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Contrées franxistes

Témoignage d'internaute trouvé sur forumados - 19/05/11 | Mis en ligne le 27/03/12
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Voici une nouvelle de mon cru, qui n'a pas plus d'intérêt que le fait d'exister. Le texte est tout sauf fluide, car non revu, et non corrigé. En réalité, c'est mon tout premier essai à la première personne, et comme cela ne me plait pas, je considère que le poster est une bonne chose dans le cadre d'une critique constructive. Il n'y aura aucune précision, bien qu'il en manque sûrement, il faut prendre les choses telles qu'elles sont. Personnellement, je préfère largement écrire à la troisième personne, mais il faut essayer pour pouvoir juger. Sur ce, bonne lecture, en espérant que vous en tirerez au moins une distaction. Contrées Franxistes. Je me nomme Isidore Korelis, fils de Lorenz Korelis, et porteur du flambeau de mes aïeux. Cela fait quatre mille trois cent quatre-vingt dies que j'ai quitté ma famille, ma demeure et la contrée de Franxie pour porter la lame au nom de notre maitre à tous. Je suis membre de la garde Franxiste, défenseur de mon haut seigneur : Callistus IV. Cela fait une éternité que je n'ai vu les miens, sinon recouverts de plusieurs centimètres d'acier, ou en morceaux, empilés dans la boue argileuse de l'autre monde. J'ai passé plus de temps que tous mes compagnons sur ces terres désolées, car tous sont tombés à mes cotés. Je n'ai plus d'amis, plus dans ce monde. J'ai reçu maintes décorations, j'ai survécu à maintes batailles, mais je n'ai trouvé ni honneur, ni gloire dans ma vie de combattant. J'ai connu l'appréhension, la terreur, et le désespoir. J'ai ressenti le dégout, l'horreur et la révulsion, de même que la colère ou la haine. Mais plus que tout, j'ai connu la solidarité légendaire des guerriers de Franxie, forgés par la discipline, la détermination et le courage. Cela et l'inflexible loyauté de notre armée envers notre seigneur. Et seulement à présent, je peux comprendre ce que représente la notion de Garde Royale. Car enfin aujourd'hui, je reçois l'ultime récompense ; la retraite tant méritée des héros Franxistes, la libération accordée aux méritants éprouvés. Lorsque j'étais encore enfant, j'avais eu le privilège de rencontrer quelques unes de ces véritables légendes. Ce n'étaient guère des individus divins, mais leur calme, leur droiture et leur carrure forçait à l'admiration et au respect, pour nous, petits garçons de Franxie. J'ai compris dès mes premiers combats de quoi étaient faits ces héros qui déambulaient parmi nous, tels des statues de glorieux combattants des temps oubliés. Ils étaient dotés d'un coeur aussi froid que l'eau des abysses, aussi dur que la pierre noire de nos cotes, et aussi épuisé que celui d'un vieillard. Ils se tenaient droits à cause des milliers de jours de garde à vous et d'endoctrinement, calmes car forcés à l'humilité par l'ampleur de ce qui se déroulait au loin, et respectueux car éduqués au sabre et au feu des canons. En ce jour, où mes trente quatre éclipses furent révolues, le grand Callistus IV m'accorda enfin la retraite des vétérans. Lorsque je fus appelé dans les quartiers du Héraut des seigneurs, je compris instantanément. Sans doute mes frères gardes le comprirent aussi, car tous m'adressèrent un signe cordial de la tète alors que je me levais et me déplaçais pour la dernière fois parmi eux. Parmi ceux de ma tranchée, je ne connaissais que sept hommes, les soixante douze autres chevaliers boueux m'étaient totalement inconnus, après le massacre d'hier, ils avaient étés rattachés aux lambeaux des lambeaux des lambeaux des restes de ma dix neuvième unité. La plupart étaient des jeunes, ils n'avaient qu'une bataille ou deux derrière eux, et sans doute déjà plus aucun compagnon de jeunesse. La quasi-totalité d'entre eux mourrait dans les jours à venir. Nous étions forts, mais pas invincibles, et dans l'Apocalypse, celle que l'on entend gronder lors de notre