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Le pouvoir des mots.

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 30/03/11 | Mis en ligne le 25/05/12
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Il est des textes qui, comme les paroles, laissent des traces indélébiles. (Dites-le, il en restera toujours quelque chose). Je crois que, dans ce domaine, certains textes religieux sont en tête de liste. Qu'il soit bien entendu que, mon but n'est pas de dénigrer les religions, mais simplement d'en comprendre certains rouages. J'ai trouvé, dans un grenier poussiéreux, trois forts volumes de "l'imitation du Christ" . Surpris par le contenu de ces volumes, j'ai eu recours à un logiciel, pour en extraire tous les mots afin d'analyse, je me suis demandé si ces textes n'étaient pas dangereux pour la santé de l'esprit. Je vous joins ci-dessous un passage de "l'imitation du Christ" afin que vous puissiez en juger. Le logiciel me révèle que 263 mots ont un lien avec les émotions, les sentiments et autres sensibleries en tous genres. D'autre part les mots, humble, humilité, servitudes, obéissance, soumission, etc., sont aussi très fréquents. Je souhaiterais avoir votre avis sur ce genre de texte, et savoir si, comme moi, vous les trouvez dangereux à un certain degré, étant entendu que ces textes s'adressent à des personnes dites "croyantes" . Peut-être aurez-vous aussi me faire part de votre avis sur la tournure des phrases. En tout cas, bonne lecture : CHAPITRE PREMIER. De l'Imitation du Christ et du mépris de toutes les vanités du monde. †Qui me suit ne marche pas dans les ténèbres, dit le Seigneur. Telles sont les paroles d'avertissement du Christ. Car, si vraiment nous voulons la Lumière, être délivrés de toute cécité du coeur, il nous faut aller jusqu'à imiter et Sa vie et Sa conduite. Avant tout, nous devons nous appliquer à reproduire la vie de Jésus. Sa doctrine surpasse celle de tous les saints. † Qui demeurerait dans Son Esprit, y trouverait la manne cachée. Et cependant, ils sont nombreux ceux qui entendent fréquemment l'Évangile, mais ne ressentent que de pauvres désirs, parce qu'ils ne demeurent pas dans l'Esprit du Christ. Qui veut pénétrer les paroles du Christ, les pleinement goûter, doit s'appliquer à conformer toute sa vie à la Sienne. Que te sert de discuter avec hauteur sur la Trinité si, par manque d'humilité, tu déplais à la Trinité ? En vérité, les grands mots ne rendent ni saint, ni juste, mais la vertu dans la vie rend à coup sûr ami de Dieu. Il vaut bien mieux ressentir la componction que d'en connaître la définition. Quand bien même tu connaîtrais toute la lettre de la Bible et tous les dits des philosophes, en quoi cela t'avancerait-il, sans l'Amour de Dieu et sans Sa Grâce ? “ Vanité des vanités, tout n'est que vanité ”, hors d'aimer Dieu et Le servir, Lui seul. La souveraine sagesse c'est, par le profond mépris du monde, de viser au royaume du Ciel. † Vanité donc, de rechercher des richesses périssables comme de compter sur elles. † Vanité, aussi, de courir après les honneurs et de se pousser aux premières places. † Vanité de suivre les désirs de la chair et de convoiter ce qui, plus tard, est cause de punitions rigoureuses. † Vanité de souhaiter ou de préférer une longue vie, et de se soucier peu d'une vie de bien. Vanité de tout attendre de la vie présente, et de ne pas prévoir les choses futures. Vanité d'affectionner ce qui passe à toute allure, et de ne pas ce hâter vers les demeures de la joie éternelle. Souviens-toi souvent de cette parole : “ L'oeil n'est pas rassasié de voir, ni l'oreille d'entendre. ” † Travaille donc à retirer de ton coeur l'amour des choses visibles et à te porter vers les invisibles. † Car ceux qui suivent l'attrait du sensible souillent leur conscience et perdent la grâce de Dieu. CHAPITRE DEUX. D'avoir l'humble sentiment de soi-même. Par nature l'homme désir connaître ; mais qu'importe donc la science, sans la crainte de Dieu ! Sans aucun doute, l'humble paysan serviteur de Dieu vaut mieux que le superbe philosophe qui, négligeant son âme, n'a d'attention que pour le cours des astres. † Qui bien se connaît se sait insignifiant et ne se réjouit point aux louanges des hommes. Si je ne suis pas dans la Charité, connaîtrai-je tout ce qui est dans