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Pour faire court, alors qu'au collège on faisait le court d'art P. Dans la cours, j'ai fai une connerie. On faisait de la peinture en mouvement, avec des caddies et des skate. Un pote s'est mi dans le caddi et j'ai poussé à fond dans la cours comme un malalde on s'est bien maré. Enfin jusqu'à ce que le principal nous gueule de venir. Il a dit a la surveillante de nous donner une punition. Pour moi 50 lignes mini de dissert (que je n'ai jamais fait). Je suis en 3e. Je voudrais. 1. Puis-je rendre un travail dactylo imprimé ? 2. Est-ce coorect ? Je m'explique : le but est d'être au fond ironique sans risquer vraiment autre chose (parents pas au courant). Une excuse sur fond d'insubordination en gros. Et si vous trouvez des fautes dites-le svp. (Je saque pas le dirlo… mais c'est pas un idiot. Juste un ultra conservateur dans son genre, voir même un psychorigide de base). Je sais que c'est long mais merci quand même. [Faute de réponse, elle est rendue !] Pour resituer, le principal est un ancien prof d'éco très très coincé. Tout d'abord, et avant de commencer cette dissertation, je vous demande, monsieur X, de m'excuser. J'ai parfaitement pris la mesure de la gravité de ce que j'ai commis et en ait tiré les leçons nécessaires. J'aimerai commencer par le sérieux de ma faute vis-à-vis de mon professeur d'Arts Plastiques, monsieur Y. Celui-ci a pris sur lui de nous donner ce cours en dehors des murs de sa salle. Cela sous entend qu'il a pris la responsabilité de nous changer d'environnement. Ayant pris toutes les précautions nécessaires, il nous a confié un matériel inhabituel tel que ces chariots. Cette façon différente de voir les arts, dans un cadre autre qu'une salle de cours était et reste une approche pédagogique, et en soi ludique, de travailler. Alors qu'il aurait aussi bien pu dispenser un cours classique, il décide de nous accorder sa confiance, confiance que je n'ai pas respecté. Tandis que les autres camarades suivaient les règles et se comportaient selon les consignes, j'ai agis de façon risquée et irresponsable. Dans l'immédiat, mon premier tort est d'avoir manqué de respect au professeur et d'avoir agit de façon répréhensible sous sa responsabilité, alors qu'encore il nous faisait la faveur de travailler dans d'autres conditions que d'accoutumé. Ensuite, je constate le danger de ce qui a été fait. Si l'utilisation requise du matériel par le professeur ne comportait aucune sorte de risque et permettait un travail en toute sureté, celle que nous en avons faite ne tenait aucunement compte de la situation et du cadre qui nous entourait. L'aire de récréation, ainsi que les préaux et l'enceinte du collège dans sa globalité ne sont absolument pas prévus pour, et ne présentent aucun équipement adéquat à cette utilisation abusive des chariots. De cette façon nous étions en dehors de toute condition assurant notre propre sécurité ; rien que cela aurait dû nous dissuader d'agir comme nous l'avons fait, mon camarde et moi. Non seulement nous nous sommes mis en danger, mais nous avons également risqués de blesser quelqu'un d'autre. Car ses chariots, bien loin d'être de véritables véhicules, dans le cas de l'irruption de quelqu'un sur leur trajectoire, ne nous auraient peut-être pas permis de réagir en conséquence à temps ; et pour peu que nous perdions le contrôle du chariot, chose que, tout de même, nous avons évité, nous aurions pu heurter un camarade. Malgré qu'à côté de l'aspect moral de ce que j'ai fait, l'aspect matériel soit moindre, il serait resté honteux de dégrader le matériel. Puisque ce chariot, objet de mon forfait, est avant tout un outil au service des élèves dans leur ensemble. En le rendant afonctionnel après une collision, j'aurais empêché chaque élève de chaque classe ayant également mon professeur d'arts plastiques de l'employer. Ainsi ayant déjà nuit à ma sécurité, à celle de mon camarade, et dans le risque de nuire à celle d'autres élèves ou membres adultes de l'établissement, j'aurais pu également desservir les élèves censés employer ce chariot après moi, ne leur permettant ainsi pas d'effectuer ce que notre professeur avait décidé. D'avoir fait cela alors que le professeur s'occupait d'autres élèves fut de notre part, si ce n'est abject, du moins irréfléchi et imprudent. Désormais, ayant réfléchi et avec le recul, je peux affirmer que je n'aurais pas dû faire cela et que, si à l'instant de le perpétrer, j'avais pris conscience des implications que cela comportait, je ne l'aurais finalement pas accompli. Il m'est