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David servan-schreiber

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 21/08/11 | Mis en ligne le 20/05/12
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Et puis en vérité, comme dirait l'autre, à quoi bon s'en faire puisque de toute manière, il arrive ce qu'il doit arriver, ils appellent cela : Le déterminisme. Je crois, non, je ne crois pas, je sais, non, je ne sais rien, j'ai une vague connaissance de la chose, voilà. J'en étais là de mes réflexions quand apparut un visage sur papier glacé, Un visage d'une grande simplicité. Je m'approche du magazine et à mesure que je m'approche, les yeux semblent me sourire. Je demande au monsieur qui vend les journaux : - Dîtes ? - Dégage ! - Quoi ? - Va y le clochard bouge de là va t'en ! - Dîtes moi juste qui est ce monsieur ! - Qui ? Lui, là ? Il t'intéresse ? - Je le trouve très lumineux. Vivant. - Oui, mais il est mort ! - Pardon ? - Excuse-moi, mais vous êtes tellement à m'enquiquiner… - Enquiquiner… - Mais, vous pleurez ? - Je ne sais pas, c'est violent ce que vous me dîtes ! - Écoutes, à gauche là, il y a un endroit pour prendre une douche, va te laver et je t'invite à diner. - Ha ? C'est que je n'ai pas d'espèce. - Tiens ! - Vingt euro !? - Tu reviens. - Ce n'était pas une question ? Je reviens. Je vais donc à gauche, et pousse une lourde porte, je trouve une petite cour et au bout, trois marches, que je monte. - Bonjour, ho, là ! - Hablas espagnole ? - Non, Ho ! Là ! Le boulot. Bien, vous avez de l'argent ? - C'est combien ? - Vingt euro ! - Quoi ? - Oui, mais à ce prix-là, on vous transcende… - Héhé. Rigolo ! - Pardon ? Sauna, massage, shampooing, rasoir, savon ! - Pas de massage, combien ? - Quatorze. - Va pour 14 ! - Et le pourboire ? - Avec modération. - Hé. Ça vous fera, 15 euro, tout de même ! - Tenez. - Je prends. Et vous, vous prenez votre temps. Heu, je dois avoir des habits pour 5 euro, je peux vous les céder. - Vous êtes fort habile question argent ! - Pour 5 euro ! Et puis tu ne va pas remettre tes vêtements ! - Vous êtes juif ? - Non, Arabe ! Ça pose problème ? Question affaires, il n'y a pas de tribu… - Ho, ça va, ça va. Mais c'est cher ! - Tu me diras cela dans deux heures, petite douche, sauna, re-douche, re-sauna. Et tu as du savon noir ! - Et vous faites quoi de votre argent ? - Je le dépense, Monsieur, pour ton sauna, pour tes rasoirs et ton savon et le massage aussi, que tu rates !! - Je n'aime pas qu'on me touche. - Va te doucher l'ami, tu as payé, tu es un roi. Vie. - Hé hé. Rigolo. - ça fais deux fois, la troisième, je te sors ! - Grande âme, grand coeur ! - Enlève plutôt les torchons qui te servent d'habit… Et va te doucher. ?Et je vais. L'eau est juste à la bonne température, l'eau qui me retire une ou deux peaux, et je frotte et je me passe du savon noir, et je re-frotte et je deviens eau. Et comme, quand j'étais petit, je m'assieds et l'eau me parle. J'ai dû perdre au moins cinq peaux. - Allez l'ami, va au sauna ! ? Je me lève et je vais jusqu'au sauna, il y a là trois hommes, à qui je dis un bonjour civique et je m'endors. - Ho, j'ai jeté tes… Ho ! Il entre. - Mais tu dors ? Il me bouscule. - Tu ne peux pas dormir, lève toi, respire l'eucalyptus, tu le sens dis ? J'ouvre les yeux, il est là. Je ne me risque pas à le dire rigolo. ? Je me lève et je retourne à la douche. Là une femme est assise sur un tabouret, elle me fait signe de m'asseoir sur l'autre tabouret, blanc. Je m'assieds et elle me rase. Une femme me rase ! Avec une grande technique et beaucoup de douceur, elle découvre mes joues cachées aux baisers. Elle en sourit. Va-t-elle m'embrasser ? La vie n'est pas un rêve ! Elle s'applique, telle une artiste, elle s'y reprend à deux fois, puis me passe une eau de Cologne qui pique. Et me pose un baiser. - Madame ? - Je ne le fais jamais ! - Comment vous croire ? - Ho, vous êtes rigolo, vous ! Allez, retournez au sauna et je viendrais vous frotter le dos ! - C'est compris dans le prix ? - Oui. Répond le patron qui à l'air de tout voir. Je lui souris. Il dandine de la tête. - T'es devenu tout blanc… Allez, va au sauna ! ?Et je retourne au sauna, l'air est d'une senteur, eucalyptus, chaud. ?Il n'y a plus personne. Je m'assieds et me laisse aller à ma première réflexion : " Le déterminisme " Mais la pensée (qui comme chacun le sait, et si vous ne le savez pas, je vous l'écris) , la pensée pense toute seule. Et elle va retrouver le visage sur le magazine. Cet homme, qui selon les dits de mon bienfaiteur est mort. Ça y est, il est à nouveau devant moi ! Je le vois et même très bien : le visage alerte, Le regard prévenant, je ferme les yeux ! Il reste là. Il ne parle pas, mais il est là. ?Je pleure et cela brûle. Et je comprends que c'est la rencontre avec ce visage du magazine qui m'a amené jusqu'ici. Je sors du sauna reprend une douche, me sèche et m'habille. Je suis un autre homme. Extérieurement entendu. ? - Tu t'en vas ? - Oui, c'est fini ! - Les chaussures, ça va ? - Des chaussons. Il me regarde et son regard me regarde !! Oui, je sais, écris comme cela, on se demande ce que pourrait bien faire d'autre un regard. Lui, en tout cas, me voit. Et il me tend le billet de 20 euro. - Quand, je disais avec camaraderie que vous étiez un rigolo ! - On est deux ! Et n'oublie pas, le juif aurait fait la même chose ! - Holà, on se calme ! C'est toi qui fais non ? - Tu apprendras que pour prétendre être soi-même il faut se comparer à d'autres, faire un choix, quoi !! - Comparer ce n'est plus aimer disait un autre… - Je t'explique !! Ça, c'est un portable ! Et le gars du kiosque, c'est mon pote, il m'a téléphoné et il m'a dit sa rencontre et l'impression que tu lui a faîtes. Tu me suis ? - La comparaison avec un autre pour se déterminer me parait juste, mais une fois déterminer ce que nous sommes ! Nous nous devons de nous aimer ! - Tu fais ce que tu veux… Mais dis toi que nous sommes multiples et un. - Je ne fume pas. - Mais encore ? - Non, mais cette conversation se - soulignerais - par un bon cigare, n'est-ce pas ? - Tu veux un cigare ? - Mais, non, je ne fume pas ! - Je comprends : cela pourrait être, mais cela n'est pas et de parce que cela n'est pas, cela est toi. - C'est un peu ce que vous venez de me dire… sur le fait que l'on fait un choix… - Tout à fait ! Tu n'es pas devenu beau, mais tu es propre. - Rigolo. - Sors d'ici. - Hé hé. ? - Merci. Et je suis sorti, pour respirer, pour m'asseoir en moi-même, en osmose avec