sommeil, celle qui rend la nuit aussi illuminée que le jour, au milieu des explosions et des avalanches de corps en feu, seule la chance et l'expérience permettait de survivre, et seul le nombre permettait de gagner du terrain. Ce que l'on m'a dit n‘a eu que peu d'importance, j'ai renouvelé mon serment d'allégeance à mon maitre, et à ses éventuels successeurs, bien que jeunes pour le moment. Ainsi, dans exactement douze éclipses, je serais renvoyé à la conquête de l'autre monde, mais cette fois-ci, me disais-je, j'y mourrais. Lorsque mon épaulière de champion fut marquée au fer, laissant une double croix centrée d'un cercle entourant un "f" crochu, je débutais une nouvelle vie. Je laissais derrière moi mon service et mes milliers de longs dies de combat pour une vie calme et paisible, telle que je l'avais connue avant cet enfer de brutalité. Le voyage jusqu'aux abords du nouveau monde fut plus rapide que je ne me l'imaginais. Partout, je vis défiler le même paysage : des plaines dévastées, des montagnes éventrées, une terre d'un gris maladif mêlée à une infinie quantité de cadavres. Bon sang, ils ne prenaient même pas la peine d'enlever les cadavres. Heureusement, la plupart étaient réduits en cendres dans leurs armures figées, et le reste avait séché lors des dizaines d'années de canicule artificielle que la guerre avait apporté sur ces contrées. Des corps, on ne distinguait plus que les armures usées et défoncées, à demi enterrées. Au final, sur le dos de mon Accoleus, je parcourrais un immense cimetière à ciel ouvert. Et quel ciel ! Un ciel blanc, lumineux et pur, tel le voile sur le visage d'une jeune mariée. Le ciel, près de l'Apocalypse, n'existait pas, il était tout comme le sol, couvert de flammes, de suie et de panaches noirs, empli des corps de mes compagnons et de mes ennemis, mouvant et secoué par les soleils miniatures que nous faisions naitre là bas. L'Accoleus était très robuste. C'était une monture digne et courageuse, sans doute du fait que nous les élevions toujours à proximité de l'apocalypse. Avec le temps, l'odeur de la mort, qui rend fous les animaux, finissait par leur devenir supportable. C'était de puissants coureurs à six pattes griffues, recouverts d'un fin duvet d'une couleur gris bleu. Un beau duvet qu'ils perdaient souvent lors des batailles. Bien que leur peau, comme la notre, soit habituée à la brûlure, leurs doux poils, eux, finissent en cendres lorsqu'un avaleur de mondes fait trembler la région sous sa clameur ardente. Il n'était pas rare que les Accoleus jeunes deviennent aveugles, tant l'enfer des hommes leur brûle l'iris. Au bout de quelques batailles, ils développent un mucus transparent qui protège leur unique globe oculaire du feu et des shrapnels. Encore faut il qu'ils puissent survivre assez longtemps. Nous avons constaté qu'entre deux éclipses, soit trois cent soixante cinq dies, la mortalité des Accoleus était quasi identique à celle des gardes royaux. Environ cent pour cent. En tant que champion vétéran de la garde royale Franxienne, j'avais le privilège de chevaucher ces admirables compagnons. Je m'étais arrêté de compter quand mon quarante septième destrier avait été tué. Celui-ci était chanceux, il m'avait été offert en cadeau pour ma retraite. Il devrait donc, en théorie, vivre bien plus longtemps que les autres. Nous avons galopé durant un demi-dies, traversant une étendue monstrueusement défigurée, aux monts déchiquetés, comme s'ils avaient étés mordus par des titans. Ce n'étaient que les traces de notre artillerie. Nous n'avions toujours pas trouvé le moyen de faire avancer un navire par la vapeur, mais nous savions depuis des temps ancestraux comment l'utiliser dans les canons-forges pour cracher des projectiles plus imposants que ces mêmes navires. Alors que l'astre solaire atteignait son zénith, j'atteins enfin la cote magnifique et sauvage de l'autre monde. Cet endroit n'avait pas été victime de l'Apocalypse, et revoir cette végétation riche succéder peu à peu à la désolation me