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Corruption syndicale

Témoignage d'internaute trouvé sur forumfr - 07/09/11 | Mis en ligne le 27/03/12
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J'ajoute que j'ai travaillé neuf ans à la vie ouvrière (vo) , l'hebdomadaire édité par la cgt, et que j'ai porté plainte contre la vo et la cgt pour des délits financiers. Je joins ci-dessous un extrait d'un long mémoire que j'ai rédigé sur les saletés que j'ai vues à la vo : cet extrait ne concerne d'ailleurs pas ce que j'ai vu de pire. Tous témoignages sur la corruption à la cgt ou dans les autres syndicats, sont bienvenus. On trouvera ci-dessous un petit extrait d'un long témoignage rédigé par moi-même – Hédy Sellami – concernant toutes les saletés que j'ai vues à La vie ouvrière (vo) , l'hebdomadaire de la cgt, où j'ai travaillé comme journaliste/juriste pendant neuf ans, de 1992 à 2001. J'ai porté plainte en 2001 contre la vo et la cgt, mais je me heurte à l'immunité dont jouissent ces crapules, qui continuent tranquillement la commission de leurs délits. Marie-Madeleine Legouhy. Quand je suis entré à l'hebdomadaire La Vie ouvrière (vo) en juin 1992, madame Marie-Madeleine Legouhy, détachée de la Sécurité sociale, "travaillait" à la rubrique juridique comme "rédactrice juridique" . Elle y serait arrivée vers janvier 1992 (j'ignore si, avant cette date, madame Legouhy était détachée ailleurs qu'à la vo). Elle était censée ne percevoir "que" son salaire de la Sécu. J'ai vu immédiatement que madame Marie-Madeleine Legouhy ne faisait pas grand-chose. Elle meublait le plus clair de son temps en papotant avec les collègues ou au téléphone. A une époque, mon bureau était juste à côté du sien. Nous n'étions séparés que par une sorte de cloison, pas bien épaisse apparemment. J'entendais tout ce qui se passait de son côté. Pour citer un exemple emblématique, un matin, elle a téléphoné pendant toute la matinée : elle composait un numéro, jacassait, raccrochait, composait immédiatement un autre numéro, jacassait et ainsi de suite. Elle n'était ni parmi les premiers arrivés, ni parmi les derniers partis, c'est le moins que l'on puisse dire. Le matin, elle posait son manteau, allait boire son café avec les autres bourreaux de travail, avec qui elle commérait. Il n'était pas rare que, comme par hasard, dix minutes après qu'elle fut arrivée, quelqu'un de sa famille ou de ses amis l'appelait sur son poste de téléphone. A croire qu'elle avait donné la consigne de la contacter à une certaine heure : comme cela, madame débarquait, avait le temps d'avaler un café, puis allait bigophoner. Ses articles étaient déjà de la poudre aux yeux : des marronniers (un marronnier est un article rediffusé régulièrement, soit tel quel, soit avec d'infimes modifications ; il ne nécessite donc aucun travail) ; des réactualisations de chiffres dont un gamin de 8 ans se serait acquitté sans peine (du type "le nouveau montant de telles prestations sociales") ; des copies de dépliants etc. Quand, par hasard, j'allais dans son bureau, je m'apercevais soit qu'elle ne travaillait pas, soit qu'elle était en train de recopier des dépliants etc. Monsieur Yves Duguet, "rédacteur juridique" , avec qui je discutais souvent de cela, m'a même affirmé qu'à plusieurs reprises, madame Legouhy aurait reproduit dans la vo, tels quels, des papiers parus aux éditions Lamy (lesquelles n'ont rien à voir avec la cgt). C'est ainsi que, pour tel tableau, elle se serait contentée de copier purement et simplement ce qu'avait sorti Lamy, sans même prendre la peine de vérifier quoi que ce soit (du reste, madame Legouhy n'était pas la seule à pratiquer ainsi …). J'ajoute que, la plupart du temps, il fallait repasser après elle pour améliorer "ses" articles. Je ne me gênais pas pour stigmatiser cette situation. Les gens admettaient que madame Legouhy "se la coulait douce" ; qu'elle "poussait le bouchon" , pour reprendre une expression de monsieur Yves Duguet ; qu'elle "en profitait" , selon les termes de madame Françoise Rochois, chef de la rubrique juridique à l'époque. Madame Rochois m'a sorti maintes fois : "On fait avec ç'qu'on a" . Un jour, elle m'a confié : "J'suis pas dupe. Je sais qu'elle en profite et qu'elle se tourne les pouces ; ç'qu'elle fait sur la Sécu, moi aussi j'pourrais l'faire. Seulement, on fait avec ç'qu'on a" . Cela ne les empêchait pas d'excuser madame Legouhy. Selon eux, madame Legouhy n'ayant "que" son salaire de la Sécu, on eût été culotté de se montrer exigeant envers elle. On me matraquait : "elle coûte rien à l'entreprise" , "elle a q'son salaire de la Sécu" , "on va tout d'même pas exagérer alors que la Sécu lui paye que 8000 balles" (sic) , "on peut tout d'même pas lui d'mander le même boulot q'les journalistes" , "déjà qu'on lui file pas un rond" etc etc. Le parallélisme avec ce que madame Marie-Madeleine Legouhy serinait, était saisissant : "j'coûte rien à l'entreprise" , "c'est pas pour les 8000 francs que m'paye la Sécu" (à l'époque, c'était le franc qui avait cours) , "pour ç'que j'coûte à l'entreprise" , "j'suis moins payée q'vous, j'ai q'mon salaire de la Sécu" etc etc. Cela a duré tant que j'ai été en contrat à durée déterminée (cdd). Et puis, j'ai été embauché en contrat à durée indéterminée (cdi). Plusieurs semaines après, j'ai connu la vérité. C'est madame Legouhy elle-même qui me l'a révélée. Un matin, elle est venue dans mon bureau me demander combien je gagnais. J'ai trouvé cela bizarre mais j'ai répondu simplement, car je n'avais rien à cacher. Elle a geint : "moi, pour ç'qu'on m'donne …" . J'ai pensé qu'elle allait entonner le refrain habituel : "j'coûte rien à l'entreprise …" etc. Mais, pas du tout ! Nous avons discuté, et madame a fini par lâcher : "non, mais, j'ai un p'tit quelque chose …" . Et elle m'a avoué que, tous les mois, elle percevait un "complément de salaire" , c'est-à-dire une enveloppe remplie de billets de banque. Puis elle s'est plainte que ce "complément de salaire" n'était vraiment pas important. Et, de nouveau, j'ai eu droit à : "pour ç'qu'on m'donne …" . Elle m'a débité un discours qui consistait à prévenir, non plus qu'il ne fallait pas être trop exigeant envers elle