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Extrait de mon livre

Témoignage d'internaute trouvé sur france2
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Il y a des auteurs qui ne disposent d'aucune matiére, alors ils pondent des textes incohérents… Celui qui disposerait de la dite matiére pourrait s'y intéresser en tant que préte-nom possible, encore eut-t-il fallu que Grevisse et Bescherelle figurent dans le CV de l'apprenti auteur effectivement… C'est un thème qui m'a intéressé un temps, au point d'en faire un livre d'ailleurs. Bon je sais, au tout début, lorsque l'idée saugrenue d'écrire des livres m'a titillé. Je pensais les écrire, ou les rédiger sous forme de scénarios et en laisser la signature à quelqu'un qui rêverait d'étre écrivain. C'est un thème qui m'a obsédé longtemps, cette confrontation de quelqu'un dont la vie est un polar et qui du coup n'a que mépris pour les dits auteurs de ce genre, et qui se servirait pour bien en démontrer l'absolu ridicule de la posture de l' imposture justement. J'ai d'ailleurs commencé ce livre, une sorte de réglement de compte avec le milieu du polar et aussi avec l'univers des calls centers en passant, des rachats d'entreprises, bref tout ce qui est du vol dans la loi. """ Jacques Lefèvre baille en contemplant la grande pendule au-dessus du comptoir. Son chef, monsieur Lecoin, lui confie de plus en plus le magasin, en profitant pour vaquer entre les ateliers et la comptabilité. Depuis que l'ANPE lui envoie des stagiaires en contrat dit aidés, il peut enfin soigner sa carrière tout en affichant des 35 heures radieuses. Ce stagiaire s'est montré de plus, largement à la hauteur malgré une apparence physique qu'il trouvait négligée : ses airs de poète qu'il disait. Jacques ne fréquente guère les coiffeurs et son coup de peigne relève plus d'un réveil matinal soudain, que d'une coiffure à la mode. Paradoxalement, son sourire gentil et ses airs de berger égaré, semblent trouver un écho favorable chez la clientèle particulière des lieux. En vérité, le zèle qu'il a témoigné à seconder efficacement le chef, cache un tout autre projet. Une fois le magasin en ordre de marche et un peu de temps disponible, il saute sur son notebook dissimulé dans sa sacoche. Il se gratte alors la tignasse d'un air inspiré et tente de retranscrire au mieux les messages sibyllins que lui conte au téléphone, l'inconnu du cimetière. Il ne sait toujours pas son nom. Dans l'univers où j'évolue, les identités sont comme les voitures, on en change selon les besoins ; lui a-il dit pour toute réponse. Il lui a posé pourtant mille questions sur la crédibilité d'une édition et à chaque fois, l'autre lui a répondu : je te fournis une matière première qu'aucun de ces petits professeurs, ces journalistes qui se targuent d'écrire des polars de nos jours, ne peut se procurer. D'ailleurs, l'on pourra changer ton nom pour un pseudo littéraire pour ne point leur ressembler ; a-il dit en éclatant de rire. Etrangement, il n'éprouve aucune inquiétude quant à la fréquentation récente de cet inconnu, peut-être parce qu'il ne ressemble guère aux délinquants de la cité, ni même à ceux dont il criblait pourtant les rubriques judiciaires des quotidiens ; sa seule source d'inspiration auparavant. Aline, sa copine, ne lui a plus posé de question depuis l'épisode du cimetière, d'autant que l'autre n'avait rappelé qu'au magasin. Lorsque c'était Lecoin qui décrochait, il jouait au client en affaire avec lui, ce qui augmentait son prestige auprès de son chef, et les longues conversations n'avaient lieu que lorsqu'il était enfin seul. Des communications téléphoniques qui ne laisseraient guère de traces dans une entreprise dont il n'était même pas un vrai salarié, dûment enregistré. Ce serait le problème de Lecoin si un jour ! Et cette idée l'amuse en un sens. Il n'en est qu'à la cinquantième première page en fait, un début sous forme de prélude à une affaire d'escroquerie complexe, lui a promis son nouveau mentor. Un polar totalement inédit selon lui et dont il faudra tout d'abord fixer le contexte, les personnages, pour comprendre l'origine de