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Killian

Témoignage d'internaute trouvé sur forumados - 16/02/10 | Mis en ligne le 19/04/12
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C'est pas comme si j'avais pas bu avant. Je t'ai dit que j'était pas trop bien ? Border-line soit disant, tendances schizophrène, enfin j'ai pas tout compris. Ce que je sait, c'est que des fois je croyais des trucs, et c'était pas vrai. Ou alors j'avais l'impression d'entendre des choses. Et puis je me sentais pas trop bien, à me dire genre "j'ai mal, j'sais pas pourquoi, putain mais qu'est-ce qui m'arrive ?! " C'était à un mariage, une vague cousine, j'avais 12 ans. Je m'enmerdais un peu. Y'avais eu la cérémonie, j'était ce qu'un adulte appelle "bien habillé",en gros chemise, veste, pantalon qui ne soit ni un survêt' ni un jean, le genre de fringues où tu te sent serré, gauche et ridicule. Clown en cravatte à élastique. Et avec le repas, la fête. Table de d'jeune's, et sans Tom, on m'avait mis avec des plus grands parce que j'était déjà "un pré-ado, il s'amusera plus, tu verra des filles, attention Killian" (faut qu' t'assure). Donc je connaissais personne. Donc je me faisait bien chier. Faut pas croire que les lieux communs c'est reservé aux adultes, nous aussi on en a. Eux parlent de boulots, nous d'école. Dans les deux cas c'est la galère de nos vies, mais ça sert à dire des trucs, justement, aux inconnus. A avoir une conversation. A former société. Mais bon, passé l'entrée, il reste quoi ? Parce que quand t'es adulte, la picole aide à sympatiser. Quand t'es ado aussi ("sympa, tu tease") ,seulement faut pas le faire devant les parents. Alors à jeun pour tous. Alors, ba tu t'enmerde. Alors tu cherche à faire des conneries. Et c'est simple, dans ce genre d'endroit. Tom s'amusait, il est de bonne composition lui, puis faut croire qu'à huit ans, finalement, c'est plus simple d'être sociable, tu joue ton rôle de petit chieur tranquille, tu court partout en gueulant, tu fait des caches-caches sous les tables… du coup, je pouvais pas trainer avec lui, et je n'en était que plus seul. Alors voilà comment ça c'est fait : y'avais une salle où les gens dansaient, éclairée par des strombos et une boule, ça bougeait grave, ça riait là-aussi. Y'a que moi qui m'enmerde ici ou quoi ? Personne ne faisait attention, et y'avais un bar, ou plutôt un buffet, avec de l'alcool. J'avais peur de le faire, mais j'en avais encore plus envie. Je me suis rapproché, doucement. J'ai attendu longtemps. Mon père est passé, il s'occuppait pas de moi mais j'ai cru qu'il m'avait capté alors je suis parti dans le coin opposé. Puis j'ai recommencé. Et puis j'ai osé le faire. Tendre le bras, prendre la bouteille de champagne, l'ouvrir, verser. C'est long à remplir un verre. Enfin, le premier surtout. Et puis reposer vite, pas reboucher, pas l'temps, et cassoss' dans un coin. Je l'avais le putain de verre ! Je me suis dit : c'était pour le fun, je recommence pas, ouai putain je l'ai fait ! Je boit. J'aime. Attend, je conaissais déjà le champ' mais là, c'était différent. D'abord un verre (une flûte) entier. Sans avoir besoin de le mendier aux parents. Trop bon. Je boit à nouveau. Je termine. Déjà ! Ba, ça fait passer le temps. Je me sens mieux. Les gens me semblent moins cons, moins sans intérêt. Je crois que je devient plus sociable. Je souris même à une tante, grasse, qui s'amuse comme une folle, ça lui rappelle sa jeunesse, c'est Enola Gay qui passe. Tant de chaleureuse convivialitée mérite bien un deuxième coup. Alors nouveau passage, nouvelle approche, moins discrète, moins inquiète. En plus la bouteille est encore ouverte, autant en profiter… Le geste est plus sûr, coup d'oeil discret et c'est fait. Je me fout dans le coin à côté du buffet. Je boit, en trois fois. Trop rapide ! Je recommence : troisième verre et toujours pas de réaction. Le demon de minuit fait hurler la sono et la