fit chaud au coeur. C'était la première trace de vie naturelle que je voyais depuis plus de quatre mille dies. Sans doute la première trace de paix, aussi. L'animal sentit l'appel de la liberté en même temps que moi, et se mit à galoper à toute bride, le souffle puissant et saccadé. Je fus en vue de Port Ileana en une demi-journée de voyage. A travers la forêt, les sapeurs avaient aménagé L'allée des Héros, une gigantesque route pavée, que j'estimais à environ trente cinq hommes de large. Sur cette allée, je rencontrais un, puis deux, puis dix, enfin de compte pas moins vingt sept régiments de recrues en marche forcée, direction : l'Apocalypse. Tout Fanxiste assistant à un tel défilé de forces aurait juré sur n'importe quelle pacotille que nous gagnerions la guerre en quelques dizaines de dies. Pour ma part, je savais que ces braves serraient tous morts d'ici deux dies. Qu'importe, j'étais fier de ces hommes, et je m'efforçais de galoper droit, et de garder une allure noble, afin d'épater la galerie. Absolument aucun soldat ici ne dépassait le tiers de mon grade. J'aurais très bien pu prendre le contrôle de cette grande armée d'une simple phrase. Ah, non, il n'y avait pas que de l'infanterie. Faisant vibrer le sol, réduisant à l'humilité par sa taille plus que monumentale, un canon-forge était mené vers le front, tiré par un attelage de soixante dix puissants Accoleus. Les bannières de la couronne flottaient fièrement aux flancs du colosse. Cette machine était dirigée par des hommes, comme tout ce qui concernait la guerre, mais ceux-ci avaient étés formés par des femmes, les seules à pouvoir exercer les métiers de la mécanique et de l'industrie. Les seules à pouvoir exercer tous les métiers, mis à part politicien, marin-marchand, manoeuvre, sapeur, garde royal et bien évidement roi. Il m'aurait beaucoup plu de devenir orfèvre, mais les hommes étaient confinés aux quelques professions citées précédemment, tout le reste appartenait à nos femmes. Elles étaient sacrées et bénies, car nées de la première étoile. La légende raconte qu'un jour, alors que rien d'autre que les animaux ne peuplait la Franxie, une étoile magnifique descendit sur notre terre et mit au monde trois femmes. La première de ces femmes la soigna et veilla sur l'étoile, la seconde s'attela à l'exploration de la contrée terrestre, la dernière chassa et cueillit les fruits de la nature afin de nourrir ses soeurs. Le dies suivant, l'étoile mit au monde trois nouvelles femmes, qui s'attelèrent chacune à une nouvelle tâche. Il en fut ainsi pour les mille dies suivants. La troisième femme conduisit notre mère à tous jusqu'à la cote, et l'étoile décida qu'ici serait bâti son palais. La totalité des femmes se mit à tailler la roche grise de nos cotes afin de construire une rotonde gigantesque, surmontée d'une coupole entièrement ouvragée de leurs fines mains. Ici, les femmes s'établirent et continuèrent à prendre soin de la première étoile, ainsi que de leurs soeurs. Mais, du ciel, il descendit une autre étoile, jalouse du confort de sa compagne, et celle-ci enfanta quatre hommes. Ceux-ci pénétrèrent dans le palais des femmes, tels des prédateurs, et assassinèrent la première étoile, puis ils se retirèrent auprès de leur mère. Celle-ci, galvanisée par son triomphe, se mit à enfanter les hommes les uns après les autres, et il est dit qu'en un demi-dies, plus de dix mille hommes peuplaient la Franxie. Néanmoins, ceux-ci ne savaient rien faire de leurs membres, car ils étaient conçus dans la haine et n'étaient faits que pour combattre. Ils ne purent donc pas soigner leur génitrice, qui s'épuisa et agonisa rapidement dans d'horribles douleurs. Les quatre premiers hommes coururent donc en catastrophe afin de quémander l'aide des femmes savantes, et les découvrirent rassemblées auprès de la dépouille de la première étoile, abattues par le chagrin, et en larmes devant l'horreur causée par ces êtres ignorants. Soudain conscients de la monstruosité de leur acte, ils s'agenouillèrent