Histoire vécue Poids - Régime > Obésité > RA      (65535 témoignages)

Préc.

Suiv.

Je suis né sur cette île.

Témoignage d'internaute trouvé sur france2
Mail  
| 93 lectures | ratingStar_276738_1ratingStar_276738_2ratingStar_276738_3ratingStar_276738_4
Bonjour, (c'est toujours mieux de commencer comme cela). J'ai également vu ce reportage de Guillaume Barthélémy sur les résidences secondaires et notamment le passage qui m'intéressait tout particulièrement puisqu'il se déroulait sur l'Ile de Batz. Je suis né sur cette île. L'âge de la retraite venu, je suis revenu y vivre en "résident principal" . Je suis un peu surpris par les réactions de quelques intervenants. Deux problèmes apparaissent. La télévision publique doit-elle ou non montrer aux téléspectateurs des reportages de ce type parce qu'ils ne présenteraient que des injustices criantes ? Ou la possession d'une résidence secondaire serait-elle "honteuse" ? Les chaînes de TV nous présentent pourtant à longueur de journées des con…. Bien plus insupportables que ce reportage d'Envoyé Spécial. J'en parle aussi d'autant plus aisément qu'avant de devenir résident principal, j'ai également fait partie de ces résidents secondaires, sans être friqué pour autant. Mes deux frères et moi-même avons reçu de nos parents la propriété familiale, sur l'île. Aucun d'entre nous n'avait les moyens financiers de prendre en charge cette grande maison (ce qu'on appelle ici les maisons de capitaine –nous avons eu des ancêtres nantis….mais il y a très longtemps). Nous avions une première possibilité : la vendre. A l'époque et compte tenu de son importance, nous pouvions espérer en tirer un bon prix et peut-être, qui sait, approcher les 6 zéros. Parce que de toutes façons, nous n'envisagions pas de nous séparer de notre maison, nous y avons entrepris de très gros travaux, effectués en partie par nous-même, et l'avons convertie en gîtes. Sommes nous pour autant d'horribles propriétaires de résidence secondaire ? Une précision : deux d'entre nous sont fonctionnaires, le 3ème est artisan et travaille seul. Nous n'avons pas pour autant la sensation de faire partie maintenant des nantis. Nos gîtes sont effectivement loués "seulement" 2 ou 3 mois par an- nous préférerions plus - (le reste du temps nous pouvons les occuper). Si nous avons eu la CHANCE que nos parents nous donnent cette maison, nous avons VOULU que cette maison renaisse, la location saisonnière nous permet de conserver NOTRE bien, en remboursant les emprunts. Faute de moyens financiers suffisants, nous avons fait comme nous avons pu, mais SVP, pas de leçon de morale, parce que dans les "secondaires" , il y a beaucoup de gens comme nous également. Alors ce discours sur les maisons ancestrales qui se dégradent faute de repreneurs ou les impôts locaux qui augmentent à cause des résidents secondaires, qu'on arrête de prendre les gens pour des idiots ! Il y a aussi beaucoup de maisons où les héritiers se bagarrent au point que lorsque l'on vend la maison, c'est devenu une ruine. Notre île est une des dernières à avoir encore une véritable activité économique constituée essentiellement par l'agriculture (bio) mais pour autant le tourisme, et ce qui en découle : commerces, artisans, locations…., est devenu la première source de revenus pour notre communauté. Et ici nous ne sommes ni à La Baule, ni à Deauville ni à St Tropez et l'île de Batz est encore une destination familiale qui, j'espère, le restera longtemps. Alors bien sûr, cela ne nous enchante pas de voir notre bout de terre déserté pendant la saison creuse et à d'autres moments, nous sommes assez contents, le mois de septembre venu, de nous retrouver entre nous. Bon, nous acceptons nos contradictions ! Mais s'il n'y avait pas le tourisme, nous n'aurions probablement plus de commerces non plus, ni par conséquent de familles qui resteraient ou s'installeraient sur l'île, ni par suite d'écoles, ni de collège, ni de médecin, ni d'infirmier, ni de bibliothèque, etc…. Ce que nous voulons, c'est que notre île reste VIVANTE. Pour cela, il faut les agriculteurs, les pêcheurs, les touristes et les….