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Elle consiste à court-circuiter le trajet des aliments .

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MessageLa technique du by-pass. Le by-pass ou court-circuit gastro jéjunal est maintenant considéré comme l'intervention de référence ou le "gold standard" de la chirurgie de l'obésité. Réservé il y a peu de temps encore aux très grosses obésités, cette technique prend de plus en plus d'essor. Elle consiste à court-circuiter le trajet des aliments . L'intervention est plus lourde qu'une gastroplastie par anneau, car plus technique. C'est une intervention qui dure deux a quatre heures, et se pratique également sous coelioscopie. Les résultats sont bien meilleurs que l'anneau car à la restriction gastrique apportée par le petit tube gastrique agrafé s'ajoute le coté malabsorptif de l'intervention (court-circuit de la réabsorption des graisses et des sucres). Il s'agit d'une intervention définitive et exceptionnellement réversible. Les résultats sur la perte de poids sont spectaculaires : jusqu'à 80% de perte d'excès de poids sur un an. Cette intervention est proposée d'emblée en première intention aux obèses grignoteurs, aux obèses dont l'IMC est élevé, et aux échecs des gastroplasties par anneau. Le mot du chirurgien (Docteur T… T). La réussite du traitement chirurgical de l'obésité nécessite une bonne coopération entre le malade et son chirurgien ainsi qu'une bonne collaboration entre les médecins (médecin traitant, nutritionniste, psychiatre) et le chirurgien. L ? Harmonie et l'entente entre tous ces partenaires conditionnent le succès de ce traitement, à savoir essayer de vaincre l'obésité. Lorsque vous prendrez la décision de vous faire opérer, ne le faites pas à la légère. C'est votre entière implication, la confiance que vous ferez à vos médecins et l'acceptation d'un suivi rigoureux (chirurgical, nutritionnel et éventuellement psychologique) qui vous feront vaincre ce fléau que représente en 2007 l'obésité. LA PROGRAMMATION PSYCHO-NUTRITIONNELLE ou P. P.N© De nombreux régimes permettent de faire perdre du poids à nos patients, régimes tous plus ou moins satisfaisants les uns que les autres. Pour ma part, j'ai pris pour principe de répondre à la demande en ne laissant JAMAIS mes patients seuls face à leur surcharge et ce afin d'éviter de les laisser s'auto-orienter vers des dérives souvent excessives et dangereuses allant jusqu'à l'extrême pour perdre quelques kilos. Ma réponse diététique se base alors soit sur un équilibrage alimentaire ? Ce qui est l'idéal ? , soit sur un régime de diète hyper-protéiné assurant provisoirement une fonte graisseuse parfaitement physiologique SANS perte de la masse maigre et sous contrôle médical. Dans les deux cas, des conseils permettant une re-programmation de la silhouette sont proposés et expliqués avec travail sur l'esthétique (soins de peau, coiffure, maquillage etc ? ) , sur le "look" (habillage, mode, allure, démarche etc.) et sur la musculature par le biais de la mise en place des sports (ou simplement d'une activité physique) , tous conseils qui assurent ainsi l'obligatoire démarche psychothérapeutique de réconciliation de la personne avec son corps. Pratiquant la diète protéinée depuis près de 15 ans, il m'est apparu au fil des années que ce type de régime fonctionnait particulièrement bien essentiellement sur des surcharges pondérales moyennes (IMC compris entre 25 à 30) mais donnait des résultats moins bons et surtout moins durables dans les surcharges pondérales plus importantes (IMC>30). 1 - Quand cette surcharge était récente, existante sur une personne ayant pas (ou peu) d'antécédents de surpoids et /ou ayant "conscience" de son corps (silhouette, soins de beauté, maquillage, look vestimentaire ? Tous soins annexes maintenus et acquis) , les résultats étaient faciles à obtenir et durables, sans plaintes durant le régime. Le ré-équilibrage était aussi fréquemment acquis sur le long terme avec obtention de bons réflexes préventifs alimentaires. 