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La france algérienne en marche accélérée - les pieds noirs : le documentaire

Témoignage d'internaute trouvé sur france3 - 29/12/11 | Mis en ligne le 31/03/12
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Voici 2 articles coup sur coup en cette fin d'année 2011 qui annoncent ce que nous avons vécu à la fin de l'Algérie française, à savoir l'implantation de plus en plus marquée de l'Islam et de ses revendications, à travers les Oulémas et la radio du Caire, et son utilisation politique pour nous bouter hors d'AFN. Un site salafiste annonce pour le 1er fevrier 2012, l'instauration d'un tribunal coranique (ce qui correspond en fait à un 2ème collége (musulman) distinct avec ses lois, son tribunal du cadi, etc… toutes choses qu'on nous a tant reprochées pour nous condamner… et qui sont réclamées en métropole pour les musulmans eux-mêmes ! ). D'autre part la MENA, site très bien informé, nous fait part d'un meeting dans un cinema de banlieue parisienne le 8 décembre, où Houria Boutefdja, Tarik Ramadan ont appelé les banlieues à se révolter contre le colonialisme et les discriminations de toutes sortes. Nous voila revenus à la case départ : celle de Sétif 1945 et de la Toussaint 1954. Tout se met en place pour que l'étincelle éclate, mais ce coup-là en métropole. Plus de valise : le cercueil ou la dhimmitude ! Et nos gouvernants font preuve de la même faiblesse et du même aveuglement. Création d'un tribunal islamique en France prochainement : Sharia4France. ACTION FORSANE ALIZZA, ISLAM, TOUTE L'ACTUALITÉ - FORSANE ALIZZA 75 COMMENTAIRES. Une première en France. Nous vous en parlions il y a quelques temps sur notre radio du web, nous envisageons la création d'un tribunal islamique en France qui permettra aux musulmans vivant dans ce pays d'accéder à des jugements tirés du Coran et de la Sounna de la part de savants du haq c'est à dire des savants de la 3aqida (du dogme) inchaalah. Notre travail consistera dans un premier temps à accueillir les dossiers complets afin que nous puissions traiter ceux-ci avec tout les éléments disponibles pour que les jugements rendus soit équitables en conformité avec la charia. Nous vous précisons que les situations trop complexes seront rédigés en arabe puis envoyés vers le minbar (site des savants du haq) pour qu'ils puissent nous aider à délivrer un jugement précis en conformité totale avec la charia. Ceci se fera avec l'aide de plusieurs étudiants en science de la charia et ne sera pas pris à la légère. Les délais pourraient parfois être long pour répondre à toutes les attentes qui sont nombreuses de la part de la communauté. Nous ferons notre possible aussi pour mettre en relation les tuteurs dans les cas où des musulmans de la aqida souhaitent se marier. Il vous faudra pour cela laisser tout vos coordonnés nous permettant de faire le travail inchaalah. Les soeurs seront prises en charges par des soeurs et les frères par des frères. Aucune mixité ne sera permise. Un standard téléphonique sera mis en place pour réceptionner les appels inchaalah. Une équipe dédiée à cela. L'organisation a par conséquent l'ambition d'ouvrir un “tribunal” chargé de régler, selon la justice islamique, les différends matrimoniaux et les questions d'héritage. C'est en somme un “Centre de Services et de Conseils Islamiques” qui traitera, en accord avec la charia, tous les cas de divorces, d'annulation de mariage, de réconciliation ou de différends conjugaux et remettra un certificat si nécessaire. Nous avons conscience que les tribunaux mécréants ne seront pas forcément d'accord avec cette idée cependant nous estimons que l'initiative est profitable même pour eux puisqu'elle se limitera à de la médiation et que cela permettra de désengorger peut-être leur tribunaux qui prononcent et exécutent des peines sur des musulmans parfois alors que cela contredit le kitab et la sounna. La date de création sera le 1 février 2012 inchaalah, aussi, il sera possible de recevoir des gens personnellement dans certaines villes pour parler de vive voix. Pour toutes précisions supplémentaires veuillez nous contacter à :    Nous mettons