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Liberté pour ou contre pour la burqa.

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Bonjour. Voici le "paradis" rêvé des fondamentalistes. J'ai passe 7 ans en Arabie Saoudite, de 1981 à 1988. J'y suis arrive par hasard, je cherchais à l'époque à démarrer une carrière d'expatrié et le premier contrat qui est sorti était pour Ryadh. Avant de vous parler du mauvais, quelques mots sur le bon dans ce pays : Le désert et les Bédouins. J'ai passe de nombreux week-end inoubliables dans le désert saoudien. Nous partions à 2 ou 3 voitures tout-terrain (Ne jamais partir seul ! ) et, délibérément, cherchions les campements bédouins. La, nous établissions notre propre campement le samedi en fin d'après-midi, à une centaine de mètres des tentes arabes et des chameaux. Invariablement, des enfants venaient nous voir. La curiosité de voir des blancs de prêt. Quelques friandises, quelques baragouinages avec notre arabe de mascarade, et on s'était fait des copains. De loin, les adultes surveillaient ce qui se passait "chez nous" . Puis l'un d'entre eux s'approchait et nous invitait à venir boire le thé "chez lui" . Evidemment, on ne demandait que ça ! Et cela se terminait autour du feu, dans le campement bédouin. Je ne suis pas trop thé, mais j'aimais beaucoup leur café. Les Bédouins achètent du café frais en grain, le grille eux même au fur et à mesure des besoins et le font avec de la cardamome. Bon, ça secoue, ce genre de mixture, mais j'aimais bien. Et, après une journée dans le désert, quel que soit le nombre de café ingurgites, on tombe à 10 heures sans problème. Que de soirées passées ainsi à tenter d'échanger avec ces gens qui, bien entendu, ne parlaient ni le français ni l'anglais et avaient même du mal à se comprendre avec Lakdar, un Algérien qui était mon adjoint et qui a découvert en Arabie que son arabe n'était pas franchement le même que le leur. Mais qu'a cela ne tienne, on se débrouillait. On avait toujours des merguez, importées en Arabie par un supermarché français, et les Bédouins, qui ne connaissaient pas, en raffolaient. Et nous on se régalait de leur mouton. Un jour, nous sommes revenus volontairement au même endroit pour revoir un groupe de Bédouins dont le chef parlait un peu anglais, et Lakdar, qui avait emmené un jeune mouton, a passe l'après-midi à faire un concours de méchoui avec eux. Les recettes sont différentes, les résultats également. Les femmes Bédouines ne se voilent pas le visage dans le désert, seulement quand elles vont en ville. Sous la tente, elles se regroupent à gauche de l'entrée et les hommes à droite mais sans séparation "étanche" . En fonction des événements durant la soirée, il n'est pas rare que des femmes viennent chez les hommes et vice-versa. J'ai eu l'occasion de vivre une anecdote assez extraordinaire dans ce pays qui est le berceau de l'intégrisme Wahhabite. Nous étions un soir dans un petit village Bédouin, moitié en dur, moitié tentes. Vers 6 heures du soir, une certaine tension, inquiétude, est apparue chez nos hôtes. Nous avons réussi à comprendre que l'un des adolescents du village était malade, et que, selon son traitement, il devait recevoir une injection intramusculaire hebdomadaire, que le médicament était disponible mais que l'infirmière était en retard. Un problème de santé chez un enfant Bédouin et toute la communauté est en émoi. Ayant été scout et secouriste Croix-Rouge, je sais faire une intramusculaire et le leur ai dit. La, petit moment de gène. L'adolescent malade est une adolescente… Mais l'infirmière tardait toujours. Vers 8 heures, le chef du village a décidé que l'urgence me permettait de la faire. J'ai donc fait une injection intramusculaire dans la (jolie) fesse d'une jeune Bédouine d'environ 16 ans. Mais, bien sur, sa mère et ma femme étaient présentes sur les lieux du crime, au cas ou. Il n'en demeure pas moins que, le lendemain matin, le chef du village en question m'a embarque dans une conversation, avec l'aide de Lakdar qui entre temps avait un peu amélioré son arabe d'Arabie, ou il était essentiellement question de savoir si le postérieur des femmes blanches était aussi joli que celui des Bédouines. Sujet hautement intellectuel, vous n'en disconviendrez pas. Les femmes Bédouines conduisent également, bien que cela soit strictement interdit aux femmes en Arabie. Elles roulaient dans le sable avec des pick-up japonais a 2 roues motrices et doublaient à l'aise notre petit convoi de 4x4 au