devant le cadavre de la mère des femmes, et pleurèrent en suppliant d'être pardonnés. Les trois premières femmes Franxistes s'avancèrent alors et leur ordonnèrent de justifier leur acte de barbarie. Lorsqu'elles eurent entendu le récit des hommes, elles consultèrent leurs soeurs. Lorsqu'elles revinrent auprès des quatre premiers hommes, elles leur refusèrent toute aide, mais leur firent une proposition. Les hommes, conscients d'avoir étés utilisés à tort par leur génitrice, ne purent qu'accepter. Ils conduisirent les femmes auprès de la seconde étoile, épuisée et mourante, puis, lorsque les trois premières leur en donnèrent l'ordre, ils frappèrent d'un unique coup le coeur de l'étoile, et celle-ci fut arrachée à la vie. Dans son dernier souffle, elle maudit tous les hommes pour leur trahison, puis s'éteignit dans un grand flash. A sa place, gisait un enfant, un garçon, aux yeux aussi brillant que la mère des femmes. Comme promis, les hommes le confièrent aux femmes, et celles-ci le nommèrent roi de Franxie. Le reste n'est qu'une succession de contes qui conduisent à l'avènement de la Franxie d'aujourd'hui, et puis je n'ai pas très envie de penser à ces légendes, alors qu'une page de ma vie est en train de se tourner. Comme promis, au bout de l'allée des héros, j'apercevais la silhouette de Port Ileana, auréolée d'une multitude de voiles sanguines. Un quart d'heure plus tard, je stoppais mon Accoleus sur les quais, où je trouvais avec soulagement le navire qui m'était réservé. Il s'agissait d'un boutre semblable à celle d'un marchand, mais il était décoré aux armoiries de la garde royale de Franxie. Rien à voir avec les voiliers de transport de la garde, ces gigantesques vaisseaux aux voiles aussi nombreuses que les plumes d'un Djrillory, ce petit animal volant qui vit en essaims au dessus de l'océan Andolomède. La vue de l'infinité maritime m'emplit de nostalgie, bon sang, combien de fois avais-je admiré la mer lorsque j'étais enfant ? Combien de fois avais-je embarqué avec de riches marchands, le temps d'un dies, afin d'écouter leurs sublimes histoires de marins ? À présent, je me souvenais, le coucher du soleil sur l'eau illuminant les nuages bourgeonnants, les grandes voiles rouges à perte de vue, l'odeur de l'écume et le clapotis des vagues contre notre proue. La mer, c'était la plus grande richesse de notre peuple. Tandis que je travaillais mes souvenirs, les yeux fermés, les poumons emplis du bon air marin, un duo de soldats s'approcha de ma monture, je les écoutais marcher sur le quai, une allure tranquille dirigée vers moi, et ouvrais enfin les yeux vers le large, avant de détourner le regard vers les arrivants. Je fus tout bonnement surpris de découvrir deux champions vétérans de la garde royale Franxiste. Quel imbécile j'avais été, de croire que j'étais le seul à avoir survécu durant ces douze éclipses de rage guerrière. A leur expression détendue et aimable, je répondis par un signe de tête cordial, avant de descendre de ma monture dans un grand mouvement. Poser le pied sur quelque chose d'aussi instable qu'un quai de bois me perturba un instant, puis, caressant, le flanc de ma monture, je partis à la rencontre de mes égaux avec autant de résolution que je pouvais en trouver en ces temps-ci. Je notais alors qu'un serviteur royal venait de descendre du boutre afin de venir chercher l'Accoleus. Le premier guerrier me tendit une main cuirassée que je serrais sans hésiter. -heureux de vous voir, camarade, cela fait chaud au coeur de constater que durant ces éclipses, nous n'avons pas étés seuls à nous battre et à survivre. -c'est un honneur, pour moi, de rencontrer d'autres héros des guerres de L'Autre-Monde, répondis-je avec respect. Je suis Isidore Korelis, de la sixième garde. -Ionathas, de la seconde, et voici Aloisius, de la treizième. Le second soldat hocha alors discrètement la tête vers moi. Venez ! Montez dans le boutre, et ne me dites pas que vous êtes triste de quitter ces terres maudites ! Je ne me fis pas prier et fus