en garde nos détracteurs et les jaloux du web qui passent leur temps à nous dénigrer et calomnier notre groupe de surveiller leur propos. Nous sommes en période de fin des temps et le jour des comptes est proche. Il existe malheureusement dans cette communauté des gens qui n'épargnent pas les musulmans de leur bouche mais laissent tranquille les kouffars. Que ceux-ci prennent garde de ne pas être les responsables de la fitna. On demande à sa majesté ALLAH la science et la compréhension, la lucidité ainsi que la patience et l'endurance face aux épreuves qui risquent d'être de plus en plus nombreux. L'Unicité d'Allah dans le Jugement. La démonstration de l'Unicité d'Allah dans le Jugement. Allah a dit :  " Et Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils m'adorent "   (Sourate 51 – verset 56).   Pour expliquer ce verset, les savants ont dit :  " Pour qu'ils attestent de Mon Unicité ; Je leur donne des ordres et leur soumets des interdits "   Allah a dit :  " La création et le commandement n'appartiennent qu'à Lui. Toute gloire à Allah, Seigneur de l'Univers "   (Sourate 7 – verset 54).   Allah nous informe dans ce verset qu'Il est l'Unique Créateur de l'Univers et des humains, de ce fait Il Lui appartient à Lui l'Unique de commander l'Univers, ainsi que les humains, en leur donnant des ordres, et leur soumettant des interdits. En effet, le commandement dans ce verset concerne aussi bien le commandement cosmique, que le commandement législatif, et Allah n'a pas d'associé dans cela.   Allah a dit :  " Et Il n'associe personne à Son commandement "   (Sourate 18 – verset 26).   Allah a dit :  " À Lui appartient l'Inconnaissable des cieux et de la terre. Comme Il est Voyant et Audient ! Ils n'ont aucun allié en dehors de Lui et Il n'associe personne à Son commandement " (Sourate 18 – verset 26).   Allah a dit :  " Le Jugement n'appartient qu'à Allah. Il tranche en toute vérité et Il est le Meilleur des Juges "   (Sourate 6 – verset 57).   Allah a dit :  " Le Jugement n'appartient qu'à Allah. Il vous a commandé de n'adorer que Lui. Telle est la Religion droite, mais la plupart de gens ne savent pas "   (Sourate 12 – verset 40).   Allah a dit :  " C'est Lui Allah. Pas de divinité à part Lui. À Lui la louange ici-bas comme dans l'au-delà. À Lui appartient le Jugement. Et vers Lui vous serez ramenés "   (Sourate 28 – verset 70).   Le Prophète Mouhammad, sallallahou ‘alayhi wa sallam, a dit :  " Allah est le Juge, et c'est à Lui qu'appartient le Jugement "   (Hadith rapporté par abou Dawoud, an-Nassaï, et Bayhaqi, qu'Allah leur fasse Miséricorde).   Toute personne monothéiste, y compris celle à qui le Message n'est pas parvenu, sait qu'Allah est l'Unique Créateur de toute chose, que rien ne peut échapper à Sa Volonté, qu'Il voit, entend, et sait toute chose, qu'Il est le Puissant, que rien ne peut Lui échapper car Il est exempt de toute imperfection dans Ses Attributs, qu'Il ne ressemble pas aux créatures ni dans Son Être, ni dans Ses Attributs, qu'Il n'a besoin de rien ni personne, qu'Il est le Sage…   De ce fait, il est inconcevable que l'Infiniment Sage puisse créer les humains en vain, sans but, pour qu'ils vivent et meurent, sans que rien ne se passe. Toute personne qui pense qu'Allah a créé les humains sans but, et qu'ainsi Il ne va pas les juger pour ce qu'ils auront accomplis, et les récompenser ou punir après le jugement, une telle personne aura sous-estimé Allah et renié la Sagesse d'Allah. De plus, il n'y a pas de véritable peur, sans la croyance en le Jour du Jugement.   C'est pour ces raisons, entre-autres, que les savants ont dit que l'Islam n'est pas valable sans la croyance en Allah, ses prophètes, ses livres ainsi que le Destin, et au Jour du Jugement.   Ces trois piliers de la Foi font partie du fondement de l'Islam, et sans la croyance en ces trois piliers, même à une période avant la venue du Message, la personne ne sera pas considérée comme étant monothéiste.   De ce fait, toute personne qui croit en le Jour du Jugement, sait qu'Allah est l'Unique Juge, et donc le Seul qui a le droit de commander avec Sa création et Ses créatures, en leur donnant des ordres, et leur soumettant des interdits, autrement dit, Allah est le Seul Législateur, et Il est le Seul qui doit être pris comme Juge lors des litiges.   