parce que l'entreprise ne lui donnait rien, mais qu'il ne fallait pas l'être parce que l'entreprise ne lui donnait pas grand-chose. Par la suite, j'ai rapporté aux autres qu'elle m'avait révélé l'existence de son enveloppe. C'est alors que tous ont commencé à me parler plus ou moins librement de ces "compléments de salaires" dont madame Marie-Madeleine Legouhy n'était pas la seule bénéficiaire ("complément de salaire" est la dénomination en quelque sorte officielle utilisée à la CGT pour ces enveloppes et autres avantages. A la vo, de nombreuses personnes en percevaient, comme ailleurs dans la centrale). C'est-à-dire que l'on a attendu mon embauche définitive pour me "mettre au parfum" . Il peut sembler curieux que madame Legouhy ait fini par me "cracher le morceau" . En fait, elle a préféré prendre les devants parce qu'elle savait que, de toute manière, un jour ou l'autre, ses collègues me révèleraient la vérité. Elle connaissait trop monsieur Duguet, entre autres, pour ne pas comprendre que cet individu à la langue bien pendue, finirait par parler (peut-être même croyait-elle qu'il l'avait déjà fait). Du reste, j'aurai l'occasion de revenir sur les aveux de madame Legouhy, qui n'étaient qu'une manière de confesser le sommet de l'iceberg pour mieux cacher le reste dudit iceberg. Le plus surprenant, c'était que tout le monde semblait considérer ces rémunérations occultes comme normales, naturelles. Quand j'objectais que, concernant madame Legouhy, cela était d'autant plus injustifié qu'elle ne faisait quasiment rien, on me rabrouait avec des airs indignés. Pendant des mois, ces gens n'avaient pas arrêté de me dire qu'on ne pouvait pas être exigeant envers madame Legouhy parce qu'on ne lui donnait, soi-disant, pas un centime ; mais, maintenant, on me faisait la morale (!) à grands coups de contradictions et d'aberrations : je les cite textuellement : les lectrices et lecteurs apprécieront ce que c'est que des gens qui se battent pour les travailleurs et font preuve d'un désintéressement admirable et ont le militantisme dans la peau etc etc : "C'est normal qu'on lui donne quelque chose, elle bosse comme nous" , "elle fait l'même boulot q'nous" , "on peut pas lui d'mander l'même boulot q'nous alors qu'elle a même pas droit à la carte de presse" , "pour ç'qu'on lui donne, on va pas d'mander qu'elle bosse comme les journalistes" , "elle est pas là pour faire le même boulot q'nous" , "elle est là que pour la Sécu" , "c'est pas pour ç'qu'on lui donne" , "ça fait faire une sacrée économie à l'entreprise" , "au bout du compte, on est gagnants" , "on peut pas avoir dans l'même service des gens qui gagnent comme des journalistes et une qu'a q'sa paye de la Sécu" , "ce s'rait injuste de rien lui donner" , "ce s'rait pas juste de lui d'mander le même boulot q'nous" , "déjà qu'elle a pas droit à l'avantage fiscal des journalistes" etc. Je protestais contre son "complément de salaire" ? On m'opposait : "elle fait l'même boulot q'nous" . Je me scandalisais : "Elle ne fait rien" ? On jappait : "On peut pas lui d'mander l'même boulot q'nous, elle est simplement détachée" , alors qu'on venait de me dire qu'elle faisait "le même boulot" que les autres. Quand il s'agissait des droits et du "complément de salaire" , madame Legouhy et ses congénères revendiquaient qu'on la regarde comme une salariée de la vo à part entière. Mais, quand il s'agissait des devoirs, ils opposaient son statut de détachée qui, il ne fallait pas l'oublier, n'était pas salariée de la vo. A vrai dire, il n'y avait pas contradiction entre mon constat qu'elle "se la coulait douce" et leur affirmation "elle fait le même boulot q'nous". Effectivement, elle se contentait de republier toujours les mêmes marronniers, de "s'inspirer" des dépliants etc, ce en quoi elle faisait bien la même chose qu'eux. Les mois passaient. Madame Marie-Madeleine Legouhy se fatiguait de moins en moins. Son farniente atteignait même des proportions insupportables. A tel point que Maurice Cohen s'en est mêlé (monsieur Maurice Cohen avait gardé son titre de directeur de la Revue Pratique de Droit Social, revue éditée par la cgt, pour laquelle nous écrivions aussi, alors qu'il était en retraite depuis des années et ne paraissait à la vo que de temps en temps. J'ignore s'il percevait une enveloppe : on comprendra plus loin pourquoi j'apporte cette précision). A plusieurs reprises, monsieur Cohen a téléphoné à madame Legouhy pour lui suggérer tel ou tel article relatif à la Sécu (puisque, en théorie, elle était là pour cela). Bien évidemment, je n'entendais pas ce que disait précisément monsieur Cohen à l'autre bout du fil, mais j'entendais les réponses de madame Legouhy. J'étais estomaqué. Elle avait le culot de mentir effrontément : "avec tout l'travail que j'ai … j'ai pas l'temps, j'ai déjà ceci, j'ai déjà cela … avec tous les coups d'téléphone, les gens qui veulent des renseignements, le courrier … mais, j'ai traité les nouveautés, il y a rien …il y a pas d'jurisprudence" . Un jour, monsieur Cohen a participé à notre réunion de service. Il a reproché à madame Legouhy de ne pas traiter la Sécu comme elle l'aurait dû et de délaisser la jurisprudence. Une fois de plus, madame Legouhy a protesté qu'il n'y en avait pas. Monsieur Cohen avait préparé son coup : il a brandi une véritable liasse de photocopies. C'étaient les décisions de justice relatives à la Sécu publiées par la RJS (Revue de jurisprudence sociale, une revue qui n'a rien à voir avec la CGT … ce qui n'empêchait pas mes "collègues" de "s'en inspirer" abondamment…). Et tout en brandissant cette liasse, monsieur Cohen a décoché : "Et ça, c'est quoi ? Y'a pas d'jurisprudence ? La RJS a publié X décisions dans l'année" (il a indiqué le nombre, que j'ai oublié). Madame Legouhy n'a pas su quoi rétorquer. Il y a eu une gêne, un silence, que monsieur Laurent Milet, devenu responsable de la rubrique, a interrompu pour voler au secours de madame Legouhy (j'aurai l'occasion de parler de monsieur Laurent Milet à plusieurs reprises). Il a plaidé : "Non, mais, la RJS, c'est leur vocation d'tout publier, nous, on a aussi d'autres sujets à traiter … Marie-Madeleine a fait l'essentiel … ç'qu'il y avait à traiter