le premier à embarquer. Le navire était impeccable, mais plein de matériel. Armes, armures, provisions, parures et deux autres Accoleus. Dans la cale, je découvris cinq autres champions, étalés dans des couches assez spartiates, mais tout à fait acceptables. Visiblement, j'étais le dernier attendu, car bientôt, les ordres du manoeuvre se mirent à pleuvoir sur le pont, et je sentis l'habitacle remuer lentement. Il faisait sec, ici, et assez chaud, mais l'étoffe odorante des couches était rassurante, et l'air marin circulait via de discrets systèmes d'aération. Je déposais mon immense armure sur l'emplacement qui m'était réservé, et enfilais une simple chemise blanche, assez crépue avant de m'apercevoir qu'un sac était posé sur ma couche à mon intention. Je le saisissais et le soupesait, puis j'en versais le contenu sur le fin matelas. Ma gorge se noua ; par Callistus IV, comment avais-je pu oublier ? Devant moi, étalées sur ma couchette, je trouvais les habits que j'avais emportés, quatre mille trois cent quatre-vingt dies auparavant, lors de ma première traversée de l'Andolomède. Avec toute la délicatesse d'une personne émue, je me saisis de l'un des changes et y enfouis mon visage. J'inspirais, les odeurs m'emplirent en même temps que les souvenirs. Ce fut un choc, les larmes m'en coulèrent des yeux, pour la première fois depuis trop longtemps. Je me tenais à la proue du navire, le visage massé par le vent frais de l'océan. J'avais passé ma nuit à dormir, au milieu de mes vêtements, et à les renifler, tel un animal, afin de me souvenir. A présent, j'avais recouvré une partie non négligeable de la mémoire que toutes ces guerres infernales m'avaient ôté. Je me souvenais de certaines choses, certains évènements, surtout autour de vingt éclipses. Mais c'était flou. Flou, et donc j'étais frustré. Mais au moins, je me souvenais à présent du visage de ma mère. Comment pouvait-on oublier le visage de celle qui nous a enfantés ? Moi, j'y étais arrivé. Je n'étais pas fier, mais j'allais de l'avant. Dès aujourd'hui, j'allais redevenir celui que j'avais été, et surtout, j'allais tenter d'oublier mes actes de barbarie, mes réflexes guerriers, même ci cela prendrait du temps. Résolu, je levais la tête et observais l'horizon : brouillard, dans toutes les directions. Pas très épais, les simples brumes de l'Andolomède, rien de bien méchant. Au nord, on pouvait voir l'aura d'ivoire du soleil éclairer un ciel aussi clair et limpide que l'eau de vie des bretteurs Franxistes. Enfin je les aperçus, par delà les brumes matinales de l'Andolomède : les rivages argentés, ma terre, ma citée, mon paradis. C'était comme les endroits décrits dans les légendes, si beaux, si lointains, si évocateurs. Durant ces premiers instants, une foule d'émotions m'envahirent, subjuguant mes centres nerveux, faisant tressaillir mon coeur et bloquant ma respiration. La mélancolie, je voyais toute ma vie de petit garçon défiler dans mon esprit, et je me surpris bientôt à cligner des yeux tant les larmes étaient difficiles à retenir. J'avais gâché douze éclipses sur l'autre monde, au coeur de l'Apocalypse, alors que j'aurais pu rester dans cet éden. J'avais perdu tous mes amis en un dies alors que nous aurions très bien pu rester chez nous, à admirer le ciel étoilé sur les terrasses de nos palais de pierre. Nous avions été la garde royale de Franxie, et j'en étais l'un des uniques survivants. J'ai traversé l'océan infini par deux fois, passé des milliers de dies au coeur d'une boucherie innommable. J'ai senti griller ma chair, entendu craquer les os sous mes coups, gouté au sang de nos ennemis et à la boue carbonisée de l'Apocalypse. Et pour cela, on me traite comme un héros. Mais bon sang, je n'ai aucun mérite ! Et à présent, parce que j'avais étripé plus que les autres, j'avais le privilège de revenir fouler le sol sacré de Franxie. Callistus IV, je te hais !
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b
Moi aussi !
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