foule. Un oncle saute dans tous les sens, son visage est écarlate, ça fait rire ses voisins. J'ai envie de rire aussi, comme ça, tout seul. Mon petit frère passe en courant, suivi par trois ou quatre gamins, ils se faufillent dans les jambes des gens, ils essaient de danser, une petite fille se met à pleurer, elle se casse, personne ne s'est rendu compte de quoi que ce soit. Quatrième verre, en je-sais-pas-combien de temps. Je squatte définitivement le buffet tout en essayant quand même de rester discret. Pas trop dur, tout le monde se fout de moi : dad est parti discuter avec une jeune fille, une des temoins je crois, en tendant la tête je peut les voir de l'autre côté, dans le couloir. Ma mère est encore dans la grande salle, elle attend la pièce montée en tenant la jambe à deux ou trois inconnus. Les autres passent, rigolent, dansent. Juste une parole ou deux à la volée. Cette pièce a une fenêtre fermée par des volets. Avec les jeux de lumières, je peut m'y voir reflété en jaune, rouge ou bleu. L'Andy Warhol du soir n'aime toujours pas ses fringues, mais il doit avouer que la chemise sortie du pantalon avec la cravate dénouée, ça le fait bien. Il laisse sa veste sur une chaise. Il a les cheveux mi-long, un peu collés par la sueur. Il a le visage rigolard. Je regarde mes pieds, des Converses auraient été parfaite avec cette touche plus ou moins rockeux décadent. Mais il parait que "cela ne se fait pas, dans les mariages". Aïe ! Catastrophe prévisible de tout festivité nuptiale, l'autiste Claude François braille ses Sirènes d'Alexandrie, et bien sûr ce mort réveille tout le monde. Debout ! La salle se remplis, et moi aussi, cinquième verre. Je me sens bien. Je saute partout comme les autres. Mais personne ne fait attention, je suis perdu dans la foule. Pause. C'est l'heure où en gage de vie heureuse, prospère, pleine de mille félicitées, M. Le nouveau marié va découper le monument patissier aidé de la nouvelle Mme. Chose-Machin, son heureuse épouse. Donc on repasse dans la grande salle, on remet les vestes après la suée claudefrançoise ; j'ai froid tout d'un coup. Maman est aux premières loges, elle voit tout du geste auguste des deux héros du jour, la merveilleuse façon qu'ils ont de manier la pelle à tarte, aidé par le chef pâtissier. Tous les trois, c'est l'équipage perdu d'un navire en pleine tempête, le mari courageux qui protège la jeune et fragile épouse, le pâtissare droit dans la nuée lacrymale, pelles et couteaux volent au vent des murmures de joie et d'émotions, manquerai plus que moi à poil allongé par terre au pied de la nef crémeuse. Je suis médusé ! Musique de circonstance, le truc qu'on entend dans tous les mariages. Versement de larmes des plus sensibles. Fontaine de champagne, on en renverse, je rigole comme un débile. Je rejoint ma table, les d'jeune's qui y sont m'indiffèrent encore plus qu'avant. Le positif de tout ça, c'est que ça fait encore à boire. On va se servir du dessert, je prend deux parts de deux gâteaux différents. Je sais pas si ils sont bons, je les bouffe mais je ne ressent pas vraiment leurs goûts, j'ai la bouche un peu pâteuse, c'est la première fois que ça m'arrive. Mais j'ai une nouvelle coupe dans la main, c'est la sixième je crois. A table, les autres me regardent un peu de travers. Je crois qu'ils sont les seuls à avoir deviné. T'façon j'm'en fout, j'ai juste envie de rire, de faire des conneries, tout ça quoi. On retourne danser, il y a l'appel du petit bonhomme en mousse pour tous les fétards des 80' et les noctambules d'une nuit. J'y retourne, j'ai trop envie de boire, je me sens bien et j'ai bien l'intention de délirer. L'alcool désinhibe il parait. Je n'ai plus peur d'aller direct au buffet. Mais le champagne commence à me saouler, dans tous les sens du terme. J'ai plutot envie de m'attaquer à plus fort. Y'a du sky sur la table, je m'y connaissait pas trop à l'époque mais ça doit être du bon. Je