grand désarroi des grands pilotes blancs avec du poil aux pattes qui n'arrivaient pas à les suivre. Un jour, nous avons vu un pick-up avec 2 Bédouines à bord se "planter" dans le sable pas de loin de nous. Nous nous sommes arrêtés à proximité pour voir si elles avaient besoin d'un coup de main. Non. Elles ont simplement dégonflé les roues, donc augmente la surface portante des pneus, sont sorties toutes seules du "piège" , se sont arrêtées un peu plus loin et ont regonfle les pneus avec… les gaz d'échappement ! L'équipe des super-pros hyper-equippes qui les observait en est restée comme deux ronds de flan. La beauté aride du désert est totalement fascinante. Les températures peuvent dépasser 50 degrés à l'ombre dans les journées d'été. Les nuits peuvent être glaciales. Les tempêtes de sable sont absolument impressionnantes. Je me souviens d'un jour ou, roulants sur une piste que nous connaissions bien, nous avons soudainement vu, sur notre droite, une falaise qui n'existait pas auparavant. On s'arrête, on se pose des questions, sommes nous perdus ? Mais la falaise bouge, elle avance dans notre direction ! C'était une tempête de sable qui approchait. Environ 100 mètres de hauteur. Urgence ! Mettre les voitures le derrière face à la tempête, pierres devant les roues et frein a main bloque, moteur arrêté, toutes portes et fenêtres fermées et croisons les doigts que cela ne dure pas. Le vent arrive d'abord, charriant des buissons et débris divers arraches au désert, puis, ça y est, la "falaise" est sur nous. Le brouillard jaune, intense, plus aucune visibilité, pas moyen de voir le véhicule qui n'est pourtant qu'a quelques mètres. La voiture vibre et gémis sous la force du vent, le sable arrive à s'infiltrer et la, on a la trouille, carrément, la peur de s'étouffer, d'être enterre vivant. Puis le vent tombe aussi soudainement qu'il est arrive et le sable en suspension dans l'air commence lentement à retomber. La visibilité revient et nous pouvons sortir des voitures. A moins de 100 mètres de nous, le sable bouge, 2 chameaux et 2 hommes en sortent. Ils étaient complètement enterres, les hommes comme les chameaux ayant le visage couvert par du tissu. Ils nous regardent et sont plies de rire a la vue de ces gens qui tentent désespérément de secouer leurs vêtements car, bon sang, le sable dans le dos ou dans le caleçon, ça gratte salement d'autant plus qu'il fait chaud. Ils s'approchent avec de grands sourires, le dialogue s'engage et c'est parti, on suit les chameaux vers leur campement. Voilà pour mes bons souvenirs d'Arabie, tous dans le désert. Maintenant, les mauvais souvenirs, face aux Wahhabites en ville. Le statut des femmes : Les femmes en Arabie ne sont pas civilement responsables. Donc, comme les enfants mineurs en France, sont sous la responsabilité d'un adulte, mâle de surcroît. Le père d'abord, puis le mari, puis de nouveau le père ou un oncle ou un frère si elles sont divorcées. Par conséquent, elles n'ont pas le droit de travailler, pas le droit de conduire, pas le droit de créer une entreprise quelle qu'elle soit, bref, aucun droits mais beaucoup de devoirs dont, surtout, de faire des enfants, de s'en occuper et s'occuper du seigneur et maître, le père ou le mari, selon. Quelques rares exceptions existent. Il est en effet interdit par la Loi qu'un homme puisse être appelle à s'occuper d'une femme. Donc elles peuvent être infirmières ou médecins dans les hôpitaux et cliniques pour femmes (Séparés des hôpitaux et cliniques pour hommes) et enseignantes dans les écoles et universités réservées aux femmes. La loi (La sharia en fait) permets toujours de lapider les femmes infidèles et ils ne s'en privent pas. Pour divorcer, c'est simple : Le mari répète 3 fois devant 3 témoins "Je te divorce" et le tour est joue. Si la femme veut divorcer, pas le même règlement. Elle le peut théoriquement mais c'est à peu prêt aussi simple que de faire condamner en France un inspecteur du fisc pour abus de pouvoir. La femme Saoudienne sort dans la rue complètement enveloppée dans un vêtement noir appelle "Abaya" qui couvre également son visage, lui valant le délicieux surnom décerné par les expatries de "sac poubelle" . Il est interdit aux femmes de se déplacer en voiture aux cotes d'hommes qui ne sont pas membres de leur famille. Une exception est cependant accordée à celles qui circulent, assises à l'arrière, dans la voiture de leur mari (Ou de leur père) conduite par le chauffeur de leur mari (Ou de leur père). De nombreuses