le monde, quel secours en espérer devant Dieu qui me jugera selon mes oeuvres ? Apaise ton excessif désir de science : tu trouveras en elle force dissipations et déceptions. Les savants veulent, à plaisir, passer pour maîtres et s'entendre appeler sages. Une foule de connaissances sert de peu, voire de rien, à notre âme. Bien fou qui se livre plus à ces choses qu'à ce qui convient à son salut. Multiplier les paroles ne rassasie point l'imagination, mais vivre selon le bien rafraîchit l'esprit ; et † une conscience pure garantit une ferme confiance en Dieu. Plus et mieux tu sais, plus tu seras sévèrement jugé, si tu n'en as pas vécu plus saintement. Ne te glorifie donc pas d'un art ou d'une science quelconque, † mais crains plutôt à la mesure des Lumières qui te furent données. S'il te semble connaître beaucoup de choses, et les comprendre passablement bien, sache cependant qu'il en existe encore plus que tu ignores. Ne t'enorgueillis point, mais avoue plutôt ton ignorance. Pourquoi te préférer à quelqu'un d'autre ? Tu en rencontres tant de plus savants et de plus instruits que toi dans la Loi de Dieu. Veux-tu t'instruire, et savoir quelque chose de hautement utile : aime à rester inconnu, à être compté pour néant. † Se vraiment connaître et se reconnaître méprisable, telle est la plus haute et la plus profitable des leçons. Toujours juger bien et favorablement les autres, se tenir soi-même pour néant, c'est grande sagesse et perfection. Si tu vois ton prochain ouvertement pécher, voir s'enfoncer gravement dans le mal, tu ne dois point t'estimer meilleur, car tu ignores combien de temps tu pourras rester ferme dans le bien. Tous nous sommes fragiles, mais toi, ne tiens personne pour plus fragile que toi-même. CHAPITRE TROIS. De l'enseignement par la Vérité. † Heureux celui que la Vérité instruit par Elle-même, non par des figures et des mots qui passent, mais en se révélant telle qu'Elle demeure. Notre jugement et notre sens nous font trop souvent trébucher et notre vue est courte. En quoi nous avancent ces petites chicaneries à propos de choses cachées et obscures, qu'on ne nous reprochera point d'avoir ignorées au jour du jugement ? Quelle insigne folie de négliger l'utile et le nécessaire, pour nous appliquer à des curiosités superflues et condamnables. “Nous avons des yeux et ne voyons pas. ” Pourquoi nous soucier des genres et des espèces ? † Celui à qui le Verbe Eternel parle est délivré de bien des incertitudes. † Tout procède du Verbe unique, tout parle du Verbe unique. “ † Il est le Principe et c'est Lui qui parle au dedans de nous. ” † Sans Lui, personne ne comprend ni ne juge droitement. † Celui-là seul pour qui le Verbe unique est tout, qui rapporte tout à l'Unique et voit tout en l'Unique, peut être stable en son coeur et demeurer en la Paix de Dieu. O Vérité-Dieu ! † fais que je sois un avec Toi dans un éternel amour ! Tant lire et tant écouter m'est souvent fastidieux. En Toi se trouve tout ce que je veux et désire. Que tous les docteurs se taisent en Ta Présence ! Que toutes les créatures de l'univers fassent silence ! Toi seul parle moi ! Plus un homme s'est simplifié, plus il a trouvé son unité intérieure, plus sa compréhension s'étend et s'élève sans travail, car il reçoit d'En Haut des Lumières dans son Intelligence. De multiples occupations ne dissipent point l'âme pure, simple et stable, car elle rapporte toutes ses oeuvres à la Gloire de Dieu. Paisible au fond d'elle-même, elle s'abstient de toute recherche propre. † Qui t'entrave et t'embarrasse davantage que tes passions non dominées ? L'homme de bien et dévoué à Dieu ordonne, tout d'abord au dedans de lui-même, les oeuvres qu'il doit accomplir au dehors. Elles ne l'entraînent point au gré d'une inclination malsaine, mais il les plie au vouloir de sa droite raison. † Qui soutient plus rude combat que celui qui s'efforce de se vaincre lui-même ? † Notre affaire capitale doit être : nous vaincre nous-mêmes, devenir chaque jour plus fort, progressé dans le bien. † En cette vie, toute perfection s'accompagne de quelque imperfection, et aucune contemplation n'est exempte de quelques ténèbres. † L'humble connaissance de toi est une voie plus sûre, pour aller à Dieu, que la poursuite d'une science profonde. † N'accusons point la science ou