a été traité, on peut pas tout mettre … sur la Sécu, on est à jour … y'aura toujours des détails, mais on peut pas entrer dans tous les détails … notre lectorat a l'essentiel de ce qu'il a à savoir …" . Ce qui était totalement faux. A ma connaissance, par la suite, monsieur Cohen a laissé tomber. De toute façon, madame Legouhy étant soutenue par monsieur Laurent Milet, chef du service, elle ne pouvait que se sentir autorisée à persévérer dans le farniente. J'ajoute qu'elle était, de toute manière, incapable de traiter correctement sa matière : sans entrer dans les détails, je me contenterai de signaler qu'elle ne comprenait rien, n'avait aucun diplôme, ni en droit ni en quoi que ce soit d'autre, et ne possédait ni les qualités intellectuelles ni les qualités rédactionnelles requises, c'est le moins que l'on puisse dire… Tout le monde peut vérifier à quel point madame Legouhy traitait la Sécu en dilettante … oh, pardon, traitait la Sécu correctement, si l'on en croit monsieur Laurent Milet. Il suffit de comparer ce que la vo et la RPDS ont publié sur ce sujet, avec ce que la RJS, par exemple, a publié dans le même temps. En réunion de service, il m'arrivait d'évoquer telle jurisprudence sur la Sécu qu'il eût été utile que les lecteurs connaissent et qui aurait pu susciter un article intéressant. Mon intervention gênait monsieur Milet. Il me balançait même une phrase qui était un véritable classique dans ce service et à laquelle j'ai eu droit maintes fois : "Ben, si t'estimes que ça vaut la peine, on t'empêche pas d'faire l'article" . Autrement dit, il aurait fallu que je "me farcisse" le travail des autres. Par exemple, un jour, j'ai souligné que, ni dans la vo ni dans la RPDS, il n'y avait d'étude sur l'envoi de contrôleurs par la Sécu chez les gens en arrêt-maladie, alors même qu'il y avait de la jurisprudence. J'ai fait remarquer que cela créait un déséquilibre parce que, pour ma part, j'avais étudié de façon approfondie l'envoi de contrôleurs par l'employeur. Monsieur Milet m'a lancé : "Ben, justement, tu connais bien ce genre de sujet. Puisque t'as traité le contrôle par l'employeur, ce s'rait bien q'tu fasses le contrôle par la Sécu" . J'ai répliqué que je refusais d'effectuer la besogne d'une personne (madame Legouhy) qui avait plus de droits que moi et un salaire supérieur mais n'était assujettie, en contrepartie, à aucune des obligations que, pour ma part, je devais respecter, à commencer l'obligation de travailler. Monsieur Milet était confus. Il a bredouillé : "Non, mais, c'est parce que Marie-Madeleine a déjà d'autres trucs à faire" . Et il a changé de sujet. Madame Legouhy en prenait de plus en plus à son aise. Elle "se pointait" vers 9h30 ; s'octroyait une pause de 11h30 à 14h, voire un peu plus tard ; repartait vers 16h. Nos bureaux se jouxtant, une fois de plus, dans nos nouveaux locaux, j'entendais tout ce qui se passait dans le sien et j'étais obligé de passer à côté pour aller du mien à n'importe quel endroit. Je ne pouvais pas ne pas voir, entendre et savoir à quoi s'occupait madame Legouhy. Je puis attester qu'il s'écoulait des jours entiers au cours desquels elle ne faisait strictement rien. Elle lisait des magazines du genre Femme actuelle. Elle étalait sa vie au téléphone. Ou bien elle papotait avec des collègues : tantôt les gens se réunissaient pour jacter dans son bureau, qui était un véritable lieu de rendez-vous ; tantôt c'était elle qui allait dans le bureau des secrétaires pour pipeléter avec ses copines. Parfois, je passais devant son bureau avant 16h et je m'apercevais qu'elle avait déjà décampé, ordinateur éteint, affaires emmenées. Parfois, aussi, je n'entendais rien de son côté dès une heure très peu avancée de l'après-midi (14h30, 15h) et je comprenais qu'elle avait dû déjà filer. Lorsque je passais devant chez elle, je m'apercevais que mes soupçons étaient justifiés. Les rares fois où je la voyais "travailler" , elle était tranquillement en train de recopier des dépliants etc. J'ai alors appris qu'une lettre anonyme aurait été envoyée à l'Urssaf, dénonçant les rémunérations versées au noir à madame Legouhy et à d'autres (événement que je ne peux certes pas oublier : on m'a accusé d'être l'auteur de cette lettre, étant donné que j'avais maintes fois, et publiquement, exprimé mon dégoût devant tout ce qui se passait). Monsieur Michel Tosi, à l'époque administrateur de la vo, aurait mandé madame Legouhy. Il lui aurait montré le courrier que l'urssaf avait envoyé à la vo, accompagné de la dénonciation qu'elle aurait reçue. D'un air paniqué, il aurait bafouillé : "J'veux pas aller en prison … Ton complément d'salaire, c'est fini … J'veux pas aller en prison …" . Je connais cet épisode notamment par la version qu'en a fournie madame Marie-Madeleine Legouhy elle-même. Version que tout le monde a adoptée. En effet, cette histoire devint l'un des grands sujets de conversation. Madame Legouhy la détaillait à ses camarades. Tous présentaient comme un scandale la menace qu'aurait proférée monsieur Tosi de ne plus verser à madame Legouhy son "complément de salaire" . D'ailleurs, c'est surtout à partir de cette époque que monsieur Tosi a été très mal vu. D'autant que, dès lors, chaque mois, il "faisait tout un tas d'histoires" (selon l'expression de madame Legouhy et de ses amis) pour donner l'enveloppe à madame Legouhy. En effet, chaque mois, après être remontée du 5e étage, l'étage de l'administrateur, madame Legouhy se plaignait que monsieur Tosi lui aurait remis ses billets avec réticence, invoquant notamment son farniente. Madame Legouhy et ses copains, à qui je l'écoutais raconter cela, étaient outrés. J'ai entendu monsieur Yves Duguet, madame Patricia Bounah, madame Carmen Ahumada-Milet, madame Edith Mauget, d'autres, vomir le discours suivant : "c'est petit … il se grandit pas, l'Tosi … refuser d'payer son salaire à une salariée, i'faut l'faire (sic !) … c'est pire que les patrons …" . On appréciera, une fois de plus, le sens moral de ces gens … leur "sens des valeurs" , comme dit la cgt … (Cela n'empêchait pas un monsieur Duguet de concéder, en privé, dans le dos de madame Legouhy : "elle exagère … elle en fout pas une … elle est culottée"). En