ce qui les a amené à cette affaire. ******** Jacques se rendit compte de la place qu'avait pris l'inconnu dans sa vie, lorsque celui-ci lui téléphona, au matin. Chacun de ses appels déclenchait à suivre, de délicieuses heures d'écriture sur le notebook. Puis au fur et à mesure que la matière se transcrivait jusqu'à s'estomper, son quotidien reprenait le dessus. Aline, Monsieur Lecoin, et l'ANPE redevenaient des réalités palpables. Surtout en début de mois lorsque Lecoin signait les heures à destination des Assedic et qu'ensuite, invariablement, Aline prenait connaissance du modeste virement bancaire. Le pire était certainement de savoir que tout cela déboucherait à la fin du contrat sur un retour à la case départ, avec le harcèlement du conseiller ANPE, avec les interminables et inévitables réunions d'auto culpabilisations. Il en venait même à douter de l'intérêt d'un véritable emploi, rien qu'en regardant la vie de Lecoin. Mais, lorsqu'il se plongeait dans la relecture du manuscrit, un autre monde se dessinait, mystérieux, inquiétant, porteur d'une force qui l'attirait de plus en plus. De la plaque du cimetière, à ses histoires des bandes et leur violence, des fils se nouaient sous forme de personnages encore un peu flous, mais dont l'image commençait à se dessiner cependant. Ils s'étaient donnés rendez-vous au cimetière. Il avait des stèles à préparer dans plusieurs allées et l'inconnu pourrait l'accompagner en toute discrétion. Cette fois, il arriva dans un discret petit coupé Bmw gris, habillé d'un tout aussi sobre imperméable de la même couleur, sur un costume cravate bleu foncé. Le temps était de la partie avec un presque soleil radieux, très étonnant pour la saison. Sans un regard vers le magasin, il partit directement par l'allée centrale du cimetière, d'un pas tranquille, les mains dans les poches. Jacques avait déjà préparé la camionnette et n'eut plus qu'à rejoindre lui aussi, l'allée prévue. Après l'avoir rapidement salué, alors qu'il déchargeait sa première stèle à l'aide du bras hydraulique, il profita de sa visite pour l'interroger. D'habitude au téléphone, il écoutait sans oser trop l'interrompre. - Et la dame de la tombe, quel lien a-t-elle avec notre histoire ? - Un lien justement ; c'est elle qui relie une partie des personnages de notre livre. Ils se sont connus chez elle et se sont faits d'une partie de sa propre histoire. C'est aussi pourquoi, je viens me recueillir sur sa tombe. Jacques décida de s'abstenir de répondre, se disant qu'avec ça : autant continuer à écouter. ******** Stephan s'est enfermé dans la salle du central téléphonique - le PABX – et il s'ingénie maintenant, après avoir dédié un des ordinateurs comme serveur principal du réseau informatique, à relier le tout au moyen d'un logiciel qu'il a récupéré chez un éditeur en faillite. Une petite boite qui avait consacré beaucoup de temps en programmation et n'avait que très peu vendu ce soft, pourtant génial au goût de Stephan. Il s'était procuré les codes sources, le code qui permet d'être réellement le propriétaire d'un programme, auprès d'un des ingénieurs licenciés de l'entreprise en faillite. Celui-ci n'avait pas été payé depuis des mois et se retrouvait perclu de dettes, littéralement harcelé par les huissiers. Depuis, Stephan l'a amélioré, le testant sur des plateaux tels que celui d'aujourd'hui. Slovania RTbox le commercialise sur toute l'Europe avec peu de succès : trop peu connu eu rapport au géant du marché. Une présence quasi invisible qui place la structure à l'abri de la curiosité de la concurrence. Son expertise du système informatique de Phone Pro ne s'est pas révélée franchement enthousiasmante vu que ses prédécesseurs n'avaient été que des stagiaires. Stephan déteste cordialement le monde de l'entreprise. Il le vomit depuis longtemps, de toute son âme. Un système, qui pour lui, relève entièrement de la bouffonnerie. C'est un pur dans son genre. Malgré sa répulsion envers la femme Grangé, classifiée d'office dans le rang des petits chefs,
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b
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