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Et quoi de mieux que d'anciens et d'actuels rugbymen pour bien en parler

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C'est vrai que le rugby et la corrida n'ont rien à faire ensemble. Et quoi de mieux que d'anciens et d'actuels rugbymen pour bien en parler : "Décidemment, François Gelez veut vraiment partager sa passion avec le plus grand nombre, jusqu'à l'importer en agenais. Ce féru de corrida a dans l'idée d'organiser un événement autour de la tauromachie au Gravier à Agen, la place qui accueille les grands événements : "Rien n'est encore bien précis, mais je veux faire connaître les courses landaises où il s'agit d'écarter la vache, les courses camarguaises où il faut d'attraper la cocarde sur le front des taureaux et la corrida. Vers Agen, c'est encore un peu pauvre en culture tauromachique ! " Les bon plans de François Gélez : 29 juillet 2007 : corrida à pied, arène de Saint-Vincent de Tyrosse. 30 juillet 2007 : corrida à cheval, dite "portugaise" où le taureau n'est pas mis à mort. Mais il est blessé et les forcados le bloquent et l'arrêtent à mains nues. Très spectaculaire et dangereuse. Aout : festival des traditions landaises, pour découvrir les coutumes régionales et aussi goûter à la succulente et légendaire cuisine landaise. Loin de l'agitation du TOP 14, François Gelez, l'ouvreur agenais, nous offre une balade au coeur de se ville natale, Saint-Vincent de Tyrosse. Désormais dirigeant des arènes aux côtés de son père et de Robert Pilès, il se consacre pleinement à son autre passion : la tauromachie. Tout le monde connaît le joueur de rugby, demi d'ouverture du SU Agen, international à vingt ans, avec ses mèches qu'il remet en place avant de botter et ces filles criant derrière les poteaux "aller François ! " Loin, très loin de cette image de trois-quart beau gosse, François Gelez nous reçoit à dix heures du matin à Saint-Vincent de Tyrosse, sa ville, celle où il a grandi, celle où il vieillira probablement. Direction les arènes d'abord. Le centre de la ville. À droite, son ancien collège, en face, son école primaire et derrière, un espace vert où, petit, il jouait au rugby avec ses copains. Et puis les arènes que les écoles utilisaient même pour apprendre aux gamins à monter sur des échasses. Quelques années plus tard, il en obtient la concession pour trois ans, en association avec son père, Philippe, et un ancien matador néanmoins ami, Robert Pilès. Son grand père travaillait déjà dans les arènes et en était un peu le concierge. Son père s'en est toujours occupé aussi. Ainsi lorsqu'il y a eu un appel d'offre pour la gestion du site, les trois associés se sont rués sur l'occasion : "On est d'ici. Il s'agissait de rendre les arènes aux Tyrossais. Le fait qu'on les ait repris a donc été bien accueilli par les aficionados. Cela permet aussi de faire en sorte que mon père s'en occupe mais de manière officielle cette fois ! " Les arènes de Tyrosse sont de taille moyenne (4000 à 4500 places) , mais possèdent un véritable cachet. Les fresques sur la façade ont été réalisées par Jean Ducasse, un peintre tauromachique très réputé en France et en Espagne pour avoir notamment fait les affiches des ferias de Pampelune ou encore de San Sebastian. Le côté esthétique de la tauromachie est essentiel : "La corrida, c'est d'abord du ressenti ; c'est vivre l'instant. L'environnement, le contexte, tout est important, raconte François avec ferveur. Dans une arène, il faut que le matador se sente "agusto" , c'est-à-dire, qu'il doit ressentir l'âme des lieux. Tout est esthétique dans la corrida, les affiches, les billets. Moi, je garde absolument tout, tous les connaisseurs collectionnent tout ce qui s'y rapporte car chaque objet a une valeur esthétique." La corrida, c'est donc une affaire de coeur et de terroir. "Dans mon Sud Ouest, c'est comme ça, on a coutume de dire que les gens vont au rugby l'hiver et aux arènes l'été. " Intarissable sur le sujet, il suffit de prononcer le mot corrida pour que le regard de François s'illumine et qu'il se transforme en moulin à parole. "Il ne faut pas me lancer, après je ne m'arrête plus." Impossible donc d'échapper à une visite des coulisses. Il connaît bien évidemment toutes les portes : "ça, ce sont les corrals, c'est là que les taureaux attendent pendant une semaine avant la corrida, et ça c'est le parcours qu'ils font avant de rentrer dans l'arène." Les lignées des taureaux, les styles des matadors n'ont aucun secret pour lui. Normal, il s'agit de son travail au sein des arènes. Il ne fait pas de la figuration dans cette entreprise, il est très investi même, véritable directeur artistique. Car organiser une corrida, c'est avant tout monter un