somme, monsieur Tosi était un véritable monstre. Jamais, il est vrai, je n'ai ouï qu'il ait rechigné pour verser leur pécule aux personnes autres que madame Legouhy. Plus tard, monsieur Tosi a quitté la vo. Ses successeurs n'ont jamais fait de difficulté à madame Legouhy, qui a continué à recevoir chaque mois son enveloppe. C'est à cette époque que, pour la première fois, j'ai entendu chiffrer ce que touchait madame Legouhy. J'ai entendu celle-ci, devant les "tracasseries" dont osait l'accabler monsieur Tosi, pleurnicher à plusieurs reprises : "tout ça pour 3000 francs … j'ai q'trois mille francs … faire tout un tas d'histoires pour trois mille francs par mois …" . J'ai entendu des propos similaires dans la bouche, notamment, des personnes suivantes : madame Carmen Ahumada-Milet ; monsieur Laurent Milet ; monsieur Yves Duguet ; madame Patricia Bounah ; madame Edith Mauget. Par la suite, les gens évoquèrent souvent et ouvertement ces 3000 francs. C'est également à cette époque que j'ai entendu avouer pour la première fois que le compagnon de madame Legouhy, monsieur Jean Gueret, également détaché (puis, je crois, retraité) de la Sécurité sociale, empochait, lui aussi, un "complément de salaire" . Mais, le concernant, je n'ai jamais eu vent d'un chiffre quelconque. A plusieurs reprises, en réunion de service, il a été question des "tracasseries" de monsieur Tosi. Je me rappelle en particulier une réunion au cours de laquelle monsieur Yves Duguet a procédé à des insinuations : "il y a des saboteurs qu'envoient des lettres anonymes …" . Par la suite, je me suis disputé avec lui à trois ou quatre reprises parce qu'il avait le culot de répéter que - tenez-vous bien - madame Legouhy était désavantagée par rapport à nous. Selon lui, le barème des impôts "prouvait" que, malgré son "complément de salaire" au noir, madame Legouhy était perdante par rapport à nous parce qu'elle ne bénéficiait pas de l'avantage fiscal consenti aux journalistes. Je ne supportais pas ces élucubrations, madame Legouhy encaissant deux "salaires" (celui de la Sécu et, au noir, celui de la vo) plus des avantages, tout cela pour bayer aux corneilles. Du reste, j'aurai l'occasion de revenir sur ces. 3 000 francs : plusieurs éléments me donnent à penser qu'en réalité, madame Legouhy touchait plus. Cela a continué des mois. Madame Legouhy ne faisait rien ou quasiment rien. Quand j'étais seul avec lui dans son bureau, sans témoins (que ce soit avant ou après le déménagement de madame Legouhy vers Dijon) , monsieur Laurent Milet était le premier à se plaindre que cela n'allait pas du tout. Il grognait qu'en réalité, c'était lui qui "se tapait" l'essentiel du travail sur la Sécu et que madame Legouhy se bornait à changer les chiffres. Par exemple, il m'a certifié avoir rédigé 80% de deux ouvrages attribués à madame Legouhy (le guide des retraites et le guide de la Sécu, je crois). Il gémissait que madame Legouhy en profitait, qu'elle rendait des articles qui étaient à compléter quand ce n'était pas tout simplement à réécrire entièrement. Il faisait mine aussi de déplorer qu'elle ne pût pas traiter la Sécu de façon un tout petit peu approfondie parce qu'elle était juste capable d'actualiser les chiffres mais ne comprenait rien à la jurisprudence. Il m'a également répété, à plusieurs reprises, que madame Legouhy se contentait de recopier les concurrents (ce qui, venant de lui, ne manque pas de sel…). Bref, dans le dos de madame Legouhy, monsieur Laurent Milet ne trouvait pas de reproches assez durs. Mais, en réalité, il la soutenait à fond. On s'en est encore rendu compte lorsque - sous la pression de monsieur Tosi, je suppose - la hiérarchie a semblé prête à se débarrasser de madame Legouhy. Celle-ci et son compagnon avaient annoncé qu'ils s'achetaient un petit pavillon dans la région de Dijon et qu'ils avaient choisi d'y vivre (inutile de souligner avec quel argent ils se sont offert cette bicoque). Il semblait donc aller de soi que madame Legouhy n'aurait plus rien à voir avec la vo. C'était compter sans le sens du délire que ces gens-là possèdent au plus haut point : monsieur Laurent Milet et madame Legouhy désiraient que celle-ci soit considérée comme restant membre du service et simplement "délocalisée" (sic) dans la région de Dijon. En réunion, monsieur Laurent Milet nous a même sorti qu'après tout, monsieur Chauvel ("journaliste" dans une autre rubrique) étant bien installé à Lyon, il ne voyait pas pourquoi le service juridique ne bénéficierait pas du même système (ce qui était une façon bien curieuse de tourner les choses). Son discours consistait également à dire – sans rire ! - que, déjà privé de monsieur Marc Manin, "accaparé" par le Bilan social, le service juridique était débordé de boulot (hum !) , en raison, notamment, des neuf pages de rubrique, si bien qu'il ne pouvait se permettre de perdre une rédactrice (j'aurai l'occasion de parler aussi du cas scandaleux de monsieur Manin). D'autres personnes approuvaient la "délocalisation" de madame Legouhy, parce que cela aurait constitué un précédent les autorisant à revendiquer la même sinécure. Ainsi, monsieur Michel Scheidt, "journaliste", a glissé à plusieurs reprises : "Après tout, il y a rien qu'empêche un rédacteur de bosser, par exemple, dans l'Est (ndlr : monsieur Scheidt est originaire de Nancy). Avec les ordinateurs, on est plus obligés d'être sur place" . Monsieur Scheidt a même ajouté que certains journalistes d'autres rubriques auraient sollicité une "délocalisation" dans leur région d'origine. Ainsi, madame Sylvie Salicis aurait proposé de "travailler" chez elle, à Marseille (je reviendrai plus loin sur le cas scandaleux de madame Sylvie Salicis). Plus tard, madame Laure de la Pradelle, autre "rédactrice" , devait partir vivre à Bruxelles. Elle et monsieur Laurent Milet ont demandé qu'elle "bénéficie" du même système que madame Legouhy : rester "salariée" de la vo et être censée "travailler" chez elle à Bruxelles. Apprenant cela, j'ai ironisé : "La vo a résolu le problème du loyer. Plus de loyer à payer puisque plus de locaux, étant donné que tout le monde "travaillera" à la maison" (madame Laure de La Pradelle est encore l'une de ces personnes