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La révolte du peuple égyptien

Témoignage d'internaute trouvé sur forumfr - 12/02/11 | Mis en ligne le 30/04/12
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Dans les rues du Caire, les Egyptiens hurlent leur joie, la chantent, la klaxonnent. Rien ni personne ne pourra les arrêter, et c'est là leur plus grande victoire : "Enfin nous allons être libres de dire ce que nous pensons, de faire ce que nous voulons. Plus personne n'ira en prison simplement pour avoir parlé trop fort à des policiers. Nous ne sommes plus des esclaves" , dit calmement Hicham, un ingénieur de 29 ans, au bord d'un trottoir bondé du quartier du Palais présidentiel. Hosni Moubarak est parti. Enfin. Et les voitures ont pris la rue d'assaut, comme jamais, ce qui n'est pas peu dire au Caire. Il n'y a pas que la place Tahrir qui vibre des cris de victoire! Partout, les conducteurs tiennent un drapeau dans une main, le volant dans l'autre. Les passagers marchent à côté, plus vite que les véhicules. Ou s'asseoient sur les fenêtres, cheveux au vent. Les téléphones/appareils photo permettent d'immortaliser la soirée, sur le toit d'une voiture, ou devant un char de l'armée. Dans chaque bouche, résonne une immense fierté : "Nous avons fait la révolution sans armes, sans violence, avec nos seules voix. L'Egypte est de nouveau un exemple pour le monde entier et c'est grâce à nous. Nous, le peuple. On s'est pris en main, en toute indépendance" , n'en revient pas Tami. A son côté, Mona s'est arrêtée de marcher. Elle "regarde l'histoire" , fascinée. Dans les rues du Caire, les Egyptiens hurlent leur joie, la chantent, la klaxonnent. Rien ni personne ne pourra les arrêter, et c'est là leur plus grande victoire : "Enfin nous allons être libres de dire ce que nous pensons, de faire ce que nous voulons. Plus personne n'ira en prison simplement pour avoir parlé trop fort à des policiers. Nous ne sommes plus des esclaves" , dit calmement Hicham, un ingénieur de 29 ans, au bord d'un trottoir bondé du quartier du Palais présidentiel. "Gamal, voleur!" , "Gamal, on te hait" Ce sont des familles plutôt aisées qui défilent dans ce quartier proche du Palais où on ne verra plus Moubarak. Beaucoup de jeunes trentenaires racontent avoir été à l'origine de la mobilisation. A les entendre, il ne faudrait pas parler de révolte de la faim, dans ce pays où 40% de la population vit avec 1,5 euro par jour. Mais plutôt d'une révolution anti-corruption. "Les gens se faisaient voler sans cesse. Nous payons des taxes mais nous n'avons le droit à rien. Le pays a pourtant des ressources naturelles et d'importants revenus" , explique Ahmed qui travaille dans l'industrie pétrolière. La famille, Moubarak, mais surtout le fils et ses amis, sont l'objet de tous les ressentiments. "Ils voulaient nous imposer le fils! Mais l'Egypte n'est pas une monarchie héréditaire." Dans un tunnel coupé de la circulation, un groupe de jeunes gars sautent dans tous les sens et font la ronde en se tenant par l'épaule. Derrière l'impression de joie, une rancune profonde : "Gamal, voleur!" . "Gamal, on te hait." Là encore, la joie de pouvoir l'exprimer. Sans se cacher. Dans presque chaque groupe d'amis, un chiffre revient sans cesse, "70 milliards de dollars" , la fortune supposée évadée de Moubarak. "Même si c'est 50, ça ira" , glisse malicieusement Ami, 29 ans lui aussi. Mais l'heure n'est pas aux projections. Ces jeunes managers et autres ingénieurs, bien que fervents partisans d'un changement de régime, étaient inquiets pour l'économie égyptienne. Pendant les 18 jours de révolution, beaucoup d'entre eux ont travaillé la journée, avant de rejoindre la place Tahrir dans la soirée. Dimanche, ils pensent que tout repartira dans le pays, et ils en sont heureux. Déjà, un homme qui vend des petits drapeaux en passant de voiture en voiture a fait sa fortune du mois en un soir. Le vendeur de sandwiches n'a plus de schwarma. L'euphorie du soir pourrait presque laisser penser qu'il s'agit d'un embryon de reprise économique. Pour le reste, la politique, toute confiance est faite à l'armée, qui a dit qu'elle ne se "substituerait pas à la légitimité du peuple" . Et personne ne veut songer à des lendemains qui déchanteraient : "On ne peut pas avoir pire que ce qu'on avait, mais surtout on ne peut plus avoir ce qu'on avait. On a montré de quoi on était capables, et on recommencera s'il le faut. Donc personne n'osera" , avance Mohamed, 38 ans, tout en "conduisant" . De son auto-radio, ne bruisse aucune analyse politique de la situation. Seulement de la musique, comme dans toutes les voitures. "Les Egyptiens vivent au jour le jour, explique Samy, qui a créé sa propre agence de publicité il y a quelques années. Pour la suite, on verra plus tard. Avant j'avais peur. Peur des Frères musulmans. Forcément, ils étaient la seule force d'opposition connue et personne ne savait ce qu'ils représentaient. Mais regardez tous ces gens qui vont voter comme pour la première fois. Il y aura un grand choix et nous pourrons vraiment choisir."
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248545
b
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