spectacle, il s'agit de parvenir à engager le bon matador et de sélectionner les bons taureaux. Les connaisseurs viennent en fonction de la programmation. Et cette année, les organisateurs de corridas ont dû faire face à un lourd problème, 85% des élevages de taureaux sont fermés et l'importation des taureaux d'Andalousie interdite à cause d'une maladie qui touche les bêtes. "C'est une véritable crise. Il ne reste en Espagne que la région de Salamanque et les élevages français. On ne choisit pas un taureau par hasard, il faut faire très attention à sa morphologie, sa réputation, son sang. Sur six élevages que l'on a visités, un seul proposait un groupe intéressant pour notre public de connaisseurs." Car l'on ne badine pas le public tyrossais. Saint-Vincent se situe à proximité des villes de Mont-de-Marsan, Dax et Bayonne, véritables bastions de la tauromachie… mais aussi du rugby. Y a-t-il d'ailleurs un lien entre corrida et rugby ? "Pierre Albaladejo qui a commenté et le rugby et la corrida, a bien incarné la jonction entre les deux disciplines, avance François. Il y a un bien un parallèle à faire entre les deux sports, par rapport à l'aspect festif et convivial. Certes, aller au stade ou aux arènes, c'est aller voir un spectacle un peu dur, les corridas et le rugby ont quelque chose de culturel, mais l'analogie s'arrête là je pense. Le torero, lui, met sa vie sur le tapis à chaque fois." S'il existe une similitude entre la corrida et le rugby, c'est surtout dans le discours de ceux qui en parlent le mieux. L'idée de démocratiser les arènes, les ouvrir aux jeunes, baisser les prix des places, expliquer la violence par les notions de bravoure et de courage dans le combat. Déplorer l'ouverture d'arènes de la taille d'un zénith qui dénature le spectacle… cela ne fait-il pas penser aux propos des anciens sur le rugby de clocher ? Une chose est certaine à Saint-Vincent de Tyrosse, après les arènes, le deuxième haut lieu de la ville, c'est le stade La Fougère. À quelques centaines de mètres des arènes, François nous y amène. "C'est là que j'ai commencé le rugby. On a le même emblème que les All Blacks, la fougère ! J'aimerais finir ma carrière ici. Aujourd'hui Saint-Vincent de Tyrosse est en Fédérale 1, mais ils ont connu de grands succès dans leur histoire. Il faut voir que les mêmes joueurs ont tenu la baraque pendant dix ans et aujourd'hui, c'est un groupe en reconstruction avec les jeunes. Ce ne sont pas des joueurs professionnels. Ils travaillent le reste du temps et ne peuvent se consacrer au rugby à plein temps." Le club s'est récemment doté d'une école de rugby. François y fait d'ailleurs régulièrement de la formation : "Formateur, c'est un bien grand mot, j'essaie d'être là au maximum. Pendant les séances le jeudi soir, c'est surtout du jeu au pied, puis je leur fais faire certaines choses que je réalise moi-même à l'entraînement. Ça me fait plaisir de le faire pour ce club, je ne le ferai pas pour un autre ! " Il faut dire que François y est très attaché, tout comme le club est attaché à lui. En témoigne sa photo sur les murs du bar Beneyx, ancien siège du club de rugby, repris il y a quelques temps par le petit fils de Roger Couderc, Sébastien. Chez Beneyx, c'est l'annexe du stade La Fougère "Avant, on se donnait rendez vous ici avant de partir en déplacement pour boire le café et pas devant le stade comme le font toutes les équipes. C'est là que tout se passe. J'en ai fait des soirées ici" , affirme-t-il regardant autour de lui, comme si en parler lui faisait redécouvrir l'endroit sous un autre angle. "Derrière, se tenaient les réunions et là où se trouve actuellement la salle principale du bar, on faisait la fête après match." Chez Beneyx ou à la brasserie L'Estaminet, nous voilà au centre de l'activité de Saint-Vincent de Tyrosse. "La brasserie est tenue par Thomas Lassalle. J'ai joué avec lui à Tyrosse lorsque l'on était en cadets. Aujourd'hui, il est en PRO D2 à Tarbes. Je mange souvent ici quand je passe." François Gelez est comme un poisson dans l'eau. Chez lui, sur ses terres, dans son élément. Et il n'hésite pas à faire les allers-retours entre Agen et Saint-Vincent de Tyrosse, le jeudi pour la formation, les week-ends entre les matches pour les arènes et aussi souvent que possible pour le plaisir. "Je suis bien ici, j'aimerai acheter un terrain, mais il n'y a plus rien à vendre dans tout le secteur. Ce n'est pas très facile. À ce qu'il parait un golf va se construire. En général, cela s'accompagne d'un projet immobilier… J'arriverais peut-être à tirer mon épingle du jeu ! " Comme il a su si souvent le faire dans le rugby… "
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b
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