peu recommandables dont j'aurai l'occasion de reparler). Au fond, tout cela prouve simplement que la cgt n'est pas aussi farouchement opposée aux "délocalisations" qu'elle le prétend … Toujours est-il que madame Legouhy devait rencontrer monsieur François Duteil, le directeur de l'époque, pour décider du sort à réserver à madame (je ne sais plus si monsieur Tosi a assisté à l'entrevue. Je reviendrai plus loin sur le cas de monsieur François Duteil). C'est alors que monsieur Laurent Milet a imaginé l'une de ces manoeuvres dérisoires dont il était coutumier. Dans les semaines qui ont précédé l'entrevue avec monsieur Duteil, il y a eu coup sur coup trois articles signés Legouhy dans la vo. Tout cela pour pouvoir clamer "elle trime" alors qu'elle "glandait" depuis des années. Par ailleurs, le sort de madame Legouhy dépendait, en définitive, de monsieur Laurent Milet. En effet, monsieur Milet lui-même nous a informés que la Direction attendait de lui, en tant que chef du service, une position officielle : est-ce que, oui ou non, madame Legouhy faisait son travail ? Est-ce que, oui ou non, elle était utile ? La réponse officielle de monsieur Milet fut "oui" (j'aurai sans doute l'occasion de revenir sur les raisons pour lesquelles monsieur Laurent Milet marchait main dans la main avec madame Legouhy). Au bout du compte, l'entretien avec monsieur Duteil a eu lieu, à l'issue duquel Monsieur Laurent Milet et madame Marie-Madeleine Legouhy se sont félicités d'avoir obtenu que celle-ci demeure membre du service tout en habitant vers Dijon. Je me rappelle très bien une réunion au cours de laquelle monsieur Milet nous a présenté cette décision comme une concession qu'il avait arrachée à la Direction, une victoire pour le service à mettre à son actif. Il se prévalait de cette "victoire" pour poser en bon chef. Il n'arrêtait pas de se vanter : "j'ai obtenu que Marie-Madeleine reste avec nous … j'ai obtenu … j'ai sauvé un emploi de rédactrice …" . Il nous a même dit : "ça prouve que quand on se bat, on obtient des trucs" . Il a également précisé que, comme il l'avait "promis" plusieurs fois, il avait mis la Direction devant un choix : ou bien on gardait madame Legouhy ; ou bien il y aurait des pages blanches dans la rubrique et l'on délaisserait certaines matières, parce qu'il n'y aurait plus assez de rédacteurs (ce chantage au "on sacrifiera certaines matières" , "on sacrifiera tel de nos produits" était sa spécialité depuis longtemps. Dans le cadre de ce témoignage, j'ai dû me limiter à l'essentiel. Aussi ne puis-je pas expliciter l'intérêt personnel que monsieur Laurent Milet et sa femme madame Carmen Ahumada-Milet avaient à encourager et à organiser le système d'emplois fictifs, d'abus de biens sociaux, d'enveloppes etc). Madame Marie-Madeleine Legouhy s'est donc installée dans sa bicoque située vers Dijon, avec son compagnon, monsieur Jean Gueret. Elle était censée s'affairer chez elle : rédiger des articles ; répondre par téléphone et par courrier aux lecteurs ; quand ceux-ci bigophonaient au service juridique de la vo, on leur communiquait le numéro de téléphone de madame Legouhy pour qu'ils s'adressent à elle. Or, des secrétaires m'ont confié que plusieurs personnes auraient réclamé parce qu'elles avaient appelé chez madame Legouhy en vain. Madame Legouhy était également censée envoyer par la poste des articles imprimés sur une disquette (selon mes informations, madame Legouhy aurait été équipée d'un ordinateur par la vo. Et, bien évidemment, aux frais de celle-ci … c'est-à-dire aux frais du syndiqué et, surtout, du contribuable). Madame Legouhy envoyait bien souvent des choses qu'il fallait entièrement refaire derrière elle, quand il ne s'agissait pas tout simplement de tout faire. Par exemple, un jour, une dactylo m'a prié de corriger un véritable torchon qu'avait barbouillé madame Legouhy, un amas de phrases qui ne voulait rien dire et n'était que du petit nègre. Je puis jurer que c'est moi qui ai entièrement réécrit l'article (comme quoi, quand on est "cave"…). Un autre jour, une employée rageait parce que madame Legouhy venait de téléphoner au secrétariat du juridique pour prévenir qu'elle allait poster une disquette et qu'il faudrait reporter dessus les nouveaux montants de telles prestations sociales, labeur auquel elle n'avait pas daigné s'abaisser. Les secrétaires s'en sont chargées. Cela a commencé à devenir une habitude : madame Legouhy envoyait des actualisations (du type "le nouveau montant de telles prestations sociales") qui n'étaient même pas mises à jour, c'est-à-dire qu'elle n'avait même pas remplacé les anciens chiffres par les nouveaux. Ce dont j'ai entendu s'offusquer monsieur Milet et les secrétaires. Parfois aussi, madame Legouhy expédiait des articles qui n'étaient qu'à moitié composés, à charge pour les autres de parachever le labeur. En clair, on se payait ouvertement la tête du monde. Il fallait également envoyer chez madame Legouhy ce que les gens appelaient pudiquement de la "documentation" . En fait, de grosses enveloppes remplies essentiellement de photocopies des revues concurrentes, quand ce n'étaient pas les revues elles-mêmes (Lamy social, Liaisons sociales etc) , afin qu'elle puisse recopier. Une dactylo m'a même dit : "ç'qu'elle fait, nous (ndlr : les secrétaires) , on peut l'faire aussi. On a pas besoin d'lui envoyer tout ça ; on pourrait nous d'mander à nous, ça irait plus vite. De toute façon, en réalité, c'est nous qui nous tapons le boulot ; seulement, c'est elle qui signe et c'est elle qu'a l'enveloppe" . Madame Legouhy débarquait tous les mois au service juridique de la vo. Officiellement, pour "prendre le pouls du service" , selon l'expression de monsieur Laurent Milet. Elle en profitait également pour amener, paraît-il, des articles. Et elle remportait de la "documentation" . Surtout, elle déboulait chez l'administrateur pour l'enveloppe remplie de billets de banque, véritable raison de sa visite (je précise que, par deux fois, je l'ai vue avec son enveloppe remplie de billets. Dont une fois alors qu'elle était en train de les compter, ce qui, on le comprendra, m'a donné la nausée. Mais, j'aurai l'occasion de raconter cela plus en détail). Non