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Le massacre des bamilékés: une page occultée de l'histoire de france

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Ma femme (donc ma belle famille) est bamiléké. J'ignorais comme la quasi totalité des français que des centaines de milliers (!) de Bamilékés ont été massacré par les Français pendant la guerre d'indépendance. Elle-même ignore la plupart de ces faits qui restent sciemment occultés au Cameroun. Pourtant sa mère a connu ce qu'elle appelle trop pudiquement le "maquis" et sa soeur prof d'histoire à Yaoundé connait les faits. Ceci est l'histoire qu'héritera mes deux fistons mais c'est aussi, j'insiste, notre histoire et je me fais un devoir de la faire partager même et surtout si c'est déplaisant à entendre car les crimes commis par les Français en Afrique continuent et la désinformation dans les grands medias n'a jamais été aussi virulente (notamment sur la côte d'Ivoire). J'ai lu un certain nombre d'ouvrages sur la question, croisé les informations (abondantes) sur internet. J'ai pris soin de citer mes sources et de compiler de façon la plus rigoureuse possible témoignages, enquêtes et faits historiques dans le document ci-joint. A l'heure où des plaintes ont été déposées contre la France au tribunal pénal international pour sa participation au génocide rwandais, il est urgent de prendre conscience du double langage de notre pays qui s'érige en ardent défenseur des droits de l'homme et continue sa politique de prédation dans son "pré-carré" africain. Certains pourront montrer de l'indifférence et ronfler devant le JT de TF1 mais nul ne pourra dire que l'on ne savait pas car l'information est à notre portée et peut-être facilement recoupée. Merci d'y prêter attention et de faire circuler l'information autant que possible. Quelques sources, citations et témoignages de première main. ."S'il y a des moeurs et des coutumes a respecter, il y a aussi des haines et des rivalités qu'il faut démêler et utiliser a notre profit, en opposant les unes aux autres, en nous appuyant sur les unes pour mieux vaincre les autres". Maréchal Lyautey, cite par Daniel Tessue. "Polémique autour du problème bamileke", La nouvelle Expression, 11 juillet 1995. 1er février 1962: Asphyxiés dans un wagon entre Douala et Yaoundé (Cameroun) … En gare de Douala, un groupe de cinquante deux détenus, hommes, femmes et enfants est embarqué tôt le matin, le 1er février 1962, dans un wagon métallique dont la porte est verrouillée. Quand le train arrive à Yaoundé au début de la soirée, l'asphyxie a fait son oeuvre : le gendarme qui ouvre le wagon découvre vingt-cinq cadavres. Des officiers français admettront par la suite avoir frappé trop fort. Sources : Mongo Beti, Le Cameroun d'Ahidjo, Les Temps Modernes, novembre 1972, n°316; Mongo Beti, Main basse sur le Cameroun, édition des peuples noirs, page 70. Max Bardet, un pilote d'hélicoptère présent au Cameroun de 1962 à 1964 témoigne "En deux ans l'armée régulière a pris le pays Bamiléké du Sud jusqu'au Nord et l'a complètement ravagé. Ils ont massacré de 300 à 400 000 personnes. Un vrai génocide. Ils ont pratiquement anéanti la race. Sagaies contre armes automatiques. Les Bamilékés n'avaient aucune chance. A la fin de la guerre, j'ai fait une prospection d'un mois avec un administrateur général du nom de Coudret. Il était indigné. Ce n'est pas possible tous ces villages morts, où sont les habitants ? Les villages avaient été rasés un peu comme Attila. Peu de français sont intervenus directement. J'en ai connu 3 ou 4. La presse n'en a pas parlé. On faisait plaisir au président Ahidjo parce qu'il fallait que le Cameroun garde ses liens avec la France." (Max Bardet, OK Cargo, Grasset). Jeannette Kamtchueng témoigne, de ses souvenirs de petite fille : "Le soir, les convois des militaires reviennent remplis des têtes qui sont déversées et exposées au carrefour qui deviendra le carrefour des maquisards, jusqu'à mon départ du Cameroun, en 1976, et même peut-être jusqu'à aujourd'hui. C'est au coeur de Bafoussam, à une trentaine de mètres de la maison de mes parents que tout cela est exposé. C'est aussi là que les exécutions ont lieu. Après une certaine pause, en raison de la famine et en l'absence de tout secours, les populations sont rentrées dans les royaumes sans maisons et sans cultures. D'autres sont allées dans les camps créés par l'occupant, sans eau, sans accès au bois, et terrorisées par les militaires. A son retour, papa n'était qu'un témoin renvoyé par Dieu, pour témoigner de ce qu'est l'horreur coloniale, l'hitlérisme version tropicale. Il parlait tout seul, il se défendait, ne sortait pas. Son corps était présent, mais sa personne, son esprit, sa personnalité étaient restés dans les camps de la mort. Certains, surtout l'occupant lui-même, ont osé avancer le chiffre de 400 000 morts. Sur quelle période ? Les gens morts dans la région du Mungo sont-ils comptés ? Beaucoup sont morts là-bas. D'autres ont été tatoués et renvoyés à l'Ouest où les massacres et les entassements dans les camps faisaient rage. A-t-on compté ceux qui mourraient dans les camps de concentration, ceux des camps d'extermination (BBm, Yoko, tous les camps militaires de l'Ouest ? Et Bangou, qui était si redoutable, et dont on parlait tant ? Après la guerre, la région était presque vide ; en 1992, ma mère m'a dit que l'Ouest est presque aussi peuplé qu'avant l'extermination. Ma belle-mère