l'extérieur. Et le visage lumineux de l'homme du magazine est de nouveau apparu. Et rien ne me brule. - Par les cornes de mes aïeuls ! - Qui ? Ha, c'est vous. Qu'est ce qu'il y a ? - Je veux dire que tu t'es rasé et lavé et tu sens bon et et… - Je ne me suis pas vu. - Heu, euh nous, euh allons diner. - Oui. - Je suis, Bruno. Tiens, je te donne le magazine. - Merci. Qui est cet homme ? - Un grand homme, mort trop jeune, il s'est battu comme personne ne l'a fait ! Hélas. - Il n'a pas l'air d'un militaire… - Heu, écoute que dirais-tu de venir manger à la maison. - Maintenant ? - Oui, j'appelle ma femme et… - Je, d'accord. J'ai faim. - Magnifique. ? Et il prend son portable, il parle simplement comme si d'inviter des inconnues dans ce monde de brute était une chose banale ! Je n'ose pas ouvrir le magazine, je regarde cet homme beau et fort, triste et gai, d'une fragilité lumineuse. En définitive, la vie, vivre la vie ne tient à pas grand-chose, se tenir droit. Et de par le monde, le ciel est bas, Ont se courbent, nous sommes nos pires ennemies, sans raison, prédateurs fielleux qui sous couvert de lois, de peurs et de ne je ne sais trop quoi, tues les plus sensibles d'entres-nous. - Je suis impressionné. - Vous aussi ? - Non sérieux, cela vous change, mais je sentais bien que vous étiez différent. - C'est encore loin ? - C'est là ! Et il ouvre une porte, nous prenons l'ascenseur et une autre porte, j'ai la tête qui tourne, il a suffi d'une image, combien de fois suis-je passé devant ce kiosque " Objets inanimés avez vous une âme ? " Je vais tomber ! - Ho, ça va ? Assieds-toi, fais comme chez toi. Il m'offre un alcool fort. Le visage est là, j'aimerais qu'il parle. Une petite fille est là aussi bien réelle. - Tu es le clochard, tu as rasé ta barbe ? - Non. - Si. - Non. - Papa ? - Qu'est ce qu'il y a ? - Le clochard ne veut pas que je le reconnaisse ! - Aides, Maman à mettre la table. Elle me regarde. - Tu vois le visage ? - De quoi parles-tu ? - Allez, je sais qu'il est là pour toi ! - Tu sais quoi toi ? - C'est David, il a écrit des livres contre le cancer. - Il est médecin ? - Il était !! - Il est là où il n'est pas là ? - Hooo, c'est petit. - C'est toi qui es petite. - J'ai treize ans et je t'ai reconnu ! - Tu l'avais déjà vue le visage ? - Non. - A-t-on avis, il à fait quoi de son corps ? - Non, mais arrêtes, hein ! Il a des choses à te dire… - Mais, il ne parle pas ! - Il dit que tu es malade. - ça va tous les deux ? Demande Bruno. ? - Ouais, ça va ! Tu l'entends ? - Oui, clochard et demande à Papa son livre ! Tu es le clochard ou pas ? - Non. ? Elle s'en va. Le visage a bien les lèvres qui bougent, mais je n'entends toujours rien. - bonjour, je suis Anna. - Qui ? - Anna, la femme de Bruno. - Oui. D'accord, je vous croyais fâchée ?! - Fâchée non, contrariée. - Il fait cela souvent ? - Moins, mais bon, c'est lui ?!! - C'est rafraîchissant ?! - Quoi ? - Votre honnêteté ?! - Très bien, vous aimez la viande ? - Oui. Et je trouve votre fille très sensible ?! - Elle est autiste. - Pardon. - Oui, légèrement, mais tout de même. - Un spécialiste la diagnostiquer ? - Oui, elle ne va pas à l'école. - Elle n'est pas autiste, différente, sensible, mais… - Vous êtes médecin ? Le visage apparait, il a retrouvé son corps, il fait du vélo d'appartement, avec un sourire qui ne lui sert pas à pédaler. Il me dit : - Dit, oui. - J'ai une expérience dans ce domaine. - Quel genre d'expérience ? Le visage et son sourire énigmatique pédalent. - Il fut un temps où j'avais un diplôme d'état. - Et donc ? - Donc, votre fille va bien ?! - Je ne vous ai pas dit qu'elle allait mal ! Elle est dans la longueur difficile à gérer, le médecin la considère comme autiste légère ?! - C'est un con. - Bien. Je vous sers un alcool ? - Non. La petite est assise sur le canapé, elle me sourit, Anna la regarde et me regarde. - Marie, tu en penses quoi ? - C'est le cycliste qui lui a dit ?! - D'accord, je retourne aider Papa. Je vais m'asseoir près de Marie. - Il m'a parlé ?! - Huaaaaa… - Marie ?! C'est quoi ça ? Le visage qui a retrouvé son corps vient vers nous. - Quand j'ai appris ma rechute, j'ai fait du vélo en me disant qu'une secousse me laisserait comme Jean Éden Hallier. Quoi que je me demande si ce n'est pas Mittérand qui s'est fait un caprice. Marie et moi nous nous regardons et rions de bon coeur. - Il n'y a pas de quoi rire ?! - Tu as raison. Dit Marie. - Mais, je me moque de son Hallier. Qu'est ce qu'il fait ici ? David, me regarde et sa compassion est presque touchante, j'avance la main, il est là sans être là. Vide comme plein. Je n'ai pas peur. - David, suis-je vraiment malade ? - Oui. - Tu n'as pas un moyen pour que je puisse apprendre tes livres ? - Non. - Comment tu as retrouvé ton corps ? - C'est toi, qui me la rendu ?! Marie me regarde avec le même sourire que David, tout à l'heure ! - Va faire du vélo, toi. - Non ?! - Tu peux m'expliquer comment ? - C'est une question de perception. Imagine… - Non, non ça va ?! - Mais écoute-le ?! Suggère Marie. - Je disais, donc imagine, un livre, tu vois le devant, Marie le dos et moi la tranche ?! Tu me suis ? Je ne réponds pas. Marie sourit toujours, elle me tient la main. - Nous allons pouvoir converser jusque'à un certain point ?! À un moment, Marie va nous parler de l'intrigue que nous ne voyons pas ! Ou nous faisons l'effort d'entendre ce que nous ne voyons pas, ou il y a incommunicabilité. Là-dessus, je te parle de la tranche (que tu ne vois pas non plus) et pourtant nous parlons du même objet ?! Si tu es resté disponible à notre échange, plus tard, tu parleras avec d'autres gens du même livre, sauf que là tu verras la tranche ou le dos, alors que celui qui te parle ne verra que la face du livre, tu en arriveras même à oublier qui t'en a parlé. Tu vois l'objet dans son entièreté. Tu comprends ? - Je comprends, David, le rapport individu, objet, je comprends que celui-ci nous apparait par étape et que l'échange avec l'autre permet de le voir dans son entièreté. - Exactement, mais une fois perçu l'objet dans son entièreté, " et chacun son processus", tu te rends compte que la dynamique de votre rapport te projette dans un méta-rapport ! Telle une étoile fixe. Marie éclate de rire de ce rire enfantin propre à l'enfance. - Quoi, toi encore ? - La tête que tu fais ? - Tu comprends ce qu'il raconte, toi ? - Oui, exactement ce que tu viens de dire, et même une fois que tu es placé (par ton rapport avec l'objet) comme ce qu'il nomme étoile