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J'en viens à me demander si tu n'es pas une psychologue professionnelle…

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Encore une fois Ondine, je ne peux que m'incliner sur ta justesse d'analyse. Je pourrais même aller jusqu'à dire que tu me cernes mieux que je ne le ferais moi même ! J'en viens à me demander si tu n'es pas une psychologue professionnelle… Citation : Si ta "nature profonde t'inclinait réellement à la première version" tu ne te poserais pas de questions, parce que cela te semblerait naturel de suivre ton inclinaison et par conséquent tu n'en souffrirais pas. Effectivement, je ne suis ni suffisamment "passive", ni suffisamment "active".. Mais toujours en balance, en hésitations… Citation : Je pense que tu fais l'amalgame entre ce qui est inné et ce qui est acquis, et cette inclinaison à vivre la vie que l'on t'impose, à te couler dans le moule que l'on forge pour toi, en un mot à vivre par procuration les aspirations d'une autre personne, parce que tu penses que telle est ta destinée, n'est pas innée, mais acquise, parce que l'on t'a formatée pour cela., ton éducation, ton sens des valeurs n'ont fait qu'accentuer ce penchant. Certainement, et de façon très insidieuse puisque l'amalgame est pratiquement inconscient. D'où plus difficile à détecter… Citation : Tu t'es laissée portée par les événements, parce que de tous temps tu as pris l'habitude que l'on décide à ta place de ce qui est bon ou mauvais pour toi, et comme tu es d'une nature docile, tu as laissé faire, par manque de confiance en toi, malgré des capacités évidentes, mais trop dangereuses à gérer. Tu as appris à privilégier la sécurité, parce que c'est ce que l'on t'a inculqué, même si la révolte gronde en toi, tu as été trop longtemps une trop "bonne élève" pour t'opposer à tous les maîtres qui ont jalonné ta vie, parents et époux y compris. Et tu as suivi la route toute tracée pour toi, comme ta mère l'a fait avant toi. Tu es même plutôt indulgente avec moi ! Car ce n'est pas forcément le conditionnement qu'on m'a inculqué, car on a tous notre libre arbitre qui nous permet de réagir un jour ou l'autre, je dirais que finalement je me suis peut-être retranchée derrière cet endoctrinement pour ne pas assumer la moindre prise de risque, tout simplement parce que je suis quelqu'un qui a toujours fui les conflits. J'ai toujours fait en sorte de contourner les problèmes au lieu de leur faire front. C'est sans doute de la lâcheté et de la duplicité vis à vis de moi même pour commencer. Mais les expériences m'avaient laissé croire que ça fonctionnait plutôt pas mal ainsi, avec moindres dommages, plus de tranquillité et finalement une certaine latitude de manoeuvre. Sauf qu'arrivée au moment où les choix francs deviennent une nécessité, ou les faux fuyants sont inopérants, pfft, je me suis défilée. Car je n'ai plus su ce que je voulais vraiment et ce à quoi je voulais vraiment renoncer. Parce que je me suis convaincue que mes valeurs étaient vraiment celles des autres (des adultes qui ont régenté ma vie - ma mère, les profs) et que moi, l'enfant, n'étant pas à leur niveau de maturité, de sagesse et d'expérience, j'avais forcément tort. Alors je n'ai plus su quand je pensais vraiment ou quand c'était la voix des "autres" qui dictait mes pensées. C'est vrai que cette tendance à fuir la confrontation est basée sur un désir en permanence inassouvi de susciter l'approgation et la reconnaissance qui m'a depuis toujours nourrie. J'ai fini par comprendre qu'on ne pouvait plaire à tout le monde. Mais les automatismes sont lents à disparaitre. J'ai toujours travailler d'arrache pied, en classe (fille d'immigrés, j'avais un point d'honneur à prouver la valeur de ma nationalité pour que mes parents se sentent fiers eux aussi par mon intermédiaire. J'ai même sauté une classe, puis des études supérieures). Quand j'ai choisi la carrière bancaire, je ne pensais vraiment pas le faire pour faire plaisir à ma mère ou pour qu'elle en soit fière, je pensais vraiment que cette pensée venait de moi, tellement j'étais imprégnée de la sienne. Citation : Je doute que tu espères une heure de gloire, par contre tu as fortement besoin de reconnaissance, car dans ton parcours, tu n'as jamais su où était réellement ta véritable place. Et tu continues à compenser par un dévouement sans failles, l'attention que l'on