a perdu ses 8 frères. Quelle est la période retenue ? La période des bombardements et du déversement du napalm ou la période de Terreur ? " La françafrique (1958 - 1998) Le plus long scandale de la République François-Xavier Verschave Criminelle Françafrique. Dans le No 135 de l'hebdomadaire Camerounais Mutation publie le 23 juillet 1998, Verschave tire cette conclusion a la page 5 : " Ce qui m'a le plus frappe au cours de mon enquête, c'est que ces faits macabres suscitent encore une telle terreur que tous mes interlocuteurs camerounais en étaient comme stupéfiés. Ils m'ont dit qu'il s'agissait de quelque chose d'explosif, et qu'eux-mêmes avaient du mal a entreprendre une démarche a caractère historique et scientifique sur ces carnages de l'armée française. Des lors, je me suis dit que si 40 ans après il y a encore une telle terreur, on peut-être certain qu'il s'est passe quelque chose de terrible. (.) Les Camerounais sont en droit de savoir ce qui s'est passe et d'avantage ce qui se passe. Il leur revient de définir l'urgence ou non d'une telle démarche " Charles Van de Lanoitte, qui fut de longues années correspondant de Reuter à Douala, parle de 40.000 morts en pays bassa, en 1960-1961 : 156 Oradour, autant de villages totalement détruits avec ceux qui n'avaient pu les fuir. Lettre ouverte à Georges Pompidou, cité par Mongo Beti, Main Basse sur le Cameroun, Maspero, 1972. Jusqu'à aujourd'hui, il a été impossible (à ma connaissance) de procéder au décompte quelque peu précis du nombre de victimes de l'éradication de l'UPC en pays bamiléké. Le journaliste décrit aussi "le régime effroyable des camps de torture et d'extermination" dont il a été "le témoin horrifié"." Constantin Melnik a été, dans les mêmes années 60, un haut responsable de l'état Francais. Il était conseiller des services secrets de Michel Debre, alors Premier Ministre de France, sous la presidence de Charles de Gaulle. Dans un livre qu'il a publie en 1996 aux Editions Plon, intitule " La mort était leur mission ", Melnik raconte, page 195, l'épopée sanglante du Corps expéditionnaire français au Cameroun. " Apres la décolonisation orchestrée par le Général de Gaulle, des troubles avaient éclaté au Cameroun. Ou se situait, a propos ce ***** de pays et quelles étaient son histoire et sa singularité ? Une fraction extrémiste regroupant les BAMILEKE s'était soulevée. Selon une tradition africaine qui n'était pas encore relayée par la télévision, des massacres avaient eu lieu, suivis d'une répression ou les forces gouvernementales, épaulées par des Conseillers militaires français, n'avaient fait preuve d'aucune réserve. Tentes par une aventure africaine, des camarades du Colonel Martineau étaient partis piloter des hélicoptères et ils étaient revenus lourds de récits de cadavres flottant au fil de l'eau ou pourrissant dans la foret " Rene Rouquet, Parlementaire français, à ses homologues le 26 mai 1998 : " Reconnaître l'existence d'un génocide s'impose a tous, car un tel forfait interpelle l'humanité dans son ensemble. Nier son existence atteint directement les survivants, insulte la mémoire des victimes et les assassine une seconde fois. Nier l'existence d'un génocide banalise l'horreur (.) Le devoir de mémoire et la lutte contre l'oubli s'impose donc a chacun, aux survivants de la tragédie comme a ceux qui les côtoient, afin que ces actes barbares ne soient pas ignores ou nies. On sait aujourd'hui qu'il est impossible d'entamer un travail de deuil sans que justice soit rendue et que les coupables soient punis, - ou a tout le moins désignés quand il est trop tard pour les sanctionner. Le denier est un assassinat de la mémoire " Un Bamiléké résidant alors à Dschang et qui était amené à circuler dans cette région montagneuse, où se cachaient les résistants de l'UPC, racontera : "Les soldats français raflaient des Bamilékés en ville, puis les relâchaient en pleine campagne, en leur disant d'aller rejoindre leurs frères au maquis. Quelques jours plus tard, évidemment, ils les retrouvaient errants : cela faisaient des maquisards qu'ils capturaient sans mal ou tuaient sur place. J'ai dit au Colonel Griblin, commandant du groupement de Dschang, "vivement que la paix revienne". Il m'a répondu : "Bien sûr, vous, les Camerounais, vous serez contents. Mais, nous, les militaires français, qu'est-ce que nous allons devenir ? Heureusement qu'il y a le Congo"" Brice Nitcheu (Londres) a écrit sur internet : "La CENSURE. Les livres d'histoire au Cameroun sont pleins de petites banalités. Ecrits presque tous sous l'oeil vigilant des censeurs français, il n'y a nulle trace de l'intervention militaire du General de Gaulle. La France y est toujours présentée en Mere-Patrie, et de Gaulle en bienfaiteur. Ils ont appris a nos parents a chanter la Marseillaise, et les petits élèves des écoles primaires du Cameroun peuvent vous dire où se trouve le Boulevard des Champs Elysées a Paris. Les places publiques de Douala et de Yaounde sont truffées de monuments édifies a la mémoire des bourreaux. Nos rues leur sont dédiées. Cette capacité légendaire pour un bourreau de réussir a se faire accepter comme un bienfaiteur est peut-être unique dans l'histoire. Jean Rostand disait " On tue un homme, on est assassin. On tue des millions d'hommes, on est conquérant. On les tue tous, on est un dieu " Cette métaphore s'applique parfaitement a la France."
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