fixe. Celui ci (quel qu'il soit) vient à toi en tournant. - Attends Marie, tu veux dire que tu vois l'objet entièrement, Le dos, la face et la tranche ! - Oui, et après c'est juste du savoir vivre pour que celui avec qui tu parles te comprenne sans être effrayé ou perdu ?! - Et toi, tu as treize ans ? - Oui. Quel rapport ? - Tu te rends compte de la phrase que tu viens de dire !! - T'as pas compris ? . - Si, mais, tout de même. - Ce n'est pas magnifique ? - Donc, c'est parce que je suis resté ouvert à la possibilité que ce visage puisse exister, que j'ai vu le corps ? - Oui et aussi parce que Marie l'a vue. Cela t'a permis d'évoluer. Murmure David. - Merci, Marie. - Mais, tu comprends ? - J'ai faim ! Marie et David se regardent et rient comme seuls peuvent rire un enfant et David. - Qu'est ce que vous vous racontez, tous les deux ? Anna et Bruno doivent nous regarder depuis dix minutes. - Nous parlons de la distance objet individu et qu'il a faim, aussi. - Bien, mais vous ne sembliez pas être seuls ? - Comment ça ? Crions nous tous les deux. - D'accord, je vois. Alors, à table. - Je vais mourir de faim. Et David sourit en ouvrant son livre. " Guérir ". Nous voilà, donc attablés, poulet braisé, coeur de palmier et blé. Un festin pour celui que je suis. Anna nous sert de belles portions. Premier coup de fourchette. - Humm, c'est bon. Un silence nous accompagne les premières minutes puis je demande à Anna et Bruno. - Connaissez-vous David Servan Schreiber ? - Le charlatan ? Demande Anna. - Nous nous sommes rencontrés grâce à lui… Dit Bruno. - Oui, pourquoi est-ce un charlatan ? - Bruno te prêtera un de ces livres. - Non, mais dîtes moi Anna ! - De mémoire, alors : il dit je crois que notre cerveau comporte deux structures distinctes : le néocortex, "siège du langage et de la pensée", et le cerveau limbique, responsable du "bien-être psychologique et d'une grande partie de la physiologie du corps" ; le dernier "fonctionne souvent indépendamment" du premier. Les "désordres émotionnels" sont les manifestations de son dysfonctionnement ; "Le cerveau émotionnel possède des mécanismes naturels d'autoguérison" que le langage et la pensée ne peuvent guère stimuler. D'où l'intérêt du recours aux procédures qui activeraient ces mécanismes en passant par le corps. Et les affirmations surprenantes qui trahissent, elles aussi, une singulière méconnaissance des questions évoquées. - Ho ho, doucement vous êtes bien la mère de Marie ! Anna tousse et me regarde amuser. - Lisez-vous ? - Oui. - Avez-vous lu - le gène déterminé. - Déterminé, tiens ? - Bref, il semble que ce soit nos gènes eux-mêmes qui sont altruistes. Mais lui, prétend que dès lors que nous avons apprivoisé notre être intérieur, ce qui peut arriver dans le monde extérieur a moins de prise sur nous, et tout aussi sérieusement il est persuadé que la véritable raison de la misère affective est l'inadaptation (cérébrale) au réel (social, existentiel) , et non la nature, souvent intenable, de ce dernier. - Tout cela de mémoire ? Demande Bruno. - C'est presque un copié collé de l'article de, je ne sais plus qui. - Calmez-vous tous les trois, je rapporte juste ce que j'ai lu. Nous rions dans un même souffle. Elle reprend. - Donc, Il est beaucoup question dans " Guérir " de chefs d'entreprise, directeurs commerciaux, spécialistes du marketing et autres cadres supérieurs au bout de leur rouleau promptement requinqués, dès qu'ils commencent à s'occuper d'un animal domestique — prendre soin d'un gentil toutou aide, faut-il croire, à supporter d'être soi-même. - Il y a la course ou tout exercice physique, l'acupuncture et la communication non violente, il me semble. Dis Bruno en me resservant du poulet. - Oui, bon, pour avoir pratiqué la course, je sais que c'est un antidépresseur naturel". Cela s'appelle tout bêtement de l'auto-renforcement, - Et l'acupuncture ? - Aucune réalité scientifique. Suggère Anna. - Et pour ce qui est de la communication non violente ? - Le psychologue Marshall Rosenberg, a enseigné et pratiqué dans toutes les circonstances et toutes les régions du monde où la gestion des conflits est indispensable. Et le moins qu'on puisse dire est que les magistrales leçons ne semblent pas avoir opéré des miracles. Mais les grandes entreprises, contraintes, hélas, de licencier massivement, ont sûrement appris l'importance de ne jamais "restructurer" sans sourire… - Il y aussi l'omega3, je crois. Glisse Bruno. - Comme le montrent clairement la modestie et la variabilité des résultats de quatorze essais cliniques – de qualité méthodologie variable, elle aussi – faits pendant les trois dernières années sur des échantillons relativement petits de patients souffrant de dépression (unipolaire, bipolaire, post-partum) , schizophrénie, et autres troubles psychiatriques. Par ailleurs, l'avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) concernant les prétendus bienfaits de ces substances pour la santé cardiovasculaire n'est pas moins dégrisant ; les experts de son comité scientifique trouvent la plupart des allégations des industriels à cet égard vagues, problématiques ou injustifiées, et concluent qu'il n'existe pas de preuve que les acides gras oméga-3 améliorent globalement la fonction cardiaque de manière cliniquement significative. - Maman. Soupire Anna. Tu répètes comme un perroquet ce que tu as lu ! - Et alors, cela n'en reste pas moins vrai ! - Donne-nous ton avis sur l' E M D R ! - C'est une thérapie miraculeuse conçue par la psychologue californienne Francine Shapiro pour soigner l'état de stress post-traumatique (ESPT) , c'est-à-dire les séquelles affectives d'épreuves douloureuses qu'on n'arrive pas à surmonter. Elle consiste simplement à demander au patient d'évoquer le souvenir de l'événement pénible tout en bougeant les yeux de droite à gauche sans arrêt. Incroyable, mais (apparemment) vrai : quelques brèves séries de ce va-et-vient oculaire peuvent suffire à balayer les émotions les plus handicapantes en induisant un " traitement accéléré de l'information " Phénomène dont rien ne prouve l'existence. - Mais l'A P A le cautionne, non ? Demande Bruno. - L'A P A ? La caution de l'APA, peut être accordée à tout traitement dont deux études montreraient qu'il est statistiquement plus efficace que l'absence de traitement — un critère si laxiste que le placebo et la prière les satisferaient ! L'EMDR n'est pas plus efficace que les techniques de simple exposition, et le mouvement oculaire – ou toute autre