en plus évident, et à nouveau grâce au recul, que ma faute est grande vis-à-vis du collège, car celui-ci se porte garant de notre sécurité et parce que, selon moi, il faut partir du principe que si nous avions continués, nous nous serions probablement blessé de façon autrement plus grave qu'une égratignure. Si je n'ai aucune notion juridique et ne suis non plus au courant des démarches alors entreprises, je pense cependant qu'il aurait été inadmissible d'amener le collège, voir même notre professeur, à payer les soins d'une quelconque manière. Ayant engagé ma responsabilité morale, en faisant ce que j'ai fais, j'ai pris le risque d'engager la "responsabilité civile ou pénale" de personne n'ayant aucun rapport avec, et n'étant en rien au courant de, ce que nous avons faits. J'ai également compris que dans une certaine mesure, cet acte a pu quelque part être perçu comme un acte de défiance par rapport au collège et à l'autorité en générale. De cette façon j'ai pu envisager que si s'être comporté ainsi avait des répercutions directes, cela en sous-entendait d'autres, indirectes celles-ci. Les règles, ainsi que toutes lois dans leur généralité ont un but précis : protéger chacun dans ses libertés et sa sécurité. Ces règles de vies, autrement plus importantes en communauté, et si et seulement si elles sont respectées, assurent à tout un chacun la paisible certitude de sécurité qu'il est normal de ressentir au quotidien. Pourtant, dès lors qu'un seul individu contrevient à ses règles établies dans l'intérêt de tous, il bouscule d'une certaine façon ce qu'on pourrait nommer "un ordre allant dans le sens des personnes obéissant aux règles" . D'abord, et sans compter la nature de ce qu'il a commis, il retire la valeur absolue de cet ordre. Il devient possible de le transgresser, de lui nuire dans son entier et ainsi à chaque chose, ici chaque personne, le composant. On n'émettra aucun doute sur la tentation que cela représentera pour quiconque en aura vent, l'ayant vu ou appris d'une manière qui importe peu : car on le sait bien, tout se sait et ici les exceptions confirmant la règle sont bien rares. Une fois que l'on a réfléchi à cela, ce qui n'était, je l'admets, pas mon cas, on prend conscience de la situation ainsi engendrée. Chaque fait perpétré en dehors du cadre des règles entraîne ainsi une réaction néfaste, celle-ci prenant la forme d'une autre action allant dans le même sens, du fait de la tentation, et peut-être aussi de l'effet de groupe, et de façon abstraite, de la nature finalement animale de l'Homme. Mais ces considérations, qui faute d'être philosophiques se veulent profondes de sens ou de véracité (ça je ne le sais) tendent simplement à démontrer l'aisance qu'a un cercle vicieux à s'installer à quelque niveau que ce soit d'une communauté ; et une communauté, le collège en est une. Vraisemblablement aussi ce cercle-ci profite-t-il d'un effet domino, d'un effet papillon insinuant que chaque action sera plus grave que la précédente. Alors selon les cas on observe sûrement diverses dégradations. Un climat se détériorant, une recrudescence des entorses aux règles menant finalement parfois à une escalade anarchique de la violence. Est-ce cela que j'ai souhaité en poussant ce chariot ? Non : si j'ai pu penser à me distraire aussi stupidement, je n'ai pu envisager les répercutions possibles d'enfreindre gratuitement les règles intérieurs du collège. Bien évidemment il est relativement rare que le scénario ci-dessus se réalise entièrement. Pourtant, simplement pris dans l'élan de cette piètre réflexion, celle-ci prenant des airs de grandiose, je ne peux m'arrêter là. Qu'importe finalement le nombre de lignes requises : s'il serait ironique et hors de propos de dire que j'ai entrevu la lumière, je nuancerais donc. Je pense après avoir écrit écris ces lignes que du moins une porte s'est ouverte d'elle-même. Cette porte, et bien qu'elle soit une image je la crois presque palpable, ne cachait aucune sorte de théorie du chao comme pourrait le laisser entendre le cercle décrit précédemment. Elle s'est juste ouverte sur, l'expression se répète, une prise de conscience. C'est de cela que traite ce devoir, c'est de cela qu'il est fait et c'est quelque part ce qu'il cache. Nombre de fictions, sur quelque support qu'elles soient, traitent de la déchéance, et je pense avoir appris que cela vient de la simple nature de l'être humain. A celui-ci on accorde beaucoup de natures, de traits bestiaux, de pensées lugubres ou de vertus angéliques. Désormais, à mon risible niveau de pensée, je lui