fois, j'ai été arrêté par la police qui voulait vérifier si la femelle assise a cote de moi dans ma voiture était bien ma propriété personnelle. Pardonnez ma brutalité de langage, mais c'était l'esprit. Car ces lois s'appliquent aussi bien aux étrangères qu'aux Saoudiennes et, par conséquent, les droits de mon épouse en Arabie étaient ceux dont je parle plus haut, point barre. Le statut des étrangers : L'étranger, surtout l'infidèle, ne peut venir en Arabie que pour y travailler. Pas de tourisme possible, sauf pour les musulmans venant y faire le pèlerinage du Hadj, mais avec de multiples conditions et un véritable parcours du combattant pour obtenir le visa nécessaire. Les autres se doivent d'avoir un "sponsor" local, un Saoudien qui, en échange de prendre l'étranger sous sa responsabilité légale, le rackette autant que possible. Liste des documents dont j'avais l'obligation de posséder : - Un permis de séjour, valable un an, attache à l'entreprise de mon sponsor. - Un visa de travail, également un an et lie a l'entreprise. - Un permis de conduire, un an de validité aussi. - Un permis de séjour pour mon épouse, même validité d'un an et lie a mon contrat de travail. - Une autorisation de mon sponsor de conduire le véhicule XYZ qui lui appartenait légalement (Bien que finance par mon employer français, évidemment). - Une autorisation de mon sponsor, valable un mois et obligatoirement validée par les autorités, pour pouvoir sortir le véhicule en question de ma province d'enregistrement. Obligatoire pour aller, depuis Riyadh, voir un chantier a Dammam par exemple. - La même autorisation mais pour moi-même pour pouvoir prendre un vol Riyadh-Jeddah par exemple. Valable un mois également. Ceci étant valable pour tous les étrangers. Sachant que j'avais a l'époque une équipe de 15 expatries d'Europe et du Maghreb plus un certain nombre d'ouvriers Yéménites et Soudanais (Environ 50) , vous comprendrez pourquoi j'ai du employer un Saoudien qui ne faisait que s'occuper de ça et, malgré tout, me suis trouve oblige à plusieurs reprises d'aller apporter des oranges et autres a certains de mes gars qui étaient en taule. Je me souviens notamment de Pierre J., un Breton a la tête dure, coince pour permis de conduire périmé de quelques jours, qui gueulait tellement fort qu'il m'a fallu une semaine pour le sortir de la. J'en ai une autre dans la série du type, mais pas dans mon entreprise. Apres le Hadj, le pèlerinage annuel a la Mecque qui démontre chaque année, au travers de quelques centaines de morts, l'incurie des "autorités" Saoudiennes incapables d'assurer la sécurité de leurs hôtes, la Police est sur les dents pour chasser du Royaume ceux des pèlerins qui tentent de rester "au noir" Un jour, un ami, responsable d'une entreprise française d'hôtellerie, gare sa voiture a proximité d'un petit magasin et descends pour aller acheter quelque chose. A la sortie du magasin, un policier saoudien l'accoste et lui demande ses papiers. Cet ami, Libanais, parlait parfaitement l'arabe et explique au policier que ses papiers sont dans la voiture, la, a 30 mètres. Rien a faire, le flic les veut tout de suite, refuse de se déplacer, l'embarque menottes aux poignets et l'emmène au commissariat du coin ou il est mis en cellule. Plusieurs heures après, enfin, un officier daigne l'interroger. Devant ses protestations, l'officier envoie une patrouille sur les lieux, munie des clefs de la voiture, et la ramène au commissariat. Les papiers y sont, tous en règle. Excuses et explications de l'officier : "Mes hommes sont quasiment illettrés. Mes ordres sont clairs : Tu me ramène ici quiconque n'a pas ses papiers en règle SUR LUI. Je ne peux pas leur donner l'autorisation d'aller voir un peu plus loin. Combien plus loin ? Ils ne sauront pas et se feront promener à travers la ville" Maintenant, les mauvais souvenirs, face aux Wahhabites en ville, 2eme partie (D'autres vont suivre, je manque de temps et je veux écrire cela correctement et complètement, merci de votre patience). La police religieuse : A coté de la Police en uniforme, il existe en Arabie une police religieuse. Les membres sont appellés "Mottawas" . Ils sont en civil, sans signes distinctifs mis a part la cravache en bambou ou similaire qu'ils arborent et dont ils se servent volontiers, comme vous allez le voir plus bas. Leur rôle est de faire respecter, à la lettre, tous les dogmes de l'intégrisme Wahhabite. La Monarchie corrompue Saoudienne (Corrompue, voire même pourrie, j'en ai