2 - Quand cette surcharge était ancienne, existante sur une personne ayant "peu" de souvenirs d'avoir été mince et/ou ayant effectué de fréquents "yoyo" et /ou ayant peu "conscience" de son corps (peu de prévention dans son "look") , les résultats étaient plus souvent médiocres, avec un régime mal supporté (plaintes diverses). L'équilibrage sur le long terme était aussi difficile voire impossible (perte de vue des patients, (ré) apparition de troubles compulsifs, etc..). En fait, j'avais l'impression que ce qui comptait c'était essentiellement l'ancienneté de la surcharge et la présence ou non d'une construction adaptée du schéma corporel. La durée de la surcharge pondérale et la pré-existance ou non d'un schéma corporel construit me semblaient en fait être les points les plus importants dans la prise en charge de ces patients. La technique diététique étant acquise et mise en place, il fallait donc pouvoir travailler sur l'acquisition d'un schéma corporel accepté et re-construit avec correction des causes possibles du surpoids. Acquérir ces points nécessitait donc d'aider le patient à mettre en place de nouveaux automatismes face aux causes de prise de poids : changer donc la réponse à une stimulation négative et trouver ainsi un état ressource (que nous définirons ultérieurement) assurant ainsi la progression vers le succès. Il faut donc aider le patient à : - Se découvrir et mieux connaître ses potentialités. (points négatifs et points positifs). - Trouver et gérer ses potentialités et ses états ressources. - Mettre en place et utiliser ses propres potentialités ressources. Afin de progresser. Ayant acquis depuis un certain nombre d'années une modeste expérience dans le domaine de la gestion des Ressources Humaines et m'étant formé à la Programmation Neurolinguistique, j'ai opté pour la mise en place d'un accompagnement basé sur l'utilisation de techniques dérivées du comportementalisme et de la programmation neurolinguistique. 1/ TRAVAIL COMPORTEMENTALISTE. A) Travail répétitif sur les motivations et les objectifs : C'est probablement le premier travail à effectuer tant de la part du médecin que de la part du patient car l'important est de trouver et de formuler voire d'écrire les objectifs et les motivations. Exercice du type "S. C.O. R.E" de Robert DILTS avec "S" pour symptôme, "C" pour cause, "O" pour objectifs, "R" pour ressources et "E" pour effet recherché. Tout aussi important est l'apprentissage des techniques de visualisation, techniques permettant de faire travailler son cerveau droit et donc "voir" sa (ses) réussite (s) : autosuggestion et images subliminales assureront la création d'automatismes particulièrement importants pour la suite de la stabilisation du poids au long terme. Notons que les résultats sont d'autant meilleurs que les motivations sont fortes et structurellement construites. B) Travail répétitif sur la confiance en soi et l'image de soi avec intégration des données positives et négatives. Au vue des nombreux échecs de ces patients dans leurs régimes précédents, il semble important de les aider à reprendre confiance en eux par le biais de petits exemples POSITIFS de la vie courante, exemples où bien sûr ils ont réussi… même (et surtout au début) si ces exemples sont minimes. Un travail sur les "récompenses" se met ainsi en place progressivement, récompenses adaptées à l'effort fourni. C) Travail sur la découverte et la maîtrise de ses comportements et automatismes. Découvrir et analyser ses comportements face à l'adversité de l'environnement (pression socioculturelle, médias ? ) et aux pressions alimentaires (publicités visuelles, auditives, kinesthésiques, gustatives) seront un point fondamental. L'analyse du carnet alimentaire assurera leur repérage et permettra de découvrir des stimuli à des troubles du comportement alimentaire ; il permet aussi d'intégrer la maîtrise de la routine