te prodigue. Quel péché penses-tu devoir expier pour motiver une telle abnégation ? Et bien tu serais surprise si tu connaissais une partie de mes secrets, de ceux qui méritent une expiation, justement et je ne sais pas si je finirais un jour de payer ma dette. Mais là, je ne peux pas évoquer ce sujet en public. Mais c'est vrai, j'ai toujours l'impression que quoi que je fasse, je ne suis jamais à la hauteur, suffisamment digne des valeurs de probité, de loyauté, de courage, etc. Il n'y a que sur mes aptitudes intellectuelles, dans leur modeste part, où je ne me dénigre ni ne m'encense, je ne fais qu'accepter le niveau qui est le mien, sans autre état d'âme. Citation : Quand la réflexion n'est pas suivie d'effets, on a forcément des remords ou des regrets, voire même les deux. Réussir sa vie n'est rien d'autre que se donner les moyens de la réussir, et pour cela il faut parfois faire preuve d'un peu d'égoïsme, en renonçant à vouloir par sa seule attitude rendre tout le monde heureux, ce qui peut passer, sous couvert de bons sentiments, pour une certaine vanité. Je suis bien d'accord et je serais même prête aujourd'hui à consentir un tel effort. Mais encore faudrait il que je sois convaincue que cet forme d'égoïsme puisse m'apporter de façon certaine cette satisfaction personnelle dont je suis en quête. Et finalement c'est plus par doute que par abnégation, que je ne sais pas quel décision prendre. Et pas seulement pour ne pas faire souffrir, mais aussi pour ne pas souffrir moi même en regrettant par la suite un choix malheureux qui ne m'aurait apporté que les déceptions au lieu des espoirs que j'aurais fondés. Citation : C'est son problème pas le tien, il a fait un choix, parce que la motivation de vouloir conserver ses acquis à tous prix à été la plus forte, il n'a pas entendu ton mal être, il a simplement remplacé les pièces qu'il pensait défectueuses, sans tenir compte de ce que tu désirais réellement. Il tient à renvoyer une image valorisante, pour satisfaire un égo exigeant. Je le pense tout autant. Et pourtant, une voix intérieure me glisse aussitôt insidieusement, que peut-être LUI, comme ma mère ou mes profs ou autres adultes, savent mieux que moi ce qui me convient. Parce que j'ai déjà fait tellement d'erreurs de jugements, que je n'ai plus vraiment confiance en ce que je crois judicieux ou pas… Citation : On peut en effet trouver des justifications à tout, et c'est ce que tu t'appliques à faire consciencieusement, non pas par lâcheté, mais par habitude, parce que tu as toujours été là où on te disait d'être, fait ce que l'on te disait de faire, comportée comme tu pressentais qu'on voulait que tu le fasses, cela a enlevé chez toi toute spontanéité. Tu as été conditionnée à soupeser, anticiper, prévoir, calculer, forcément tu envisages le pire. En fait tu n'as encore jamais déployé tes ailes pour te jeter dans la vraie vie, celle dans laquelle il faut prendre des risques, lesquels même calculés te terrorisent. Tu as choisi professionnellement la voie que ta mère avait décidé pour toi, à contre coeur, mais lorsque les circonstances – (ces fameuses circonstances qui régissent tes décisions) ont fait que tu as dû t'en éloigner, tu t'es bien adaptée pour trouver mieux non ? Oui, certes, mais j'ai juste peur de me tromper, car j'ai l'impression de ne plus me connaitre. De ne pas savoir ce qui est bon ou mauvais pour moi. Dans ce cas, comment engager tout son avenir et celui des autres dans une voie qui n'est même pas certaine à mes yeux d'aboutir à l'épanouissement ? C'est pourquoi quand j'ai eu l'illumination d'une perspective de nouvelle vie, j'ai eu cette intime conviction qui me faisait défaut pour enfin décider en toute conscience, de ce que je voulais, et je m'y suis appliquée… Mais pas suffisamment, pas jusqu'au bout. Et l'abandon subit de cet espoir naissant, m'a fait perdre les derniers (et premiers ! ) bastions de revendication et d'entreprise que j'avais enfin su ériger… Citation : Ton mari ne pourvoit pas à ton bonheur malgré toi, il assure le sien, ce qui est différent, et tu fais partie des acquisitions qu'il tient à conserver. Tu es attachée à lui, normal après toutes ces années. Ton mari se comporte avec toi, comme si tu étais une petite fille immature et irresponsable. Par certains côté cela a dû te rassurer un temps, mais tu as fini par étouffer. L'image que tu renvoies de toi n'a rien à