fait quand même attention au moment de me servir. Mais bon, ils sont tous dans leurs trips, et moi dans le mien. Et tant mieux parce que là, le verre est plein. J'en boit une gorgée. Ça arrache et j'aime pas trop. Je suis surpris, je m'attendais à un truc plus sucré. J'en reprend une gorgée pour être sûr. Puis une autre. Ouai, j'aime pas trop mais le verre est fini. Je passe à la vodka. Puis au gin. Et puis j'ai envie de pisser. Je veut y aller, mais il y a tout qui tourne. C'est la première fois que ça m'arrive. Je réussi quand même à aller aux chiottes, la lumière blanche de l'endroit m'aveugle un peu après l'obscurité festive de l'autre salle. Je m'enferme, j'arrive péniblement à sortir ma queue, j'en fout la moitié à côté. Je devrait sortir, mais je reste accoudé au mur. Je sens comme une boule dans les profondeurs de moi ; elle grossi au rythme de ma respiration qui s'accélère, mon corps tourne tout autour. La boule bouge, elle semble vouloir sortir, j'ouvre la bouche et je gerbe tout : les petits fours du vin d'honneur, les crevettes de l'assiette norvégienne, le foie gras (il était pas mauvais) ,la viande (un peu grasse) ,le fromage, le gâteau au chocolat, la mousse de framboise et les petits choux du monument patissier dédié au bonheur de la race humaine. Ba, ça soulage. J'entend comme une petite musique un peu étrange. Le truc, c'est qu'elle semble pas venir de la salle où on danse. Ça me rappelle la boite à musique que j'avais à quatre ans. Encore qu'à la reflexion, on dirai plutôt des voix. Ou un battement de coeur. Faut que je sache… Je sort, je croise des gens, ils ont des têtes bizarres. J'avais pas encore remarqué la proximité qu'on a avec les bêtes. Les singes, c'est connu, il parait qu'on en descend. Mais là c'est pas pareil : retour dans l'obscurité du couloir, j'entend un cri assourdi et strident à la fois, voix metallique, je regarde, je vois une sorte de biche qui me parle. Comme je comprend pas ce qu'elle dit, je me casse l'air de rien. Je suppose que c'est normal, comme de voir un gros sanglier gris qui bouge sans rythme sur ses pattes de derrières, devant des mouettes qui rigolent. J'aime bien les animaux, j'ai même voulu un chien à une époque, comme tous les gosses, mais il y a des limites quand même ! Ou pas ; moi aussi je peut faire la bête après tout, j'allonge ma tête, je sort les crocs, j'abois : "j'm'appelle Killian, c'est quoi le problème putain ! " C'est marrant au fond… Ok, faut que j'aille prendre l'air, ça commence à devenir rance la dedans, et puis un mariage c'est pas un zoo. C'est vrai quoi, je peut plus faire un pas sans voir des animaux partout : je marche, et une troupe de grenouilles noires et blanches se prend dans mes pattes. Je marche encore et je croise une giraffe mauve qui se déhanche devant une sorte d'orang-outan à chemise à fleurs. Je marche toujours et une plie rose aux yeux exorbitées ouvre et ferme sa bouche devant moi ; ce qui en sort, j'ai un peu du mal à le croire, on dirai des bulles acérées, comme des disques à crocs, une vague de crénaux. Bon, je suis pas contrariant, mais là c'est un peu trop quand même. Je me vautre sur la grosse porte d'entrée, elle s'ouvre en marmonant des insultes, elle a l'air contrariée, je le vois bien à ses yeux jaunes. Enfin c'est la nuit et sa sombre fraicheur. Croyez pas que c'est mieux dehors : une troupe de corbeaux est perchée sur les marches du perron, les volatilles ont tous un long bec jaune où luisent des dents triangulaires comme celle des requins ou des animaux préhistoriques. Tous n'ont pas de plumes, j'aperçois même un torse glabre, mais ceux qui en ont les ont noires comme de l'eau de mare. Ils ont des cris stridents eux aussi, et j'aimerai répondre, les rejoindre, faire partie de leur bande et avoir moi aussi des belles plumes. Mais j'ai pas de plumes, juste un putain de déguisement de guignol que j'aime pas. Et je veut être un chien, un