alimentaire, comportement qui est l'une des principales sources d'échec sur le long terme. C'est ici que l'on entrevoit toute l'importance de la mise en place d'une dynamique de groupe (ou de consultations régulières) venant jouer le rôle d'une vaccination de rappel régulière "afin de maintenir une motivation à un taux élevé… ". Chaque séance permet aussi d'apprendre à mieux maîtriser ses pulsions et aussi se déculpabiliser face à d'éventuels échecs passagers toujours possible et sans gravité s'ils sont compris. D) Travail répétitif sur l'apprentissage de la gestion de ses stress et de ses émotions. L'aide de l ? Homéopathie sera apprécié ici souvent en association à la mise en place d'ateliers de sophrologie et/ou d'autohypnose permettant en outre une découverte de ses propres freins alimentaires et de ses propres sensations psychologiques d'équilibrage diététique. 2/ TRAVAIL DE (RE) PROGRAMMATION. A) Bien communiquer - Trouver les PRÉDICATS : Chaque individu dispose de 5 sens qui permettent d'être en contact avec le monde environnant (Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif et Gustatif) et donc de comprendre et communiquer avec cet environnement. Nous utilisons préférentiellement, par habitude, apprentissage ou lors d'une stimulation psychique (stress, émotion) un sens privilégié (les autres sens restent bien sûr toujours actifs) pour organiser notre représentation des évènements et/ou pour communiquer et/ou pour agir. Ce système privilégié est bien souvent celui dans lequel l'individu en surpoids présente le plus de risques de "craquements négatifs"pour ses prises alimentaires. - 1. Tel individu sensible aux images sera plus marqué par la publicité visuelle photographique (remémoration de souvenirs d'enfance, grand-mère devant ses fourneaux, préparation des confitures ? : "je vois, j'ai une image en tête ? ") ; - 2. D'autres seront plus sensibles aux bruits (Claquement d'une porte de frigo, froissement de papiers, craquement de chips ? "j'entends que, ça me parle ? "). - 3. D'autres enfin sont stimulés par le contact kinesthésique, les odeurs, les goûts. Comme nous le voyons, tous ces 5 sens peuvent s'associer et être responsable d'une interprétation parfois erronée ou excessive voire incontrôlée automatique (pseudo-hypnotique) de l'individu le poussant à s'alimenter sans faim et sans raison majeure par le biais d'une "crise compulsive" heureusement souvent modérée mais venant malgré tout augmenter notablement l'apport calorique d'équilibre. On entrevoit donc l'importance de découvrir ces prédicats, en s'aidant de la calibration avec le regard au besoin, et de les repérer dans le discours de ces patients. Cela permettra alors de découvrir des ancrages qui sont responsables de certains passages à l'acte. B) Les ANCRAGES - Nous accumulons lors de notre vie un nombre important d'expériences que nous pouvons nous remémorer par la suite et qui sont intimement liées à notre passé et notre vécu. Ces expériences, stockées dans notre mémoire, sont constituées d'images, de sons, de sensations, d'odeurs et de goûts. Cet ensemble de représentation globale réapparaît généralement quand nous sommes en contact avec l'un des paramètres sensoriels qui composait cette expérience passée, entraînant alors l'émergence de l'expérience entière. Prenons un exemple : Vous marchez dans la rue et vous sentez un parfum vous rappelant une aventure féminine agréable ? Et vous allez ainsi automatiquement vous refaire le film de cette aventure féminine dans tous ses détails, au niveau cérébral bien sûr ! Il en est de même au niveau alimentaire : "telle odeur ou tel goût vous évoqueront un souvenir gastronomique agréable vous poussant à consommer" sous l'impulsion de l'élévation probable de certains neuromédiateurs. La découverte de ces ancrages apporte alors, en partie, une solution à ces prises inappropriées : évitement de ces ancrages (changer de lieu de passage pour ses courses par exemple) et surtout