voir avec ce que tu es en réalité, tu penses qu'il ne sait pas de quoi tu es capable lorsque tu es amoureuse, donc motivée, je pense le contraire et je suis persuadée que justement c'est ce qu'il redoute, c'est pourquoi il te tient sous pression, pour ne pas faire ressortir ta véritable nature, bien moins commode et gérable. Une nouvelle tentative lui serait fatale, penses tu, encore une fois tu présumes plus de sa douleur que de la tienne, jusqu'à l'occulter au risque de te perdre et tu acceptes de te ranger à ses arguments, qui n'ont pour but que de le préserver lui, encore une fois. C'est possible qu'il agisse avec une forme de manipulation involontaire. Que je perçois et que pourtant j'accepte, par défaut, par dépit, que sais je ? Ou parce que je suis plus perdue dans mes doutes aujourd'hui, que j'ai perdu énormément d'espoir dans mon futur, au moment où je vois les années le réduire à tire d'ailes… Citation : En effet comment pourrais tu faire preuve d'une telle ingratitude, envers celui qui se comporte en maître avec toi, uniquement pour "ton bien" ! Oui, en effet, COMMENT ? Citation : Conclusion : tu es tellement ancrée dans un procéssus d'assistance, crée de toutes pièces par ceux qui prétendent t'aimer et agir pour ton bien, alors qu'en fait ils ne font que te manipuler, jouant sur ta nature dévouée et influençable, que tu t'évertues à démonter, à décortiquer tout ce qui pourrait te libèrer, pour rester dans le rôle que l'on t'impose, par habitude. Je suis également d'accord sur cette analyse, mais encore faudrait il que je sois SURE de ce que je veux vraiment ! Et si ce que je veux, c'est, par hasard, ce que EUX veulent aussi ? Non pas par conditionnement, mais vraiment, intérieurement ? Et si, ce que je revendique, n'est pas une forme de manipulation extérieure, une illusion, engendrée et nourrie par tous les débats auxquels je participe, ne serait ce que par le biais des forums, des séances chez le psy, ou autres échanges contradictoires ? Comment savoir si ce qu'on veut est INTIMEMENT ressenti, ou programmé par les uns ou les autres ? Comment est on sure d'être dans le vrai SOI ? Citation : PS : Juste une petite remarque en complément : les personnes, les choses et les circonstances auront toujours sur toi le pouvoir que tu voudras bien leur octroyer. Se libérer du pouvoir des personnes, des choses et des circonstances, serait merveilleux, dans la mesure où on est capable de DISCERNEMENT. Et la question récurente qui s'impose, est : est on jamais sure de faire preuve de discernement ? Comment ne pas se leurrer ? Je t'assure, que le jour où j'aurai une nouvelle conviction intime, même si elle ne se révèle pas à la hauteur de mes espérances dans l'avenir, au moins au moment présent, je saurai me cramponner à cette motivation sans équivoque. Mais encore faut il qu'elle vienne. Et je ne vois pas par quelle opération du Saint Esprit, il me serait donné un jour, de voir CLAIR. Car figurez vous, qu'avant cette remise en question de ma vie, j'étais malvoyante, physiologiquement. Et que suite à une opération, qui m'a rendu la vue, et qui m'a fait découvrir un forum où j'ai fait ensuite des rencontres décisives, j'ai paradoxalement perdu la vue intérieure ! C'est vrai, avant, je vivais dans l'obscurité mais j'avais mes repères et je ne m'en sortais pas mal. Depuis, j'ai regardé le soleil, et il m'a tellement ébloui que j'en garde l'aveuglement dans lequel je me trouve aujourd'hui. Plaise au Ciel, ou à vos bonnes âmes, ou à ma volonté et ma force de caractère, de me guider dans ses limbes où je m'enferme et qui m'étouffe tant que je ne sais pas si j'en réchapperai… Ondine, je ne sais pas comment te remercier. Je pense que tu l'auras perçu cependant. Merci à toi et à tous les participants. Au plaisir d'une nouvelle réaction, si d'aventure quelqu'un la juge opportune. Bisous. PS : je suis conditionnée par le retour au domicile de mon mari, aussi je ne prends pas le temps de relire, donc excusez moi d'avance pour les éventuelles fautes de frappe. (Encore une démarche de soumission, je sais, mais c'est le prix à payer pour conserver un climat pacifique jusqu'à la décision finale où il sera toujours temps d'envenimer les relations, pour le moment je tiens à ce qu'elles restent vivables…).
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276787
b
Moi aussi !
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