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Je n'arrive pas à avancer à cause de mes parents et je n'en peux plus!

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Qu'est ce que veut dire se comporter en gamine ou en adulte, alors qu'on a passé trente ans, qu'on est épouse et mère, et qu'on se croit adulte depuis longtemps ? C'est très difficile à identifier, et encore plus à expliquer. Je m'en suis rendu compte lors d'une therapie où on m'a fait écrire des lettres. Je devais expliquer mon problème à ma mère et lui dire ce que j'attendais d'elle. Puis écrire la réponse qu'elle aurait écrit si elle m'avait comprise et demandé pardon. Puis répondre à cette réponse. Au cours de cet exercice, je me suis rendu compte que ma mère me demandait TOUJOURS de la placer au dessus d'elle, et de nier ce qui était important pour moi. Elle me disait "j'ai 50 ans, c'est pas maintenant que je vais changer, j'ai mon histoire, ma personalité, ma sensibilité, je ne peux pas me changer." Et donc en gros, elle me disait de cette facon que pour que ça aille mieux entre nous c'était à moi de m'adapter. Et moi je m'adaptais, ou je me rebellais, mais nous étions toutes les deux "d'accord" que si ça allait mal c'était parce que moi je ne m'adaptais pas assez, étant donné que de son côté il n'y avait aucune adaptation à attendre. Bizarrement ma mère agissait beaucoup comme une gamine, elle boudait, se "vengeait" avec des methodes de petite fille. Elle passait son temps à critiquer les autres pour raccoller les gens à elle. Quand elle m'appelait, c'était pour me reporcher de ne pas le faire ou pour me demander des comptes. Et moi, bon gré mal gré, je me soumettais, même si j'avais l'impression de ne pas le faire en ne lui racontant pas les choses importantes, je continuais quand même de lui en laisser l'illusion pour ne pas me prendre une critique. Elle gagnait, elle continuait. Et donc avec ces lettres, j'ai réalisé que mais boudiou ! Moi aussi j'ai une histoire, des sentiments, une personalité ! Moi aussi je trouve ça dur de m'adapter et de prendre sur moi ! Je lui demandais une relation égalitaire mais je la laissait décider qu'elle était plus valable que moi et que c'était pour ça que je devais plier. Moi je voulais un modé egalitaire, d'adulte à adulte, je devais lui imposer de me respecter comme elle aurait respecté une amie. Alors si elle ne voulait pas faire sa part dans notre relation, je ne ferais plus la mienne. Le jeu qu'elle avait mis en place ne marcherait plus. A ses sous-entendus, sa methode de communication preferée (dire des choses sans les dires, quelle arme pour manipuler !!! ) je n'entendais plus. J'ai grandi avec des antennes pour la décoder et pour, soit me conformer à ses souhaits, soit aller plaider sa cause à une autre personne qui était méchante avec elle… D'un coup j'ai agi comme si je ne comprenais plus ses sous-entendus, et je n'ai plus répondu qu'aux mots tels qu'elle les disait. Elle a commencé par parler plus clairement, les sous-entendus ont été criés, puis voyant que ça ne menait à rien, elle a cherché à m'attirer avec du miel, compliments, cirage de pompes, ça ne marchait pas davantage. Elle a été obligée de se résoudre à faire un choix entre me perdre complètement -je lui avais écrit que si elle n'avait rien d'autre à me dire et refusait de répondre à mes questions je preferais ne plus lui parler, j'ai coupé les ponts- ou changer complètement sa facon de me considerer. Après 15 jours, mon père m'a telephoné pour "éclaircir le malentendu", et ma mère en enfin pu me parler "vrai", honnêtement, sans défendre un statut où elle serait meilleure que moi, aurait toujours raison même quand on savait toutes les deux qu'elle avait tort. Depuis ça va beaucoup mieux, je n'ai plus peur d'elle, je ne me laisse plus faire, et elle me respecte autant que possible. Elle reste la même avec son caractere boudeur, sa tendance à critiquer tout ce qui bouge, à essayer de reprendre sa place de reine-mère dans ma vie, mais je ne la laisse plus faire et elle l'accepte, même si elle continue regulièrement d'essayer. Mais puisque moi je me comporte en fille adulte et non en petite fille, le jeu ne peut plus se mettre en place. On n'est pas les meilleures amies du monde mais on s'entend beaucoup mieux et je peux maintenant me réjouir de les voir au lieu de m'angoisser ou m'enerver pendant des mois avant une