les preuves et vous les livrerais des que possible) leur a en quelque sorte donne les pleins pouvoirs. Ils patrouillent donc les villes. Lorsque les heures de prière arrivent et que les Muezzins appellent à la "Salah" (La prière) , ils veillent à ce que tous les commerces baissent le rideau. Epicerie de quartier ou Hypermarché, tout doit fermer pour pousser les croyants à aller à la Mosquée. Ils ne demandent pas aux commerçants de fermer, ils frappent les devantures des retardataires à grands coups de bambou et, si le traînard n'obtempère pas assez vite, ils le frappent lui-même. Je n'oublierais jamais les regards terrorisés des commerçants avec qui j'étais sur le point d'avoir trouvé le bon prix et qui, suite à l'appel à la prière, me suppliaient humblement de sortir vite du magasin et de revenir après. En Arabie, l'or n'est pas un objet masculin. Les hommes peuvent porter des bijoux en argent, mais pas en or. Je dispose d'une version française du Coran mais personne n'a jamais pu me montrer ou le Prophète, que la Paix soit avec lui, l'avait indiqué. Mais, bon, c'est comme ça. Un soir, en 1986, l'Attaché Commercial de l'Ambassade de France, passeport diplomatique en poche, qui a eu le malheur d'exhiber en public une gourmette en or, se l'est vue arrachée par un Mottawa, a été conduit manu militari au commissariat le plus proche et S. E. L'Ambassadeur de France en personne a du intervenir nuitamment pour qu'il ne passe pas la nuit sur la paille humide des cachots. Sa gourmette en or lui a été rendue contre une promesse, écrite et signée, de ne plus la porter en public. A l'époque ou j'étais dans ce pays de non-liberte, les chaînes câblées ou satellites commençaient à se développer. Mais je n'ai jamais pu en bénéficier, devant me contenter des chaînes Saoudiennes complètement censurées. Le Nouvel Observateur, qui arrivait avec une semaine de retard, avait, bizarrement, des pages manquantes. Même le Figaro avait, au moins une foi par édition, un grand carré noir quelque part. Quelques années plus tard (1991/96) , basé à Dubai au EAU, je suis revenu à Riyadh et mes contacts m'ont explique que le câble n'était toujours pas en vue et que les Mottawas, tous les soirs, faisaient le tour de la ville équipés de fusil de chasse et se faisaient des cartons sur les antennes satellites qui pouvaient polluer l'esprit des croyants avec des horreurs infidèles. L'alcool est strictement interdit en Arabie. Se faire piquer avec un litre de vin est similaire à se faire piquer avec 4 Kilogrammes de Haschisch en France, à cela prêt que je pense que la Police Française est bien moins compétente que la Police Saoudienne pour ce qui concerne le passage à tabac des suspects. Mais il existe, bien entendu, un marche noir dont bénéficie, en priorité, la famille Royale (J'en ai une bonne sur le sujet, mais attendez que je m'attaque a la dynastie des Saoud). Tous les ans, quand arrive Noël et jour de l'An, les Mottawas sont sur le pied de guerre. L'objectif est de coincer des sales infidèles en état d'ébriété. Ils savent parfaitement ou vivent ces cochons et patrouillent ferme. Malheur à celui qui sort de chez un ami après minuit avec l'haleine un peu lourde. Personnellement, je n'ai jamais eu de problème. Recette évidente : J'ai passe TOUS mes réveillons de Noël et de jour de l'An à la résidence de SE l'Ambassadeur de France ou à celle de l'Attache Commercial. Territoire Diplomatique, la, on ne risquait rien. Mais cela imposait à notre hôte d'accepter que nous y passions la nuit et ne quittions les lieux que le lendemain matin, les dents blanches et l'haleine fraîche. Les devoirs des diplomates vont parfois un peu au-delà de ce qui est écrit noir sur blanc dans leurs contrats. Ce qui me permet, chers amis, de vous confirmer que les tapis des salons des Résidences Diplomatiques de la République à l'étranger sont parfaitement moelleux… Je saisis cette occasion pour rendre grâce aux fonctionnaires français en poste dans des pays difficiles et dont l'attitude et le travail a de quoi, généralement, faire honte au ronds de cuir qui sévissent en métropole. Je finirais ce poste au sujet de la Police Religieuse Wahhabite par un feu d'artifice dont je porte toujours les cicatrices. Il existait à Riyadh une zone commerciale appelée "le souk des femmes" . Quelques petites rues au centre ville ou des commerçants spécialisés s'étaient regroupés : Tissus, vêtements, tailleurs, articles de couture, bijouterie, parfumerie, le "Au bonheur de dames" version