la simple connaissance des choses car, prise en elle-même, elle est bonne et ordonnée à Dieu. Mais préférons-lui toujours une bonne conscience et une vie de vertu. † En vérité, la plupart s'acharnent bien plus à connaître qu'à bien vivre ; aussi s'égarent-ils souvent et ne portent-ils aucun ou presque aucun fruit. O ! S'ils employaient autant de zèle à extirper leurs vices et implanter les vertus qu'à remuer des problèmes, il ne se produirait pas tant de maux et de scandales dans le peuple, ni un tel relâchement dans les monastères ! Soyons certains qu'au jour de Jugement, on ne nous demandera pas ce que nous avons lu, mais bien ce que nous avons fait ; encore moins si nous avons bien parlé, mais si nous avons vécu unis à Dieu. Dis-moi ! Aujourd'hui, où sont tous ces illustres maîtres que tu as bien connus quand ils vivaient encore, et prospéraient dans leurs études ? Déjà, d'autres possèdent leurs prébendes, et je ne sais même s'ils se souviennent d'eux. Vivants, ils paraissaient quelque chose, aujourd'hui on n'en parlent même plus. O ! Que passent donc vite la gloire du monde ! Si seulement leur vie eût répondu à leur science, ils auraient alors étudié et enseigné selon le bien. Combien, en ce monde, se souciant trop peu de Dieu, se perdent ainsi par vaine science. Parce qu'ils préfèrent de beaucoup la grandeur à l'humilité, ils s'évanouissent en leurs propres pensées. Seule est vraiment grand celui qu'habite une grande Charité. Seul est vraiment grand qui est petit à ses propres yeux et compte pour néant les honneurs les plus élevés. Seul est vraiment prudent qui, pour gagner le Christ, juge toutes les choses de la terre comme du fumier. Seul est vraiment bien savant qui fait la volonté de Dieu et renonce à sa volonté propre. CHAPITRE QUATRE. De la prudence dans l'action. Ne te fie pas à toute parole, ni à toute impulsion, mais pèse chaque chose selon Dieu, avec prudence et sans précipitation. Hélas, nous croyons et disons des autres plus souvent le mal que le bien, tant nous sommes faibles ! Les parfaits, eux, ne croient pas aisément ce que raconte le premier venu, car ils connaissent la fragilité de l'homme, enclin au mal et plutôt léger en paroles. Agir sans précipitation, comme ne jamais s'obstiner dans ses propres vues, cela est d'une grande sagesse. C'est encore sagesse de ne pas croire tout ce que disent les hommes et de ne point aller aussitôt colporter aux oreilles d'autrui ce que tu as entendu ou cru exact. Prends conseil d'un homme sage et de conscience éclairée ; cherche à t'instruire près d'un meilleur que toi plutôt que de suivre tes propres élucubrations. Une vie de bien rend l'homme sage selon Dieu et expert en maintes affaires. Plus tu seras humble au fond de toi-même et soumis à Dieu, plus tu seras sage et pacifié en tout. CHAPITRE CINQ. De la lecture des Saints Livres. Dans l'Écriture Sainte, ne cherche pas les belles phrases, mais la vérité. Tout Ecrit Sacré doit être lu selon l'esprit qui l'a dicté. Nous devons chercher dans l'Écriture ce qui nous est utile, plutôt que les délicatesses de style. Nous devons lire les livres d'une piété toute simple comme les sublimes et profonds ouvrages. Ne t'arrête point à la réputation de l'auteur, ni à son peu ou prou d'érudition, mais que l'amour de la Vérité te porte à le lire. Ne recherche pas qui a dit cela, mais prends garde à ce qui est dit. Les hommes passent, mais la Vérité du Seigneur demeure éternellement. Dieu nous parle de diverses manières, sans acception de personnes. Notre curiosité nous embarrasse souvent dans la lecture des Écritures, parce que nous voulons comprendre et discuter tout, alors qu'il faudrait passer outre en toute simplicité. Si tu veux y puiser avec profit, lis avec humilité, avec simplicité, avec foi, et n'aspire jamais au renon de savant. Consulte volontiers, écoute en silence les paroles des saints ; ne méprise point les sentences des anciens, qui ne furent pas proférés sans raison. CHAPITRE SIX. Des affections déréglées. Chaque fois que s'élève, dans l'homme, un appétit déréglé, immédiatement l'inquiétude entre en lui. L'orgueilleux et l'avare ne sont jamais en repos alors que le pauvre et l'humble en esprit demeurent dans une paix inestimable. L'homme, qui n'est pas encore parfaitement mort à lui-même, est vite