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Je vais bien... au bord du gouffre

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Voilà des années qu'on fait lit commun Elle et moi. Et depuis longtemps déjà, c'est presque chacun son lit. Chacun son côté du lit. Un lit pour 2, partagé à 2, partagé en 2, partagé par 2, chacun sa part, comme de vieux voisins qui s'aiment et se tiennent en haleine. Je m'ennuis dans le lit commun. J'y trouve parfois trop de monde : une Femme. La mienne, parait-il. Une Inconnue sympathique acceptant de cohabiter. Je l'apprécie souvent vide, cette couche, même s'il semble manquer quelqu'un, quelque chose. Qui ? Quoi ? Je savoure le fantasme qui revient, la liberté qui s'errige, des draps doux empreint d'une senteur familière, reposante, c'est tout. J'ai peur du lit commun car il ne s'y passe rien : ni murmure de tendresse, ni susurre de caresse. Cruel silence des oreillers, aingoisse aux oreilles. Je redoute la chambre qui sent l'obscurité. Gouffre de solitude où trône la magesté glaciale des draps et des couvertures. Je m'y sens seul. Je dors seul, plus loin, loin d'Elle, dans le salon pour ne pas me sentir seul. Je dors si je veux, si je peux… mal. J'avais pourtant tenu à ce qu'Elle dorme à ma gauche, près de mon coeur. Mais elle sombre, à côté, dans le sommeil, tandis que je sombre, je sombre… Je pensais, un temps, que cette chambre était un cloître, notre cloître douillé, une forterese impénétrable, et le lit, lieu de folies, de confidences, de violences, de douceurs… lieu de convergence quand le ciel est trop haut et la terre trop basse. Elle s'est avérée être un endroit où on meurt, à sa façon, jusqu'au lendemain. Vite le lendemain ! Quel lendemain ? La nuit devient chute, je la souhaite pente douce. Quitte à dormir, dormir mal… autant mourrir seul. Entre Elle et moi, désormais, un interminable couloir vide de lumière, dans un nid rêche, 2 marmots et un ados, prétexte et refuge, et une foultitude de non-dits et de gène. Quoi lui dire pour que, de nouveau, à la place des larmes, la passion brille dans ses yeux bleus ? Comment lui dire la tristesse qui, plus que le temps, a creusé des sillons sur ma peau ?
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b
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