Saoudienne. Mon épouse y allait régulièrement pour suivre le même parcours du combattant : Acheter le tissu pour son prochain chemisier, acheter les boutons et accessoires correspondants puis remettre le tout a un tailleur, avec un modèle, pour qu'il le couse. A partir d'un chemiser Christian Dior blanc, elle en faisait un demi-douzaine de diverses couleurs… et pas cher ! Un jeudi après-midis midi (Le samedi Saoudien, les week-end là-bas, c'est jeudi vendredi) , nous y étions à trois : Ma femme, sa mère et moi-même. Soudain, appel a la prière et tout ferme. Elle n'avait pas terminé donc nous nous sommes assis devant la devanture d'un magasin pour attendre la réouverture. Un Mottawa est passe par la et m'a regarde en bredouillant quelque chose. Il vous faut savoir que, en bon Provençal, je suis brun, de peau matte et les yeux noirs. De plus, a l'époque, j'avais une moustache et par conséquent ressemblait à un bronze. A un Beur, quoi. Pensant qu'il se plaignait que je ne sois pas allé à la Mosquée, j'ai immédiatement exhibe ma carte de séjour. Il faut savoir que les cartes de séjour des étrangers musulmans en Arabie sont de couleur blanche pure, celles des infidèles comme moi marrons caca. Cela ne l'a pas calmé, il est parti en vociférant et est revenu quelques minutes après avec un jeune policier en uniforme. La, ils m'ont vivement pris à partie, apparemment parce que j'étais assis dans la rue des femmes, et le Mottawa a commence à me frapper avec sa badine. J'ai fait ce qu'il convenait de faire dans ces cas-la, a savoir courir pour m'échapper. Un petit convoi a donc traverse quelques rues du souk des femmes, moi d'abord, suivi par le Motawwa qui me frappait, suivi par le flic qui hurlait, suivi par ma belle-mère qui hurlait encore plus fort et essayait de frapper, sans succès, le flic et le Mottawa, suivi par ma femme qui suppliait sa mère de ne pas intervenir, et ce avec raison, je dois l'admettre, malgré tout le respect que j'ai pour ma belle-mère et le courage qu'elle a eu ce jour-la. A la sortie du souk, un groupe de jeunes saoudiens, attendants eux aussi la réouverture, s'est levé devant notre convoi et a invective le Mottawa et le flic. Ils étaient visiblement outre de ce qui se passait. Mes tortionnaires m'ont immédiatement lâché la grappe pour s'en prendre à ces jeunes effrontés et une semi-bagarre, pour ce que j'ai pu en voir, s'en est suivi. Je ne sais absolument pas ce qui s'est passe après, je dois avouer que nous sommes parti sans demander notre reste, ma femme et moi, traînants de force ma belle-mère qui voulait y retourner pour donner un coup de main aux jeunes… De retour chez moi, j'ai enlevé ma chemise. Vous avez déjà vu des films de pirates ou le traître est fouette dans le dos sur le pont ? Voilà, c'était comme ça. Et, comme je vous le disais au début, il m'en reste des cicatrices. Pour ceux qui me soupçonneraient de galéjer un peu, je sui prêt a vous jurer sur le Drapeau, la Bible, le Coran ou ce que vous voulez que c'est ce que j'ai vécu et tel que je l'ai vécu, sans exagérations ni inventions. Dans mon prochain poste sur ce fil, je vais régler mes comptes avec la dynastie des Saoud, soi-disant gardiens de Lieux Saints mais en fait gang de dictateurs corrompus, alcooliques, fornicateurs et financiers du terrorisme. Les relations sociales Saoudiens - Etrangers : (Les relations d'affaires, cela sera pour plus tard). Le premier Saoudien avec qui j'ai été en relation privée était, tout bêtement, mon voisin d'en face. Quand je suis arrive en décembre 1980, j'ai repris une maison qui avait été occupée auparavant par un représentant de mon entreprise puis laissée inoccupée quelques mois. Donc, très sale, eau et électricité coupe, jardin en friche, etc… On a commence à essayer de s'y mettre un matin avec ma femme mais c'était déroutant pour un nouveau venu (Comment et ou faire rebrancher l'eau par exemple). Ce voisin a traverse la rue, a frappe au portail, m'a serre ceremonieusement la main en me souhaitant la bienvenue (Mais je n'ai appris que plus tard ce que voulait dire "Allan Wa Salan") , puis a d'autorité entrepris une inspection générale des lieux et est reparti en me faisant comprendre qu'il allait revenir. Dix minutes plus tard, il était effectivement de retour avec ses 2 bonnes, son chauffeur et son fils aine, plus du matériel. Les bonnes et le chauffeur ont déclenché la tornade blanche dans la maison, ma femme avait du mal a suivre. Le fils, qui parlait assez bien anglais, m'a demande