tenté et vaincu par de petites choses insignifiantes. Tant qu'il reste pour ainsi dire encore charnel, tant qu'il manque de force spirituelle et demeure incliné vers le sensible, il peut difficilement s'abstraire de toutes les convoitises de la terre. C'est pourquoi lorsqu'il s'y soustrait, il est souvent triste et même s'indigne facilement si quelqu'un lui résiste. Mais à peine a-t-il obtenu ce qu'il convoite : aussitôt les remords de sa conscience l'accablent, car il a cédé à sa passion, qui ne peut en rien l'aider à trouver la paix qu'il cherchait. C'est donc en résistant aux passions qu'on trouve la vraie paix du coeur, non en se faisant leur esclave. Il n'est donc point de paix dans le coeur de l'homme charnel, ni dans l'homme livré au monde extérieur, mais dans l'homme spirituel et brûlant de générosité. CHAPITRE SEPT. Qu'il faut fuir le vain espoir et la vaine gloire. Qu'il est vain celui qui met son espoir dans les hommes ou dans les créatures ! N'aie point honte de servir les autres pour l'amour de Jésus-Christ, ni de paraître pauvre en ce monde. Ne t'appuie point sur toi même, mais établis en Dieu ton espérance. Fais selon tes forces et Dieu secondera ta bonne volonté. Ne te fie point à ton savoir ni à l'habileté d'âme qui vive, mais plutôt à la grâce de Dieu, qui aide les humbles et humilie les présomptueux. Ne te glorifie pas dans les richesses si tu en es favorisé, ni dans tes amis, si puissants soient-ils. Mais glorifie-toi en Dieu qui donne tout, et désire se donner Lui-même par dessus tout. Ne te vante point de la taille ou de la beauté de ton corps, qu'une légère infirmité altère et flétrit. Ne te complet point de ton habilité ou en ton talent pour ne pas déplaire à Dieu ; de lui provient tout ce que tu as reçu de bon, par nature. Ne t'estime point meilleur que les autres, de peur de passer pour pire devant Dieu qui sait ce qu'il y a dans l'homme. Ne t'enorgueillis pas de tes bonnes oeuvres, car les jugements de Dieu sont autres que ceux des hommes ; souvent ce qui Lui déplaît plaît aux hommes. S'il y a en toi quelque bien, crois, afin de conserver l'humilité, qu'il y en a davantage en autrui. Te placer au-dessous de tous ne te nuira point, mais te mettre en avant d'un seul te nuira grandement. L'humble demeure en une inaltérable paix, par contre la jalousie et la colère sont fréquentes dans le coeur de l'orgueilleux. CHAPITRE HUIT. Qu'il faut se garder d'une trop grande familiarité. Ne découvre point ton coeur à tous les hommes, mais traite tes affaires avec un homme sage et craignant Dieu. Sois rarement avec les jeunes gens étrangers. Ne flatte pas les riches et ne parais point volontiers devants les grands. Prends pour compagnons les humbles et les simples, les âmes ferventes et obéissantes. Que tes entretiens soient édifiants ! N'aie de familiarité avec aucune femme ; mais recommande à Dieu, en générale, toutes les femmes de bien. Ne souhaite la familiarité qu'avec Dieu et ses Anges, et évite le commerce des hommes. A tous tu dois la Charité, mais la familiarité ne convient pas. Il arrive parfois qu'une personne inconnue s'auréole d'une bonne réputation tandis que, présente, elle blesse les yeux de ceux qui l'observent. Quelquefois nous croyons plaire aux autres par notre fréquentation ; c'est alors, surtout, que nous commençons à leur déplaire, par la suite des défauts qu'ils remarquent en notre conduite. CHAPITRE NEUF. De l'obéissance et de la soumission. Il est extrêmement précieux de se tenir en obéissance, de vivre sous un supérieur et de n'être pas son maître. Il est beaucoup plus sûr d'obéir que de commander. Beaucoup subissent l'obéissance par nécessité plus que par amour ; ils sont au supplice et murmurent facilement. Ils n'acquerront point la libération de l'esprit s'ils ne se soumettent, de tout leur coeur, pour l'amour de Dieu. Tu peux courir ici ou là, tu ne trouveras point le repos, sinon dans l'humble soumission sous la conduite d'un supérieur. L'illusion d'être mieux ailleurs et l'appétit de changement en ont trompé un grand nombre. Il est vrai que chacun préfère agir selon son goût et a plus d'inclination vers ceux qui sentent comme lui. Mais si Dieu est au milieu de nous, il est nécessaire aussi, pour assurer la bonne entente, de renoncer le plus souvent à notre sentiment