seulement cela, mais je possède la photocopie d'une "note de frais" prouvant que la vo payait le train grandes lignes à madame Legouhy afin que celle-ci puisse aller prendre son enveloppe porte de Montreuil sans avoir à débourser le moindre centime en frais de transports ! Pour la petite histoire, il faut savoir aussi qu'en plus, madame Legouhy et son compagnon monsieur Gueret disposaient d'une voiture payée par l'entreprise, laquelle prenait en charge l'essence, l'assurance, les réparations etc. Ce que c'est que d'être des militants… Une année, nous sommes passés officiellement aux 35 heures. Une réunion de service avec madame Elyane Bressol a été organisée (à l'époque, madame Bressol était rédactrice en chef pour l'ensemble du journal. Je reviendrai plus loin sur le scandale que constitue son cas). Chaque rédacteur devait indiquer quel jour de congé supplémentaire il choisissait sur trois semaines (le lundi, ou le jeudi …). Je me suis dit : "Ils vont pousser l'absurde jusqu'à inviter Legouhy à cette réunion et lui demander quelle journée de repos elle préfère" . Et ils l'ont fait ! Je ne souhaite à personne de subir cette situation : avoir en face de soi une rédactrice en chef qui pose, gravement, la question : "Et toi, Marie-Madeleine, tu prends quel jour ? " , comme si madame Legouhy passait sa semaine en restant sagement à la maison à "bosser" , de préférence près du téléphone pour le cas où un lecteur appellerait. Par la suite, madame Legouhy a signé des papiers consacrés au droit de la consommation (branche du droit qu'elle méconnaît autant que les autres) et à d'autres sujets divers et variés, auxquels elle n'entend rien non plus. La signature indiquait "Marie-Madeleine Legouhy en collaboration avec indecosa-cgt" (indecosa-cgt est un organisme de la cgt spécialisé dans la consommation) , qu'il faut traduire par "Marie-Madeleine Legouhy avec la complicité d'indecosa-cgt" . Car 1 ces papiers sont insignifiants ; bien des salariés et des écoliers se sentiraient soulagés s'ils n'avaient plus que cela à bâcler - à plusieurs ! - dans leur semaine 2 signer quelques lignes n'implique pas qu'on en soit l'auteur ; et, de fait, je possède une preuve que madame Legouhy a paraphé tel article – celui-là, valable ; l'un des rares – dont seule une autre personne a le droit de se dire l'auteur … Je sais également qui a "rédigé" bon nombre des articles qu'elle a signés, mais j'y viendrai plus tard. Au bout du compte, madame Marie-Madeleine Legouhy est censée faire du syndicalisme alors qu'en réalité, elle escroque la vo, la Sécu, les assurés sociaux, le fisc, les contribuables et les syndiqués. Depuis presque 20 ans - puisque, à ma connaissance, elle n'a toujours pas réintégré la Sécu ; en tout cas, elle ne l'avait toujours pas réintégrée il n'y a pas si longtemps encore - elle ne fait rien ou quasiment rien. Depuis 15/16 ans, elle est femme au foyer et vit tranquillement chez elle vers Dijon, tout en percevant au moins deux rentes (j'emploie le mot "rentes" parce qu'un salaire rémunère un travail) : l'une versée au noir par la vo ; l'autre généreusement attribuée par la Sécu (laquelle, aux dernières nouvelles, continuait de verser son traitement à une dame qui reste tranquillement chez elle !). Pour m'être occupé des droits et obligations reconnus aux agents des services publics, je puis diagnostiquer que, sur le plan disciplinaire, madame Marie-Madeleine Legouhy relève de la radiation des effectifs avec privation des droits à pension de retraite. Sans compter l'obligation de rembourser les "salaires" injustifiés qu'elle reçoit de la Sécu et les enveloppes que la cgt lui glisse depuis presque 20 ans. Sur le plan pénal, je pense que madame Legouhy tombe au minimum sous le coup des infractions de "travail" dissimulé et d'abus de biens sociaux. "Filouter" la Sécu, les assurés sociaux, le fisc, les contribuables et les syndiqués, doit constituer au minimum l'escroquerie et l'abus de confiance. Juste un chiffre : depuis janvier 1992, madame Marie-Madeleine Legouhy a dû empocher au minimum du minimum : 19 années X 12 mois dans l'année X 3000 francs = 684 000 francs au noir, puisqu'il semble que le trafic n'a pas cessé. Ces 684 000 francs représentent plus de 20% du déficit annuel invoqué par la vo pour procéder à des licenciements prétendument "économiques" en 2001. Et je n'ai pas intégré les primes, le 13e mois (car madame avait les primes et le 13e mois !) , la voiture, les frais de train grandes lignes etc etc. Je n'ai pas compté non plus l'enveloppe versée au compagnon de madame Legouhy, monsieur Jean Gueret. En admettant qu'il n'ait, lui aussi, "que" 3 000 francs par mois, et ce depuis 19 ans, cela signifierait qu'à eux deux, ils auraient croqué dans les 135 bâtons, soit plus de 40% du déficit invoqué par la vo en 2001. En réalité, ils ont dû engranger bien plus, car, comme je l'ai déjà indiqué, j'ai de très bonnes raisons de penser que madame Marie-Madeleine Legouhy empoche bien plus que les 3 000 francs mensuels avoués (je n'ai pas la place de développer ici ces raisons). PS ajouté le mercredi 24 août 2011 : une rapide recherche sur internet, m'a permis de voir qu'apparemment, madame Legouhy n'a toujours pas réintégré la Sécu : cela doit donc faire au moins 19 ans qu'elle est détachée et ne fait rien, tout en percevant sa rente de la Sécu et son enveloppe de la cgt. Pendant ce temps, il y a des gens qui font les poubelles pour manger, et des millions de chômeurs qui, eux, ne demanderaient qu'à travailler… Monsieur Pierre Ménétrier. Monsieur Laurent Milet – chef de la rubrique juridique de la vo ; "rédacteur en chef" de la RPDS ; membre du comité de rédaction de la revue cgt Droit Ouvrier -, la Direction de la vo et la Fédération cgt des organismes sociaux, sont à ce point sans foi ni loi et sont à ce point conscients de leur impunité, que, malgré la lettre anonyme qu'aurait reçue l'Urssaf en 1995, ils ont récidivé, trois ans après, en faisant venir un nouveau détaché de la Sécurité sociale, monsieur Pierre Ménétrier, à qui ils allouent également un "complément de salaire" . Monsieur Pierre Ménétrier est arrivé à la rubrique juridique de la vo vers 1998, pour faire office de "rédacteur