transformation du résultat de cet ancrage. C) LES ETATS MENTAUX : Certains états mentaux se comportent comme des ANCRES particulièrement positives : par exemple, nous avons déjà tous "brillé" dans certaines circonstances de la vie (sports, activités professionnelles, vie familiale ? ). Il peut-être aisé de se remémorer ce moment privilégié de réussite (exercice de visualisation yeux fermés) et d'analyser l'ensemble de nos comportements à cet instant "T" (joie, pleurs, sueurs, frissons, cris ? ). Reconstruire en pensées l'environnement familial, social et local correspond à se "visionner" le film de sa réussite et donc de "revivre cette capacité à réussir et ce moment de réussite". Rien de tel lors de la mise en place d'un régime que de s'appuyer sur des expériences positives qui engendreront des sensations émotionnelles positives sans compter les décharges en neuromédiateurs qui joueront le rôle de "dopeur" cérébral. C'est ainsi que la recherche de cet état psychologique et physiologique se mettra en route à chaque période de doutes sur ses possibilités de réussite, comme le font d'ailleurs nos sportifs de haut niveau et seul l'entraînement est le moyen de parvenir à cet état. D) La DESACTIVATION D'ANCRES - Nous avons vu que des stimuli peuvent être responsables d'une prise alimentaire incontrôlée ; après avoir identifié ces stimuli (ancres) , l'objectif va être de transformer l'acte négatif (prendre une sucrerie par exemple) par un acte positif POUR LE SUJET (boire un verre d'eau, manger un yaourt, téléphoner ? ). Cette substitution s'effectue un peu comme un fondu-enchaîné visuel interne (dans son cerveau) ou projeté (sur un écran fictif). La répétitivité de cet exercice fera apparaître un automatisme qui assurera progressivement la guérison. La pratique de cet exercice est ce que certains appelle la technique du SWITCH. E) Le RECADRAGE - Le travail sur les ancrages permet de découvrir et de transformer les représentations sensorielles construites par un individu (plaisir gustatif du chocolat, odeur du pain frais, douceur de la crème ? ) ; le travail de recadrage permet, lui, de modifier la réponse interne d'un patient devant un comportement ou une situation, en modifiant le sens qu'il lui accorde. Prenons l'exemple suivant : un sujet grignote sans raison en dehors des repas pour calmer ses angoisses (rencontre avec un employeur, une nouvelle expérience ? ) ; le grignotage est interprété comme "le pansement" au stress. Recadrer ce sujet correspond à lui faire comprendre que la réponse "pansement dé-stressant" n'est pas obtenue par le grignotage mais par un état de réflexion et de pensée différent dans lequel l'aliment ne rentre pas du tout en ligne de compte. Lui permettre de comprendre son fonctionnement réel et son vécu émotionnel l'oblige à "lâcher ce pansement" pour réaliser un nouveau comportement. L'ensemble de ces quelques techniques comportementales, utilisé avec parcimonie selon chaque cas individuel, permet d'aider régulièrement nos patients à perdre du poids mais surtout à apprendre à ne plus en reprendre ce qui est le plus important car c'est en fait la plainte majeure que nous rencontrons en pratique de ville. Comme le dit un proverbe chinois : "Mieux vaut aider quelqu'un à bien utiliser sa canne à pêche plutôt que de lui donner du poisson". Ces techniques, maîtrisés individuellement ou lors de dynamique de groupe, assurent un apprentissage performant par l'individu lui-même qui se découvre, s'analyse et met en ? Uvre ses états ressources lui permettant ainsi de progresser dans sa gestion alimentaire mais aussi dans la maîtrise de son image générale. LA DIETETIQUE APRES CHIRURGIE BARIATRIQUE. GENERALITES. De très nombreuses solutions chirurgicales à l'amaigrissement existent depuis un certain nombre d'années. Conscient des causes multiples de prise de poids et des difficultés à réussir un amaigrissement, il est apparu qu'il pourrait être envisagé des solutions chirurgicales radicales