brave petit chien qui ferai que des blagues à tous le monde, le gentil bouffon de la famille modèle, mais un chien avec un costume et une chemise ça existe pas ! Les autres peuvent crôasser, je m'en fout, j'enlève cette putain de chemise, peut-être que j'ai une belle fourrure en dessous ? Mais ils s'en foutent, ils chantent des trucs genre : "va, va sale gamin, Casse-toi, tu l'aura tuée demain" J'y comprend rien et ils me saoulent eux aussi. Je me casse. Je m'enfonce à la poursuite de cette sale petite mélodie qui me poursuit depuis tout à l'heure. Je retrouve progressivement le calme. Je marche tranquillement dans le parc, les arbres m'abritent de leurs cimes bienveillantes. Je me sens bien. Au loin les corbeaux se sont tus ; je les vois qui font tourner une petite lueur, ils semblent très vieux maintenant. A mes pieds, l'herbe est douce, j'ai envie de me blottir dans ses brins. De m'y reposer un peu, loin de tout. Loin du bruit, de la chaleur artificielle du troupeau des réjouissances. Je suis à terre, les yeux fermés, ma tête attachée à une barre qui tourne, tourne sans s'arrêter. Y'a un tout petit enfant qui me chantonne un truc incompréhensible à l'oreille : "trop tard, trop tard 'tit Killian. Fallait réfléchir avant. Il t'a choisi ton destin. Et tant pis pour ta maman" Je ne comprend rien à ces rimailleries. Et puis j'ai froid. Tellement froid que ça ne peut venir que du plus profond de moi. T'inquiète, j'ai récupéré. Mais bon, pour un jeune de douze ans, c'était pas mal comme première cuite. Je me suis réveillé à ma place, siège arrière droit dans la voiture de papa-maman. Mon frère dormait. Mes parents parlaient à voix basse, au début j'ai eu peur que ce soit de moi et de mon pétage de plomb, mais pas du tout, c'était le dialogue habituel du couple qu'a passé sa soirée au milieu de pleins de gens et qui se retrouve dans sa double solitude : "c'était sympa non ? " "T'a vu Albert comme il a vieilli ? " "J'ai revu Françoise, ça faisait un bail, on devrait les inviter plus souvent" "Roger, il est sympa, mais quel lourdot franchement dès qu'il a un peu trop bu" "Ouai, c'est comme Théo, tu sait le neveu d'Agnès, il doit avoir deux ou trois ans de plus que Killian, il était raide et ses parents ont rien vu. La honte quand même, surtout qu'il était pas discret, il a fallu que son frère le calme sinon il aurai terminé à poil" "remarque, au prix où ils sont, les calbutes des jeunes, il aurai eu tord de pas le montrer. C'est dingue de laisser un gamin de quinze ans s'acheter du Calvin Klein" "S'acheter ! Pense-tu ! Ça réclame, ça veut faire le beau au collège, sinon ils disent qu'ils auront pas de copains, enfin le chantage à l'affectif quoi" "ouai ba affectif ou pas, si le grand ou son frère sont comme ça un jour, ils pourront toujours aller se brosser ! Non mais ! Nous à notre époque on avait d'autres valeurs" "ouai, les 501,les keffiés, les docs, c'est sûr, c'est pas comme si ça venaient des années 80" Là c'est moi qui parle, enfin qui me parle, je fais semblant de dormir parce que je me souviens pas du tout comment je me suis retrouvé dans la famillial-mobile, et j'ai pas trop envie de provoquer, des fois qu'ils attendraient mon "réveil" pour me pourrir grave. Ouai j'ai un peu peur, et aussi mal à la tête et une vieille envie de gerber et même le gout qui va avec, souvenir de mon passage mouvementé aux chiottes. J'arrive à voir l'heure, il est presque quatre heures du mat'. Faut croire que les vieux se sont éclatés eux aussi. Enfin moi c'était pas vraiment l'éclate, plutôt une sorte d'expérience foireuse, le résultat d'une solitude provisoire. J'en avais fait des mariages avant, et c'était toujours pareil, toujours les mêmes gens compassés et heureux, certains pour les stars du jour, d'autres par la perspective de la bouffe à venir. On arrivaient tous les quatre, papa avec un costume plus ou moins classe, d'ailleurs de moins en moins classe avec