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J'ai écris un truc

Témoignage d'internaute trouvé sur forumados - 24/04/10 | Mis en ligne le 21/05/12
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Deuxième Chapitre : Métamorphose. Une semaine s'écoula aussi vite qu'une brume dans le vent. Par pudeur, je n'adressais pas la moindre parole à mes camarades. Mais c'était encore cette pudeur de qui se sentait exilé. Normal, en un instant, je m'étais retrouvée au milieu d'un monde m'ayant été étranger, très inconnu. Comment aurais-je pu réagir autrement ? Moi qui n'ai toujours réussis qu'à peine à m'adapter aux nouveaux climats. Je restais le long du temps, seule à bouquiner, ou sinon, à contempler les vas et viens des autres collégiens, lesquels me paraissaient, à présent, très ouverts. J'avais hâte de retourner au temps où la joie emplissait mon coeur. Raison pour laquelle, je sanglotais secrètement, ce qui voulais dire, souffrais silencieusement. J'en faisais un peu trop, certainement. Nombreux étaient ces élèves ayant, comme moi, été nouveaux. Ceux-là n'y pensaient que peu, et ne croisèrent surtout point de calvaire. En revanche, ils s'étaient ça et là faits des amis, avec lesquels ils étaient heureux. Il était bel et bien à moi de prendre l'initiative, et de faire le premier pas afin de chercher quelques bons compagnons. Je n'avais fort malheureusement pas le courage de s'aventurer de la sorte. Je craignais leurs réactions, leurs regards. C'était donc beaucoup plus fort que moi. Jusqu'au jour ou était venu envers moi, pour une première fois après le 09/09/09, Louis afin de me demander : - Salut Theresa ! L'école organise un truc, si tu voulais participer, bienvenue… - De quoi est-t-il donc question ? Demandai-je avec intérêt. - Ah, tu parles encore ? J'ai pensé que tu étais muette. Ça me rassure. Ricana-t-il. - Je suis un peu réservée, c'est tout. Répondis-je en souriant. - Sois pas compliquée, ne te bourre plus jamais la vie pour des riens. Va s'y fonce, regarde autour de toi. La cour est pleine de gens. Matte-les ! Qu'ils sont heureux ! Fais de même. Tu es assez jeune pour t'isoler. Tu passeras apparemment pour une pessimiste. Qu'est ce qui te prend, bon sang ! Tu as changé d'école, tu n'as pas perdu ta famille. Ce n'est pas le monde qui s'achève. Une autre vie t'attend. - Vraiment émouvant, ce que tu dis. Mais tout cela était contre mon gré. Je n'ai plus personne à qui parler. Je suis seule, et ce n'est pas dû à ma propre volonté ! - Si, tu es responsable de tes gestes. Ne joue pas l'ange qu'on méprise. C'est toi la nouvelle, pas eux. Sois intelligente, à toi de jouer. Impose-toi ! Ne crains rien ! - Merci, c'est… je, je perds les mots, je ne sais plus quoi… dis-je en larmes. Il s'assit, m'offrit un joli torchon et me demanda : - essuies tes larmes, ne pleure pas ! Je n'aime pas te voir ainsi, ma vielle. - merci de ton réconfort. T'es un ange, je te dérange apparemment avec mes histoires à la noix. Remarquai-je. - Pas le moins du monde, par contre, je suis tout le temps heureux de te conseiller. Une réplique qui, finalement, osa effacer une empreinte de ma légitime mélancolie. Je le vis s'éloigner petit à petit. Qu'il m'a paru sympathique ! Des conseils provenant de la part d'un pareil être me reviendront certainement, pour du bien. Je sentis mon esprit s'épanouir, se renouveler. Seigneur, que l'on est béate lorsqu'on se rend compte qu'il existe, quelque part, un quelconque lequel pense à soi. Une agréable prospérité s'était emparée de mon coeur. Il me semblait que la vie commençait à me sourire, juste après des jours sinistrement passés. Je me levai, puis, d'un air audacieux, me dirigeai vers la cantine à l'intérieur de laquelle s'étaient trouvées les filles de mon groupe. J'ouvris joyeusement la porte, puis les saluai : - Bonne fin d'appétit. Leur souhaitai-je. Elles demeuraient mornes, taiseuses, discrètes. Pour des raisons inconnues. Je m'apprêtais au chemin inverse, en retournant désespéramment. La larme aux yeux, je constatai que ma présence les gênait, ainsi qu'elles ne voulaient pas d'une "nouvelle" dans leur propre univers. J'avais pourtant un impérieux besoin de me voir parmi elles, joyeuse. Tel autrefois. Mais il n'en était surtout pas question. Je me perturbais rien qu'en y pensant. Ma vie me sembla, soudainement, vide. Mes pressentiments ne m'avaient pas trahie. Je savais ce qui m'était destinée et m'attendais à leur réaction. Il fallait que je me recachasse au fond de ma carapace. Je n'avais pas de place parmi les gens. Je n'étais rien qu'un microbe non-désiré. Un intrus duquel fallait-il immédiatement se débarrasser. J'écoutais, en ce moment, ma chanson préférée qui me rappelait les moments joviaux qu'avec des anges, j'ai passés. Je sanglotais. Ma mémoire me dessinait des souvenirs familiers, enfantins. Lesquels m'étaient moins une peine qu'une allégresse. Je levai les yeux afin de contempler cet astre gai, qui de clarté, éclaircissait mes idées. Je songeai soudainement : "Il n'y a vraiment que le premier pas qui coute" . Il est vrai, qu'il m'a été dur de m'adapter dans un monde où l'hypocrisie régnait, mais je croyais bien au fait qu'il existait quelque chose au fond de soi qu'il faudrait saisir. C'était l'amour de la vie, le rêve, l'éternité. Je n'avais pas à me borner à voir la vie en noir. Ce n'était qu'une première expérience qu'il fallait combattre d'un ton beaucoup plus féroce. Mes parents m'avaient toujours raconté que la vie ne faisait pas de cadeaux, qu'il fallait savoir sur quel pied danser, ainsi que l'on devait battre des mains et des pieds afin d'aboutir aux objectifs tant souhaités. L'inconnu, l'inconnaissable, deux épithètes lesquels devaient me laisser optimiser. La vie était digne d'être adorée, malgré sa fermeté. Pour une première fois depuis très longtemps, j'éprouvais cette émotion du plus creux de mon coeur. La solitude m'était désormais une façon de s'isoler du reste de monde. Il y avait d'abord, Theresa, puis les autres. Je n'en faisais partie. J'étais différente, et en étais satisfaite. Mieux valait être seule qu'être mal accompagnée. Au fil des jours, je n'éprouvais plus ce besoin d'être Parmi un groupe. Je savais récupérer mon aise, en me tenant seule. Les rumeurs qu'interprétaient les élèves ne m'importaient pratiquement en rien, vu que je me rendais compte de ce dont j'étais capable. Je savais à présent, m'imposer, me défendre. Je n'étais plus le jouet de leurs propres caprices. J'avais finalement pu prescrire mon respect. Je restais ainsi pendant des semaines, sans le moindre changement. Je ne chialais plus pour un passé, la vie était mêlée de traverses, et il m'était bon de s'y attacher sans cesse.
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257537
b
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