Ainsi, toute personne qui légifère des lois générales à suivre, s'associe à Allah dans la Législation.   De même, toute personne qui juge avec cette législation lors des litiges entre les gens, s'associe à Allah dans Son droit d'être le Seul qui doit être pris comme Juge lors des litiges.   Quant à celui qui, par le biais d'un vote, aide à quelqu'un à obtenir le poste d'un législateur de lois générales à suivre, il l'aura aidé à s'associer à Allah et aura ainsi commis un acte de polythéisme majeur en mettant en place un égal à Allah dans la Législation.   Allah a dit :  " Ou bien auraient-ils des associés qui leur auraient établi des lois religieuses qu'Allah n'a jamais permises ? "   (Sourate 42 – verset 21).   La mise en place d'un égal à Allah est le plus grand des péchés qu'Allah ne pardonnera qu'à une personne sous l'effet de la contrainte, et en aucun cas à celui qui aura fait cela de plein gré pour un soi-disant moindre mal, car il s'agît du Chirk et dans le Chirk il n'y a pas de moindre mal, même si il est vrai qu'un Tâghoût peut être pire qu'un autre. La règle du moindre mal, s'applique dans les sujets moindres que le Chirk, dans un cas de nécessité.   De même, celui qui par le biais d'un vote aide à quelqu'un à obtenir le poste d'un juge qui va régler des litiges entre les gens avec un autre livre que le Livre d'Allah et la Sounna du Prophète Mouhammad, sallallahou ‘alayhi wa sallam, il l'aura aidé à s'associer à Allah et aura ainsi commis un acte de polythéisme majeur en mettant en place un égal à Allah dans le Jugement.   Allah a dit :  " N'as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu'on a fait descendre vers toi (Prophète) et à ce qu'on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Tâghoût, alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement "   (Sourate 4 – verset 60).   Allah a dit :  " Est-ce donc le jugement de la Djahiliyyah qu'ils cherchent ? Qu'y a-t-il de meilleur qu'Allah en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme ? "   (Sourate 5 – verset 44).   Soulayman ‘ibn Sahman, rahimahoullah, dans son commentaire du verset :  " Ceux qui ne gouvernent pas par la Loi d'Allah sont les mécréants "  – a dit : " Et cela expose la mécréance du juge en personne, ainsi que de ceux qui recourent à son jugement …, de même que de celui qui ne croit pas en l'obligation de juger d'après la Loi d'Allah, même si lui-même n'est pas juge, ni ne demande le jugement " (Source : ad-Dourar as-Saniyyah, 10/504-505). Un nouvel outil intéractif. Nous vous présentons notre nouveau tchat interactif personnalisé qui va permettre à ceux qui ont des difficultés pour utiliser les autres outils comme paltalk ou tinytchat qui nous servent de webradio, de communiquer avec l'équipe en temps réel. Bien entendu il se pourrait qu'on ne soit pas disponible sur le moment, mais en règle générale le soir à partir de 20h00 il y aura quelqu'un inchaalah. Pour ceux qui veulent en débattre bismilah : Get chat group | Goto website.  Veuillez rejoindre la page fan inchaalah ce soir un débat est prévu sur nos radios du web paltalk  (à telecharger paltalk )   section Europe/France ainsi que sur tinychat ou bien depuis notre site en direct à 21H sans mot de passe inchaalah. Barakalahoufikoum : sharia4france.  L'équipe Forsane Alizza (Fin de citation). Le Printemps français ? (info # 012512/11). Analyse de la MENA. Dimanche, 25 décembre 2011.   Par Sandra Ores.   Les tentatives d'activistes, visant à importer en France les révolutions islamistes du monde arabo-musulman, en faisant passer les populations des "quartiers" pour des opprimés, vont s'amplifiant. Par le dialogue et l'écoute, à la Ména, nous tentons de quantifier l'ampleur de ce mouvement, ainsi que de mesurer son impact dans l'Hexagone.   C'est dans l'optique de cette quête d'informations, que je me suis rendue dans un petit cinéma de la ville de Bagnolet, il y a de cela quelques jours, pour assister à une assemblée publique intitulée " Printemps des Quartiers Populaires " .   