personnel. Qui est sage au point de pouvoir connaître pleinement toutes choses ? Ne te fie donc pas trop à ton sentiment, mais veuille encore écouter volontiers celui des autres. Si ton avis est bon et que, pour Dieu, tu y renonces et en suives un autre, tu avanceras mieux par la suite. J'ai souvent ouï dire qu'il était plus sûr d'écouter et de recevoir un conseil que de le donner. Il peut même arriver que l'avis de chacun soit bon, mais ne pas vouloir acquiescer au sens d'autrui lorsque la raison ou l'occasion le demande est signe d'orgueil et d'obstination. Chapitre dix. Qu'il faut éviter les paroles superflues. Garde-toi, tant que tu peux, de l'agitation des hommes, car traiter des affaires du siècle, même si tu parles dans une intention pure, te causera de multiples embarras. Vite, en effet, la vanité souille et captive notre âme. Maintes fois, je voudrais m'être tu et n'avoir pas été parmi les hommes. Pourquoi parlons-nous si volontiers et plaisantons-nous à tour de rôle, puisque nous revenons si rarement au silence sans être intimement blessé ? Nous cherchons à nous consoler l'un l'autre par des confidences réciproques, nous souhaitons réconforter notre coeur des soucis qui l'accablent : c'est pourquoi nous parlons si volontiers. Nous prenons surtout plaisir à parler et raisonner de ce que nous aimons ou désirons vivement, voire des peines que nous éprouvons. Mais souvent, hélas ! En pure perte et en vain ! Car cette consolation extérieure est au très grand détriment de la consolation intérieure et divine. Aussi faut-il veiller et prier afin que notre temps ne passe dans l'inaction. S'il est permis et utile de parler, parle de ce qui peut édifier. Mauvaise habitude et négligence de notre progrès spirituel nous empêchent souvent de garder notre langue. Cependant, de pieux entretiens sur les sujets spirituels, surtout entre personnes de même esprit et de même coeur, unies en Dieu. Chapitre onze. Des moyens d'acquérir la paix et du zèle à progresser. Nous pourrions demeurer dans une paix infinie si nous consentions à ne pas nous occuper des dits et des gestes d'autrui, qui ne nous regardent pas. Comment peut-il demeurer longtemps en paix celui qui s'immisce dans les affaires d'autrui, qui cherche les occasions de se répandre au dehors, qui peu se recueille en lui-même ou bien rarement ? Heureux les simples, car ils demeureront dans une incommensurable paix. Pourquoi certains saints furent-ils si parfaits et si élevés dans la contemplation ? C'est qu'ils se sont appliqués à faire mourir totalement en eux tous les désirs de la terre. Ainsi, de toutes les moelles de leur coeur, purent-ils pénétrer en Dieu et même quasi librement se vider d'eux-mêmes. Nous autres sommes trop préoccupés de nos propres passions, nous troublant bien trop de ce qui se passe. Il est rare que nous puissions vaincre parfaitement, même un seul vice, et que nous brûlions du désir de progresser chaque jour ; aussi restons-nous froids et tièdes. Si nous étions parfaitement morts à nous-mêmes, et moins enchaînés dans le fond de notre âme, nous pourrions alors goûter les choses de Dieu et avoir quelque expérience de la contemplation surnaturelle. Le grand, le très grand obstacle, c'est que nous ne sommes pas libérés de nos passions et de nos convoitises, et ne faisons nul effort pour entrer dans la voie de perfection des saints. Survienne l'adversité, même légère, nous nous laissons vite abattre et retournons aux humaines consolations. Si, comme des hommes de coeur, nous nous efforcions de rester fermes dans le combat, infailliblement, nous verrions l'aide de Dieu descendre du ciel sur nous. En effet, Il est prêt à aider ceux qui combattent et espèrent en Sa Grâce, Lui qui nous procure des occasions de combat pour que nous soyons vainqueurs. Si nous ne plaçons notre progrès spirituel qu'en de quelconques observances extérieures, notre dévotion prendra vite fin. Portons donc la cognée à la racine afin de nous purger de nos passions et de posséder une âme pacifiée. Si, chaque année, nous extirpions un seul vice, nous deviendrions bien vite des hommes parfaits.
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259052
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Moi aussi !
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