d'ouvrir la boite a lettre, a fait un tri des factures d'eau et d'électricité entassées, a calcule la somme due, m'a demande de lui donner l'argent, je lui ai donne et il est parti, son père également. Bon, j'avoue que de les voir partie avec mes sous m'a laisse un peu inquiet. Mais ils sont revenus quelques heures après avec un employé de l'électricité qui a rebranche mon compteur et hop, ça marchait. Pour l'eau, il fallait attendre le lendemain, mais ils avaient une idée. En Arabie, l'eau courant manque de pression donc toutes les maisons ont un réservoir d'eau en sous-sol et un système de pompes électriques pour alimenter la maison. Mon réservoir, qu'ils ont trouve pour moi, était bien sur vide alors ils ont tire un tuyau en travers de la rue et ont pompe à partir de leur réservoir pour remplir le mien. Pendant ce temps la, l'équipe tornade blanche avait bien avance. Le voisin a alors fait une inspection de contrôle qualité, s'est déclaré satisfait et tout ce petit monde a retraverse la rue. Mais 10 minutes plus tard, il était de retour, avec son chauffeur qui avait un poste de télévision dans les bras. Il avait remarque que, s'il y avait bien les meubles nécessaires, je n'avais pas de télévision, alors il m'en a prêté une et a passe une demi-heure a régler mon antenne. Alors seulement, estimant que nous disposions du nécessaire, il m'a serre la main et est rentre chez lui. Je peux dire que, lorsque l'on est ainsi catapulte dans un pays inconnu et mystérieux, pour un premier contrat d'expatriation, ce genre d'accueil fait chaud au coeur. Donc ceci n'est pas un mauvais souvenir, mais la suite est, je trouve, plutôt triste. Nous nous sommes revu assez fréquemment par la suite. Il venait de temps en temps chez moi, avec son fils et nous jouions aux cartes, les Saoudiens jouent à la belote et au rami mais je n'ai jamais rien compris dans leur façon de compter les points. Il était toujours très étonné, déstabilisé quand ma femme gagnait au rami. Ils restaient parfois dîner avec nous. L'alcool et le porc étants interdit en Arabie, il n'avait pas de craintes quand a ce que nous cuisinions. Bien sur nous sommes allés chez lui, mais la ma femme montait à l'étage pour rester avec sa femme et ses filles, moi je restais en bas, au majlis, avec les hommes. Je n'ai jamais vu ni sa femme ni sa fille si ce n'est qu'entre-apercevoir les "sacs poubelles" montant dans la voiture. Sa femme n'est jamais venue chez moi mais emmenait ma femme de temps en temps pour lui montrer les "bons magasins" , le goût pour le shopping étant une caractéristique féminine sans frontières. Ses filles sont venues chez moi mais uniquement quand j'étais en déplacement pour quelques jours. Au début, elles ne voulaient pas puis j'ai trouvé l'astuce : Je laissais à ma femme une photocopie de mon billet d'avion, mentionnant les dates et heures de mon aller-retour et avec ça elles pouvaient obtenir la permission de leur père de traverser la rue. Un jour, le fils aine s'est marié. Nous avons été invités à la noce et y sommes allés. Nous en sommes rentrés avec le cafard, de la peine pour eux. Le mariage s'est passe dans une des Salles des Fêtes de la Municipalité, assez loin de chez nous mais j'ai appris qu'il n'avait choisi la plus proche mais une qui était plus belle. Des l'arrivée, ma femme est partie chez les femmes, moi chez les hommes et nous ne nous sommes revus que pour rentrer à la maison. Chez les hommes, il n'y avait au début que les membres de la famille du marié, donc de mon voisin. Thé, café, Coca-Cola et les brûloirs a encens et bois de muscade qui tournent. Ça discute ferme et mon voisin m'a très vite présenté à un oncle qui était comme moi dans le bâtiment. Ce vieux Monsieur était sourd et muet mais pouvait correspondre avec son fils et c'est ce soir-la que j'ai appris comment on pouvait construire des maisons avec de l'argile, de la paille et du bois de palmier. Et monter à deux ou 3 étages. Toute une technique. Puis la famille de la mariée est arrivée. Enfin, les hommes. Il y a la un moment important, très cérémonieux, les échanges à l'accueil étant destines à montrer, à confirmer, que les 2 familles sont maintenant unies. Puis re thé, café, coca, fumées de bois exotiques et palabres. En suite le dîner. Traditionnel (Mouton, riz, salade) et expédié en un quart d'heure, sur le sol, en n'utilisant que sa main droite (Pas de couverts) car la gauche est impure, réservée aux ablutions. Mon voisin, le vieux maçon, m'a fait l'honneur d'aller