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Estime de soi...

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 06/03/11 | Mis en ligne le 18/05/12
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Je viens de lire ce très bel article au sujet de l'estime de soi et j'ai envie de vous le faire partager. EXTRAITS DE LA CONFERENCE DONNEE PAR ROSETTE POLETTI. Sur l'estime de soi, le 23 novembre 2010 dans le cadre des rencontres. Du Centre de liaison des associations féminines genevoises. - CLAFG Lien : (vidéo online). En quoi l'estime de soi est-elle utile ? Si on voulait simplement dire ce qu'est l'estime de soi, c'est "Qu'est-ce que je pense de moi ? " "Comment est-ce que je me sens avec ces pensées ? " et "Qu'est-ce que je vais faire dans ma vie avec tout ça ? " . La manière dont je me perçois va avoir des conséquences dans la vie quotidienne. C'est surtout dans l'adversité, dans les moments difficiles, qu'on se rend compte qu'une bonne estime de soi favorise la résilience, c'est-à-dire la capacité à rebondir, à surmonter des situations difficiles. Comment se crée la conviction d'avoir de la valeur ? C'est un élément fondamental qui se construit dans l'enfance, par la manière dont les proches sont avec un enfant, ce qu'ils lui renvoient, mais aussi par la manière dont ils le contiennent : créer une bonne estime de soi chez un enfant, c'est aussi donner un cadre qui le sécurise. C'est arriver à l'aimer d'une manière inconditionnelle, en lui faisant comprendre qu'il a de la valeur en tant que personne, pas seulement pour ce qu'il arrive à faire ou ses compétences. Ainsi il y a des enfants qui ont la chance d'avoir une base stable, parce que leurs parents ont su faire la différence entre le comportement et l'être. Par exemple, au lieu de dire : "Tu es méchant" , ils disent : "Je t'aime profondément, mais ce comportement n'est pas acceptable." Ceci dit, il y a aussi des éléments biologiques qui rentrent en compte : un petit porteur de sérotonine (acide aminé lié à l'humeur) aura plus de difficulté à être bien dans sa peau, à oser prendre des risques et aller de l'avant qu'un grand porteur de sérotonine… Il y a donc des tendances génétiques à voir le verre à moitié vide ou à moitié plein ! Les chercheurs ont constaté que les cartes qu'on tire (la génétique, l'hérédité…) constituent 50% de ce qu'on est. Il faut ajouter 10% de non maîtrisable (accident, deuil…). Mais le 40% restant nous permet d'utiliser le 60 %, d'en faire quelque chose. Tout se fabrique dans l'enfance ? Non, la juste appréciation de ses compétences peut être beaucoup développée à l'âge adulte : plus les gens acquièrent de compétences, plus ils sont capables de prendre des risques et des responsabilités… Ceci dit, c'est un peu plus difficile quand on n'est pas convaincu d'avoir de la valeur en soi. L'estime de soi chez l'adulte repose sur un certain nombre d'attitudes : - la persévérance. Il faut généralement persister dans une voie ou une activité pour avoir des résultats. Cela demande souvent un soutien extérieur pendant un certain temps, pour que la personne soit encouragée à aller de l'avant. Mais quelle joie quand elle y parvient ! - la fiabilité. Savoir que les autres nous considèrent comme fiable change en positif la perception qu'on a de soi. - la capacité à se donner le droit à l'erreur. C'est important d'essayer, d'oser, de prendre des risques. Personne ne risque de mourir à la suite de nos erreurs (à moins qu'on soit pilote ! ). Se donner le droit à l'erreur et recommencer. Ensuite autrement permet d'augmenter son estime de soi. - être un bon compagnon / une bonne compagne pour nous-mêmes. Arriver à modifier notre dialogue intérieur et les auto-critiques permanentes. Se dire des choses positives, à soi et aux autres. - créer des relations de qualité. Quelques fois, alors même qu'on est mal avec une personne, on se sent obligé-e de rester en relation : on connaît la personne depuis longtemps, on pense que c'est de notre devoir d'aller la voir, etc. Beaucoup de personnes sont mal dans leur vie car elles pensent ne pas pouvoir faire autrement. Mais la clé de notre prison est toujours à l'intérieur de notre prison ! Croire qu'on ne peut pas faire autrement, c'est souvent avoir mal regardé où était la clé… - un besoin d'échanges. Il est plus difficile d'avoir de l'estime pour soi quand on est isolée. L'estime de soi se nourrit aussi quand