dans cette prise en charge thérapeutique complexe. Une des raisons à cette attente est que depuis plusieurs années il n'existe pratiquement plus de médicaments pouvant aider un patient dans sa perte "sans souffrance" de poids (nous en reparlerons) ; de plus, nombreuses sont les équipes qui ont compris qu'un travail comportemental était fondamental afin de "tenter de changer" le patient dans ses comportements alimentaires et de lui permettre de mieux s'adapter à un nouvel état nutritionnel individuel, personnel et équilibré. Absence de médicaments et difficultés à une prise en charge comportementale (tant par le médecin que par le patient) ont ainsi favorisés l'émergence de ces solutions chirurgicales. Pour certains, la chirurgie est "la solution" qui assure la pérennité des résultats car venant jouer sur le volume du bol alimentaire ou sur la qualité des aliments assimilés. Pour d'autres cette solution chirurgicale n'est vue que comme "une béquille" remboursée par la sécurité sociale et assurant une absence de prise en charge personnelle : l'effort est à faire par les autres (chirurgien, société ? ) et ce refus de se prendre en charge explique l'effet négatif des résultats tant personnels que médiatiques de ce type de chirurgie. L'excuse à cet échec est l'incapacité des individus à se remettre en question : remise en question non envisagée car parfois même inconsciente : "ce ne peut pas être de leur faute ? Car ils font tout bien" ; pas d'efforts sur la nutrition, pas d'efforts sur une activité physique : "on prend les avantages ? Et l'on ne veux pas des inconvénients ! ". Mais acceptons honnêtement qu'il ne faut pas jeter la pierre à ces patients en revers de régime : autant jeune, il est possible de changer des comportements néfastes et non encore automatiques, autant à l'âge adulte ces changements sont plus difficiles car "ancrés" dans nos modes de vie individuels, liés à une foule d'antécédents personnels et intégrés à nos rythmes socioculturels. Le premier abord négatif doit passer en nous imposant de prendre la chirurgie pour ce qu'elle est : un ensemble de techniques, avec ses difficultés et ses dangers, mais étant une réponse moderne et souvent efficace aux obésités qui, de toute façon, par elles-mêmes sont largement pourvoyeuses de complications. Pratique lourde mais que proposer sinon l'abandon ? L'on peut toujours dire à un patient que souffrir de sa hanche est possible s'il a une coxarthrose destructrice massive mais reconnaissons qu'il va nettement mieux quand il a une prothèse ! D'autres approches chirurgicales sont plus discutables ; combien avons-nous vu de patient obèses venus pour une lipectomie (ablation d'un morceau de graisse et de peau en excès) ou une lipoaspiration (aspiration des graisses de la couche profonde) et ce pour ne pas faire (ou refaire) un régime ! Vouloir perdre du poids par le biais de ces thérapeutiques est pratiquement toujours voué à l'échec en l'absence de régulation alimentaire pré, per et post-chirurgie. Ces techniques servent essentiellement à "régulariser" une silhouette ou diminuer une gêne physique (ou psychique ? ) ; elles sont exceptionnellement un "coup de pouce" ou un facteur déclenchant à l'amaigrissement. LES GRANDS PRINCIPES DE NUTRITION POST-CHIRURGIE DE L'OBESITE. Il n'est pas dans mon intention de décrire ces techniques dans leur indication ni dans leur mise en place et leur complication : je laisse ce domaine aux chirurgiens beaucoup plus compétents que moi sur ce domaine. Notons malgré tout deux grandes techniques efficaces qui sont apparues devant le nombre croissant d'obésités morbides. Interventions de "la dernière chance", elles ont permis d'amener des résultats particulièrement satisfaisant sur l'évolution pondérale à long terme de ces patients. Schématiquement l'on distinguera 2 grands types d'intervention : les interventions restrictives, réduisant la capacité de l'estomac et limitant la satiété (essentiellement l'anneau