forme de mouvement bilatéral – n'est pour rien dans les résultats positifs qu'elle permet d'obtenir (deux conclusions communes à toutes ces analyses) ; ses résultats sont moins importants et nécessitent bien plus de séances qu'on ne le dit ; il n'y a guère de données empiriques permettant d'affirmer (comme le font certains) qu'elle est utile pour le traitement d'autres conditions que le caractère changeant de la procédure et l'absence d'hypothèses théoriques falsifiables font obstacle au règlement scientifique du débat. - Vous m'avez perdu Anna. - C'est normal, elle répète comme un perroquet. - ça va Marie ! - Marie, aide-moi à desservir s'il te plait. - Oui Papa. - Anna connaissez-vous "l'art de voir "d'Aldous Huxley. Il découvrit la méthode du Dr W. H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique ? - Vous vous appelez comment ? David à juxtaposé son visage sur celui d'Anna, il l'imite grossièrement et me dit. - Lis mes bouquins, fais toi ta propre réflexion. - Alors ? - Je vous trouve bien fermée par rapport à un homme qui à vécu vingt ans avec un cancer ! - Oui, sans doute et alors ? - Je ne comprends pas, je suis sûr que les propos que vous avez avancés reposent sur des études, il reste que cet homme est un… - Un quoi ? - Un exemple. - Je ne connais pas la nature de son cancer, une tumeur cérébrale a deux, trois ou même, quatre niveaux. - Vingt ans ! - Vous n'avez même pas lu ces livres ! - Vous m'en avez dans votre tentative de sabotage, tracées les plus grandes lignes ! - Je n'ai fais que rapporter des essais clinique ! - Avez-vous essayé au moins ? - Je n'ai pas de cancer. - Mais, ses techniques de relaxation ? - Oui, bon, le rapport ? - Pourquoi vous voulez un rapport, tenez vous en aux faits ? - Les faits sont trompeurs plus qu'à leurs tours ! - Non, un fait est un fait ! - Connaissez-vous la parabole du bâton dans l'eau ? Si vous plongez un bâton dans l'eau, il semble tordu, nos sens nous trompent. - Non, pas nos sens, les apparences ! - Tiens, c'est pertinent, vous remettez en question, Heu. - Descartes. Et il montrera par la suite que ce n'est pas notre sensibilité qui est dans la vérité ou dans l'erreur, mais le regard que l'on porte dessus. À l'aide de l'exemple du morceau de cire, Il montre que là où l'imagination voit une multiplicité de la cire, l'entendement perçoit lui que c'est la même cire qui demeure. L'erreur des sens est donc erreur de jugement. - Vous faites très bien le perroquet ! - N'en reste pas moins que David est respectable. - Je ne manque de respect à personne ! - En remettant en question, une technique pour guérir d'une maladie mortelle, vous êtes irrespectueuse. - Il est mort ! - Vous ne comprenez pas le fait est qu'une maladie qui ne lui donnait que deux ou trois ans, il l'a par son approche, combattue vingt ans durant ? - Vous êtes touchant ! - Et qu'est-ce que je vous touche ? - Je ne sais pas, ma sensibilité, mon humanisme. - Vous voyez ce livre ? - Oui. - Heu, et bien moi aussi ! ? - Vous êtes fou. - Trop facile ! - Pardon, je ne le pensais pas, je ne voulais pas dire cela, c'est sorti tout seul. Non, vraiment et, mais… Vous vous appelez comment ? - Pappy. - Non ? Si ? Pappy comme euh, pappymouzzo ? - C'est mon prénom ! Pardon, non, mais. Ça ne vous va pas. - Anna vous va très bien !! - Merci, Pappy. Ho, pardon. Je ne me moque pas ! - Bruno, Marie ! Il s'appelle Pappy ! - Tu t'appelles Pappy, comme mon Pappy. - ça va toi ! - Comment vous lui parlez ? - Anna ? Elle fait exprès ! - Non, je croyais que tu t'appelais Pappy comme mon Pappy !? Je me lève - nous étions à table (j'ai les noms de ceux qui ne suivent pas) et j'attrape la petite Marie que je fais tournoyer dans un tourbillon de rire. - Elle rit ! C'était de l'humour. Elle me reprend Marie et la dépose sur le canapé pour la chatouillée. Marie en pleure de rire. Bruno s'approche de moi. - Tu restes dormir ! - Non. - Comment, non, tu ne vas pas dormir dans la rue, nous avons une chambre d'ami ! David, me fait signe d'un air grave d'accepter. Marie qui l'a vu aussi se lève pour se jeter dans mes bras. J'avais oublié les parfums de l'enfance, la douceur d'une peau. Le son d'un petit coeur battant la vie. Je suis ému. Anna dit : - Je vais préparer la chambre d'ami. David pose une main complice sur mon épaule et murmure : - Et tu n'as pas lu mon livre ! Marie me demande : - Tu veux du chocolat ou sorbet framboise ? - Quoi ? - Le dessert ? - Comme toi ?! - D'accord. Et je retourne à table. J'ai bien mangé. Je suis bien, je ne sais pas, en même temps, je me sens anxieux. Quand on a dormi dans la rue, un lit a de quoi vous effrayé. Marie le sent. - Viens. - Non, viens à table. - Viens. - Marie, sors de ma vie ?! - T'es drôle. Tu dis des trucs bêtes ?! - Tu apportes la Glace ?! - Non, viens ?! Et je me lève, à un moment donné il faut donner de soi, tenter une connivence. Ce qui (vous le constaterez). Facilite le déplacement ?! Je la rejoins dans la cuisine. Elle me pousse dans un placard où je retrouve David le visage fermé. - David, je te trouvais un air grave tout à l'heure, mais cela se confirme. - Oui. - C'est tout ? - Comment se fait-il que je ressente des émotions ? - Tu ne ressens rien ?! - Désolé, mais tandis que tu parlais avec Anna, j'ai ressenti une forme de de… - Humanité ? - Oui. C'est le mot. Je ne devrais rien ressentir. - Attends, tu prends pour acquis le fait d'être là ?! - Je suis là. Mais de là à ce que je ressente des émotions ? - Peut-être que la vie est plus, que ce que tu en sais ?! - Va lire mes livres, toi, mon CV, tu sais qui je suis ? - Une envolée guerrière ?! - N'oublie pas que tu es malade ?! - Ha d'accord, je vais être privé de dessert ?! - Je suis perturbé ?! - Et cela te perturbe ? Puis-je te citer du Ts Eliot ? - Non. - Alors, je te dirais : Ce qui n'est pas vu par l'oeil, mais par quoi L'oeil voit ; cela, si on le comprend véritablement, Est Brahma et non pas ce qu'adore le monde. - Ne m'embrouille pas, je suis sérieux ?! - Soit. Abandonne le fantôme de ton égo isolé. - Va, va prendre ton dessert… - Ecoute : Les anges sont restés à leurs places anciennes : Il suffit de retourner une pierre pour que batte une aile. C'est vous et vos masques déformants. Qui ne pouvez voir la splendeur des choses ?! - Ts Eliot ? - Non, c'est du Thompson. Tu veux entendre du Eliot ? - Je ne suis pas ! - Comme dirait ton magazine : "Le chez soi éternel reste impossible à trouver tant que nous le cherchons, pour la simple raison qu'il est