juridique" . Il continuait de percevoir son "salaire" de la Sécu. Monsieur Laurent Milet se présentait en bon chef qui défend son service en exigeant qu'on l'étoffe. Il réclamait la venue d'un détaché supplémentaire parce que, d'après lui, le service juridique ne pouvait pas faire face, notamment aux 9 pages de rubrique dans l'hebdomadaire. Il répétait à l'envi que, s'il n'obtenait pas son détaché, il y aurait des pages blanches dans la rubrique et qu'il établirait une liste des matières que l'on ne traiterait plus. Ses subordonnés l'appuyaient. Comme toujours, ils se plaignaient d'être débordés (alors que les records de farniente explosaient). Finalement, monsieur Milet s'est vanté d'avoir "obtenu" le "renfort" (sic) de monsieur Pierre Ménétrier. Comme pour le maintien dans le service de madame Legouhy installée vers Dijon, monsieur Milet s'est prévalu de ce "renfort" comme d'une victoire personnelle qui, en somme, prouvait ses qualités de chef. Là encore, ce furent des "j'ai obtenu … j'ai obtenu …" . Un jour, j'en ai parlé avec lui dans son bureau. Je lui ai demandé si monsieur Ménétrier aurait, lui aussi, un "complément de salaire" . Il m'a répondu : "Oui, mais, là, c'est pas nous qui lui donnerons. C'est sa Fédération (ndlr : la Fédération cgt des organismes sociaux) qui lui donnera 5000 francs par mois. Nous, i'nous coûtera rien …" . Plus tard au cours de l'entretien, j'ai, à nouveau, posé la question : "Tu m'as bien dit qu'il aurait 5000 francs par mois ? " . Il a acquiescé : "Oui, mais, c'est pas nous qui lui donnerons. C'est sa Fédé. C'est pas comme avec Legouhy. Lui, i'nous coûtera rien" . En réunion de service, Monsieur Laurent Milet a répété que Monsieur Ménétrier recevrait son "complément de salaire" de sa Fédération, mais sans en indiquer le montant. Il a affirmé que Monsieur Pierre Ménétrier serait à l'essai pour déterminer s'il était capable. Le chiffre de 5 000 francs par mois m'a été "confirmé" par Monsieur Ménétrier lui-même, quelque temps avant que je ne quitte l'entreprise. Je me suis disputé avec lui et lui ai lancé qu'il n'était qu'un bon à rien pensant uniquement à profiter. Il m'a rétorqué : "C'est pas pour les 5000 balles qu'on m'donne …" . En réalité, j'ai de très bonnes raisons de penser que Monsieur Ménétrier encaisse bien plus que ce qu'il avoue ; raison pour laquelle j'ai placé "confirmé" entre guillemets. Monsieur Ménétrier est arrivé. Il s'est très vite avéré du même genre que madame Legouhy. Il ne connaissait pas le droit, se contentait de recopier les concurrents ou de reprendre de vieux articles parus dans la vo ou la RPDS, etc, articles auxquels il ne comprenait pas obligatoirement grand-chose. A quelques reprises, il est venu dans mon bureau solliciter de l'aide. J'ai pu m'apercevoir qu'il "nageait" . Du reste, plusieurs membres du service répétaient qu'il n'y avait pas sa place (ce en quoi, au fond, ils avaient tort. Car il était tout à fait à leur image …). Dans son dos, Monsieur Milet le critiquait. Un jour en particulier, il m'a sorti : "Tant qu'il aura pas eu une formation, j'me f'rai chier avec lui. J'suis obligé d'refaire tous ses papiers. I'comprend rien" . Je me rappelle très bien avoir rapporté ces propos, bien plus tard, à l'une des secrétaires, madame Patricia Bounah. Elle s'est insurgée : "Il t'a dit ça ? Il refait les papiers d'Ménétrier, lui ? I'r'fait rien du tout ! C'est vrai q'l'aut', il est pas à sa place. Mais l'Milet, il s'en fout ! Il est trop occupé avec ses p'tites magouilles pour s'occuper du reste !" . Quoi qu'il en soit, comme avec madame Legouhy, Monsieur Laurent Milet jouait double jeu. En effet, la Direction lui demandait si, après la période d'essai informelle, Monsieur Ménétrier devait être considéré comme capable et, par conséquent, gardé. La réponse de Monsieur Milet fut positive. Quelque temps après, Monsieur Ménétrier est parti en formation. Ainsi, débarqué dans le service depuis peu de temps, il disparaissait déjà. Il était dans une situation fort peu réglementaire : car, détaché auprès de la Fédération cgt des organismes sociaux pour exercer, en principe, des fonctions syndicales, il avait été expédié à la vo et, de là, était tranquillement parti en formation. D'ailleurs, Monsieur Laurent Milet et sa femme madame Carmen Ahumada-Milet ont avoué, y compris en réunion de service, que Monsieur Pierre Ménétrier était dans une situation juridique peu catholique. A preuve : Monsieur Laurent Milet avait ordonné aux secrétaires de mentir quand la Sécu téléphonait afin de parler à Monsieur Ménétrier. Comme, par définition, on ne pouvait pas joindre celui-ci, puisqu'il était absent, les dactylos devaient répondre par des mensonges du type "il est à un colloque" , ou "il est en réunion de service" , ou "il est en conférence de rédaction" . J'ai appris cela parce qu'un jour, j'ai entendu une employée débiter quelque chose de ce type. Surpris, je lui ai demandé pourquoi elle racontait cela. Elle m'a alors informé que c'était Monsieur Laurent Milet qui avait donné la consigne. Ce qu'une autre dactylo m'a confirmé un peu plus tard, après que je l'eus entendue obéir à cette consigne. Monsieur Ménétrier étant en formation, on ne l'a plus vu pendant à peu près un an. Toutefois, il "se pointait" à peu près tous les mois pour téléphoner à l'oeil, photocopier à l'oeil, consulter internet à l'oeil (c'est-à-dire aux frais du contribuable, qui paie les subventions …). Et, bien évidemment, il prenait l'enveloppe avec les billets. Après cette année d'absence, il est revenu, avec un pseudo-diplôme présenté comme une licence en droit (c'est une filière "réservée" aux militants syndicaux, et dont les diplômes ne valent rien). A ma connaissance, il est toujours à la vo. En tout cas, son nom figurait encore dans l'organigramme. Pourtant, à une époque, je tombais rarement sur un article de lui dans le journal. Et ceux que j'ai lus tendraient à prouver qu'il ne se fatigue pas énormément. En définitive, monsieur Pierre Ménétrier perçoit deux "salaires" (celui de la Sécu et celui de la vo) pour mener la belle vie. Cela est d'autant plus insupportable que, si j'en crois ce que l'on m'a dit, son travail, dans son Administration, consistait