arracher à la main l'oeil du mouton et de le mettre dans mon assiette. Heureusement que, avant ce repas, j'avais fait des progrès en culture Bédouine et je l'ai donc dégusté avec l'évident plaisir qu'il se doit et force remerciements au généreux donateur. L'assemblée a paru apprécier la bonne éducation de l'étranger. Apres ce rapide dîner, re thé, café, coca, fumées de bois exotiques et palabres. Puis soudainement, tout le monde se lève. Le marie fait le tour, salue tout le monde, reçoit force conseils pour la nuit de noce qui l'attend, dans l'hilarité générale, et nous quitte. Puis tout le monde s'en va… A la sortie, j'ai retrouve ma femme et bien sur nous avons échangé des comptes rendus. Chez ces dames, même sorte de programme, thé, café, etc… Entre elles, elles étaient bien sur sans voiles. Robes longues chamarrées, kilos d'or en bijoux, des maquillages hollywoodiens, des coiffures dernier cri. De ce cote, la femme de mon voisin avait également veille à ce qu'elle soit au contact de gens qui puisse l'intéresser : Deux étudiantes en médecine qui parlaient parfaitement l'anglais. Il y a eu 2 grands moments dans la soirée de mon épouse. D'abord le dîner, quand elle s'est rendu compte avec effroi que les femmes passaient après les hommes dans la salle a manger et donc mangeaient nos restes. Sa seule consolation a été de constater que tous les yeux de moutons avaient déjà été manges. Ensuite le moment d'hyper-excitation durant lequel les femmes se sont d'abord précipitées pour remettre leurs voiles, puis ont accueilli l'homme qui venait chercher la mariée avec des hurlements semblables aux youyous des femmes du Maghreb. Puis le marie est reparti avec sa proie et ce fut la fin aussi chez elles. Quand les jeunes époux se sont retrouves seuls chez eux, c'était pour eux la première fois qu'ils étaient seul et pouvaient se parler sans témoin. Pour lui, la première fois ou il voyait son épouse sans voile. Il n'avait, avant, vu qu'une photo. Pas de cérémonie religieuse ou civile, simplement un contrat de mariage signe la veille devant un Imam. Le lendemain matin, les anciens des 2 familles se sont présentés au domicile des jeunes maries pour aller vérifier si les draps nuptiaux portaient bien l'indispensable tache de sang. Quand j'y étais, il ne faisait pas de t'est DNA de cette tache, mais je ne serais pas surpris si j'apprenais qu'ils le font aujourd'hui. Pendant qu'elle m'a raconte sa version, ma femme n'a jamais utilise le mot "la mariee" . Elle disait "la pauvre" . Sans commentaires. A bientôt pour la suite. Cet homme, dont j'ai hélas complètement oublié le nom, n'a pas été le seul Saoudien que j'ai fréquenté au niveau privé. Mais, pour tous les autres, j'ai du rapidement couper court. En effet, des que le contact devenait amical, sympathique, invariablement un problème revenait sur le tapis. Dialogue type : - Alain, tu es un brave homme, un ami et je suis content de te connaître. - Merci, X, moi aussi j'apprécie ta compagnie. - Mais, Alain, comme je suis ton ami, je veux ton bien et je veux te donner un conseil. - Bienvenue, les conseils des amis sont toujours utiles. - Tu dois sauver ton âme, Alain, et devenir musulman. Cela me ferait beaucoup de peine que tu ailles en enfer. J'ai eu ce genre de dialogue des douzaines de fois. A la fin, j'avais imagine un grossier mensonge pour m'en sortir : J'avais juré à mon père, sur son lit de mort et qui savait que je partais pour l'Arabie, de rester Catholique. Pure invention, mais au moins ils me lâchaient les baskets. Et mon père, qui était effectivement décédé à cette époque, qui bouffait du curé de temps en tant mais avait le sens de l'humour, devait bien se marrer dans sa tombe en voyant l'utilisation de sa mémoire que j'avais… Les relations d'affaires Saoudiens - Etrangers : (Valide 1980-1990, après cela a peut-être change). En Arabie, les investisseurs et hommes d'affaire étrangers n'ont pas le droit de : - Acheter du terrain. - Posséder plus de 49% du capital d'une entreprise. - Posséder un véhicule, un bâtiment, bref rien. Tout passe par le partenaire local, le sponsor. Cet état de fait vient d'une coutume bédouine allègrement déformée et exploitée par la dictature. Il était en effet indispensable, dans les temps anciens, que toute caravane souhaitant traverser le territoire d'une tribu se fasse reconnaître et soit placée sous la responsabilité d'un notable local auquel la caravane en question payait un tribu, un droit de passage. Il s'agissait en fait de prévenir tout