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Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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L'histoire est déterminée par la guerre, la cupidité, la soif du pouvoir, la haine et la xénophobie (et quelques autres motivations, plus admirables, intervenant de-ci, de-là). Nous estimons donc généralement que notre nature fondamentale est définie par ces traits humains évidents. Ne nous a-t-on pas souvent dit que l'"homme" est, par nature, agressif et ne cherche qu'à accumuler égoïstement des richesses ? C'es assertions ne me paraissent pas justes - sur un plan purement pratique, non par rapport à un quelconque espoir ou à une morale préférée. Que voyons-nous, n'importe quel jour ordinaire, dans les rues ou dans les maisons de n'importe quelle ville - et même dans le métro ? Des milliers d'actes de gentillesse, minuscules et sans grande importance et des milliers de témoignages d'égards. Nous nous écartons pour laisser passer quelqu'un, sourions à un enfant, bavardons sans but avec une connaissance ou même un inconnu. La plupart du temps, la plupart des jours, dans la plupart des lieux, qu'apercevez-vous donc en fait d'actes négatifs ? Peut-être un parent donnant une gifle à un enfant ou un adolescent sur une planche à roulette renversant une vieille dame ? J'ai vécu mon enfance dans les rues de New-York et je suis parfaitement conscient des côtés désagréables et des dangers qui se manifestent dans les villes surpeuplées. Je voudrais simplement souligner un point de statistique. I l n'y a rien de moins familier ou de moins facile que de penser correctement en matière de probabilités. Beaucoup d'entre nous avons l'impression que la vie quotidienne est faite d'une interminable série de choses désagréables - que plus de 50% (ou davantage) des interactions humaines sont traumatisantes ou agressives. Mais réfléchissez-y sérieusement un moment. On ne pourrait certainement pas faire face à de pareils niveaux de méchanceté. La société sombrerait instantanément dans l'anarchie si 50% de nos rencontres avec un autre être humain se terminaient par un coup de poing dans le nez. N'on, presque toute rencontre avec une autre personne est, au minimum, neutre et, le plus souvent, assez agréable. Homo sapiens est une éspèce remarquablement douce. Les éthologistes considèrent que les animaux étudiés sont relativement pacifiques, s'ils n'aperçoivent qu'une interaction agressive ou deux, durant des dizaines d'heures d'observation. Mais pensez à combien de millions d'heures nous pouvons observer la plupart des gens, sans noter quelque chose de plus menaçant qu'un troisième doigt pointé en l'air, à raison d'une fois pas semaine ou à peu près. Alors pourquoi la plupart d'entre nous ont-ils l'impression que les gens sont si agressifs et de façon si intrinsèque ? La réponse, je crois, est dans l'asymétrie des conséquences - c'est le côté vraiment tragique de l'expérience humaine. Par malheur, un seul incident violent peut aisément annuler, dans notre perception, dix mille actes de gentillesse, et nous pouvons facilement oublier la prédominance de la gentillesse par rapport à l'agression, en confondant conséquences et fréquence. Un "passage à tabac" raciste peut balayer des années de patiente éducation en faveur du respect et de la tolérance, au sein d'une école ou d'une collectivité. Un seul meurtre peut transformer une ville où régnait l'amitié et la confiance en un labyrinthe de la peur, où chacun se barricade derrière ses portes, se méfie de tout le monde et redoute de sortir la nuit. La gentillesse est quelque chose de si fragile, de si facile à éclipser ; la violence est si puissante. Cette écrasante et tragique asymétrie entre la gentillesse et la violence prend des proportions encore plus importantes, lorsque nous envisageons les ressorts de l'histoire à grande échelle. Un seul incendie à la bibliothèque d'Alexandrie a balayé des siècles de philosophie accumulés durant l'antiquité. Une insulte supposée ou un assassinat insensé sont susceptibles d'annuler des décennies de patiente diplomatie, d'échanges culturels, d'envoi de "casques bleus", d'amitiés épistolaires (ces derniers étant de petits actes de gentillesse pratiqués par des millions de citoyens) , et peuvent conduire deux pays à se faire une guerre que personne ne veut, mais qui tue des millions d'individus et change irrévocablement le cours de l'histoire. Oui, j'admets absolument que le côté sombre des dispositions humaines est à la source de la plus grande partie de l'histoire. Mais ce fait tragique n'implique pas que les traits de comportements sous-tendant ce côté sombre définissent l'essence de la nature humaine. Au contraire, pour saisir celle-ci, je vous invite à repenser aux caractéristiques suivantes de l'évolution des éspèces : le calme plat de l'ordinaire y prédomine largement par rapport aux évènements accidentels fondateurs de l'histoire évolutive. Par analogie je soutiendrais que les comportements humains, presque à tout moment de notre vie quotidienne, manifestent des dispositions contraires à celles qui sous-tendent les phénomènes rares et perturbateurs sur lesquels est basée l'histoire, et il ne peut pas en être autrement, si l'on veut qu'existent des sociétés douées d'une certaine stabilité. Si vous désirez comprendre la nature humaine, définie comme la disposition que nous manifestons le plus fréquemment dans les situations ordinaires, laissez de côté les comportements qui sont à la source de l'histoire et rapportez à la nature humaine ceux qui sont au contraire responsables de la stabilité : autrement dit, les comportements constants de non-agression les plus courants dans 99,9% de notre vie. La vraie tragédie de l'existence humaine n'est pas que nous soyons méchants par nature, mais qu'une cruelle asymétrie structurale confère aux phénomènes rares de la vilenie un tel pouvoir de façonner notre histoire.
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268209
b
Moi aussi !
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