à … je vous le donne en mille … tenez-vous bien, une fois de plus … visiter les assurés en arrêt-maladie pour contrôler qu'ils sont bien malades et ne "roulent" pas la Sécu, que lui escroque allègrement. De quoi avoir la nausée… Encore un qui, sur le plan disciplinaire, devrait faire l'objet d'une radiation des effectifs avec privation des droits à pension de retraite. Sans compter l'obligation de rembourser les traitements de la Sécu, qu'il empoche indûment depuis des années… et les enveloppes de la cgt. Sur le plan pénal, il y a au minimum "travail" dissimulé, abus de biens sociaux, fraude fiscale. Le fait de conter à son administration/employeur qu'on est momentanément absent d'un service (en conférence de rédaction etc) qu'en réalité on déserte pendant un an, doit constituer au minimum l'escroquerie et l'abus de confiance. Que l'on me permette de nouveau un calcul enfantin : depuis, mettons, 13 ans, Monsieur Ménétrier a dû percevoir de la vo et de la cgt au minimum : 13 X 12 mois dans l'année X 5000 francs = 780 000 francs au noir. C'est-à-dire qu'à lui tout seul, il représente, au minimum, plus de 20 ou 25 % du déficit annuel que la vo a invoqué en 2001 pour procéder à de prétendus licenciements économiques. Monsieur Pierre Ménétrier, madame Marie-Madeleine Legouhy et monsieur Jean Guerret doivent représenter quelque 50% de ce "déficit" (pourtant, leurs cas ne sont pas les plus scandaleux …). Juste quelques remarques : 1 la Sécu aurait dû déjà s'étonner, pour le moins, que monsieur Pierre Ménétrier soit censé se trouver à la vo, puisqu'il aurait dû être à la Fédération cgt des organismes sociaux. Eh bien, soit ! La Sécu a tranquillement accepté ce premier passe-droit ! 2 Monsieur Ménétrier a donc été absent un an, au motif qu'il était en formation. Or, sauf erreur, cette formation bidon durait au maximum 9 mois : monsieur Pierre Ménétrier n'a pourtant pas réintégré la vo au bout de neuf mois, mais après 12 mois d'absence : c'est-à-dire que ce voleur a encore trouvé le moyen de gagner au moins 3 mois à ne rien faire, 3 mois au cours desquels, n'étant ni à la vo (sauf, bien sûr, une fois par mois, pour l'enveloppe) ni en formation, il est resté tranquillement chez lui, tout en étant payé par la Sécu, bien évidemment. Il en était de même en période de vacances scolaires : on ne le revoyait pas à la vo et monsieur restait tranquillement chez lui. Ce que c'est qu'un permanent de la cgt qui sue sang et eau pour la défense des travailleurs… 3 Pendant ces 12 mois d'absence, la Sécu s'est contentée de téléphoner une fois de temps en temps pour parler à son agent. A chaque fois, comme par hasard, on lui répondait qu'il était à un colloque, ou en réunion de service, ou en conférence de rédaction. Et cela n'a jamais ému la Sécu… Ceux qui travaillent à la Sécu ou dans le privé, en n'ayant pas eu la malice de s'encarter à la cgt, n'ont qu'à se mettre, par exemple, en maladie. Ils verront si leur employeur se contente de téléphoner pour vérifier qu'ils sont bien chez eux. Et, si c'est le cas, ils n'ont qu'à faire répondre par des tiers : "Monsieur a été obligé de filer chez son toubib" , ou "Madame a dû aller chez le médecin" . En réalité, ils auront droit à la descente d'un contrôleur, et, s'ils sont absents, ils en subiront les conséquences. A la vérité, si la Sécu a été "roulée" pendant toute une année, c'est qu'elle l'a bien voulu. Tout ce petit monde ne prend même pas la peine de faire semblant. Les détachés ne font même pas mine de militer. Et leurs administrations ne font pas davantage mine de les contrôler et d'être dupes. Madame Legouhy et son compagnon monsieur Guerret en sont un exemple particulièrement scandaleux. Je ne reviens même pas sur le fait qu'ils "se la coulent douce" depuis 19 ans (voire davantage). Prenons simplement leur déménagement vers Dijon. Avant cette "délocalisation" , madame Legouhy était rattachée administrativement (en théorie) à la région parisienne. Elle a annoncé sa décision de vivre vers Dijon, où elle s'est installée. Elle a mis la Sécu devant le fait accompli. Du moins, je l'espère. Et je l'espère pour la Sécu … Car, dans l'hypothèse où madame Legouhy et monsieur Gueret auraient déménagé vers Dijon avec l'accord de leur administration, cela signifierait que celle-ci serait encore davantage complice du scandale qui consiste en ce que des détachés sont, en réalité, couple au foyer et vivent à 315 kms de la Porte de Montreuil, où ils sont censés faire du syndicalisme. Quoi qu'il en soit, une fois de plus, vous, employés de la Sécu, vous, fonctionnaires, vous, salariés du privé, amusez-vous à déménager de Paris vers Dijon en lançant à votre employeur : "C'est comme cela et pas autrement" . Vous verrez ce qui vous tombera sur la tête. Et vous verrez si votre employeur continue de vous payer alors que vous déménagez à 300 kms du bureau pour rester tranquillement chez vous… Comme je l'ai indiqué, ceci n'est qu'un extrait d'un long mémoire que j'ai rédigé : dans ce mémoire, j'évoque également les cas d'autres personnes percevant des enveloppes et/ou bénéficiant d' "avantages en nature" non déclarés (cartes bancaires, chéquiers, voitures, téléphones etc) : entre autres : madame Elyane Bressol (qui aurait même touché un petit pactole au noir quand elle a quitté La vie ouvrière) ; monsieur François Duteil ; monsieur Louis Viannet ; monsieur Jean-Philippe Martinez ; monsieur Guy Roy, retraité des impôts (eh oui !) , qui travaillait au noir pour la vo, car c'était lui le véritable auteur de la VO Impôts, pour laquelle il servait en quelque sorte de nègre ; madame Degand et monsieur Poitou ; monsieur Jean Robin. Il y avait aussi tout un tas de gens qui n'étaient pas déclarés et étaient censés travailler pour la vo en province (je dis bien qu'ils étaient censés travailler …) : bien évidemment, leurs rémunérations n'étaient pas déclarées, non plus que leurs voitures etc. A noter que, dans le cadre de ma plainte, l'une de mes anciennes collègues avait été entendue par des opj et avait confirmé mes accusations concernant notamment madame Legouhy.
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b
Moi aussi !
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