fin de la moisson. Un sujet que je voulais voir aussi est la nouvelle utilisation du méthane comme gaz de combustion dans les villages. Je voulais voir si cela fonctionnait et c'était déjà bien en place. J'ai aussi circulé dans quelques villes, surtout Lhasa, Gyangze, Xigaze. Ces trois villes représente le triangle de la culture des céréales, la réserve de céréales la plus importante du Tibet. R86 Êtiez-vous seul sur place ? JPD : Oui j'étais seul, enfin j'avais un traducteur, un Tibétain que je connais de longue date et avec qui j'ai pu circuler. Et c'est à travers une agence de tourisme qu'il connaît qu'il a pu arranger mon autorisation pour me rendre au Tibet. R86: Qu'avez-vous fait concrètement sur place ? JPD : Cette fois-ci j'étais juste en touriste. Comme j'avais un ami tibétain avec moi, j'ai pu aller rendre visite à des fermiers, être invité dans leur maison et j'ai eu l'occasion de bavarder un peu avec ces gens. R86: Aviez-vous un "accompagnement gouvernemental”? JPD : Non, pas du tout. Comment êtes-vous parvenu à ne pas avoir d'accompagnement ? JPD : Il y a beaucoup de gens qui me posent cette question. Mais vous savez, même un touriste qui se rend pour la première fois au Tibet n'a pas besoin d'un accompagnement gouvernemental. En fait, il suffit de réserver son voyage via une agence de voyage locale, ou avec un indépendant lié à une agence - ce qui a été mon cas - et cela fonctionne aussi. Quand vous étiez-vous rendu la dernière fois au Tibet ? JPD : L'année dernière (2007) , au mois de septembre. Mais cette fois, j'accompagnais un petit groupe de touriste pour voir, les grandes vallées dans l'est du Tibet, le Mekong et les autres grands fleuves qui descendent vers le sud. Avez-vous remarqué des changements importants sur le plan des infrastructures ou même au niveau social depuis votre dernière visite ? JPD : Pour moi, ce qui est le plus frappant, c'est la construction de nouvelles maisons à la campagne. Cela avait déjà débuté il y a un peu plus d'un an. Mais maintenant cela s'est vraiment généralisé. La majeure partie des paysans ont construit des nouvelles maisons. Il y a aussi un peu plus de route, et des projets pour amener l'eau courante dans les villages, mais ça ne fait commencer, ce n'est pas encore très répandu. Dans les villes, je n'ai pas remarqué tellement de changements. C'était à la fin du mois d'octobre, un moment où il n'y presque plus de touristes étrangers ni même beaucoup de Chinois, car il fait déjà froid. C'était principalement des Tibétains car la moisson venait de se terminer, et ils avaient donc du temps libre pour aller en pèlerinage à Lhassa. La ville était donc remplie de Tibétains d'un peu partout. Mais Lhassa reste sous surveillance. Fin octobre, il y avait encore trois quatre soldats sur chaque coin de rue, surtout dans la vieille ville. Ils n'étaient pas menaçants, ni armés jusqu'aux dents, donc pas très intimidants, mais ils étaient là. Les gens passaient devant, autour, donc tout se passait très bien. Mais clairement Lhassa reste sous une surveillance étroite. Après les événements de mars dernier, comment est la situation sur place maintenant ? JPD : Bon c'était surtout à Lhassa, mais maintenant, je dirais que la ville fonctionne normalement. Les gens vont dans les magasins, dans les restaurants,… Les enfants vont à l'école, les parents amènent les enfants à l'école,… La vie normale continue. Les pèlerins tournent en masse autour du Jokhang, le temple le plus important. Vous avez constaté une plus forte présence militaire que lors de vos voyages précédents ? JPD : Oui, oui. Avant il n'y avait pas ça. Avant ce n'était que la police, et la police, elle est tibétaine. Maintenant ce sont des militaires. Comme je viens de le dire, sur chaque coin de rue il y a trois ou quatre militaires qui se relaient en petit peloton. Ils circulent au même rythme que les touristes, donc ils ne bousculent personne. Ils sont là… Comment la population tibetaine considère-t-elle le dalaï lama ? (Image : China News Service) Comment avez-vous ressenti l'atmosphère sociale par rapport à tous les événements qui ont agité cette région en 2008? JPD : Tous les gens avec qui j'ai parlé regrettent les émeutes. Ils considèrent que cela a été nuisible pour le Tibet, surtout sur un point de vue économique pour les ventes dans les magasins, etc. Les agences de voyage n'ont eu presqu'aucun client d'avril à juillet. Tout a tourné au ralentit. Et pour eux ce n'est pas une bonne chose. D'autres m'ont aussi dit que c'était des bandits ceux qui ont incendié les magasins. Et quand je leur dis que le gouvernement chinois dit que c'est le dalai lamna qui est responsable des événements, ils me répondent qu'ils ne peuvent pas dire ça, car : ”notre religion nous l'interdit. On ne peut pas critiquer un chef religieux car cela peut nuire à notre karma”. Dans vos projets sur place, êtes-vous plus en contact avec des Tibétains ou des Chinois ? JPD : Je n'ai été en contact qu'avec des Tibétains. C'est peut-être la première fois que je n'ai eu aucun contact avec des Chinois. J'ai logé dans un hôtel tibétain. J'ai voyagé avec un ami tibétain. Je suis rentré dans des maisons de Tibétains, … Je n'ai pas besoin de rendre visite à des Chinois là-bas. D'ailleurs à Lhassa, je n'en connais pas. Dans la presse, on parle souvent des questions politiques reliées au Tibet et moins les considérations de la population tibétaine elle-même, quelles sont les soucis des Tibétains ? Quels sont les changements sociaux auxquels ils aspirent ? JPD : Les principaux soucis sont ceux du quotidien. Se développer. Une autre chose qui leur tient à coeur c'est l'enseignement de leurs enfants ou de leurs petits-enfants. Avant à la campagne, cela leur était égal. Lors de mon voyage, je suis rentré dans une famille de quatre enfants. Un était malade, un autre enfant de treize n'allait pas l'école non plus. Lorsque j'ai demandé pourquoi, on m'a répondu que c'était parce que c'était le berger. Pour la famille, il était désigné comme berger et donc pour lui l'école c'est fini. Cette manière de penser était beaucoup plus présente auparavant. De nos jours, de plus en plus de familles considèrent que l'enseignement est un “plus”. Cette mentalité est aussi due au fait qu'ils ne peuvent pas faire travailler tous leurs enfants sur leur petit lopin de terre qui ne fait qu'un demi hectare. Et ils envoient un ou deux enfants faire des études, s'il y a un troisième fils, alors celui-là va au monastère pour devenir moine. D'autre part, dans leur nouvelles maisons, ils accordent beaucoup d'importance à avoir une “chambre religieuse”. Ils ne veulent pas revenir à la situation au cours de la révolution culturelle où le culte était interdit. Ils veulent pouvoir honorer Bouddha librement. Evidement, ils aspirent à un travail pour leurs enfants instruits. Sur un plan politique, la population tibétaine souhaite-t-elle un retour du Dalai lama au Tibet ? JPD : Oui. Quand je leur pose la question, ils me répondent que oui, ils espèrent qu'il revienne car il est un emblème religieux… Mais ils me disent aussi : “mais de grâce, qu'il ne s'occupe pas de politique”. Cela car ils savent qu'avec la présence chinoise cela compliquerait les choses s'il se mettait à faire de la politique, et ils ne veulent pas de complications. Interview par : Daniel Ernult.
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