nous-mêmes. Non, pas cet ego, mais ce moi profond qui s'évanouit quand on l'observe. Dès que l'on a compris que l'on est le centre. Le non-savoir devient la plus haute connaissance. - C'est de la théorie. - Je peux aller prendre mon dessert ? - Je peux ressentir le monde, sans mes sens ? Et je sors du placard. Marie, la mine triste me dit : - Il n'est pas bien. Je la prends dans mes bras, tandis qu'elle prend les bacs à glace. - Il est. Sans être. - Tu dis quoi, là ? - Et si on faisait comme si t'avais treize ans ?! - Mais, j'ai treize ans ?! - Justement, pose-moi des questions de ton âge ?! - Pourquoi, t'es plus clochard ? Anna et Bruno sont attablés. - Venez là, on a des choses à vous dirent ! - Nous nous asseyons, tandis que Bruno sert les glaces dans des petits plats avec une tarte Tatin. - Pappy. Vous n'avez pas un autre prénom ? - Non, c'est le mien ! - C'est un prénom de fille ! - Mais, je suis une femme ! - Vous êtes une femme ? - Maman, tu vois bien qu'il a treize ans, il n'est pas fini… - Écoutes là, elle. - Bon, bon, justement Pappy, que dirais-tu de t'installer ici, logé, nourri et blanchit. - Comme on dit. - Marie… Sourit Bruno. Anna reprend : - Et payé correctement, pour donner des cours à Marie. - Des cours, le programme scolaire ? - Exactement ! - Je ne sais pas, je dois réfléchir en suis-je capable ? - Mais oui, je te dirais comment faire ! - Non, si tu es une élève, tu apprends. - Oui, je veux dire je serais une élève, tolérante. - La nuit te reposera et demain ton esprit sera plus clair. Souligne Bruno. - Papa ! Entre Maman qui fait le perroquet et toi qui complique : dis lui juste que la nuit porte conseille. Anna et Bruno me regardent comme si 'j'étais une bouée au milieu d'un océan. C'est le moment que choisi David pour apparaitre habillé d'une tunique orange un livre de Ts Eliot à la main. Il murmure d'une voix apaisée : - J'ai dit à mon âme, sois tranquille et attends sans. Espoir. Car l'espoir serait espoir de choses fausses, attends. Sans Amour. Car l'amour serait amour de choses fausses, reste. Encore. La foi. Mais foi, amour et espoir sont tout entier dans. L'attente. Attends sans penser, car tu n'es pas encore prête pour. Penser. Et ainsi obscurité sera lumière, et immobilité, Danse. Mais puis-je seulement attendre, puis-je seulement ne. Rien faire sans que cela ne soit encore de la simulation ? Et David se met à danser (avec de faux airs de Jean-Pierre Cassel) accompagner de Marie sous l'oeil tendre d'Anna et Bruno qui la voit le coeur content. - Au bout de quelques minutes, il s'en va élégamment, Marie vient se blottir contre moi. Anna lance un : - Tout le monde au lit ! J'ai une véritable angoisse de me retrouver dans ce grand lit après n'avoir dormi que d'un oeil, quatre ans durant. - Avez-vous la télévision ? - Non. - Un ordinateur ? - Non. - Mais pourquoi ? Anna sourit. - C'est une histoire drôle, je vais vous la raconter, non plutôt toi Bruno ! Et Bruno raconte : C'est un couple, l'homme dit à sa femme : Si un jour tu me vois dans un état végétatif, Dépendant du liquide d'une bouteille et relié à des appareils, débranche tout et laisse-moi mourir. Aussitôt, la femme se lève, débranche l'ordinateur, puis la télé, se saisit de la bière de son époux et la jette dans la poubelle. - Héhéhéhéhé C'est drôle ! C'est drôle Marie, non ? - Je n'ai rien compris. - Va te coucher !! Elle me sourit et dit : - Bonne nuit… - On va aller se coucher. Pappy prend à ton aise, la maison est grande, tu dors ou tu ne dors pas ?! C'est comme tu veux ?! - Vous vous connaissez depuis longtemps ? - On s'est rencontré à l'âge de dix-sept ans. - C'est beau. - Oui. - Bonne nuit. - Vous savez Pappy, je n'ai jamais vu personne s'entendre aussi bien avec notre Marie. Je souhaite vraiment que vous restiez. - Allons, Anna vient. Suggère Bruno. Elle me prend dans ses bras avec délicatesse et tendresse. J'aurais pût m'endormir, mais elle s'éloigne et Bruno avec une claque dans le dos me rappelle à la brusquerie de la vie. - Bonne nuit. - Bonne nuit. Je regarde le lit immense, je ne suis pas fatigué, l'homme s'adapte à tout. Hier, je dormais dans un garage, Une bête blessée, fatiguée, jamais, je n'aurais pu imaginer un tel changement de situation. - Je viens de comprendre cela aussi. - Tiens, David ?! - Bonsoir, je découvre des choses extraordinaires, tu sais ?! - Comme quoi ? - Regarde. Il cligne des yeux et apparaît une femme souriante qui ne semble pas nous voir. Il lui sourit et cligne, cligne et cligne, une femme plus âgée, un homme et tiens ! Bernard Giraudeau. - Je le connais lui ?! - Delphine, Liliane, Franklin et lui c'est Bernard ?! - Comment fais-tu ? - Ils dorment, ils apparaissent comme dans mes souvenirs. Tiens voilà Ursula. - ça te fait du bien ? - Oui. Mais ils ne me voient pas ?! On ne peut pas parler. Il fait un geste de la main et tous disparaissent, Delphine résiste, puis s'estompe. - Elle est belle ta tunique ?! - Oui . - Et donc, qui sont ces gens ? - Je ne peux pas faire venir mon père ?! - Il ne dort peut-être pas. - Évidemment, il est mort ?! - Tout s'explique. - Et Bernard ! Et comment expliques-tu que je sois là. - Je n'explique rien. Je suis moi-même dans un tel bouleversement ?! - C'est beau, mais toi, tu es vivant ?! - Tu me dis ressentir des choses ? - Non, c'était des restes de - électricité -. - Tu n'as plus de ressentis ? - Mais, comment es-tu devenu clochard, toi ? - Tu ne réponds jamais à mes questions, as-tu remarqué ? - Quoi ? Sur ce que je ressens ? Je suis perdu ?! Il cligne des yeux et apparait une femme, il a de nouveau ce sourire énigmatique, il la regarde évolué, puis un jeune homme apparait avec deux bébés. Il me regarde. - Je ne peux pas pleurer. - David ?! - Hé hé hé. Il se met à danser autour de ce qu'il me semble être sa famille et par des caresses oniriques, il les rend à eux-mêmes. - Bon, comment es-tu devenu clochard, toi ? - Moi, je me suis oublié ?! - Assieds-toi ?! - Pourquoi pas ? - Il me semble que l'ont nous trompent ? - Qui ont ? Il cligne des yeux et apparait un chat, il le caresse en me regardant droit dans les yeux et j'ai l'impression d'entendre le chat ronronner et qu'il se cambre sous les caresses toujours oniriques. - C'est Titus. - Enchanté, est-ce que c'est lui "On " D'un geste, il fait disparaître le chat. Il s'assied en face de moi. Je retrouve le visage du magazine, lumineux, sauf que là, ses yeux bleus me scrutent. - " On ", c'est le principe directeur, celui qui fait que nous faisons ce que nous