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Ma fiction sur hermione granger et rago malefoy

Témoignage d'internaute trouvé sur forumados - 26/07/11 | Mis en ligne le 23/03/12
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Partie 1 : Chapitre 1 : Changement effrayant… Elle retint un cri d'horreur. Quelle était cette chose qui la contemplait d'un oeil dégoûté ? Hermione soupira. Cette longue forme blanchâtre coiffée d'une serpillière brune n'était autre que son reflet. Si la masse de foin hirsute et emmêlée qui lui servait de cheveux aurait tiré un hurlement d'effroi à un épouvantail, ce n'était rien comparé à la couleur blafarde de sa peau, dont les cernes violacées creusaient ses yeux rougis et fatigués. Hermione rabattit d'un coup sec son petit miroir ovale contre son bureau. Quel était l'idiot qui avait inventé le miroir ? Quoi de plus horrible pour mettre de mauvaise humeur dès le matin ? Il fallait vraiment qu'elle cesse de lire ses cours jusqu'à pas d'heure, surtout qu'elle les connaissait pas coeur. Hermione sortit de la chambre et se dirigea vers la salle de bain. Mais au moment où elle allait ouvrir, la porte pivota d'elle-même et la jeune femme se retrouva nez à nez avec le plus arrogant, le plus prétentieux, le plus égoïste, le plus insolent, le plus grossier et le plus insupportable de tous les êtres qui lui avaient été permis de voir. Drago Malefoy. Divinement beau, diablement sexy, une gueule d'ange et un coeur de démon. Si Hermione n'était pas aussi bien éduquée, elle l'aurait probablement tué dans son sommeil. "Ignore-le, fais comme s'il n'était pas là" , lui avait conseillé l'innocente Ginny qui n'avait aucune idée du calvaire qu'était de partager des appartements avec cet homme. Faire comme s'il n'était pas là ? Avec ses habits qu'il laissait traîner partout, le dentifrice jamais rebouché, la musique à fond jusqu'à minuit, les soirées entre Serpentards dans la salle commune et le nombre incalculable de filles qui entraient et sortaient dans une même journée, comment était-il possible de passer outre ? Ça ne l'était pas, voilà tout. Simplement parce que Drago Malefoy n'était pas un homme que l'on ignorait. - Par Merlin Granger c'est toi ? S'exclama-t-il en faisant un bond en arrière. Tu t'es fait attaqué par un hippogriffe cette nuit ? - Hilarant, lâcha-t-elle d'un ton morne. J'ai besoin de la douche, tu as fini ? - Pas tout à fait, repasse plus tard. Hermione allait répliquer mais elle réalisa alors qu'on entendait encore la douche couler. - Malefoy… risqua-t-elle. Si tu es là en train de me parler, pourquoi est-ce que la douche est encore ouverte ? Pour toute réponse, il lui offrit un radieux sourire. - Je te l'ai dit, repasse plus tard. Sur ce, il lui ferma la porte au nez. Quel culot ! Si Hermione attrapait la fille qui prenait la douche avec lui elle ne se priverait pas d'user de son statu de Préfète en Chef pour lui rappeler que personne n'était autorisé à pénétrer ces appartements exceptés les propriétaires. Furieuse, elle retourna dans sa chambre et entreprit de réviser un peu en attendant que la douche se libère. Alors qu'elle relisait pour la troisième fois "Une Querelle Ancestrale entre les Loups Garous et les Vampires" de Harold Davies, des bruits sourds se firent entendre. Curieuse, Hermione sortit de sa chambre et se stoppa net devant le spectacle qui s'offrait à elle : une jeune fille aux longues boucles blondes, enroulée dans une serviette de bain, pestait bruyamment contre Drago en lui jetant à la figure tout ce qui lui tombait sous la main. Ce dernier, amusé, se contentait d'éviter les projectiles tout en se recoiffant d'une main rapide. - Et tu veux que je te dise ? Hurlait la fille. Tu n'es pas à la hauteur de ta réputation ! - Et toi tu n'es pas à la hauteur du tout, riposta Drago soudain sérieux. Allez vire de là où j'enlève des points à ta maison de blaireaux. - Comment oses-tu utiliser ton statu de préfet après que nous ayons fait l'amour ! - Stop ! S'écria alors Hermione qui avait bien trop l'habitude de ce genre de situation. Je n'en peux plus ! Pour quelles raisons est-ce tu t'énerves comme ça exactement ? Parce que l'homme le plus