gastrique, plus accessoirement le ballonnet intra gastrique, et plus récemment la sleeve gastrectomie) , et les interventions malabsorptives, réduisant l'absorption de certains nutriments par le tube digestif et donc l'apport calorique (les by-pass). Qu'il s'agisse d'anneau ou de by-pass, l'absorption de nourriture en quantité excédant la taille de la poche gastrique créée (volume d'un demi verre d'eau) , ou en qualité excédant le diamètre de l'anneau (morceaux non mastiqués) provoqueront une sensation de blocage et/ou un vomissement ; ainsi s'établira une régulation du volume des repas permettant de programmer une perte de poids "à la carte". Pour les interventions malabsorptives des douleurs abdominales et des diarrhées peuvent émailler l'évolution de cette intervention parfois même associé à un "dumping syndrome" (sensation de malaise vagal avec crainte des aliments sucrés parfois provocateurs) , syndrome cédant en général à l'arrêt de la prise alimentaire. Une diététique adaptée et des changements de comportements s'imposent dès l'intervention. * Outre les conseils de l'arrêt du tabagisme et de la diminution des prises de boissons gazeuses, café et thé forts, * L'on conseille d'éviter de boire et de manger en même temps : les boissons ne seront conseillées qu'en dehors des repas, au moins 1 litre et demi d'eau par jour qui sera bu par petites gorgées et non à a bouteille ! * Eviter tout grignotage et fractionner les premiers jours la prise alimentaire en de petites quantités tout en mangeant lentement, dans le calme, assis et en mastiquant les aliments. J'insisterais beaucoup sur ce paragraphe, clé du succès de la régulation pondérale sur le long terme : MANGER LENTEMENT EN MACHANT, ET EN MANGEANT BON, BEAU, ODORANT. Cela sera le seul vrai moyen de découvrir progressivement ce qu'est l'état de satiété (je n'ai plus faim ! ) puis de régler son arrêt de prise alimentaire en fonction de cet état de satiété par rapport à ses nouvelles sensations physiques et psychiques. Enfin découvrir le VRAI GOÛT DES ALIMENTS que malheureusement beaucoup d'obèses n'ont jamais réellement découvert tant ils mangent vite, sans mâcher, en avalant ? ! Découvrir le goût des aliments représente un merveilleux moyen de se trouver des RECOMPENSES alimentaires (stimulation agréable du cortex primaire du goût et des aires cérébrales (Capsula anterior et Nucleus accumbens) qui vont entraîner une libération de neuromédiateurs du plaisir type sérotonine et dopamine. * Ne pas prendre de repas trop tardif le soir et attendre au moins deux heures avant d'aller se coucher afin d'éviter tout reflux acide ou ballonnement. Ces troubles peuvent aussi apparaître au cours d'un repas et imposeront alors d'arrêter de manger quelques instants. * Aliments liquides puis mous, moulinés les premiers 7 à 15 jours après l'intervention en raison de l'inflammation post-opératoire inhérente. Passé ce temps d'apprentissage de la mastication lente, cette alimentation deviendra rapidement plus épaisse évoluant vers des morceaux de plus en plus volumineux variés. * Le fractionnement des repas pourra persister longtemps, parfois même d'une façon définitive, même après ablation de l'anneau : le principal sera la quantité et la qualité des aliments qui devront être appréciés par une diététicienne et qui assureront un apport alimentaire efficace, équilibré, permettant une perte régulière et harmonieuse de poids jusqu'au poids de stabilisation. * Certains aliments seront évités, parfois au début uniquement, car ils sont susceptibles de "coincer" en cas de mastication insuffisante : produits fibreux comme Asperges, poireaux, ananas, rhubarbe mais aussi chips, pain, riz ou pâtes, pop-corn, fruits oléagineux, viandes filandreuses, etc. Tous aliments parfois très individuels, variable selon les sujets : c'est donc au patient de "découvrir" les aliments qui passent et ceux qui ne passent pas et de régler ainsi SON alimentation en fonction de SES possibilités. Un