faisons parce que cela semble être dans la norme. - C'est toi le franc-tireur qui dit cela ? - Oui, il me semble que le "carpe diem "est une fausse démarche. Je veux dire que ce qui m'a sauvé, c'est le fait de pouvoir projeter mes besoins, de conceptualiser ?! - Le cueille le jour ? - Oui, je ne l'ai pas cueilli le jour, je l'ai enfanté, je l'ai recréé ! - N'existait-il pas ? - Tu ne comprends rien ?! - Où veux-tu en venir ? - Où veux-tu que j'aille ? - La brievetée de la vie nous propose de vivre le temps présent. Et tu considères que c'est une tromperie ? - Je dis cela d'ici, aujourd'hui ?! Il me semble que ce qui nous différencie de l'animal c'est de pouvoir se projeter. Et si je n'avais pas tenté de rencontrer d'autres horizons, je serais resté à cueillir des roses ?! - Je commence à entendre, si nous voulons vraiment nous considérer comme membre d'une même espèce, il nous faut voir plus loin que ce soleil qui se couche, que cette mer calme, que cet être aimé ?! - Oui, voir ce qu'il adviendra de ce qui est donné sans pour autant ne pas apprécier ce soleil, cette mer, cet être. - Voir ce soleil et savoir que demain, il se lèvera et se recouchera. - Sais-tu qu'une des choses qui m'a marqué c'est de savoir que nous mourrons, que c'est le lot de tout à chacun. - Le Mahàbhàrata te l'aurait dit ?! Il me sourit en clignant des yeux, les enfants et un autre chat apparaissent. Il prend la position du lotus et me fixant toujours, Il dit : - Ma consolation était de savoir que je n'étais pas seul, le seul ?! Je croyais à un destin commun. Il se lève. - Je mélange tout c'est un de mes patients qui m'a dit cela. Denis ?! D'un geste, il fait disparaitre tout le monde. Il s'avance tout prés de mon visage et me respire. - Je ne sens rien. - Tu disais que tu mélangeais tout ?! - N'empêche que je te souhaite de projeter tes besoins ?! - Je suis un homme qui s'est désisté. Cette société que je ne comprends plus, et que je ne cherche plus à comprendre a tué l'homme de la cité, mais pas l'humain ?! - Tu ressemblais à un sauvage, hier. - Et d'où venons-nous ? Il se lève d'un bond. - Justement. Est-ce là la question ? J'aimerais voir mon père. Je me lève à mon tour et farfouillant dans les rayons de la bibliothèque, je trouve un livre de Jean-jacques Servan Schreiber "le défi mondial "je le lui tends. Il le refuse. - Va dormir, tu veux ?! - Oui. Et sur ce, je vais dans ma chambre, je me déshabille pour me coucher, chose que je n'ai pas dû faire depuis quatre ans. Je me glisse dans les draps. Impression à la Denis, j'ai ma carte de membre. - Tu dors ? Je penche la tête pour le voir, il est allongé à même le sol, il doit cligner des yeux parce que tout un monde est à la portée de ses caresses. Je me laisse tomber du lit et rampant jusqu'à lui, je me fais témoin. - Je te vois Pappy ?! - Moi aussi ?! - Je vais te guérir ?! - De quoi ? - Va dormir. - Non, comme tous ces gens sont beaux ?! - Ce sont mes amis, ma famille ?! - Tu as de la chance ?! - Je suis mort. - Et bien, dors ?! Il rit et je pense à Marie à la vie : À ce que nous sommes, à ce qu'elle voudrait que l'on soit et. À ce que l'on est ?! - Tu es une belle personne Pappy. - Merci. Tu n'es pas mal non plus ! - Donne-moi le livre de mon père ?! Je me lève et lui donne. Il cligne des yeux et de l'eau comme un symbole coule à travers la fenêtre. Je pleure silencieusement. Il sourit et tout disparait, lui avec. Je retourne me recoucher et m'endors avec le projet de rester ici, en tout cas un temps. - David ?! - Qu'est ce qu'il y a ? - Qu'est ce que tu fais dans mon lit ? - Je ne suis pas dans ton lit ?! Je sors du lit. C'est vrai, il est à vingt centimètres au dessus du lit. Je le regarde. Il sourit. - Dis, tu n'as pas autre chose à faire ? - Non. - Mais, tu peux aller où tu veux, comme tu veux. Laisse-moi ?! - Parle-moi autrement. - Il est 4 h 50?! Non, mais ho, ça va ?! - Je ne t'ai pas réveillé ?! - J'ai senti ta présence. - Assieds-toi. Je me recouche, lui tournant le dos. - Pappy, tu as réfléchi sur le carpe diem ? - Je n'ai que cela à faire ?! Il a du cligner des yeux parce qu'est apparu devant moi un troupeau de buffles au galop. J'ai fait un bond d'un mètre. Il me regarde avec sérieux. - Pappy, pendant que tu dormais, j'ai été voir le monde. - Et alors ? - Alors, c'est l'homme qui tue l'homme. J'espérais le meilleur en me préparant pour le pire ?! Mais, Ce n'est pas une question d'espoir, le pire est là, toujours. De là, sans doute mon trop grand sérieux. Oui, d'ici j'ai le recul et je ne remercierais jamais assez grand-mère, ma famille. L'homme est sa famille ! - David ? Je suis dans la rue depuis 1551 jours et nuits. Ce que tu dis je l'ai su depuis le troisième jour. Tu à été un adulte surprotégé. Tu as couru pour satisfaire les projections des uns et des autres ?! - Écoute-toi parlé et qu'est ce que tu fais du lien d'amour qui nous unis les uns aux autres ? Je suis médecin. J'aime l'être humain dans toute sa complexité. Et ne touche pas la famille ?! - Je ne touche à rien ?! Tu me dis que c'est l'homme qui tue l'homme. Que le pire a toujours été là. Et que sans ta famille… - Dis, qui se doit d'avoir des ambitions pour toi, sans intérêt ? Réponds ?! - Oui, bon… - Tu n'as pas de famille, toi ?! - Tu es déjà mort, je ne peux pas te tuer, même en clignant des yeux ? - Pappy ? - Quoi ? Tant mieux si tu as eu de beaux amis une très belle famille ?! Je suis content. Et ton humilité et la reconnaissance de ta fratrie sont tout à ton honneur. Mais en quoi cela nous avance ? - Pourquoi, on va quelque part ? - Voilà, c'est quoi cette réponse ? C'est comme hier soir je te demande où tu veux en venir et tu me réponds où tu veux que j'aille ?! - Ooo, ce ne sont pas toujours les mêmes qui s'amusent. Je ne peux plus manger de chocolat ni prendre des bains glacés. Tu permets ? - Je ne permets rien, je te croise en photo et me voilà encadré ?! - Tu vois toi aussi ?!! - Hé doucement, les parents vont vous entendre ?! C'est Marie que l'on a réveillée. - Pardon, Marie. - Va te coucher. - David à raison détends toi. - Non, mais Marie. Elle se faufile dans mes draps. - Sors de là ?! - ça va. Pourquoi criez-vous ? - On parle de la force du lien familiale ?! - Et évidemment, toi Pappy… - Moi, Pappy, quoi ? - Tu n'es pas d'accord ?! - Marie, tu devrais aller faire un gâteau au chocolat. - Il dit n'importe quoi ?! - Bon, bon qu'est ce que vous voulez tous les deux ? - C'est vous qui m'avez réveillée ?! - Je suis désolé. - Marie, tu as