vénéré par les filles vient de t'annoncer qu'une seule nuit lui suffisait ? Parce que tu viens de te rendre compte que tu as couché avec quelqu'un qui ne t'aimait pas ? A moins que tu sois une fille vraiment très très naïve, il me semble que tu savais exactement à quoi t'attendre en venant cette nuit, alors met la en veilleuse et va trouver un garçon qui saura t'apprécier pour ce que tu es et non pour ce que ta serviette est en train de dévoiler. Bouché bée, la jeune fille remonta aussitôt sa serviette de bain qui glissait et lança un regard noir à Hermione : - ça se voit que tu ne t'es jamais fait jetée toi ! Encore faudrait-il qu'on veuille de toi et de ta tignasse ! - Sa tignasse au moins dissimule un cerveau elle ! Gronda Drago. Allez casse-toi de là. Hermione ne vit même pas la fille s'en aller, trop absorbée par son pire ennemi qui venait de la défendre. - Ne me regarde pas comme ça Granger, tu m'as débarrassé de cette fille, alors disons qu'on est quitte. - Surtout ne pense pas que je t'ai défendu, répliqua Hermione en entrant enfin dans la salle de bain. Je commence à en avoir plus qu'assez de devoir supporter toutes tes copines et leur crise chaque matin ! - Et en quoi cela est-il susceptible de m'importer dis-moi ? Ricana-t-il. Hermione claqua la porte de la salle de bain et se réfugia sous la douche pour canaliser sa colère. Merlin qu'il était insupportable ! "Tiens bon Hermione, c'est ta dernière année avec lui. Ensuite tu n'auras plus jamais à supporter cet idiot ! " . C'est donc sur ces pensées rassurantes que Hermione commença sa journée. Après avoir cassé son peigne pour cause de coiffure indomptable, elle mit sa robe de sorcier en vitesse et fila dans la Grande Salle rejoindre Harry et Ron. ** Elle ne tarda pas à repérer une chevelure rousse en bataille au bout de la longue table des rouge et or, ainsi que des cheveux noirs de jet tout aussi emmêlés. Elle vint s'asseoir aux côtés de ses deux meilleurs amis et leur adressa un grand sourire. - Bonjour ! Lança-t-elle. - Bonjour Hermione, sourit Harry. - C'est ta cohabitation avec Malefoy qui te rend de si bonne humeur ? Maugréa le rouquin. - Ron ! S'indigna Harry qui sentait venir une dispute. - Laisse Harry, dit-elle calmement. Si c'est ainsi que monsieur grognon me dit bonjour, ce n'est pas la peine d'y répondre. - Désolé 'Mione, finit par lâcher Ronald. Mais elle ne l'écoutait pas. Son regard venait de tomber sur le plus beau des Serdaigles de Poudlard, avec son sourire ravageur tinté de deux petites fossettes, ses yeux bleus très clairs qui contrastaient fortement avec ses cheveux aussi noirs que la nuit. Sa carrure impressionnante révélait en fait un coeur en or et se dégageait. - Draguichou, miaula Pansy, regarde ce que la Sang-de-Bourbe a dans la main, un morceau de son peigne ! Elle a tenté de se coiffer ! Par Merlin j'imagine à quel point ce doit être insupportable de vivre avec elle mon pauvre Drago. Trop heureuse d'être la première à lui déballer les potins sur sa cible favorite, Pansy s'accrocha au bras de Drago sous les nouveaux rires des Serpentards. Ce dernier leva les yeux vers Hermione qui se raidit aussitôt, prête pour de nouvelles moqueries. Mais à sa grande surprise, son visage resta impassible, pas même un sourire ; cela semblait tout simplement ne pas l'amuser. Il tourna ensuite la tête vers la jeune femme hystérique qui pendait à son bras, et déclara d'une voix froide : - Cela pourrait te surprendre Parkinson, mais elle est beaucoup moins dure à supporter que toi. Sur ces paroles qui imposèrent le silence à tous les élèves, le Serpentard se dégagea sévèrement de l'étreinte de Pansy qui ne semblait pas réaliser ce qu'elle venait d'entendre, et devança tout le monde avant de rentrer le premier dans la serre, sans un regard en arrière. - ça alors, lâcha Ron, ébahi. On dirait que ça lui réussit à la fouine de ne plus fréquenter ses gorilles, il n'a même pas profité de l'occasion de se moquer de toi 'Mione ! Cette dernière haussa les épaules en affichant un air d'indifférence. Mais son coeur battait inhabituellement vite lorsqu'elle entra à son tour dans la serre. Mme Chourave début son cours en leur mettant sous