quelqu'un nous renvoie quelque chose de positif, et qu'on se sent reconnu-e pour ce qu'on est. - la capacité à influencer notre environnement. Du moment qu'on sent qu'on a une influence, même petite, on ne se sent pas impuissant-e… Il y a toujours quelque chose à faire, il ne faut pas se résigner… - garder une conviction intérieure. Même dans les coups durs, on arrive à garder en mémoire le ressenti positif. Ce n'est pas tomber qui est grave, c'est ne pas vouloir se relever. Une bonne estime de soi permet de ne pas se décourager. -ne pas trop se comparer aux autres, malgré le système compétitif dans lequel on évolue. Le critère, c'est de se baser sur comment on peut vivre sa vie au plus proche de ce qu'on aimerait et ce qui nous paraît juste, même si les autres voient ça autrement ou pensent autrement. - renforcer les liens sociaux, exercer la générosité et le fait d'accepter l'autre, sa différence, et surtout le fait qu'il ne soit pas comme je voudrais qu'il soit. - la capacité à entrer dans le flux (flowing) : quand on fait quelque chose qui nous passionne et qu'on ne voit plus le temps passer parce qu'on se sent bien : on est dans le flux du temps. - apprendre à lâcher prise, en se concentrant sur ce qui est important, se désencombrer du reste. Ne pas être perfectionniste, ne pas se focaliser sur les petits détails qui ne vont pas, permet de désangoisser ! Comment peut-on renforcer l'estime de soi chez l'adulte ? Un autre moyen est de s'autoriser à avoir des besoins. De reconnaître notamment le besoin d'attention, de marque d'amitié ou d'affectivité et d'affiliation. Il y a évidemment les besoins physiques, mais aussi les besoins de sens qui sont très importants. Souvent, quand on trouve du sens, on trouve de l'énergie, alors que s'il n'y a plus de sens, on n'a plus d'énergie. Ces besoins doivent donc être satisfaits si on veut nourrir son estime de soi. Il faut les accepter, les exprimer clairement, et honorer nos limites. D'ailleurs, quand on reconnaît ses propres limites, on reconnaît également mieux celles des autres. Pour nourrir son estime de soi, il est aussi nécessaire de savoir prendre du recul. En se posant par exemple les questions "Est-ce que c'est si important que ça ? " "Est-ce que dans 5 ans ça aura de l'importance ? " On peut aussi développer son potentiel. Il existe énormément de possibilités, si on ne tombe pas dans le piège du "Oui, mais…" (c'est trop loin, c'est trop cher, je n'ai pas le temps…) "Just do it ! " Car ne pas y aller, quand on sait qu'on aurait pu y aller est justement problématique sur le plan de l'estime de soi. C'est important de pouvoir réaliser quelque chose. On a tous/toutes un potentiel inutilisé qui nous permettrait d'aller plus loin avec des moyens, mais surtout de la motivation. Quand on a des rêves, c'est aussi important de déterminer quels sont les obstacles et comment on pourrait les enlever. En général, les principaux obstacles ne sont pas dans la réalité, mais dans la peur. Et c'est là qu'on rejoint la notion d'estime de soi : si je ne suis pas très sûre d'avoir de la valeur en tant que personne, je vais avoir de la peine à m'exposer. Prendre un cours, pour beaucoup de gens, c'est risquer l'échec, risquer d'être jugé par les autres… Et souvent ces personnes tuent les aspirations dans l'oeuf. En résumé, l'estime de soi à l'âge adulte, c'est trouver comment être à son avantage, présenter les choses qu'on sait faire, trouver les endroits où on peut être soutenu-e et reçu-e de manière positive. Je suis frappée par la façon dont on se présente souvent de façon négative, par exemple : "je ne travaille pas" . Il y a une anecdote d'une femme qui doit remplir un questionnaire à la poste. Sous la rubrique "profession" , elle répond : "Je travaille dans un laboratoire de développement personnel" . La postière, impressionnée : "Ah oui ? " "Oui, je suis au foyer et j'élève 3 enfants ! " . Beaucoup de femmes se dévalorisent par rapport à ce qu'elles font, comme si les autres faisaient des choses plus valables ! Avoir confiance en soi, ce n'est pas être aussi un peu imbu-e de soi-même ? Contrairement à ce qu'on peut penser, l'estime de soi n'est pas un "tout-à-l'égo" ! Une vraie estime de soi n'a pas besoin d'être manifestée en devenant le centre d'attention. Rosette A. Poletti.
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b
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