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Le bien et le mal

Témoignage d'internaute trouvé sur forumfr - 05/06/11 | Mis en ligne le 15/04/12
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Les notions de Bien et de Mal ont une dimension problématique, éventuellement oppressante. Je pense qu'il est utile de résoudre cette question afin d'aboutir à une morale plus libre. On associe le bien et le mal à des comportements, des actions. C'est-à-dire qu'on considère que telle action est bonne et telle action est mauvaise. Mais il n'y a aucune raison a priori de décréter qu'une action est bonne ou mauvaise. Parfois, c'est une forme d'évidence. Tuer est une action négative. Parfois, cela l'est moins. Voler, est-ce une action négative ? Les impôts sont une forme de vol institutionnalisé, et ils peuvent se justifier dans certaines mesures. Les riches se prennent pour une ethnie à qui on prendrait injustement de l'argent par discrimination. Mais l'impôt ne les vise pas pour leurs gènes, leur religion ou leur athéisme. Il s'agit de l'application d'une règle en fonction des revenus et du patrimoine. D'un autre côté, voler un pauvre, qui n'a déjà pas de quoi se nourrir, voilà de façon évidente une action négative. L'évidence dont nous parlons vient de la conséquence des actions. Tuer est une action négative parce que cela entraine la mort d'une personne, la souffrance des proches etc. Voler un pauvre est une action négative parce que cela fait qu'il est encore plus démunis, dans la faim, la peur etc. Autrement dit, les êtres humains ont une valeur, et leur souffrance est à éviter. Mais si une action a plusieurs conséquences différentes, est-elle positive ou négative ? Il semble qu'il faille composer. Si l'action a plus de conséquences positives que de conséquences négatives, on est tenté de considérer l'action comme bonne, et si l'action a autant de conséquences positives que négatives, on est tenté de la considérer comme neutre. Par exemple, si un homme offre un cadeau à une femme ayant un mari jaloux, il n'est pas évident que la joie de la femme de recevoir le cadeau soit plus importante que la souffrance que son mari lui fera subir, ou bien fera subir à l'homme généreux. On voit que dans certains cas, la générosité n'est pas une action positive. De façon encore plus paradoxale, considérons un terroriste qui menace de tuer 100 personnes, et que la seule façon de l'arrêter soit de le tuer, ou de le blesser gravement, par exemple par un sniper. Si on ne le tue pas, 100 personnes meurent. Si on le tue avant qu'il mette sa menace à exécution, 1 seule personne meurt. Si on le tue après, 101 personnes meurent. Dans ce cas-là, l'action "la moins pire" est de tuer le terroriste avant son forfait. Ce n'est pas vraiment une action positive, mais comparativement à ne rien faire, cela fait +99 vies. Ainsi, une action a priori très négative, peut selon le contexte avoir des conséquences positives ou, dans le cas évoqué, empêcher des conséquences négatives. Une action n'est donc pas bonne ou mauvaise dans l'absolu. Cela dépend du contexte. Ensuite, il y a des représentations associées à la notion de Bien et de Mal. Par exemple, dans une perspective religieuse, l'action négative val être associé au Diable et à une supposé empire du mal qui existerait en Enfer. C'est-à-dire qu'on suppose une unité du Mal, que tous les gens qui font des actions négatives agissent ensemble, de façon concertée, et dirigée depuis un arrière-monde. Or, exception fait des associations de malfaiteurs, il n'y a pas d'unité entre deux voleurs qui ne se connaissent pas. Si elle existait, ils pourraient faire des vols plus élaborés, et dans le même temps, seraient plus repérables. D'autre part, aucune interaction avec un autre monde n'a été constatée, donc l'hypothèse de arrière-monde semble erronée. De façon semblable, les gens qui font du bien ne se concertent pas, à l'exception des associations caritatives ou bien d'autres associations qui font du bien à eux-mêmes, cela compte aussi dans le positif. Tout comme il n'y a pas d'arrière-monde pour le Mal, il n'y a pas non plus d'arrière-monde pour le Bien. A l'époque où la religion chrétienne régnait en occident, les rois étaient considérés comme représentant de Dieu, et donc tout empire, quoi qu'il fasse, était considéré comme un prolongement de l'empire du Bien. Pourtant, on a constaté les nombreuses actions négatives commises par les empires, y compris au nom de la religion, ne serait-ce que la persécution des gens qui avait un avis légèrement différent que le dogme. Pas besoin d'entendre un dieu nous dire quoi faire pour effectuer une bonne action, il suffit de considérer par nous-mêmes que l'action est souhaitable et qu'on est prêt à prendre le temps de la faire. D'où l'utilité de déterminer ce qu'est une bonne action et ce qu'est une mauvaise action. Nous avons vu plus haut qu'une action est évaluée par ses conséquences positives et négatives, et donc que les actions sont plus ou moins positives, plus ou moins neutres, plus ou moins négatives, plus ou moins entremêlées de positif et de négatif. On ne peut donc pas coller une étiquette Bien ou une étiquette Mal sur la plupart des actions sous prétexte qu'elle appartient à une liste d'actions considérées comme bonnes et une liste d'actions considérées comme mauvaises. Par contre, on peut mettre une étiquette avec une évaluation de l'action en fonction de ses conséquences : plutôt bonne, plutôt mauvaise, plutôt neutre, très bonne, très mauvaise. Cependant, même cela n'est pas toujours possible, parce que certaines actions sont souhaitables, même si elles ont des conséquences négatives, parce qu'elles empêchent des conséquences négatives plus importantes. Au-delà des conséquences positives ou négatives se pose donc la question du choix. En effet, si plusieurs choix sont possibles, c'est en comparant le résultat des différentes actions qu'on détermine quel est le meilleur choix. Se pose alors la question de la connaissance. Si on ne connait pas la meilleur option, comment pourrait-on juger de l'action de quelqu'un ? Et si l'action est déterminée inconsciemment, comment pourrait-on juger d'un choix ?
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241622
b
Moi aussi !
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