Le terme " printemps " , dans l'intitulé de ce meeting, pour qui suit l'actualité internationale, n'est pas très rassurant. Il évoque sans détour la volonté des organisateurs, qui se présentent comme " L'appel 2012 : Pour un Printemps des Quartiers Populaires " (publié dans un blog du journal Mediapart, le 27 Octobre dernier) , et de ses signataires, d'importer les révoltes du pourtour méditerranéen dans les " quartiers populaires " de France.   Dans des textes en forme de manifeste, ce nouveau courant affirme qu'existe, en France, un système brimant un peuple intérieur, démuni et pillé, physiquement et mentalement, comme sous les dictatures déchues ou en train de déchoir. Et que cette situation justifie l'appel à un Printemps des quartiers. Le tout avec une sévère connotation de violence, qui, à regarder de près les références choisies par ce mouvement, pourrait, par ailleurs, s'avérer " indispensable " à la réalisation des objectifs de cette révolte.   Vouée à la cause des défavorisés des banlieues pauvres, la réunion s'adresse en fait principalement aux populations musulmanes de France. La salle de Bagnolet est pleine de maghrébins de tous âges, certains vêtus à l'européenne, des femmes portant le voile (dans le public et parmi les intervenants) , d'autres, au look de djeunes, et, enfin, les rangés, en costard de sortie de bureau. Quelques Noirs et quelques Blancs sont présents dans le cinéma, mais en nombre à peine symbolique.   Une dizaine d'orateurs et militants politiques, comme Houria Bouteldja, d'islamologues, à l'instar de Tariq Ramadan, et de journalistes, comme Alain Gresh, du Monde Diplomatique, se succèderont sur l'estrade.   Allons enfants…   J'avale de travers, lorsque le premier intervenant de la soirée affirme que le Printemps des quartiers s'inscrit " dans la dynamique des émeutes de 2005 " , émeutes menées en majorité par des jeunes d'origine maghrébine, ayant commencé en banlieue parisienne et s'étant propagées à travers la France. L'état d'urgence avait été déclaré pendant trois semaines, et des milliers de véhicules privés avaient été incendiés, et des commerces mis à sac.   Les orateurs n'auront plus de cesse, à tout bout de champ, de se réclamer de la cause palestinienne. Songeant à ma rédaction dans le nord d'Israël, je m'enfonce dans mon siège et je prends des notes.   Le message principal de cette réunion consiste à en appeler aux musulmans de France afin qu'ils s'affirment, se prennent en charge, et disent " non " - comme l'ont fait les autres peuples ayant provoqué leur Printemps.   L'objectif officiel, dont parlent les intervenants, consiste à concentrer les voix du peuple des quartiers, par l'établissement d'un " contre-pouvoir " , qui devrait leur permettre de " parler d'égal à égal avec l'ensemble des partis politiques " , pour obtenir les mêmes droits que les " Français de souche " , et faire cesser les inégalités.    A entendre les militants se relayant au micro, les musulmans de France seraient, en effet, considérés dans ce pays comme des sous-citoyens, victimes d'une ségrégation de tous les instants en faveur des Blancs.   A les en croire, les personnes issues de l'immigration évolueraient dans un système perfide, dans lequel le reste de la population se serait tacitement mobilisé pour les oppresser, principalement par le biais de l'appareil policier, au prétexte qu'ils seraient " dangereux " .   Tout au long des discours, les termes " nous " et " eux "  seront employés à tours de bras, sans prendre la peine de préciser la qualité des personnes concernées ; je reste sur ma faim ; les discriminés : tous les musulmans de France ou seulement ceux des quartiers populaires ? Sont-ils les victimes du gouvernement, ou de l'ensemble des Blancs ?   Ce qui est présenté comme certain, dans la dialectique dont on nous abreuve, c'est qu' " ils " maintiendraient une division volontaire entre les dominants et les dominés.   D'où la nécessité d'une révolte dirigée par les faibles contre les forts ; " une révolte de la colère qui est tout à fait légitime " . Les oppressés souhaitant " retrouver leur dignité " perdue dans les " injustices subies " .   