îliens. J'ai assez voyagé à travers toute la France et assez vu des ces villages désertés avec juste encore quelques anciens ravitaillés par la camionnette du boulanger ou de l'épicier, pour savoir ce qu'il en est de ces coins de territoire qui n'ont pas pu ou su rester vivants. Moi aussi, il m'arrive de râler lorsque je suis allé sur le continent faire des courses (eh oui, nous n'avons pas tout sur l'île, notamment pour le bricolage, mais ce ne sont pourtant pas les corbeaux qui nous ravitaillent) , que j'ai mal calculé avec la marée et que par conséquence pour mon retour, je sois contraint de rejoindre le bateau pour l'île en empruntant l'estacade avec un caddy lourd à traîner et un gros sac sur le dos. C'est ainsi ! De temps en temps quand le temps n'est pas terrible (ce qui est rare en Bretagne ! ) , ce n'est pas très agréable. Pour autant, un commentaire sur ce sujet dans le reportage ne peut pas constituer un jugement de valeur sur la personne qui a tenu ce propos. Peut-être que le propriétaire de cette résidence secondaire est issu d'un milieu modeste, peut-être qu'il a fait de brillantes études, et que, pour les financer, il travaillait durant toutes ses vacances, peut-être qu'il occupe maintenant un poste important dans un grande société, qu'il travaille beaucoup, qu'il a de grosses responsabilités et qu'en conséquence, ses moyens financiers en découlant, il a donc pu se faire construire la maison dont il rêvait. Peut-être aussi que c'est un vrai amoureux de notre île, qu'il y venait en vacances "en location" depuis plus de 15 ans, lui qui pourrait aujourd'hui se rendre avec sa famille aux Seychelles, aux Antilles, ou vers n'importe quelle destination plus exotique. Je connais ces personnes et je ne trahis là aucun secret, on l'a pratiquement dit au début du reportage. Alors oui, comme tout le monde, je suis révolté, moi aussi, de voir la misère, des mal logés, les déshérités. Mais de grâce ne mélangeons pas tout. Ce ne sont pas les résidents secondaires qui font grimper en flèche les impôts locaux "avec leurs idées luxueuses" et si les prix grimpent tant c'est aussi parce que les "vendeurs" sont parfois un peu "trop" . Les "secondaires" ne sont pas non plus responsables de la crise financière et du chômage. Il y a eu ici jusqu'à 25 maisons à vendre à des prix complètement fous, il y a peu, à la belle époque du boom de l'immobilier. Et bien, vous ne savez pas, elles sont toujours à vendre parce que la gourmandise est aussi un vilain défaut. Et aujourd'hui, j'ai envie de remercier mes parents qui m'ont éduqué pour que je ne connaisse ni la jalousie ni l'envie, mais juste appris à être en colère contre les injustices (les vraies) et la bêtise. Alors peut-être aussi que "Dieu que la France est mal faite (on pourrait aussi regarder dans d'autres pays…notamment en ce moment ! ) , quelles injustices…" . Bon d'accord, alors justement celui-là, s'il pouvait se manifester un peu plus pour les faire disparaître les injustices et les saloperies, ça arrangerait mon sommeil, parfois. Certains des commentaires que j'ai pu lire ici sont navrants, je ne trouve pas d'autre mot. (merci quand même à Walterfurrer et Joursat de leurs propos, ça m'a rassuré). Et pour ceux qui voudront venir nous voir, sans arrières pensées, qui vivent dans des grandes villes où ce n'est pas toujours facile, et pas nécessairement "en résidence principale sur la côte ouest" ou "dans un petit village du sud" , ils seront bien reçus ici, par les "autochtones" ou les "secondaires" . Contrairement à certaines contrées, d'autres îles plus ensoleillées, ici, nous n'avons aucun grief contre les populations "allogènes" et il n'existe aucun front de libération de quoi que ce soit qui fasse péter les maisons des touristes. Par contre, il y aurait lieu de crier à l'escroquerie contre ce promoteur costarmoricain (non ce n'est pas en Amérique centrale) qui fait lanterner ses clients depuis plus de 3 ans ½ pour leur remettre les clés de leur logement, logement qui selon toute vraisemblance ne sera jamais habitable ou ces propriétaires de terrains de camping qui rackettent les possesseurs de mobil-homes (j'ai aussi connu un aigrefin de ce type qui n'acceptait sur son camping que les mobils-homes…qu'il vendait. Joli ! ). Et là, il ne s'agissait pas de "nantis" ! Voilà mon commentaire…. En résumé. De grâce, réservons notre colère à des sujets plus importants que celui-ci. Il ne s'agissait que des "Carnets de vacances" d'Envoyé Spécial ! Et puis si la télé ne doit plus montrer des reportages de ce type, on pourra toujours regarder les "Feux de l'amour" , ça éduque ça ! Amicalement …à tous. Enez Vaz.
  Lire la suite de la discussion sur france2.fr


276738
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

25 kilos a perdre! qui me suis? - j'ai decide de maigrir

image

Bonjour tout le monde ! Je me présente, je m'appelle Hélène, j'ai 24 ans, une petite fille de 13 mois et beaucoup de kilos en trop ! Alors depuis le 1er février je me suis mise à un rééquilibrage alimentaire, avec en prime 1h30 voir 2 h de...Lire la suite

Les regimeuses(groupe en reequilibrage alimentaire)2

image

Et beh MArline fiouuuuu quel con ce mec ! Et puis tu les as accumulé en +… comment tu te sens aujourd'hui ? Il y a des jours comme ça où tout part en cacahuète ! Nadège, je te préfère avec le short, je te trouve plus sexy. Et garde le moral...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages