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" le labyrinthe '

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 11/04/11 | Mis en ligne le 15/04/12
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Nouvelle romantique " LE LABYRINTHE… " Des personnes se retrouvent pour aider une amie à faire ses travaux Ils sont cinq dont l'histoire personnelle coïncide avec celle de l'amie : la séparation. Attablés devant la maison en travaux ils rient de se retrouver alors qu'ils se connaissent si peu. C'est Marie qui les a réunis. Ils portent tous la même blessure ! Autour de la petite table ronde ils s'observent, des sensations de complicité se créent. Si le voile de la nuit pouvait apaiser leurs appréhensions. C'est le jeu des regards qui fait penser à l'une des convives qu'elle peut se rapprocher de l'homme qui est en face d'elle. Elle se lève et demande à chacun s'il veut prendre un café. C'est étrange comme il lui sourit et c'est bien là sa seule réponse. Elle ne sait pas quoi faire pour aller vers lui. Elle a oublié l'art de la séduction. Elle ne pensait pas en avoir besoin puisqu'elle vivait avec son premier amour depuis seize ans. Mais voilà le prince charmant envolé et cet homme qui la torture dans son nouveau désir d'aimer. Elle lui apportera un café comme une serveuse un peu pressée de rentrer chez elle. Nous avions tous l'air de jouer au chat et à la souris ! Nous n'étions peut-être pas encore prêts pour reprendre une relation ? Bien sûr, tous nous le sirotions ce café… avec des sourires en coin… faire comme si nous nous connaissions… depuis toujours, alors que nous venions tous d'atterrir chez notre amie et potine, Marie ! Notre bande est composée de potes et de potines des uns et des autres, tous ne se connaissent pas encore. Parmi eux… Ben ! Oui, son regard est pénétrant. Me voit-il ? Feint-il de ne pas me voir ? S'intéresse-t-il à moi ? J'ai vraiment l'air d'une gourde… encore un peu… j'en renverserais… presque… toute la cafetière ! Oui, il me perturbe et m'empêche de dormir tranquille… j'en rêve… et je n'ose même pas lui adresser la parole ! C'est seulement la deuxième fois que je le vois ! C'est mon pote, François, qui me l'a présenté ! A part : - bonjour, ravie de faire votre connaissance, réciproquement, nous n'avons encore jamais parlé seul à seul ! Je me sens… ? Oui… toute chose… na, je l'ai dis ? Ses yeux ! Son regard ? Quelle maladresse ? J'ai l'impression d'avoir quinze ans ! Ne même plus savoir comment s'y prendre, alors même que le désir d'amour est à fleur de peau ! Il me plait… je ne sais encore rien de lui… j'apprendrai à le connaître… je me laisse du temps… Je me raisonne… oui, c'est ça… Je sors légèrement de ma léthargie lorsque tout à coup mon pote, Arthur (et collègue) se lève et s'écrie : " - Ne serait-il pas sage d'aider notre amie Marie ? " Tous, éberlués… nous restons cois ! Attentifs, nous l'écoutons ! " - Les travaux… à vue de nez… nous en avons pour au moins six mois… tous les samedis et dimanches, les congés "extras" pour ceux qui ont éventuellement des R. T.T ! Optimiste Arthur, c'est vrai, le plus expert en travaux divers, nous propose de faire un plan. Il s'agit de s'organiser et d'analyser le plus urgent à entreprendre. Marie reste interdite par son culot, mais l'idée est intéressante. Elle donne son avis la première ! Logique, ici, c'est chez elle ! Elle estime que le plus important c'est la cuisine et la salle de bains ! Dormir par terre sur un matelas, provisoirement… passe encore… mais la douche c'est la priorité des priorités ! Arthur propose avant tout, de coller une grande feuille blanche sur le mur de la pièce qui sera le futur bureau et de dresser le planning de tous les bras nécessaires à la restauration. Tout de go… les potes et potines, opinent du chef ! - Allons-y ! Dit Marie… mais… le chef ici c'est moi ! Lui dit sa petite voix intérieure ! Marie, je la connais depuis longtemps, donc pas de problème avec elle. Mais les autres, tous ces nouveaux visages qui se lancent dans cette folle aventure. Je vois bien que Marie veut reprendre les choses en main. Cet Arthur semble vouloir prendre la casquette de chef de chantier et décider de tout. En fait ce n'est peut-être pas plus mal ; je ne suis pas sûre que Marie soit vraiment capable de superviser tout ça. Pour l'instant je n'ai retenu que le nom de ce fameux Arthur et celui de François. Sympathique ce François, il a l'air calme et écoute Arthur avec le sourire. Je crois qu'ils se connaissent et si j'ai bien compris, Arthur est lui un ami d'enfance de Marie. La grande feuille de papier blanc vient d'être installée sur le mur et chacun doit maintenant choisir sur quoi il va travailler le week end prochain. Voyons … A ma grande stupéfaction, Ben propose déjà de venir installer la douche dès le samedi matin prochain ! Arthur, l'arrête : " Attends mon pote nous allons d'abord faire le planning ! " - Une colonne avec tous les prénoms, ensuite, qui est libre les dix premiers week-end à venir. - Ensuite nous ferons un debriefing pour voir où en sont les travaux et redéfinirons les priorités à poursuivre ! Ben, cramoisi, se tait… Mais n'en pense pas moins. Quel chef cet Arthur ! Je ne pense pas un instant qu'il puisse être un ami à Marie ? Qui l'a emmené ici ? Tous se regardent médusés ! Ben pense à voix basse et se dit : " C'est quand même à Marie de décider… Il attend la composition du planning, ensuite il décidera de "ses jours et de sa disponibilité ! " Dans tous les cas, pote ou pas pote, je ne viendrai certainement pas quand cet Arthur sera là… " L'entente risque de se gâter si Arthur est trop autoritaire… Marie reste un peu perplexe et sa petite voix intérieure lui dit qu'elle va devoir le calmer pour que les travaux puissent se dérouler dans les meilleures conditions ! Ambiance ! Elle ne s'imaginait pas un instant de déjà devoir mettre les points sur les I si tôt ! Elle devait quand même s'y attendre un peu… Arthur est dynamique et entreprenant… Au boulot ok, mais ici entre potes ? Marie, sentant que son projet risquait de foirer, prit Arthur discrètement à part dans la pièce d'à côté. " - Arthur, tu sais que j'ai beaucoup d'estime pour toi, au boulot nous avons une excellente collaboration et une très bonne méthode de travail ! Tu sais que je t'apprécie beaucoup. Mais, tu comprends : " - Ici, nous sommes tous, les uns et les autres avec des potes à toi, à d'autres et les miens. C'est déjà heureux que tous aient répondus présents, pour venir travailler bénévolement ! " - Je m'occupe de l'intendance et des boissons, je crois donc, qu'il faudrait que tu sois moins directif ! -Marie, c'est vrai que je n'avais pas réfléchi à cet aspect… Je vais commencer par m'excuser auprès de tous… Je te promets de redémarrer sur des bonnes bases afin que l'ambiance soit cordiale et amicale ! - Super Arthur, j'en suis ravie ! Là, je te retrouve, je t'en remercie ! - Pour neutraliser l'effet d'étonnement des potes… Je te suggère de proposer à Ben de faire la colonne des prénoms pour la liste de ceux qui sont libres et qui souhaitent faire équipe avec les potes de leur choix pour les dix prochains week-end ! - Qu'en penses-tu, Arthur ? - Cela me botte, Marie… Tu sais que je t'apprécie et je m'excuse auprès de toi en particulier ! Bisou d'amis ! Tope-là ! - Voilà, Arthur, le problème est réglé, allons rejoindre les autres. - Pour rattraper ma gaffe Marie, c'est une proposition, prenons un autre pote pour diriger les équipes, je m'occuperai du carnet des commandes des matériaux, des livraisons et de la tenue des comptes, bien sûr, tu superviseras le tout et je t'informerai au fur et à mesure ? - Merci, Arthur, ça marche ! - Merci, Marie ! Attends, après m'être excusé, tu fais les propositions aux autres ? A la plus grande surprise de Marie et Arthur, lorsqu'ils retrouvèrent les potes et potines, le tableau des équipes était déjà établi pour les dix week-end à venir ! Stupéfiant ! Marie en restait baba… Quant à Arthur, souriant en voyant les visages illuminés, restait lui bouche bée et heureux en se demandant qui avait pu rassurer toute la bande ? … Il n'eut même pas le temps de s'excuser… Nous allions très certainement encore rencontrer beaucoup de surprises mais celle-ci laissait présager d'un futur étonnant sur le plan relationnel ! Ben… était le plus… Oui, dynamique ! Ben, avait la trempe d'un vrai meneur d'hommes, aux yeux de Marie !! Oui, oui ! Il avait de la psychologie et beaucoup de tact ! Arthur et moi restions sans voix, en rejoignant le groupe ! Arthur, s'excusa… Tous acceptèrent et s'approchèrent en lui donnant une tape amicale sur l'épaule ! Marie était ravie et amusée ! Si elle avait bien compris… Samedi prochain elle disposerait déjà de sa salle de douche ! Quel bonheur ! Pouvoir se laver quand elle voudrait… Avec ces chaleurs… Matin, midi et soir… à son gré ! Quel plaisir ! Sans ne plus devoir aller chez l'une ou l'autre amie ! Marie se sentait heureuse du déroulement des évènements et des projets précisés jusqu'à présent ! Voyant l'heure tardive, elle eut la bonne idée de proposer à tous de partager des pizzas… Elle téléphona à un livreur à domicile : vu le nombre et les gars bien bâtis… Six Margharita devraient faire l'affaire pour satisfaire les creux et les estomacs gargouillant ? Il y avait une telle ambiance… c'était génial et chouette, se disait Marie à voix basse ! A moins d'une heure, tout avait failli capoter ! Elle avait raison d'avoir eut peur ! Elle avait des serviettes dans un carton, des couverts ? Pas utile… Elle avait trouver un grand couteau à découper la viande… Elle s'approcha timidement de Ben ! Le contourna afin de savoir s'il comprendrait son petit jeu de séduction… C'est vrai qu'il l'intriguait depuis sa première visite… Elle avait un faible pour lui ! Il l'avait réellement éblouie… Quand elle revint avec Arthur, ayant fait le point pour calmer l'incident de son autorité… Elle n'avait rien compris ! Retrouver une telle ambiance ? Elle sut immédiatement que si tous étaient si souriants et bavards… c'est Ben qui avait complètement dégelé l'atmosphère ! Il y eut un tel esprit, un tel élan de générosité pour les travaux à partir du samedi suivant, que personne n'avait entendu le coup de sonnette du livreur de pizzas ! Il finit par tambouriner sur la porte avec un tel fracas qu'enfin Marie put prendre les pizzas, elle le régla, elle s'excusa et les déposa sur un coin de table ! - Ben, timidement, lui demanda s'il pouvait l'aider à les découper ? - Oh, oui, répondit-elle surprise et presque timide… - Voilà, je vient de trouver ce grand couteau, avec des serviettes… ça devrait aller ? Marie, ravie et contente de sa proposition, elle ouvrit un carton à la fois, Ben y fit huit part égales… François et Arthur étaient les premiers à faire la tournée pour servirde tous les amis présents ! Marie se souvenait avoir une pile de gobelets jetables… Dans quel carton ? A la cuisine probablement ? Ben la suivit ! Il lui demanda : - Marie, as-tu un tire-bouchon sous la main ? - Marie rougissait légèrement, euh… Oui… Dans le carton des couverts… En cherchant un peu… Près du meuble là dans le coin ? Je pense qu'il est inscrit : COUVERTS et USTENSILES ! Marie lui répondit : - Je ne crois pas avoir de vin ici, la cave n'est pas encore entièrement vide à la maison que je viens de quitter… Je prévois un trajet demain, c'est dimanche et ma fille est chez son père ce week-end ! - Donc pas de vin… - Be, n l'interpella… ne t'inquiètes pas Marie, j'ai six bouteilles dans le coffre de ma voiture, nous allons les partager ! De cartons en cartons ils trouvèrent le tire-bouchon et les gobelets… Leurs mains s'effleurèrent à diverses reprises… Marie avait ressenti quelques frissons… Elle était sûre que Ben devait les avoir ressentis… Marie devint impatiente… elle ne montrait rien… elle avait sa petite idée et elle souhaitait que Ben resterait le dernier… elle ne le laisserait pas partir, même si l'un ou l'autre pote tenterait de l'enlever… Elle eut l'audace de croire qu'il l'inviterait à passer la soirée avec lui ! L'heure avançant… les uns partirent après les autres… comme si… par hasard ? Marie soupçonnait qu'Arthur s'était aperçu de son petit jeu… Ben lui proposa de l'aider à mettre de l'ordre ! Elle le prit immédiatement au mot ! Tous partis… il restait Ben… tel avait été son souhait… Marie fit la timide… fallait-il être deux pour plier les cartons à pizzas et les gobelets jetables dans un sac poubelle ? Ben contourna la table… par distraction ils se rencontrèrent à l'autre bout… ils s'excusèrent comme si ? Ben scruta le regard de Marie… avait-il deviné ? Elle avait les yeux d'une telle lueur, si brillants ? Ben, plutôt timide en présence de la gent féminine… malgré lui il semblait troublé… oui, Marie lui plaisait… il avait clairement ressenti ses frissons… Qui ferait le premier pas… ? Marie aimait jouer au chat et à la souris… Elle avait très envie de s'amuser, ce soir elle ne souhaitait absolument pas être seule vu que son ex conduirait leur fille à l'école lundi matin ! Ben… semblait de moins en moins craintif… avec son sac poubelle en main… il avait l'ai gauche et hésitant… Marie le fixa avec des yeux insistants… il lâcha le sac et la prit dans ses bras ! Marie était certaine d'avoir gagnée… Ben était si doux et Marie apprécia le baiser ! Ils se regardèrent comme si c'était accidentel… - Marie osait lui demander : tu fais quoi ce soir ? - Il répondit hésitant… euh… rien de particulier… - On se fait un petit restaurant ? Osait Marie ? - Nous pourrions faire plus amplement faire connaissance ? Tu trouves pas, dit Ben ? Ben, souriait… comme pour me faire comprendre qu'il n'avait pas été dupe… du jeu du chat et de la souris !! Ils en rirent en coeur… en montant dans sa voiture… - On va où ? Marie ? - Où tu veux, Ben, je ne connais encore aucun restaurant dans le coin… - Je t'emmène dans un petit truc, qui ne paie pas de mine… tu verras, c'est un endroit très intime pour faire connaissance, la cuisine y est délicieuse ! - D'accord, Ben, je te fais confiance… - Marie, n'en dit pas plus, elle était heureuse… - Elle savait qu'elle parlerait de cette soirée inespérée autant qu'imprévue, avec Arthur au bureau lundi matin ! Elle qui n'avait plus d'homme dans sa vie depuis bientôt deux ans, s'était surprise en découvrant son culot… Elle espérait que Ben avait autant envie d'elle, qu'elle de lui… Ils arrivèrent au lieu proposé… effectivement, Marie fut agréablement surprise par le côté intime de l'endroit ! Il restait une petite table en retrait… propice à toutes les confidences… Marie se disait ravie et trouvait l'endroit accueillant et chaleureux ! Ben, fut heureux de l'avoir emmené ici ! Ils prirent un petit apéritif et commandèrent la spécialité de la maison "La cassolette de poissons aux petits légumes"! L'apéritif aidant, Marie et Ben devinrent très diserts ! Ben, de moins en moins timide lui raconta que lui était seul depuis presque trois ans ! Qu'il avait été marié et qu'il avait un fils, il venait d'avoir neuf ans, malheureusement, comme son ex était fonctionnaire en Guadeloupe, il ne le voyait qu'un mois par an, pendant les vacances scolaires ! Deux fois par semaine, ils s'échangent des e-mails, ce qui lui permet d'être au courant de toute son évolution ! Tant dans sa vie quotidienne que scolaire ! Tout à coup il se rendit compte qu'il n'avait pas encore permis à Marie de se raconter… Il s'excusa presque… Marie répliqua en disant qu'elle fut ravie de l'écouter. Les plats furent servis… Ben commanda une petite carafe de vin blanc pour deux. Marie humait le fumet du plat, en ajoutant qu'il devait être délicieux, mais trop chaud… Prudence… Ben soufflait sur sa cassolette, demanda à Marie depuis combien de temps elle était seule ? - Bientôt trois ans… comme toi ! - Jamais d'aventure entretemps demanda Ben ? - Une seule, très brève par ailleurs, dès qu'elle s'était rendue compte que serait échec total elle cessa immédiatement… Il fallait que je prenne du temps pour me reconstruire et prendre du recul ! L'importance de s'occuper de sa fille Anaïs, âgée elle de dix ans… Ben, répliqua immédiatement et lui raconta son aventure éphémère assorti d'un flop total… Ils se rendirent comptent d'un même parcours avec beaucoup de similitude et de la même période de réflexion nécessaire, pour se reconstruire ! Ce qui fut très riche dans leurs échanges c'était de constater qu'ils étaient devenus prudents et un soupçon timorés pour oser se relancer dans une histoire sentimentale… Chacun précisait la prudence… De ne plus être blessé… de se protéger ! Marie de nature positive, lui avoua qu'elle était prête à présent et de reprendre un nouveau départ… Ben, s'avoua être au même stade de sa réflexion… Ni l'un ni l'autre étaient méfiants et semblaient vouloir refaire confiance en l'avenir… - Comment se prénomme ton fils ? Ben ! - Marius ! J'ai toujours aimé ce prénom, sa mère était d'accord, c'était le prénom de mon grand-père qui était méridional bien sûr, tu t'en doute ! - Cela ne te fait pas rire ? Habituellement les gens sont plutôt moqueurs, dit Ben ! - Marie répliquea que c'était drôle mais original ! Pour moi cela ne prête nullement à rire ! J'aime beaucoup les prénoms anciens qui reviennent à la mode actuellement ! Notre succulente cassolette terminée, je souhaitait un café ! Ben, commanda la même chose ! - En sirotant notre café, Ben me demanda quelle activité professionnelle je pratiquait ? - Géomètre, mais j'ai fais une agrégation et je donne cours aux futurs géomètres, actuellement. - C'était par choix ? - Non, pas dans un premier temps, c'était pour avoir des horaires scolaires pour ma fille… quand je me suis retrouvée seule avec elle, ensuite comme ça m'a plu j'ai continué… maintenant je ne souhaiterais plus revenir sur le terrain ! - J'accompagne également les étudiants qui entament des stages dans les bureaux de géomètres ! J'en ai conclu qu'il vaut mieux être une bonne enseignante qu'un mauvais géomètre… j'aime beaucoup ce que je fais ! - Et toi, Ben, quelle profession pratiques-tu ? - Il est assez proche du tien, sauf que j'ai eu la chance de racheter le Bureau d'Architecture de mon père, avant son décès. J'ai une soeur qui vit aux States, je la vois deux fois par an ! Elle y est architecte et son mari également ! Ils ont un Cabinet de plus de dix architectes. - N'ayant pas d'obligations familiales pour l'instant, j'occupe l'appartement qui donne directement par un escalier en colimaçon dans les bureaux ! - Ce n'est pas trop contraignant ? Demanda Marie ? - Moi, j'aurais du mal de concilier le privé et le boulot dans le même lieu ! C'est peut-être typiquement féminin, mais je vois que tu es dans ce cas ? - C'est vrai qu'en cas de plan à tracer qui a pris du retard, j'ai plutôt tendance à renvoyer mes deux associés à la maison et de terminer les retards pour respecter les dates des clients… qui dépendent ensuite des entrepreneurs de construction qui ont aussi des délais à respecter. - Si tu as deux associés, je crois qu'il est aussi possible de faire une tournante en fonction des urgences… répondit Marie ! - Je te crois très organisée, notes que mes associés m'ont déjà fait la même remarque ! Tu as raison… je vais devoir y songer ! - Cela ne me regarde pas… mais si tu veux avoir une chance de refaire un bout de chemin dans une nouvelle expérience sentimentale… je pense qu'il serait bon d'y penser dès à présent ! - C'est vrai, si j'ai bien compris, si je veux avoir une chance auprès de toi… - Non, Ben, je n'ai pas dit ça pour moi ! - Moi, ou une autre, c'est par amitié… - Marie ? C'est toi que j'ai envie de conquérir… tu m'as immédiatement plu dès le premier regard… j'ai tout fais pour pouvoir te rencontrer… - Comment te dire cela… c'est François qui te connait bien qui m'a parlé de toi en tant que femme… - Promets-moi, que tu ne lui fera pas de reproche ? - Marie, je serais si heureux de faire un bout de chemin… et plus avec toi si tu le souhaite ? - Ben, je n'ai même pas besoin de réflexion… j'y pense également depuis la première fois que je t'ai vu… - Je pense qu'il est l'heure de partir, ils vont fermer ! - Nous retournons dans les cartons, Marie ? - Où chez moi ? - Qu'est-ce que tu préfère… - Ben, je me sens maladroite, j'ai l'impression d'avoir quinze ans… - Partons, Marie… je t'emmène chez moi ? - Ben… où tu veux… laisses-moi emprunter le colimaçon ? - Marie… je suis très ému… demain c'est dimanche… tu es libre jusqu'à quelle heure ? - Ben, libre comme le vent… - Je n'ai même pas de cours lundi, donc je viderai ma cave lundi au lieu de demain ! - Emmène-moi… Ben ramena Marie jusqu'à sa voiture ! Tout à coup au moment de mettre sa clé dans la serrure, Marie eut un sursaut, elle eut peur ! Ben lui fit signe de le suivre jusque chez lui ! Intriguée par sa moue il restait interrogatif et baissa la vitre en disant : - Et alors, Marie ? - Marie avec un vrai regard de chien battu, lui répondit qu'elle ne se sentait pas prête… - Ben, descendit de sa voiture, il la prit par les épaules et la serra dans ses bras, il la rassura immédiatement mais semblait décontenancé par sa réaction. Si Marie ne se sentait pas prête, peut-être avait-il été maladroit ? Il n'avait pas réussi à la sécuriser ? Ben, de nature plutôt anxieuse, se posait mille questions. - Marie revint sur ses pas. D'accord pour dormir avec toi… mais il ne se passera rien entre nous. J'aimerais que tu me laisses du temps ! - Pas de problème Marie ! Je te prendrai dans mes bras, c'est tout… - Ben, je te remercie, je n'ai aucune envie de dormir seule ce soir… Je ne me sens pas encore prête pour faire l'amour ! - Je te comprends Marie et je te respectes, tu prendras le temps qu'il te faut… Mais j'aimerais beaucoup apprendre à mieux te connaître. - Ben, allons discuter au chaud chez toi, j'apprécie ta délicatesse et ton attention… - Marie, je te respecte avant tout. Allons-y, suis-moi, il y en a pour dix minutes ! - Marie se sentait soulagée… Un type bien ce Ben, se disait-elle en le suivant. J'avais vraiment envie de mieux le connaître, elle se disait avoir de la chance ! Ils arrivèrent très vite et garèrent chacun leur voiture. Marie retrouva son sourire en montant l'escalier à colimaçon. Elle faillit avoir un fou rire : c'était sans doute nerveux, elle n'avait aucun motif, aucune raison ! Ben lui offrit un rafraichissant. - Un coca ? Un verre de vin ? Marie opta pour le verre de vin… Sa petite voix intérieure lui disait que c'était le moment. - Ben fut étonné… - Elle avala son verre presque cul sec. Elle en reprit un deuxième qu'elle but en le sirotant à petites gorgées. Ben, semblait rassuré, avaler un verre de vin d'une seule traite ! Marie demanda où se trouvait les toilettes. - Ben se leva et lui fit visiter l'appartement ! En fermant la porte de la chambre il fut surprit, Marie l'enlaça de ses bras autour du cou et l'embrassa d'une manière tellement sensuelle que Ben eut du mal à reprendre ses esprits. Ils se remirent dans le divan et continuèrent la conversation interrompue après le dîner au petit restaurant… Elle reprit le dialogue comme si de rien n'était ! - Ben interrogatif, se disait qu'elle était originale et déconcertante à la fois ! Ses réactions le stimulaient encore plus à être curieux de la découvrir et d'apprendre à la connaître ! Serrés l'un contre l'autre, ni l'un, ni l'autre n'en avait plus du tout l'habitude. Par un seul regard ils se comprirent. Ils allaient doucement et lentement s'apprivoiser ! Oui, ils ressemblaient vraiment à des oiseaux blessés, encore un peu fragiles, mais leurs regards si profonds, ils sentaient qu'ils se donneraient tous les moyens pour qu'ils puissent être heureux à deux. Le chemin serait long ? Ils avaient le temps… Le plus important c'était d'apprendre à refaire confiance et de retrouver de l'assurance chacun en soi, c'était une nouvelle chance pour chacun ! Marie y croyait ! Elle avait décidé de s'en donner les moyens ! Ben savait s'y prendre avec elle, elle le sentait compréhensif, chaleureux et doux par la même occasion. Elle se sentait bien ! Il y avait si longtemps qu'elle n'avait plus ressenti cette douceur et ce bien-être ! Ben lui faisait confiance. Il la trouva douce, ouverte, intelligente et surprenante… Le reste, patience, ne rien précipiter ! Marie se demandait ce qu'elle allait raconter à François et Arthur ! Elle était presque certaine que François serait ravi pour elle ! Arthur, comme il en pinçait un peu pour elle, ferait semblant d'être content pour elle, serait probablement déçu mais ne dirait rien ! Elle était complètement ailleurs… Ben lui disait : - Marie, as-tu compris ma question ? - Ben, désolée… J'avais l'esprit qui me jouait un petit tour, dis-moi ? - Je te faisais une proposition pour notre journée de demain ! - Excuses-moi Ben ! - Demain petit_déjeuner, ensuite comme j'ai un plan à déposer chez un confrère à Bruges, dans sa boîte aux lettres je te rassures, je te proposais de m'accompagner, nous déjeunerions dans une Auberge le long du canal, dans la vieille ville, ça te dis ? - Génial, j'adore cette ville ! Si tu es d'accord, j'aimerais faire le tour complet du Vieux Bruges en calèche… Excellente idée ? Me répondit Ben, je me réjouis, j'aimerais déjà y être ! - Ben, j'ai emballé tellement de caisses hier soir et cet avant midi que j'irais bien dormir ? - Marie, dorénavant, je t'aiderai à vider le reste de la maison, j'ai même des propositions à te faire pour que ta maison soit encore plus confortable à moindre prix… - Super ! Par exemple ? - Deux portes dans une cuisine, perte de place ! Une suffit ! Je te propose de te faire un passe-plats de celle à condamner, donnant sur la salle à manger, cela prolongera ton plan de travail de près d'un mètre vingt ! - Je n'y avais pas pensé ! Ben ! Tu es pratique et génial ! Ben n'osait rien ajouter, il se sentait fier intérieurement mais ne laissait rien paraître ! Ben s'approcha de plus près et se sentait vraiment heureux que Marie l'ait un peu obligé à accepter ses avances ! Oui, cette rencontre qui devint un peu plus intime. Elle laissait entrevoir d'heureux présages… Marie semblait heureuse en se blottissant dans ses bras, Ben eut des frissons… Ils s'embrassèrent tendrement… Ben rassura Marie que dès lundi il ferait ses plans d'aménagements pour que sa maison devienne celle de ses rêves… Marie, riait, oui elle était heureuse, enfin fini, fuir cette solitude qui lui était devenue insupportable. Elle s'avoua même être devenue invivable ! Elle faisait la timide mais si elle écoutait son corps elle aurait laisser Ben la dévorer entièrement et réciproquement… Elle se sentait au septième ciel ! Ben l'emmena à la salle de bain. Elle mit sa veste de pyjama par pudeur, lui le pantalon ! Ils s'éclatèrent de rire lorsqu'ils se virent dans le miroir de la garde-robes ! Les manches de la veste trop longues, elle cachait même ses fesses. Elle se trouvait décente. Elle faisait semblant d'être un peu " vierge effarouchée"!. Ils rirent vraiment de bon coeur, ils étaient si gais ! C'est en riant aux éclats que Ben la fit basculer dans le lit… Oui, Marie était très chatouilleuse, Ben autant qu'elle ! C'était drôle de voir comment un si petit effet put avoir un si grand impact sur ce qui allait suivre… Ben et Marie, l'un comme l'autre, ils avaient… vraiment envie l'un de l'autre… Marie qui avait eut si peur fut malgré elle si heureuse d'être là alors même qu'elle ne s'y attendait pas… Ben, l'avait respectée… Elle était tellement sensuelle et active, ni l'un ni l'autre, ne se posait plus aucune question. Ce fut un moment divin… Ben, lui murmura doucement à l'oreille… - C'était comment ? - Divin… Le Nirvana… - Ben ? Et toi ? - Marie ! … Extraordinaire… C'est comme si c'était la première fois… en homme mûr et réfléchi… Marie se blottissait encore et encore dans ses bras. Elle ronronnait telle un chaton. - Elle ajouta : j'aimerais m'endormir comme ça. Te sentir toute la nuit, Ben… Quelle douceur ! - Marie, laisses-moi te regarder dans les yeux ? Ils sont si brillants… - Montres-moi les tiens ? Ils sont étincelants ! … - Je ne me souviens plus depuis combien de temps je n'ai plus été aussi heureuse, lui murmura-t-elle à l'oreille… Ben… Merci ! - Ben lui murmura… c'est réciproque… Marie, divin… Je te remercie ! - Je pense que si nous voulons profiter de notre journée de demain nous allons essayer de dormir les quelques heures qu'il nous reste. - Je mets le réveil pour 9h ? Dès que je sortirai de la douche j'irai chercher les petits pains ! - Moi, je préparerai le café ! - Dès que nous serons prêts, nous partirons immédiatement ! - Ben, je me sens tellement vibrer, je ne réalise pas encore complètement. - Ma chérie, je me sens aussi ému que toi ! Dès que le réveil sonna chacun s'étira et se remit dans le creux des bras de l'autre ! Doux ! … Trop bon ! Marie fut la première à demander : -Bonjour Ben ! Je peux t'appeler mon trésor ! -Bien sûr ! -Tu as bien dormi ? - Divinement ma chérie ! Ne bouge pas, je ne réalise pas encore que nous ayons dormis enlacés… Laisse-moi encore savourer un petit instant, Marie chérie… Je me sens si heureux ! Et toi ? - Mon trésor ! Le nirvana… - Qui sera le premier à la douche ? Ben sauta hors du lit et plongea dans la douche. Marie ne put faire que le café. Elle ouvrit plusieurs placards mais il était dans celui juste au-dessus du percolateur ! Mmm… Un homme très pratique… Et organisé ! Elle mit les mêmes doses que chez elle et cria : - Ben, tu l'aime comment ton café ? - Quoi ? Tu dis ? Je n'entends rien… Attends ! - Tu l'aime comment ton café ? - Le matin très fort ! Ben était déjà sorti de la douche et fila s'habiller en vitesse ! Marie irait pendant que Ben sortirait chercher les croissants ! Ils déjeunèrent, se regardèrent comme s'ils voulaient être certains que ce ne fut pas un rêve, qu'ils étaient bien réels ! Ils débarrassèrent et filèrent ! - Marie, je me sens très heureux ! Hier à cette heure ci, j'étais à cent mille lieues de m'imaginer que je débuterais une nouvelle vie sentimentale avec toi… - Ben, mon trésor ! … Je pensais à la même chose… - Zut ! Demi-tour, où avais-je la tête, je n'ai pas les plans ! L'amour… - Heureusement, nous ne sommes qu'à 10 minutes ! Tu t'imagines Marie, si nous étions arrivés sans ? Mon collègue en a besoin demain à la première heure ! - Ah ça… L'amour te perturbe à ce point ? … - Je crois ! Retour au cabinet il en eut que pour quelques minutes. - Ouf ! Nous voilà partis ! Ben roulait relativement vite. Je regardais les différents CD éparpillés sur le tableau de bord, je choisissais le dernier Maurane avec la reprise de plusieurs chansons de Nougaro. - Tu aimes ? - J'adore ! Marie se laissait bercer par le rythme des chansons. -C'est très réussi, ajoutait-elle ! Ben lui disait qu'à chaque fois il découvrait des nouvelles phrases. - Nous avons bien roulés, il ne reste que 25km Ben ! - Je prends la première sortie de Bruges, le collègue habite au Sud… - Tu connais bien la route, Ben ? - Oui, oui ! Pas de problème, ma chérie ! - Voilà, dans un quart d'heure nous aurons toute la journée rien que pour nous ! - Super, il n'est que 11h15, nous pourrions faire le tour en calèche avant le déjeuner ? - Bonne idée, ensuite nous pourrions nous balader dans le centre touristique ? - C'est comme tu veux, Ben, c'était une suggestion… - Je ne t'ai pas dis d'accord pour te faire plaisir, c'est une question de bon sens ! Il ne pleut pas, il y a un petit rayon de soleil… - Oui, le temps peut changer ! Tu as écouté la. Météo ? - Où et quand ? Nous étions bien trop heureux… la tête ailleurs… - J'ai le sentiment d'être un nouvel homme ! - J'ai 20 ans… Je me sens pousser des ailes, répliqua Marie ! - Voilà le cabinet de mon collègue ! - Quel beau bâtiment typiquement de Bruges ! Ce n'est pas étonnant que beaucoup de touristes appellent cette ville la petite Venise du Nord, dit Marie. - Un jour je te ferai visiter l'intérieur, tu verras une petite merveille dans le sens de la préservation du patrimoine et l'arrière donnant sur un jardin avec une structure vitrée, très lumineuse de part en part, je crois que tu apprécieras, ma chérie ! - Tu es un trésor, je crois que nous allons aller à la découverte du monde à deux, je me sens heureuse… J'aime quand tu parle du futur ! - Ma chérie… Personne ne nous séparera ! - Voilà, nous allons mettre la voiture en sécurité au parking ensuite j'emmène ma princesse en calèche… Marie et Ben, furent heureux qu'il n'y eut pas encore trop de touristes. Nous étions juste à la veille du printemps, ils profitèrent des premiers petits rayons du soleil ! Ils traversèrent quelques rues typiques menant vers la halte des calèches ! Marie opta pour une calèche conduite par une très jeune fille qui semblait être débutante qui nous aida à y monter, nous étions très bien installés ! Il y avait un plaid, il était le bienvenu pour couvrir nos jambes, il ne faisait pas encore assez chaud ! . La jeune fille qui était parfaite bilingue nous souhaitait la bienvenue en nous expliquant le parcours historique de la ville dans un excellent français. Marie de nature curieuse, lui demanda si elle était étudiante ? - Elle répondit par l'affirmative qu'elle étudiait. " les sciences et l'histoire de l'art " souhaitant particulièrement devenir restauratrice de tableaux anciens ! Ben lui dit : - cela doit être très intéressant ? Ilse, c'était son prénom, semblait passionnée par son futur métier ! Ravie de leur parler de son premier stage et d'avoir assisté un maître expert à la restauration d'un toile de Rembrandt ! Marie lui demanda comment il se faisait qu'elle parlait si bien le français ? - Ma mère est originaire de Wallonie, mes grands-parents habitent à Namur, nous parlons tous couramment les deux langues à la maison et en famille ! Ilse fut une excellente guide et rien n'avait d'une débutante, connaissant sa matière, sut répondre à quasi toutes nos questions ! Nous avions choisi le parcours complet d'une heure trente ! Marie et Ben étaient ravis et plus que satisfaits même si c'était la première fois qu'ils avaient visités la ville de cette manière ! Le plus extraordinaire c'est qu'Ilse les ayant trouvés si sympathiques leur proposa s'ils le souhaitaient, de leur faire visiter l'atelier du maître restaurateur de tableaux dans le Vieux quartier de l'Hôpital St Jean ! Marie et Ben n'hésitèrent pas un instant, elle leur fixa rendez-vous vers 15h30 à l'entrée du Musée de l'Hôpital St Jean ! En descendant de la calèche, ils étaient si surpris de satisfaction que chacun lui donnait un bon pourboire ! Elle en avait terminé pour aujourd'hui et était attendue pour le repas dominical en famille, en précisait simplement que ses grands-parents namurois étaient en visite ! Elle s'excusait d'avance si elle avait un peu de retard tout en promettant d'être là avant 15h45! Ils se confondirent en remerciements tellement ils étaient heureux tous les trois de cette rencontre ! Ils se souhaitèrent bon appétit ! Ben tint Marie par le cou en se dirigeant vers l'Auberge a à peine cinq minutes de l'atelier ! - Ben, quelle superbe journée, s'écria Marie ! - Chérie ? Elle n'est pas encore terminée ! En rentrant à l'auberge en consultant la carte des menus ils décidèrent de prendre la spécialité de l'auberge, un jambonneau braisé à la sauce flamande à base de moutarde sauvage et pommes poêlées. Le plat fut tellement consistant, qu'ils terminèrent par un café ! Ils étaient encore en admiration en parlant de leur guide ! Ils étaient déjà impatients de visiter l'atelier du maître restaurateur. Ils étaient surtout touchés par le caractère particulier d'Ilse. A à peine vingt deux ans, avoir autant d'aspirations artistiques et historiques pour son futur métier ! Ils trouvaient tous les deux que c'était rare de rencontrer une si jeune fille déjà si érudite en la matière ! Ils se promirent de demander à Ilse combien il pouvait y avoir d'élèves dans sa section ? Ils étaient tellement captivés à partager cette journée et de la vivre dans un esprit d'une telle d'osmose… un sentiment très particulier. Ils étaient heureux de découvrir toutes les facettes de leurs centres d'intérêts respectifs, ce qui faisait partie de l'un et de l'autre, de le partager à deux ! Plus la journée avança, plus ils étaient certains d'être fait l'un pour l'autre. Marie se surprit à penser à sa solitude qu'elle fuyait maintenant et constata qu'elle l'avait aidée à se reconstruire ! Elle se sentait bien avec elle-même, oui elle se remettait à vivre ! Elle ressentit une vive émotion qui l'emmena à sentir des larmes perlées qui jaillissaient dans le coin des yeux. Ben, la scrutait de son regard profond et amoureux, se doutant qu'elle réfléchissait ou qu'un souvenir éventuellement douloureux lui traversait l'esprit ! … Marie écartait son bras et vint se blottir au creux de son épaule. - Marie ? Tu pleures ? - Ben mon trésor ? Je suis tellement émue de découvrir tout ce monde qui nous entoure avec toi et de me rendre compte que je ne suis plus seule ! La solitude je l'ai tant maudite, je viens de découvrir à l'instant qu'à travers cette profonde douleur je me suis entièrement reconstruite et que je suis une nouvelle Marie ! L'avenir est devant moi… devant nous, Ben ! Ben semblait très ému de son constat, il se sentait heureux d'être là avec Marie et de faire progressivement des projets d'avenir à deux ! - Ben, je ne suis pas triste, tu me crois ? C'est comme si tout à coup je sortais d'un tunnel et que je sois éblouie par une telle clarté d'une telle évidence… c'est une réelle émotion de joie ! - Marie, je te crois et je comprends ! Cela me touche énormément que tu ait une telle philosophie de vie ! - Ben, tu es un trésor que je viens de découvrir, je crois que je t'aime déjà comme si je te connaissais depuis toujours ! - Ma chérie, je crois être tombé en amour avec toi ! - Tu as vu l'heure ? Ilse doit nous attendre ? - Ma chérie, elle ne sait pas que nous venons de passer notre première nuit ensemble ! - Il nous reste un quart d'heure ? Gardes-moi dans tes bras ! - Marie, il reste cinq minutes et dix pour être à l'heure. - Au fait, ma chérie, emprunterais-tu le colimaçon ce soir ? - Mon trésor ? Je n'y pensais pas un instant, je te dis volontiers oui si tu veux de moi ? Sinon je retourne trouver mon matelas au milieu de mes cartons ! - Je te gardes tu me deviens aussi précieuse qu'un trésor ! - Voilà notre nouveau projet ! Comment ? - Notre deuxième nuit à deux et nous remémorer cette superbe journée ! Ilse nous attendait, nous avons courus et c'est à bout de souffle que nous fûmes accueillis avec un excellent café chaud ! Le maitre restaurateur avait une longue barbe blanche et un sourire à damner tous les anges du ciel ! Ses petites lunettes déposés sur le bout du nez qui nous laissaient découvrir des yeux d'un bleu ciel ! Marie était en extase par son incroyable gentillesse et la sympathie qu'il dégageait ! Elle restait ébahie, il semblait sortir d'un autre monde, hors du temps, comme d'un conte ! Ilse avait eut une excellente idée en nous invitant et nous la suivions pas à pas suivie de son maître vers le Rembrandt dont elle nous avait si bien parlé ! Ne vous imaginez pas, il n'était pas suspendu ni visible de tous ! Il est littéralement dans un bunker en béton armé avec une dizaine de codes secrets avant de pouvoir y pénétrer, nous devions d'ailleurs nous retourner par mesure se sécurité. Nous nous rendions comptent que nous étions particulièrement privilégiés de pouvoir découvrir cette merveilleuse oeuvre en restauration ! Ilse et son maître retiraient précieusement les toiles de lin déposées sur la peinture : " Le reniement de St Pierre " anno 1660 de Rembrandt ! Le maître et l'élève nous montrèrent les parties en cours de restauration et celles à poursuivre ! Ben et Marie restaient muets ! Le maître nous demanda de nous montrer à l'aide d'une petite latte sans toucher le tableau quelle partie avait déjà été restaurée. Timidement, Marie pensait qu'il s'agissait de la joue droite et une peut-être une petite partie du nez de St Pierre ? Ilse souriait, elle opina du chef tout en précisant qu'il s'agissait de la joue, uniquement ! Le maître la regarda et la félicita… elle n'y comprit rien ! Il lui fit tout à coup penser à " Joyeux " dans Blanche Neige et les sept nains, avec son regard bleu perçant au-dessus de ses petits verres et un sourire espiègle ! Il lui précisa que c'était la première fois qu'une personne extérieure au milieu de la restauration découvrait ce qui avait été restauré ! Ilse confirmait. Tous la félicitèrent ! Marie ne sut pas trop pourquoi, elle n'en demandais pas la raison, ayant probablement un oeil d'artiste ! Le maitre nous raconta succinctement comment le tableau était arrivé dans son atelier du fait qu'il connaissait personnellement le Conservateur du Musée d'Amsterdam en Hollande ! Le maître et Ilse furent heureux de nous avoir reçus, nous nous congratulions et prenions congés ! Ce fut une très belle expérience ! Nous laissions nos coordonnées respectives à Ilse qui nous attendaient à une prochaine visite, il lui restait encore deux années d'études, ensuite elle viendrait très certainement travailler soit avec le maître ou à Florence en Italie ! Le maître restaurateur semblait lui, avoir fondé beaucoup d'espoir dans la relève et la poursuite des activités de son atelier par Ilse mais selon notre conversation en calèche elle semblait souhaiter partir à Florence ! Pour satisfaire sa dernière curiosité, Marie lui demandait combien d'élèves dans sa section ? - Nous ne sommes plus que 4 pour les deux ans et demi qui restent avant le diplôme. La restauration, on est doué ou on ne l'est pas ! Beaucoup d'appelés et peu d'élus ! Il est vrai que l'enjeu était d'importance, un seul tableau pouvait valoir des millions d'euros ! Ils se séparèrent tous les quatre très heureux et promirent de se revoir ! Ben et Marie n'avaient pas vu passer le temps, il était déjà 18h ! Le temps de retourner prendre la voiture au parking, la route, nous serions à l'appartement vers 20H ! Ben poussa un profond expire, se sentait