On nage en plein Fanon à la maison !   Référence faite à la théorie de Frantz Fanon conçue dans le contexte de la Guerre d'Algérie et de la décolonisation de l'Afrique. Le philosophe existentialiste soutient que le colonisé, ou le dominé, ne peut s'affranchir de son oppresseur qu'en recourant à la violence ; son seul moyen d'action pour retrouver sa place dans le monde ainsi que sa dignité et son honneur.   Cette tentative, de la part de ces militants, d'importer la relation colonisé-colonisateur – opprimé-oppresseur - en France est originale. Elle entend surfer sur les ressentis enfouis dans la mémoire collective des immigrés.   Houria Bouteldja, l'auteur du néologisme souchiens ou sous-chiens, pour identifier les Blancs français, affirme : " nous n'avons pas les moyens d'être racistes " . L'oppressé ne peut, en effet, que se défendre, en réaction aux violentes discriminations qu'il subit ; s'il pille ou tue, c'est dû à… sa faiblesse. C'est du Fanon dans le texte !   L'un des dangers majeurs de l'application de la doctrine fanonienne, réside en ce que la violence commise par l'oppressé se trouve justifiée a priori ; elle ne possède, en outre, pas de limite, ni dans le temps, ni dans le degré de violence applicable, demeurant dépendante de la seule émotion de l'opprimé. Il va sévir jusqu'à ce qu'IL considère avoir recouvré son honneur.   Ne pas lui laisser exprimer sa rancoeur participerait, de surplus, de la part de l'oppresseur, d'une outrance supplémentaire - l'opprimé possédant le droit immanent, même le devoir, de se battre pour son honneur perdu ?   Toute la réunion tourne étrangement autour du dilemme colonial. Conçues originellement pour analyser le conflit en Algérie, les théories de Frantz Fanon avaient, pour la première fois, été remises au goût du jour dans le cadre du conflit israélo-palestinien, principalement par Marius Schattner et l'AFP.   Ressortir ces conceptions du congélateur et les appliquer, en toute fausseté historique et scientifique, leur a permis de critiquer Israël et les Juifs sans avoir l'air d'antisémites – alors que c'est précisément ce qu'ils sont.   La démarche de ces néo-existentialistes a cependant créé un précédent en rendant la relation colonisés algériens-colonisateurs français réutilisable plusieurs fois à l'envi. La guigne pour l'AFP et ses " colons israéliens " , qui n'avait pas imaginé qu'on pût reprendre l'idée pour stigmatiser, dans le même camp que les Israéliens, les sous-chiens français !   Les musulmans/islamistes/jeunes des quartiers/populations issues de l'immigration, etc., ont récupéré l'application schattnerienne afin de faire croire que cette relation colonisé-colonisateur existe également à l'intérieur de l'Hexagone. Les Français y incarnent les colonisateurs, et les populations issues de l'immigration, les opprimés. Fanon, de se retourner une deuxième fois dans sa tombe !   La " cause palestinienne " constitue d'ailleurs, par cette référence fanonienne, un point central dans les discours : " les oppressions des Palestiniens cristallisent toutes les injustices de par le monde " , pourra-t-on entendre, aboutissant à une solidarité avec tous les Palestiniens – particulièrement avec le Hamas, créé par les Frères Musulmans égyptiens, partie prenante principale du Printemps du Caire.   La lutte de résistance des Palestiniens contre " l'oppression " est érigée en symbole ; un symbole dans lequel chaque musulman reconnaîtra son propre combat pour ses droits, contre tous les détracteurs de l'islam.   Ces renvois s'avèrent inquiétants pour les Français, lorsque l'on connaît la somme de haine, les objectifs meurtriers et les armes utilisées par le Hamas à l'encontre du peuple hébreu. Il y a effectivement danger pour les Européens, de par le modèle choisi des " frères dignes et courageux du Hamas" par les colonisés de l'intérieur ?   Et l'audience, comme hypnotisée, ingurgite l'ensemble de ces paroles sans piper mot, applaudissant vivement chaque intervenant, notamment au sujet de la Palestine. Tous sont d'accord sur tout, gobant toutes les débilités et autres inepties, débitées sans compter, tels des agneaux écervelés.   