des pièges de ce type d'intervention est la "peur" d'avoir des malaises (vomissements, dumping syndrome) et donc de restreindre son alimentation ; l'idéal est alors de rapidement revoir sa diététicienne ou son nutritionniste afin de recaler l'alimentation en s'orientant vers des aliments riches en protéines (au besoin rajouter du blanc d ? Uf) afin de ne pas perdre de masse musculaire et riches en vitamines (fruits et légumes cuits) tout en respectant les aliments qui "gênent" car il n'y a aucune urgence à les ré introduire. Par contre bannir les aliments richement sucrés, liquides (soda, lait concentré, pâtisseries, bonbons, chocolat liquide ? ) et les accompagnements en sauces crémeuses et grasses qui amènent sous un faible volume de très grandes quantités caloriques, bloquant un amaigrissement harmonieux et progressif. * Notons que dans certaines interventions entraînant un court-circuit de la partie distale de l'estomac et du grêle proximal, il y a très fréquemment un déficit d'absorption de certaines vitamines et oligoéléments (Vitamine B12, fer, folates, Calcium). Une supplémentation systématique est donc indiquée sous forme orale ou injectable (Vit. B12) afin de palier aux déficits qui pourraient devenir fort gênant (particulièrement chez les femmes en période d'activité génitale pour le calcium, Vitamine D, folates, fer). Une surveillance clinique rapprochée s'impose alors (poids, vomissements, diarrhée,?) ainsi que des contrôles biologique (dosages bi annuels des vitamines B12, B1, calcémie, phosphatases alcalines, folates, fer, NFS, albumine) afin de repérer des déséquilibres flagrants pouvant porter à conséquence sur l'amaigrissement et l'état de santé général. Une diététique adaptée impose rapidement de varier l'alimentation ; aucun aliment n'est réellement interdit (hormis ceux qui ne passent pas ou ceux entraînant des malaises) et la clé de la réussite à long terme sera de pouvoir remettre en place des aliments récompenses MAIS qui dit récompenses impose que celles-ci soient rares pour être appréciées. Un des meilleurs moyens de se satisfaire sur le long terme est d'associer la mise en place d'ACTIVITÉS PHYSIQUES. ? Mise en place d'activités de dérouillage articulaire au début avec un élastique à poignées (Se…) puis introduction d'activité d'endurance du type marche puis de renforcement musculaire (B… ©, BODY… R©) quand l'assurance physique le permet sans danger tant pour l'appareil cardio-respiratoire que pour l'appareil ostéo articulaire et musculaire. ? Cette mise en place des activités physiques (et non sportive) va permettre de représenter la première démarche psychothérapeutique de RÉCONCILIATION DE L'OBÈSE AVEC SON CORPS. Elle assure de plus une véritable prévention en favorisant la perte douce de poids, en diminuant la masse grasse tout en préservant (voire augmentant) la masse maigre. Ainsi les activités physiques amélioreront chez ces obèses souvent pluri pathologiques, la tension artérielle, le profil lipidique et la glycorégulation (prévention et traitement du diabète) diminuant ainsi le risque cardio-vasculaire et augmentant l'espérance de vie. EN CONCLUSION. Passé la période aigue post-chirurgicale, une nouvelle vie se mettra en place pour le patient imposant un nouveau style d'alimentation et de nouveaux comportements : celle et ceux du passé sont DEFINITIVEMENT bannis ! Un travail mental devra commencer en réglant son gyroscope cérébral vers l'exemplarité de ceux qui réussissent ? Et non sur ceux qui échouent, vers ceux qui acceptent de changer et progresser ? Et non ceux qui stagnent, se trouvent une foule d'excuses les bloquant vers la voie de la réussite. PS. Ceci est un copier/coller nutritionel … que j'ai trouvé pas négligeable dans ce que j'en ai lu ..! Il faut que je le lise comme il faut … mais là je n'ai pas le temps !!! A Bientôt .
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284226
b
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