tellement heureux qu'il avait envie de le crier au monde entier ! Marie, plutôt réservée était aussi heureuse que lui, éclata de rire, c'était nerveux mais le signe qu'il y avait très longtemps qu'elle n'avait plus ressenti un si profond bien-être ! Ils étaient réellement éblouissants de bonheur lorsqu'ils traversèrent en courant main dans la main l'esplanade qui menait vers le parking ! … Marie et Ben étaient si heureux qu'ils s'embrassèrent sans discontinuer. Ils faillirent emboutir un poteau en descendant rejoindre la voiture ! Tellement occupés à se bécoter, ils se mirent tout à coup à paniquer ! Où était la voiture ? Ils firent le tour complet du plateau de stationnement… Retour vers l'arrivée de l'ascenseur, Marie s'exclama : - Ben, nous sommes au moins deux… Je crois que nous étions au moins trois ! Main dans la main ils descendirent au moins trois. Ben s'écria : - Marie ! La voilà ! Ouf ! J'ai eu peur ! - Moi aussi, mon trésor, je m'imaginais déjà qu'elle avait été volée ! Contents et soulagés après avoir eu une petite frayeur, ils s'installèrent pour rentrer ! Dès qu'ils furent sortis du parking Ben arrêta l'auto et embrassa Marie avec fougue. - Ben, tu m'étouffes… - Marie, je me sens si heureux ! Il remit l'auto en marche et ils firent la route sans aucun encombrement. Comme Marie l'avait plus ou moins prévu, ils rentrèrent vers 20h. Tout le long du trajet ils se racontèrent comment ils avaient vécu cette superbe escapade entièrement imprévue et si riche en découvertes ! Tant sur le plan personnel que touristique. Heureux et certains que cette journée extraordinaire resterait et ferait partie de leurs souvenirs respectifs à très long terme. Ben alla à la cuisine regarda brièvement dans son frigo pour prévoir un petit dîner léger suivi de Marie, ils fouillèrent ensemble pour voir ce qui pourrait faire un excellent encas ! Ils rirent en coeur chacun tirant sur un sachet de salade. Marie prépara rapidement la vinaigrette, une petite tranche de jambon et une baguette de pain, de quoi se sustenter . A Ben d'ajouter qu'il y avait encore une demi bouteille de rosé entamé. Marie dressa deux sets sur la table de la cuisine. Ben souhaitait si Marie était d'accord la table du salon ! Aussitôt dit, aussitôt fait ! Ils s'installèrent et mangèrent en silence. Marie avait remonté le CD de Maurane qui se trouvait dans la voiture et proposa à Ben de l'écouter ! A Ben d'ajouter en s'écriant : - Il va devenir notre CD fétiche ! Marie opina et elle se sentait tout à coup très romantique. Ils eurent juste le temps de manger. Marie se doutait que si Ben avait choisi la table du salon, le divan était très confortable pour ce qui devrait suivre… Heureux et épanouis de bien-être… Ils rejoignirent la chambre et s'endormirent dans les bras l'un de l'autre ! Au petit matin, il était à peine 7h, Marie entendit une clé dans la serrure de la porte du cabinet d'architecte à l'étage inférieur ! Elle secoua et réveilla Ben avec délicatesse et lui murmura à l'oreille : - Mon trésor, il y a quelqu'un dans le cabinet… C'est déjà un de tes associés ? - Il est quelle heure ? Chérie ! - Sept heures ! - C'est probablement Adrien… ne t'inquiète pas, nous allons déjeuner tranquillement et ensuite je ferai les présentations. Je leur avais déjà parlé de toi après notre première entrevue quand François nous a présentés ! - Cachotier… Et tu ne m'en as pas parlé ? - Marie, j'ai complètement oublié et je ne crois pas que notre nuit de hier était prévue et encore moins programmée ? - C'est vrai mon chéri ! - Je prends ma douche ? Tu fais le café ce matin ? D'accord, mon chéri ? - D'accord, mon trésor… Ils doivent être curieux de te rencontrer ! - Comment savent-ils que je suis là. - Chérie, ils vont nous entendre parler et marcher… Enfin du bruit diront-ils ! … - Ah, tu me rassures ! … Lorsqu'ils furent fin prêts ils descendirent le colimaçon Ben suivi de Marie, les deux associés faisaient semblant d'être étonnés de voir descendre Ben accompagné ! Ben présenta Marie à Adrien et Arnaud qui était arrivé peu après lui. Ils étaient ravis de voir enfin celle dont Ben leur avait tant parlé… Marie fut très touchée par un accueil aussi chaleureux et qui semblait des plus sincères. Ils échangèrent quelques banalités et politesses. Ben laissa ses associés et ramena Marie à l'étage. Marie et Ben avaient donc prévu cet avant-midi de vider la cave et de tout ramener à la maison où il y avait encore tant de travaux, avec les deux voitures, un voyage suffirait ! Ben eut l'idée de lui proposer de faire les plans de la rénovation de sa cuisine et de la salle de douche dès cet après midi, il n'avait aucun plan urgent, sa préoccupation essentielle et actuelle c'était le confort de sa chère Marie ! Il préparèrent ensemble le planning de la semaine en fonction des plages de disponibilités de chacun. S'ils le respectait avec Arthur, François, Nathalie, Valérie, Marie et Ben dans un premier temps, dans quinze jours sa cuisine serait terminée ! Sans oublier que la douche serait terminée samedi prochain ! - C'est possible ça ? Demandait Marie à Ben ! - Nathalie s'est la spécialiste du carrelage, Arthur a déjà commandé la douche et le carrelage. Je crois que la livraison complète du matériel est prévue pour vendredi à 15h pour la réception du matériel.! - Comme j'ai terminé mes cours à 14h, j'y serai ! En plus, pendant toute la période des travaux, ma fille sera chez son père du vendredi soir au lundi soir ! Nous avons prévu ensemble qu'Anaïs resterait chez lui la semaine où nous referions entièrement sa chambre. - Félicitations, ma chérie ! Quelle organisation ! … - Obligée, mon trésor ! Seule avec un enfant et mon activité professionnelle… Je dois, Non ? - Oui, je vois ! Je comprends d'autant mieux ta discussion en aparté avec ce chef d'Arthur ! - Eh bien, mon chéri, là tu te trompes, c'est un timide introverti et c'est le collègue en travaux pratiques avec lequel j'adore travailler pour préparer nos cours de géomètre ! Je pense presque qu'il a été impressionné par le monde présent samedi dernier, il s'est probablement senti débordé et quand il a joué au grand chef, même moi je ne l'ai pas reconnu… Je te rassures ! C'est un vrai pote sur qui on peut toujours compter et cela me semble être très précieux ! … - Ma chérie, entièrement d'accord avec toi, c'est comme Arnaud et Adrien qui pour moi sont plus que des collaborateurs et également de vrais potes ! - Donc, mon trésor, tes potes deviendront les miens et les miens les tiens ? - Topes-là, combien y en a-t-il ? - Oh, beaucoup, nous ferons la liste ce soir ? Les tiens, les miens ? Je t'aime… chérie ! Nous nous sommes apprêtés pour aller vider le reste de la maison ! Ben ouvrit la porte de son garage et en sortit une remorque ! - Ma chérie, les deux voitures et la remorque remplies je pense qu'en un seul voyage nous aurons terminé ! - Ben c'est génial… Si j'avais su que tu avais une remorque ? … - Marie, dommage que François ne t'en ait pas parlé ? Je te l'aurais prêtée ! Ben