A noter ce détail qui m'a vivement interpelée : il n'y a pas eu une seule minute impartie aux questions, à la fin des interventions des invités. Un fait plus qu'étrange dans le cadre d'une réunion politique !   Ces auditeurs ne ressentent-ils pas l'envie de réagir, de rebondir, d'exprimer une idée ? Les discours qu'on leur a infligés durant toute la soirée les somment pourtant d'adopter cette attitude : s'affirmer, réagir, intervenir ! On a assisté à un meeting dénonçant un système oppressif qui leur subtilise leur droit d'expression, et, dans le même souffle, les incitateurs à la révolte privent les " opprimés " de parole ? De quoi nourrir de sérieux doutes quant à la sincérité de la démarche militante.   La parole demeure la chasse gardée des frères militants ainsi que celle des intellectuels renommés invités, tel Alain Gresh, directeur adjoint du Monde diplomatique.   Comment saisir sans sourcilier la présence de ce journaliste sur la scène d'un meeting politique prônant l'importation des Printemps arabes sur le sol français, et encensant les révoltes au Moyen-Orient ? Lui qui, ajoutant au discours de ses confrères, affirmera que ces évènements s'inscrivent dans le sens de l'histoire.   Car, selon Alain Gresh, " le rapport de force Nord-Sud dans le monde est en train de basculer " .   Après des siècles d'exportation des valeurs européennes, Gresh souhaiterait-il voir les valeurs des Printemps arabes importées en Europe ? Considèrerait-il leurs leaders plus aptes à diriger le monde, et en l'occurrence la France, que ses responsables actuels ? Et les violences engendrées, bienvenues en Métropole ?   Mais là n'est pas l'objet central de mon étonnement ! Face à moi, adressant une éloge sans réserve aux Printemps, le même Alain Gresh, qui, pendant des années, s'est tenu aux côtés de la dictature des al Assad, celle-là même qui tire sur les 22 millions de Syriens, totalement privés de leurs libertés fondamentales, au char de guerre et au canon.   L'ex-rédacteur en chef du Monde diplomatique figurait en effet au poste de conseiller à l'IFEAD, l'Institut Français d'Etudes Arabes de Damas, dînant sans vergogne, des années durant, à la table des dictateurs, suscitant, à ce titre, la surprise des analystes de la Ména.    Et justifiant, plus qu'aucun autre confrère occidental, la répression et la politique exercées par les tyrans syriens. Comment, dans ces conditions, effectuer un retournement de veste aussi rapide et radical ?   N'y tenant pas, je lui pose la question qui me titille, en l'interpellant personnellement à la fin du meeting : " Au début " , me répond-il, " nous avons soutenu les révolutions arabes [à l'instar du régime baasiste à Damas. Ndlr.], car nous pensions qu'il s'agissait d'une révolte contre Israël et les Etats-Unis et en faveur des Palestiniens ; or la question centrale est devenue la chute des régimes, Assad a eu l'opportunité de faire des réformes mais il ne l'a pas fait " .   Gresh aura mis du temps pour parvenir à cette observation : quelques décennies d'une étroite collaboration avec des assassins !   J'hallucine aussi devant sa justification. Quel est lien avec les Etats-Unis et Israël ? Leur position de " colonisateurs " , peut-être ? A en croire ses livres et interviews, Israël représente l'Etat colonial pur, sa raison d'être résidant davantage dans l'apport de la civilisation européenne à des peuples barbares, que dans l'idée de la création d'un Etat juif.   La Palestine incarnerait ainsi, selon Gresh, le dernier conflit colonial de la planète, marquant l'achèvement de l'époque de la colonisation. Cela expliquerait la position centrale de l'Etat hébreu dans l'actualité.   C'est stupide ? Certes, mais ne nous formalisons tout de même pas trop de ces positions délirantes ; avec un individu d'une telle versatilité, on risque fort, dans quelques mois ou quelques années, de voir Alain Gresh manifester en faveur de la multiplication des implantations en Judée et Samarie !   Gresh, pour qui la rivalité proche-orientale - Israël + Occident + Etats-Unis, contre Palestiniens + monde arabe + islam + Sud – permet de " revisiter l'histoire coloniale " .   