rencontre rien qu'à l'idee de ce qu'elle va dire ou faire… A l'ambiance electrique pour la moindre broutille, je faisais le dos rond en attendant que ça passe. Maintenant je vais la voir en lui demandant si elle est fâchée. A la pluie de ragots dont j'ai horreur, je m'obligeais à écouter et participer un minimum, au moins aller dans son sens. Maintenant je dis que je n'ai pas entendu cela, que je n'étais pas là, que ça ne m'interesse pas, que je ne souhaite pas en parler, ou que je ne veux pas écouter ses critiques sur telle personne qui m'est chère. Aux obligations de telephoner à date fixe pour ne pas prendre une remarque, mais j'en prenais quand même et en plus comme on n'avait rien à se dire, c'était des blancs sans fin au telephone, maintenant j'appelle quand j'ai envie ou un truc à dire, et elle de même. Ça arrive rarement, on passe davantage par le mail. Je ne m'attends plus à ce qu'ils me paient quoi que ce soit, et je propose de rembourser quand ça arrive. J'ai trop eu de cadeaux qui m'ont été reprochés longtemps après, maintenant je ne veux plus rien leur devoir sur ce plan là. Je ne leur donne aucun droit de regard sur ma vie ou l'éducation que je donne à mes enfants. Je refuse ce qu'ils essaient de m'imposer si ça ne me convient pas. Ils sont par exemple beaucoup dans l'automedication, une fois ils se sont permis d'essayer de soigner mon fils dans mon dos, j'ai été les voir directement et je ne pense pas qu'ils le referont ! Ils ne comprennent pas ma position puisque pour eux, ce sont des plantes, donc c'est pas dangereux, mais ils la respecteront quand même. Quand ma mère s'avise de critiquer mon mari et d'inventer des choses ou deformer la réalité, pensant que ça me plairait qu'elle prenne on parti en le descendant (on a eu un automne très difficile où j'étais à deux doigts de le quitter) , je la corrige immediatement, je ne suis plus sa petite fille qui vient pleurer pour que maman me dise comme les hommes sont méchants et qu'elle va prendre bien soin de moi. Je suis adulte, je peux regler mes affaires moi-même, en adulte. Tous les voeux de domination et de contrôle, de complicité dans les critiques, de réenvahir ma vie, de m'imposer ses conseils ou son aide que je n'ai pas demandé, je les remets en place immediatement, je lui fais sans cesse savoir que je ne marche plus, que je me débrouille à ma facon et qu'elle n'est plus le centre de ma vie. Si elle commence un mail où elle me raconte, de facon détournée bien sûr, que ce sera bien quand j'aurais enfin un boulot parce que je serais independante de mon mari, et oh là là ci et ça, je ne réponds pas. Avant, j'aurais eu besoin de me justifier point par point. Je crois vraiment que tout ça c'est dans la tête. Le jour où toi tu te sens égale à elle, et non plus inferieure, le jour où on te dit "c'est ta mère quand même" et que tu peux répondre "et alors ? Ça ne lui donne pas tous les droits" , le jour où tu ne lui passes plus davantage qu'aux autres sous pretexte qu'elle est ta mère justement, je pense que les choses changent d'elles mêmes. Le pouvoir que tes parents ont sur toi, c'est le pouvoir que tu leur donnes. Le jour où tu leur retires… qu'est ce qui se passe ? Ils ne sont pas contents, ils essaient de le récuperer, ils peuvent aussi te mener une vie d'enfer ou couper les ponts. Mais tu es adulte et tu n'as plus besoin d'eux, alors tant pis. Au moment où j'ai coupé les ponts je pensais que ce que ma mère aimait en moi c'était le contrôle qu'elle avait sur moi. Je m'étais trompée, et j'ai découvert qu'en plus de ce contrôle, il y avait de l'amour véritable. Si je n'avais pas faire ma petite révolution je ne l'aurais jamais su. J'ai eu cette chance d'avoir des parents réellement aimants. D'autres ont completement perdu contact avec leurs parents qui n'aimaient pas leurs enfants mais aimaient les contrôler et n'ont pas supporté leur rebellion. Qu'est ce que les enfants ont perdu ? Rien… puisqu'il n'y avait que du contrôle et pas d'amour dans cette relation. Ils ont gagné une certaine liberté, que j'ai aussi acquise, même si pour eux il y a aussi un deuil à faire de ces parents qu'ils croyaient aimants et qu'ils n'auront jamais. Ce n'est pas facile de devenir adulte, mais c'est necessaire… à une vie d'adulte.
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270585
b
Moi aussi !
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