des parents formidables. - Merci, David. - Nous voilà bien avancés et si tu me demande où est-ce qu'on va… - Il est énervé ?! - Tu ferais de la méditation avec moi, Pappy ? - Oui, moi je veux. - Hâte toi, ho mort… - Ne rit pas avec ça ?! - David, c'est quoi le but ? - Je dois changer ton style de vie et ton environnement ?! - Mais pourquoi moi ? - Et pourquoi pas ? - Il y a plus d'oxygène, même dans ton cerveau ? - N'oublies pas qu'il a dit que tu étais malade Pappy ! - Marie, que m'importe la vie ! Je suis un clochard malgré les apparences et rien, ni famille, ni argent ne me réconcilierons avec elle. - Même pas moi ?! - Non, même pas. - T'est sérieux ? - Non, c'est lui qui se prend trop au sérieux, moi je suis un dilettante. - C'est quoi un dilettante David ? - Un amateur. - Non, mais je vais aller faire le gâteau au chocolat ! - On viens avec toi ! C'est une petite fille de treize ans, avec des yeux noisette, un sourire franc et une force de vie contagieuse. - Mais, vous allez me laisser tranquille ! Ils me regardent et se mettent au garde à vous David chantonne et Marie reprend avec lui. It's'a long way to Tipperary ? It's'a long way to go. It's'a long way to Tipperary ? To the sweetest girl I know !? Goodbye Piccadilly,? Farewell Leicester Square !? It's'a long long way to Tipperary,? But my heart's right there. - Pappy chante ! It's'a long way to Tipperary ? It's'a long way to go.? It's'a long way to Tipperary ? Je me faufile dans les draps et m'endors. Cependant, à l'idée que Anna ou Bruno puissent se lever et trouver Marie seule dans la cuisine en train de préparer un gâteau au chocolat, risque de mettre un terme à une situation qui a à peine commencé. Je me lève et les retrouvent affairés. - Marie, tu ne devrais pas toucher au four. - Je ne suis pas toute seule ?! - Sois mignonne et va te coucher ?! David disparaît. Marie sourit et d'un pas complice retourne au lit. Je prépare l'appareil pour le gâteau au chocolat que je place au frais. Je suis fatigué et paradoxalement ma tête est vide. Même si de toute évidence tout a été très vite cela a été à son rythme. Quelle vie. Quelle mascarade que cette vie ?! Qui en définitive pourrait prétendre à un déterminisme ? - Moi ?! - Tiens, David ?! Tu entends dans ma tête ? - Non, tu parlais à voix haute ?! - Je ne me rends pas compte. Qu'est ce que tu as ? Tu as l'air de sortir d'un rêve ?! - J'ai regardé des DVD ?! Je regarde la pendule de la cuisine, il est parti depuis une demi-heure. - J'ai trouvé des espaces-temps qui permettent de dilater le temps, pas des trous noirs. Mais plus tôt des sortes de cordes où tel un funambule, j'ai évolué en pleine conscience ?! - Tu es mort ?! - Tu sais, que lors de l'arrestation du médecin Menguéret ou guélet ou déglé, bref, il a prétendu que si le peuple juif s'est laissé mené a l'abattoir c'est parce qu'il était faible et individualiste ?! - C'est un film, non ? - Oui, mais je ne le crois pas. Il semble que ce peuple soit d'un humanisme véritable et que cela dépassait tout simplement toute considération humaine. - Tu ne t'arrêtes jamais, toi ? - Et j'ai vu un autre film avec cet acteur magnifique qui dit : "N'importe quel sentiment poussé à son paroxysme peut créer un génie, la colère la souffrance, la peur… " - Et alors ? - Et alors ? Non ?! Par contre, dans un autre film, une vieille dame dit à son fils - Mon garçon, tu es un miracle, nous sommes tous des miracles ?! L'homme est la seule espèce qui sait qu'elle va mourir, qu'elle va perdre ses amis, ses proches et que malgré cela elle continue de vivre comme si de rien n'était. J'en ai été ému. Mais mon plus grand trouble est né d'une série ou une femme entre dans le corps d'une autre… - Et alors ? - Alors, je me demande si avec de l'entrainement, je ne pourrais pas prendre possession de ton corps ? - Tu ne vas pas mieux, toi ?! - N'as-tu pas dit à Marie que la vie t'importait peu ? - Oui, mais on a le droit dire des bêtises ?! - Tu es heureux ? - De quoi, je me mêle ? - Tu ne sers pas à grande chose ?! - David ?! Tu perds le sens des réalités ?! - Je serais beaucoup plus utile au bien commun que toi ?! - Tu me déçois… - Ce n'est pas une vie… - Tu n'es pas en vie ?! - Tout le monde va m'oublier… - Tu es immortel ?! Par ta pensée, ton message, par ce que tu as donné ?! - J'ai vu mon père. - Tu es content ? - Il ne m'a pas reconnu ?! - Tu lui as parlé ? - Oui. - Bon et… - Rien, il était occupé et il m'a trouvé compliqué. Cela te fait rire ? - Je ne sais plus. Tu es un être attachant, certes ?! Mais tout cela me semble un rien cauchemardesque. - Hélas, ni toi, ni moi ne rêvons ?! Et j'ai une conscience du monde ?! - Qui t'écouteras ? - Tu ne peux même pas imaginer ?! - Que les autres en aient envie ? Et pourquoi ? - Parce que le monde est une fumisterie ?! - Attends c'est toi le médecin, le psychiatre, l'homme brillant qui en arrive à cette conclusion ? - J'ai les clefs ?! - Tu n'es plus dans la maison ?! - Je t'ai dit que je peux y remédier en prenant possession de ton corps ?! - Va mourir ?! - Je suis sérieux ?! - Qu'est-ce que tu veux David ? Te prendre pour Dieu. - Ne blasphème pas, je sais d'où l'on vient où l'on va et ce que nous sommes ?! - ET bien, écris un livre, je l'éditerais pour toi. - J'exige que tu me donnes ton corps ?! - Va te servir dehors ?! - Non. - Pourquoi ? - Je suis un homme de principe ?! - Je ne suis pas sûr que tu sois le David de "guérir" - Sans moi tu serais déjà mort dans la rue ?! - Rassure moi tu ne peux pas me tuer ? - Non, je ne suis pas un criminel ?! - Oui, mais tu as dit qu'un sentiment poussé à son paroxysme pouvait créer un génie criminel ?! - Je t'ai dit que je n'étais pas d'accord. - Tu souffres ? - J'ai vu la lumière, je voudrais la donner au plus grand nombre ?! - Le plus grand nombre s'en moque, David. - Ils sont prêts ?! Et toi es-tu prêt au sacrifice ? - Tu es une pâle figure de ton enveloppe terrestre ?! - Tu ne peux pas comprendre, il te faudrait voir l'inconcevable ?! - David, on va où ? C'est quoi ton but ? Tu penses sérieusement me posséder et apporter la bonne parole ? - C'est trop injuste ?! - Viens, tu veux un câlin ? - Je suis un hologramme, une projection ?! - Dicte moi ta parole je vais la transcrire. - Non. - Pourquoi. - Il ne suffit pas de faire, il faut continuer à faire ?! - Et tu ne veux pas ? - Être une ombre, non ?! Je refuse que l'on m'oublie ! - Et bien, oublie-moi. - Rends-toi utile ? - Je crois que tu es dépassé par tout ce qui t'arrive ! - Tu as une