suivit Marie pour se rendre à la maison à vider. Ils eurent relativement vite terminé et tout était casé. Marie était ravie de ne plus devoir revenir ici, trop de mauvais souvenirs ! Valérie et Nathalie ayant le double des clés, elles avaient promis de nettoyer toute la maison afin qu'elle puisse rendre les clés après l'état des lieux de jeudi prochain ! Marie faisait remarquer à Ben que c'était un vrai bonheur les ami (e) s sur lesquels on pouvait compter ! Ben opina du chef, mais à condition que ce soit réciproque ! Il en avait déjà dépanné un à plusieurs reprises, il n'était pas disponible quand lui avait eu besoin d'aide ! Il ne l'était par ailleurs jamais… Il s'est exclu de lui-même du cercle d'amis ! En arrivant à la maison Marie décida de remettre le tout à la cave et une autre partie dans le fond du garage attenant à la maison par un passage dans son jardin. Il était déjà 12H30 et ils furent contents de partager un repas léger et vite prêt. Marie se rendait dans sa chambre pour préparer une tenue et ses cours pour le lendemain matin. Elle sursauta tout à coup. Ben l'avait surprise en la prenant dans ses bras ! Ils rirent tels des enfants… Elle tomba sur le matelas à même le sol entouré de plus d'une dizaine de cartons qui attendaient d'être vidés ! … Elle fit semblant d'être effarouchée mais Ben avait déjà découvert ses points faibles… auxquels Marie ne pouvaient résister ! Ben avait trouvé très drôle de faire l'amour au milieu de tous ses cartons. Il trouvait ça plutôt drôle et excitant de compléter le désordre du lieu juste par plaisir ! Marie éclata de rire en lui disant qu'il était vraiment fou ! Ben le reconnut d'emblée et il en fut fier en ajoutant : - De toi, mon trésor ! Restes encore quelques minutes blottie dans mes bras, Marie ? - Quelques minutes ! Promis ? - Ben d'ajouter : promis ! Je suis fou d'amour ! Marie réajusta sa tenue, reprit son matériel scolaire pour le lendemain… Ben lui rappela : Colimaçon ce soir ? Marie répondit : oui, colimaçon ! " Colimaçon " deviendrait leur mot de passe quand Marie passerait la nuit chez lui et " la caverne aux cartons ", quand Ben resterait chez elle ! Elle somma Ben de rentrer travailler sur les plans de la salle de douches… le plus urgent, ensuite sa cuisine ! Il prit son courage à deux mains, prit les mesures des deux pièces, Marie resta ébahie de le voir avec un mètre à laser qui prenait les mesures ! Elle trouvait ça magique. L'appareil prenait les distances exactes sans aucune mesure extérieure ; le laser captait le métrage ! Quand il eut terminé elle le mit à la porte. Marie voulait être sûre de respecter le programme de la journée ! … Colimaçon ? Marie répondit : - Oui, mon trésor… Je serai là vers 19H, toi tu allumes le four et j'enfournerai une pizza et une lasagne en arrivant. - Files travailler ! Lui cria Marie ! Ben eut du mal à la quitter ! Marie videraient quelques cartons, ferait tourner une lessive et un séchoir à linge pendant ce temps là ! Elle alluma la radio, de la musique… Le silence… Elle ne pouvait plus le supporter… Etrange ? C'était tout à fait récent ! En rangeant le plus possible elle se mit à imaginer l'entente entre Ben et Anaïs, elle était presque certaine qu'ils s'entendraient bien… Marius viendrait un mois par an en vacances. Elle avait l'imagination et les idées très fertiles ! … Tout cela se mit à bouillonner dans son crâne… tant de projets en moins de vingt quatre heures ? … Un truc de ouf ! Oui, elle était tout simplement très heureuse ! Lessive terminée, elle plia le plus urgent et repassa l'indispensable à emporter chez Ben ! Elle se disait qu'elle allait devoir jongler avec ses cours pour le lendemain et à chaque fois qu'il s'agirait du colimaçon… Les tenues de rechange. Ne pas oublier les syllabus correspondants au cours du jour… non, ce n'était pas pesant, un vrai plaisir, cela demandait juste une excellente organisation ! Comme si sa vie en veille, non en léthargie, oui, c'est le terme qui lui semblait le plus approprié, se mit tout à coup en action, elle allait apprendre à aller à l'essentiel. Le matériel n'avait aucune aucune importance ! Marie était émerveillée par ce qu'elle était en train de vivre avec Ben. C'était inouï de ressentir ce bonheur qui lui faisait à nouveau vibrer les tripes à ce point ! Elle se sentait redevenir épanouie et plus gaie ! … Des vibrations et des ondes positives… elle se serait pincée pour se sentir en vie ! Tout était prêt, elle se souvenait qu'elle devait joindre Nat ou Val pour les informer que la maison était vide. Valérie, pas de réponse, c'était sa boîte à messagerie j'y ajoutais l'info que je reprendrais la clé samedi prochain et que je réceptionnais personnellement le carrelage vendredi vers 15H ! Je décidais de ne pas joindre Nathalie, elle fine et rusée aurait rien qu'à entendre ma voix, elle pouvait deviner qu'il c'était passé quelque chose de neuf dans ma vie ! J'annoncerais samedi prochain à toux ceux qui seront là que Ben et moi avions entamés une vie sentimentale à deux ! Je n'oubliais pas de passer chez "le Petit Italien" pour prendre notre dîner ! Le temps de me garer, je vis Arnaud et Adrien quitter le Cabinet ! Ils me firent un signe amical de la main, je fis de même ! Comme j'étais chargée, ils avaient eu la bonne idée de ne pas refermer la porte ! Je criais un petit coucou à l'attention de Ben qui descendit les escaliers pour venir m'aider à reprendre le diner. Je pris mes effets personnels en laissant mes cours dans le coffre fermé à clé ! - Marie, je remonte vite, je suis sur le net avec Marius ! Viens vite, la webcam est branchée, je vais vous présenter ! - Ben, vas-y… J'enfourne le dîner et je viens… - Bonjour Marius ! Il me plut immédiatement avec sa petite tête bouclée… et sa bouille de créole ! Le même sourire que Ben ! - Marius me répondit " bonjour Marie " ajoutait qu'il me trouvait très jolie et qu'il était impatient d'être fin juin pour me rencontrer ainsi qu'Anaïs… Ben lui avait déjà parlé de ma fille ? Je reconnus que cela me touchait vraiment. J'étais très heureuse de découvrir que Ben me prouvait à chaque jour qu'il s'engageait sérieusement avec moi ! - Je disais à Marius que très bientôt je lui présenterais Anaïs par webcam et en vrai dès les prochaines vacances scolaires. Il semblait content et ravi ! - Marie ? Tu n'as pas une photo d'Anaïs ? - Prise au dépourvu je bafouillais. Heu, oui ! Dans mon sac, elle est peut-être un peu petite, attends… La voilà ! Tu peux la voir ? - C'est petit, me répondit Marius ! - J'en prendrai une plus grande pour la prochaine fois. Si pas je te ferai la surprise de l'emmener avec moi ? Marius riait aux éclats et s'écria : - génial Marie, je pourrai parler avec elle ? - Tu n'as rien d'un timide dis-moi, Marius ! Il était éclatant et ravi de recevoir des compliments. Tout à coup il disparu de l'écran. Internet semblait interrompu… Ben me rassura, c'est assez fréquent. Je le recontacterai demain ! Ben vint m'
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