le temps, ma mère avec la nouvelle tenue qu'elle s'était fait fête d'acheter, le shopping étant la première réjouissance maritale pour les femelles. Tom et moi, je l'ai déjà dit, les deux petits pingoins sérrés dans leurs phantasmes textiles pour personnes du troisième âge. Dans ces moments, je sais que certains gosses aimeraient que le cercle familliale devienne aussi inexpugnable que le château de leurs rèves. Qu'on se déplace dans un bunker de chairs et qu'on reste ensemble toute la soirée. Mais non, c'est juste la ligne Maginot, l'ennemi la contourne et vient lâchement poser de gros bisoux baveux sur tes joues. Fait pas cette tête Kil',c'est (au choix) : -ton tonton. -ta tata. -grandpèreetgrandmère. -le père du/de la marié (e) (salaud, va en lécher d'autres ! ). -l'arrière grand oncle du cousin de la belle-fille de la concièrge de Catherine, celle qui a bien connu le chauffeur du bus qui transportait le batteur qui aurai du faire un gosse à la mère du marié, lequel aurai bien évidemment eu ainsi un demi frère, qui aurai peut-être dans ces conditions pu être témoin, à moins qu'il n'est eu un truc super important à faire en basse Californie entre temps. Ce qui mérite un gros poutou, sale gosse ! Et conformement à la tradition, l'ennemi fait des prisonniers : Jeanine emmène maman voir la petite cousine, celle avec qui elle jouait il y a longtemps, pendant les grandes vacances, elles allaient à la ferme ensemble, qu'est-ce qu'elles ont pu rire ! Papa est à son tour emmené, il s'y connait dans sa partie, justement un cousin doit lui présenter un ami de la belle-mère qui aurai besoin de renseignements sur… et on est seul. Baisse la tête gosse, et va affronter tes pairs, ils sont fringués aussi mal, vous êtes frères en ennui, en comment passer le moins désagréablement possible cette putain de soirée. Mais ça marche pas comme ça, parce faut toujours qu'il y en ai qui soient un peu mieux fringué, un peu plus entouré, un peu plus sûr d'eux tout simplement, que les autres. Et c'était pas mon cas. Alors ouai, j'était seul dans ces occasions. Seul. Comme cette nuit, pour laquelle il n'ont finalement rien su. Arrivé aux Bananiers, je suis sorti pour ouvrir la porte du garage comme j'en avais parfois l'habitude. Ils m'ont pas capté. Pas du tout, au contraire : "tiens t'es reveillé fils ? T'a eu l'air de t'être bien amusé ce soir"-moi, tremblant un peu, craignant l'ironie : "U…U ba ouai quoi… euh… tranquille" "bon mais faut aller au pieu maintenant, bonne nuit, et puis c'est bien, Tati Fabi a dit que tu avais l'air bien plus épanoui" (dans ma tête) "ouai ba c'est le sky, c'est trop bon pour la convivialité. Comme on dit, cent alcools, la fête est plus folle". Et plus dure la chute aussi. Pourquoi mentir ? Aux autres oui, enfin avant… mais à moi même ? Vous croyez quoi mes frères ? Vous êtes tous là à vous demander où il veut en venir, c'est cool mais on comprend pas bien, t'es qui, un super héros, un truc dans le genre ? Ba non, et j'ai mal à la tête, et à la gorge, et j'ai gerbé tôt dans le matin, et toujours personne pour comprendre, pour m'aider, même pour m'engueuler hé ouai, il parait que nous les d'jeun's'on attend tro ça, tavu, tuvoi koi ! Pour se sentir aimé et tout. Putain de maison de quatre et personne pour moi. Enfin si, des gens pour aider y'en a eu. Je l'ai appris après : on m'a retrouvé dans l'herbe, un cousin sympa que je connaissais, il a d'abord rigolé et puis il m'a pris par les épaules, m'a rhabillé et avec deux autres gars ils m'ont allongé sur un divan dans un coin. J'était gelé il parait. Et puis les parents qui m'avaient vu "danser" plus tôt ont pensé que j'était juste crevé. Et quand mon père m'a entendu vomir à la maison, il a juste cru que j'avais un peu forcé sur le dessert. Et il s'est juste rendormi.
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243868
b
Moi aussi !
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