responsabilité face à cette mascarade ! - Je ne demande rien et l'on ne me demande rien ! - Je me suis trompé ! - Sur quoi ? - Sur le combat, sur l'alternative, sur le but en soi ! - Je ne comprends pas ? - Soigner le terrain !! - N'est-ce pas ce que tu es fait avec ton livre "Anticancer' ? - Tu crois ? - J'aimerais être plus vieux de quelques semaines ! Je ne vois pas où nous allons. - Il faut changer le monde. - Dis. Tu es qui ? - Je suis le précurseur, le pourfendeur. Je n'ai plus rien à perdre. - Éteint la lumière s'il te plait ! - Non. Plus jamais. - Maintenant ? - Je ne fais rien, je ne suis rien. J'arrive ! J'entends Anna qui se réveille, j'éteins la lumière et me couche. - Pappy, réveille-toi ?! Pappy ? - Laisse le papa il s'est couché très tard ?! - Ha ?! Tu es levé mon coeur ? - Oui, je suis devant toi. - Bon, s'il y a un problème, tu m'appelles sur le portable ?! - Oui. - Je t'aime, mon coeur. - Moi aussi Papa. - Je présume que maman est déjà partie ?! - Il y a une heure. - Bien, je déjeunerais dehors, tu m'appelles si… - Tu ne t'inquiètes pas. - Je me réveille à onze heures. Marie est assise sur le canapé avec David, elle lit un livre. - Bonjour Pappy ?! - Bonjour ?! Marie. David va t'en ?! - Pardon ? - Je ne suis pas content, hier soir ton comportement a été plus que tendancieux. - ça va ?! C'est mon périple sur les cordes du temps, cela a quelque peu déphasé mes énergies. - Tu es mort. Tu te dois de l'accepter et de passer à autre chose ?! Est-ce que tu ne vois pas une lumière, un tunnel ? - Pappy est ce que tu te rends compte de ce que. Nous vivons ? - Paradoxalement, tu le vis peut-être, mais moi, je le subis ?! - Comme tu y vas ?! - ça suffit, David, je n'ai pas eu comme toi la chance d'être entouré d'amis et d'une famille soudée ?! - Alors, il n'y a pas de déterminisme, on ne choisit pas de venir dans sa famille ? - Écoute, je t'aime bien, j'aime tes livres, ton combat. Même ta défaite est édifiante ! Mais là, tu vas trop loin ?! Tu ne devrais pas être là ?! - Je suis là. Et j'ai vu et je suis prêt à te montrer ?! - Je ne veux pas, cela ne m'intéresse pas, j'ai choisi d'être clochard à un moment donné j'ai lâché prise, tu comprends ? - Tu mens ?! - Je ne te permets pas ?! - Mais, le lâché prise ce n'est pas être un clochard. - Non, c'est être soi-même ?! - Et toi-même c'est être clochard ? - Non, mais es-tu conscient de la conversation que nous avons et devant Marie ?! - ça va pour moi, je comprends ce que tu dis Pappy et c'est vrai que David à l'air déplacé. - J'ai l'air déplacé ? Je suis porteur d'une connaissance immédiate, je peux vous la donner à voir ?! Et je suis déplacé ? - Mais David, accepte que tu sois parti. - Mais parti où ? Je suis là et tel que je te vois, c'est toi qui es parti ?! - Tu veux à travers moi, diffuser ta connaissance immédiate et tu crois que le monde va l'entendre et que nous allons rentrer dans l'âge d'or ? - Sais-tu que notre espèce est vieille de plus de trois cent mille ans ? As-tu déjà vu un de ces vases égyptiens, impossible à fabriquer de nos jours en Diorite (une roche des plus dures qui soit ?! ) Sais-tu qu'il y a un filtrage des connaissances, en mettant de côté ce qui n'entre pas dans la théorie dominante. Sais-tu ce qu'est la constellation d'Orlon ? Ce qu'est le nombre d'or ? As-tu vu la cité des dieux au Mexique ? Que sais-tu d'Isis et d'Osiris ? - Sais tu que tout David que tu sois, tu me montes sur le ciboulot et si tu continu, je retourne dans la rue ?! - Mais Pappy, je n‘ai rien fait, moi ?! - Mais, aide-moi, alors ?! - David, dis nous ce que tu veux nous dirent ?! Il nous regarde, ses yeux bleus ont gardé l'éclat d'une vie de passion, il a des expressions si spontanées que ça en fait peur. - Tu te souviens de l'histoire du livre ? - Oui, - Toi aussi, Marie ? - Oui, David. - Tu sais ce qu'est le microcosme et le macrocosme ? - Le monde de l'homme et l'univers… - Je ne te demande pas à toi, Pappy ?! Mais sache que le monde qui nous environne se retrouve dans l'espace ?! La terre tournant sur elle-même est l'objet. Toi une fois fais le tour de l'objet tu es le soleil. - David, je ne comprends rien. - Puisque nous sommes assujetties à nos sens et ceux-ci nous permettent de percevoir l'objet en tant qu'individu. Nous avons par l'exemple du livre conçu que plus nous étions à l'écoute de l'autre, plus nous étions attentifs et disponibles à l'autre, une dynamique se créait et nous permettait de voir en tant qu'individus l'objet dans sa totalité ?! D'accord ? - Oui, mais bon et alors ? - Alors, sache clochard par lâché prise, que le meta-rapport te projette dans l'espace tel un soleil, source de vie ?! Ainsi tu es d'une sérénité absolue, le monde ne t'es que prétexte à t'étonner ?! - Bon David, cela suffit ?! Tu n'as pas un responsable ? - Pardon, un quoi ? - Qui permet que tu sois là ? - Je n'en sais strictement rien. Mais comprends-tu. Le concept ? - Oui, mais cela change quoi dans mon quotidien ? Dans ce que tu appeles une fumisterie ?! - Tout ! Cela change tout. Plus de peur ni de colère une infinie patience et une immense compassion ?! - Parce que tu es une étoile fixe sur terre ?!! - Oui, Marie. La petite comprend mieux que toi ?! - Je n'ai pas dit que je ne comprenais pas. Je dis que c'est du grand n'importe quoi ?! - Pappy, je comprends ce qu'il veut dire, tu as une perception d'ensemble tout est un présent, un cadeau. Tu t'étonnes sans être dupe ?! - Mais cela me sert à quoi ? En tant qu'individu, dans la vie de tous les jours ? - A être heureux ! - Parce que je suis une étoile fixe et que l'objet vient à moi à son rythme et dans sa totalité. Je serais heureux ? - Oui. - Et bien, non… L'entendement, la compréhension du monde n'est pas pour autant une assurance de félicité ! - Et pourquoi pas ? - C'es vrai Pappy, si le monde t'es familier, complice, sujet à l'étonnement, possibilité de dialogue, ouverture. La félicité n'est pas loin ! - Toi, va mettre le gâteau au chocolat dans le four ! - Quoi ? - Dans le réfrigérateur il y a de quoi faire un gâteau, met le dans un plat et au four ! - Mais Pappy, David viens de nous donner la clef du bonheur ! David retrouve son sourire énigmatique, il prend la position du lotus et clignant des yeux, il fait disparaître la pièce, nous projetant, ainsi, dans l'espace pas loin de la constellation d'Orion, là, nous voyons un homme géant avec un crâne allongé nous faire un bras d'honneur. Marie me regarde e.
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