compte aussi la destruction comme attribut. Voyant tout ce que les autres ont construits, créés, engendrés, l'individu comprend inconsciemment l'étendue de ce que lui n'a pas accompli. Il lui prend alors, toujours de façon inconsciente et involontaire, un sentiment de désarrois, de déception que beaucoup portent en eux toute leur vie. Et si les réponses à cette détresse vont de l'orgueil déplacé à la dépression récurrente, ce sentiment de douleur profond induit une formidable propension à la violence gratuite, à la destruction de tous ordres et au sabotage de toute chose élaborée. Bienheureusement la société tient ici un rôle, si ce n'est curatif, du moins refoulant. De cette façon une personne qui ne dirige pas vers le besoin de s'améliorer cette ranc¿ur ira dans le sens de l'exclusion et de la folie : c'est bien de folie qu'il s'agit là et si ce résonnement s'avère juste, cette amertume inconditionnelle a causée, cause et causera bien des tourments de tous ordres. On l'a dans ces lignes sous-entendue, et dans tous les contextes elle prend forme sans nommée, fin indéniable à toute chose. C'est un risque que je prends, une conviction me tenant à c¿ur : l'Anarchie, avec un grand "A" , est proche. Bien plus proche qu'on ne le soupçonne. C'est un risque pendant au dessus de la race humaine, épée de Damoclès, lustre tout de diamants constitué mais bien mal accroché. Et le fil, cette corde effilochée qui le suspend, lorsqu'elle se brise cisaille souvent au même instant le fil censé suspendre nos vies au dessus du vide. Et tous les morts en attesteront, l'Anarchie n'est pas une théorie anti-communiste quelconque ou un délire d'esprit vacillant. Eux, qui sont plus nombreux que ceux qui vivent encore nous l'affirment de toute la conviction née de la douleur : le trouble infini du désordre perpétuel, la ruine insensée, la peur obtue de la subversion gratuite sont autant de membres tentaculaires d'une même bête, d'ambassades d'un même empire, de haches d'un même bourreau. L'Anarchie. Déguisée en mot elle fait ricaner, sifflotée dans la brise elle se fait oublier, soufflée de toute la force des poumons d'un de ses disciples illuminé elle dérange et provoque la haine. C'est une échelle insupportable sur laquelle on mesure sa force : étouffée dans la voix agonisante d'un vent meurtri elle vous provoque frissons, énoncée glacialement d'une bouche humaine tenant le pouvoir elle fait couler maintes sueurs froides. L'on continue ainsi jusqu'au seuil silencieux de néant, là où elle a déjà agit, là où il ne reste rien que peut-être un faible gémissement d'une victime collatérale. Cependant ces pertes-ci ne sont pas gravissimes, pas même gênantes. Qui plus est si c'est là, à terre, se lamentant, un adepte involontaire, une victime consentante de cet achèvement prématuré. Une fois aventurés sur ce terrain là, moi derrière ce chariot tous deux nous amusant, des adeptes involontaires, des victimes consentantes, nous en étions. Et si cette fois peut-être le pire fut épargné, on ne saurait parier sur la récidive. Gardons à l'esprit que les symptômes de cette gangrène sont peut-être encore terrés au fond de nous-mêmes. Le simple et sacrosaint principe de précaution prévalant, il ne faut rien oublier, qui sait ? Peut-être revenons-nous de loin ? Vraisemblablment mon idée sur le sujet est-elle ici bien résumée (malgré qu'elle puisse être approfondie dans une bien autre mesure) et qu'en faire plus serait superflu, car je l'admets évidemment, je n'ai nullement le talent nécessaire à de plus amples développements. J'espère également ne pas être allé top loin, et c'est dans une intention louable, quelque en soit le résultat et bien que ce fut sous la contrainte, que j'ai rédigé. Cette dissertation n'est donc pas une longue excuse étirée en longueur mais une réflexion qui se veut le reflet de ma pensée. De plus, laissez-moi s'il vous plaît l'occasion de me défendre sur le caractère maladroit qu'elle peut présenter : elle est ma première et je ne suis en rien au courant des codes qui régissent d'habitude ces écrits. J'en tire seulement que loin de simplement se résumer à une sanction, ce devoir visait je pense à me faire réfléchir sincèrement à propos de ce que j'ais commis. Et ceci étant fait je peux affirmer que j'ai compris, pour toutes les raisons citées ici depuis la première ligne, que cet acte ne se reproduira pas. Ce message a été modifié par Townshend_Ezechiel - 21 mai 2009 - 19:17.
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261606
b
Moi aussi !
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