Un malaise intérieur lié à la colonisation se décèle inévitablement dans ses opinions et dans sa manière passionnée de les exprimer – un trouble dû à ses doubles origines juive et égyptienne mélangées ?   Mon rédacteur en chef, qui suit depuis longtemps le quidam, est intimement persuadé qu'Alain Gresh souffre d'un authentique déchirement intérieur, mal géré, lié à ses origines  (Sa mère est une Russe de confession juive. Son père naturel est Henri Curiel, 1914-1978, juif, militant communiste et internationaliste égyptien, assassiné à Paris, en 1978. Son père adoptif est un copte égyptien).  Henri Curiel fut à l'origine de nombreuses tentatives d'instaurer un dialogue secret entre Israël et les dirigeants des Etats voisins.   D'où le désarroi de Gresh, ses positions délirantes, sa haine de soi et son extrémisme provocateur, selon Juffa. Qui me soumet la plaisanterie suivante : place Tahrir, s'il assistait à un affrontement entre l'armée et des manifestants islamistes, il ne saurait pas de quel côté intervenir. C'est un égaré, un confus, une vraie victime du conflit moyen-oriental et des vraies guerres de décolonisation.   Autre intellectuel présent au meeting, au discours potentiellement périlleux pour la pérennité du modèle de démocratie à la française : Tariq Ramadan. Il a constitué, sans aucun doute, le clou de la soirée : le phraseur le plus applaudi, qui a mené le petit cinéma au pic de son exaltation, les fumeurs ayant tous jeté leur cigarette sur le parvis, pour regagner leur siège et tendre leurs oreilles.   La mission de Tariq Ramadan consiste à dédramatiser l'islamisme et il nous a présenté, ce soir-là, un échantillon probant de son habileté à servir sa cause. Il balaie, entre autres, l'idée qu'islamisme et économie de marché participeraient de concepts incompatibles : " les islamistes n'ont aucun problème avec l'économie de marché ! " .   Le philosophe genevois n'innove cependant pas beaucoup avec cette annonce, le commerce des épices et de la soie ayant, depuis les tréfonds du Moyen-Age moyen-oriental, fonctionné selon les règles de l'offre et de la demande.   Et si l'islam est compatible avec le commerce, Ramadan, en quoi devrions-nous nous sentir rassurés ?   Reste que l'énoncé de cette idée sera immédiatement suivi par de bruyants applaudissements. C'est visiblement le genre de choses que la salle a envie d'entendre, la célébrité et le charisme du petit-fils du créateur des Frères Musulmans faisant le reste.   Ramadan mettra fortement à mal la notion de laïcité : il s'agit " du concept qui va vous mettre dehors ! "  ; à l'entendre, les " laïcs " représenteraient les occidentalisés, par opposition au terme " islamistes " , que les premiers assimileraient à des retardés. C'est ainsi la laïcité qui serait dangereuse ! Faudrait-il s'en débarrasser ? Il répond, péremptoire : " On s'en fiche de la laïcité ! " .   L'islamologue préfère recentrer la question sur la justice sociale et économique, qui, selon lui, constitue le " vrai débat " . Il laisse ainsi entendre, que si la société française actuelle ne peut apporter le soutien dont les populations musulmanes ont besoin, les islamistes, eux, le pourraient !   Jusqu'à son intervention, la composante islamiste était restée hors de la " discussion " . Il l'introduit en plein, mettant l'accent sur ce qu'elle pourrait apporter de positif, à savoir " de l'éthique dans la justice sociale " . (fin de citation).   En conclusion, le "printemps arabe" qui voit la montée des Frères musulmans et de la Charia en pays arabo musulman, veut déteindre dans les banlieues françaises. Demain, les Français "de souche" seront assimilés à des "colons", des "exploiteurs", des "sueurs de burnous", et il faudra les tuer comme des chiens, comme le prônait Jean Paul Sartre. L'Etat français fait les yeux doux à ces discours pan-islamistes et espère éviter ainsi l'inéluctable, comme Daladier à Munich croyait éviter la vague pan germaniste. "Encore 2 minutes, Mr le Bourreau ! " Mais ce tsunami va tout balayer. Ils ont des yeux et ils ne voient pas… ou ne veulent pas voir !
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235010
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