vol, débordement et enlèvements de femmes d'un cote comme de l'autre. Dans un pays ou l'on pouvait se battre à mort pour la possession d'un puits, la mesure semble sage et raisonnable. Mais au XXeme siècle… Le choix du sponsor est un élément de grande importance. Il en existe de 2 types : - Le sponsor "inactif" : Moyennant finance, généralement une somme annuelle fixe, il va signer tous les documents que vous voudrez et n'interviendra pas dans vos affaires. Avantage : Paix royale. Inconvénients : Pas d'aide, pas de contact et, vu qu'il est le propriétaire légal de l'entreprise mais n'y comprends rien en affaire, le risque de le voir débarquer en confondant bénéfices et tiroir-caisse. Je connais une entreprise française d'électricité qui a fait faillite suite a ce genre de "malentendus" . - Le sponsor "actif" : Il est rémunéré par un pourcentage. Généralement, pour éviter les polémiques comptables, c'est un pourcentage sur le chiffre d'affaire. Avantage : Il va essayer de se remuer pour introduite l'entreprise auprès de ses contacts, ses amis, pour développer le chiffre d'affaire donc ses commissions. Inconvénient : Il se moque éperdument de savoir si l'entreprise fait des bénéfices et a la fâcheuse tendance de promettre aux éventuels clients des prix qui, pour l'entreprise, tiennent du suicide financier. C'était mon cas et je puis vous dire qu'une partie des bénéfices réalisés sur "mes" affaires ont servi à éponger les pertes réalisées sur "ses" affaires… La grande majorité des travailleurs en Arabie sont des étrangers et cela va de la bonne ou du manoeuvre au chef d'entreprise. Les Saoudiens, pour la plupart, ne travaillent pas. Ils vivent des prébendes distribuées par le "gouvernement" (Les Princes Saouds) a partir de la manne pétrolière et/ou vivent en parasite sur le dos des entreprises étrangères dont ils sont sponsors. Mis a part mon sponsor, mes contacts d'affaires avec des Saoudiens ont été très limites. La plupart du temps, il s'agissait d'aller présenter mes civilités a un contact de mon sponsor qui ensuite me présentait son "associe" étranger avec qui les affaires se faisaient. La, il y avait de tout, des occidentaux mais, et surtout, des gens de la région : Egyptiens, Libanais, Palestiniens, Syriens en haut de l'échelle, Pakistanais, Indiens, Soudanais et Yéménites en bas. Je n'ai jamais pu rencontrer en France aucun de mes contacts d'affaire Saoudiens. Ils y allaient cependant, sous des prétextes divers et varies, mais jamais aucun n'a accepte de venir visiter le siège social de mon entreprise ou simplement de me laisser lui servir de guide a Paris ou ailleurs. La raison en était simple : Ils n'allaient pas en France pour des raisons d'affaires mais en vacances. Apres avoir ouvert pour leurs épouses de volumineux comptes bancaires, ils les laissaient aller faire le bonheur des boutiques de luxe de la rue de Rivoli et, eux, allaient boire et effectuer des opérations de contrôle qualité dans les réseaux de call-girls. Une plaisanterie a ce niveau circulait parmi les expatries d'Arabie : Un Saoudien en voyage en Europe a 5 objectifs précis : Les femmes, l'alcool, les femmes, l'alcool et les femmes. Il est clair que dans ces conditions, ils ne souhaitaient pas avoir de témoins étrangers susceptibles d'en parler en Arabie. Les satrapes des pays du Golfe fréquentent depuis quelques années la Thaïlande et, pour ce que j'ai pu en voir, l'attitude est toujours la même. Eux sont dans les bars a filles, leurs femmes dans les boutiques de luxe et on n'en voit jamais aucun dans les monuments, musées, temples, palais et autres merveilles dont Bangkok regorge. Cet argent facile dont ils disposent en abondance grâce à la manne pétrolière et au racket des étrangers leur pose cependant quelques problèmes : Leurs enfants qui n'ont jamais connu la dure vie dans le désert mais seulement la vie facile en ville. Les garçons sont complètement pourris. Arrogants, paresseux, sans ambitions, sans volonté, complètement corrompus et inutiles. Les filles, étouffées par le système, se lancent dans la seule activité qu'on leur laisse : Elles étudient. Ce qui ne manque pas de créer des situations inextricables, du style Aicha, docteur en psychologie, Master Degree a Harvard, qui refuse d'épouser Ahmed qui n'est, selon elle, qu'une brute illettrée. Un vrai baril de poudre. Et quand ça va péter, ça va faire du bruit.
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269341
b
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