les yeux à chacun une plante à première vue repoussante : une sorte de grosse boule gluante et spongieuse de couleur rose transparente, pareille à de la gelée, parsemée de petites tâches bleues turquoises qui ressemblait à des poches de liquide. Elle dégageait néanmoins un arôme agréable. La plante reposait dans un pot de terre simple, et Hermione ne se risqua pas à mettre le doigt dessus ; Neville se chargea de le faire à sa place, ce qui lui coûta un détour à l'infirmerie après un cri strident. Bien qu'il fût doué en botanique, son imprudence ne le quittait jamais. - Comme Neville vient gentiment de nous en faire la démonstration, expliqua le professeur, il ne fait pas toucher le Bulborbus. C'est une variété chinoise, dont la substance contenue dans les tâches bleues est nécessaire à la préparation du filtre d'amour. Je précise, Mlle Patil, que la fabrication de cette potion est strictement interdite par la loi… Cette dernière gloussait de manière idiote en fixant Harry des yeux. - Elle possède néanmoins une autre particularité, poursuivit-elle. Le Bulborbus cache un coeur en son centre, un coeur qu'il est impossible de retirer quel que soit le moyen magique utilisé. Bien des sorciers ont tenté de le lui arracher, mais la plante s'est solidifiée jusqu'à devenir pierre. - Professeur ? Demanda alors Hermione en ignorant les remarques cinglantes des Serpentards. Quel intérêt possède ce coeur pour que tant de sorciers le convoitent ? Mme Chourave se racla la gorge mal à l'aise. - Je ne devrais pas vous révéler ce genre d'informations, cela pourrait pousser certains à se mettre en danger, mais bon je vous suppose assez intelligent pour ne pas tenter de toucher le Bulborbus. Son coeur est d'une valeur inestimable, il vaut à lui seul tout l'or tout du monde. Peu importe oubliez tout ça, je veux que pour le prochain cours vous ayez fait des recherches sur la façon dont on peut retirer ce coeur, et ce ne sera pas aisé à trouver ! *** Hermione se laissa tomber lourdement dans le fauteuil de la salle commune des préfets. Elle avait passé une journée épuisante et son estomac se noua lorsqu'elle songea qu'elle avait la même le lendemain. Elle préféra se changer les idées et décida d'aller rejoindre Harry et Ron dans la Grande Salle. Peut-être le beau Serdaigle serait-il là ? Mais la tête horrifiée de Ron lui apparut soudainement et elle se jura ne pas regarder à la table voisine en arrivant. Elle sortit de la Salle commune par le portrait, et s'apprêtait à descendre l'escalier lorsque lui parvint une voix qui venait du couloir. - T'es de loin la plus belle femme de Poudlard, disait la voix grave. Après avoir maudit sa satanée curiosité, Hermione regarda discrètement depuis l'angle du couloir, quels étaient les tourtereaux qui se cachaient. Elle aimait bien raconter les potins avant Lavande parfois. Mais ce qu'elle vit la figea d'horreur. C'était Drago Malefoy. Jusque là, rien d'anormal vu sa passion pour la séduction. En revanche, que la nouvelle proie se trouve être Cho Chang, la petite amie de Harry, relevait de l'étrange. Cette dernière était adossée au mur et rougissait au fur et à mesure que Drago se collait à elle. - Tu veux que je te fasse visiter la chambre d'un préfet ? Lui murmurait-il à l'oreille. Hermione serra les poings jusqu'à s'enfoncer les ongles dans la paume, priant pour qu'elle ne se laisse pas faire. - Je… je ne sais pas si c'est une bonne idée, répondit-elle d'un air vague. On l'aurait dit comme hypnotisée par les lèvres du jeune homme. - C'est que, poursuivit-elle tremblante de désir, je sors avec Harry et… - Potter évidemment ! S'écria Drago d'un coup en se repoussant brusquement du corps de la jeune femme. Cho sursauta et ce fut comme si le charme avait été rompu. Elle avait l'air de réaliser ce qu'elle était en train de faire et, devant la fureur du Serpentard, elle partit soudain en courant, comme pour éviter de se faire séduire une fois de plus. Le jeune homme la regarda s'enfuir avant de pousser un long soupir d'agacement. Hermione souffla de satisfaction. Erreur. Ses yeux froids croisèrent tout à coup les siens. Elle eut l'impression que son coeur s'était arrêté de battre l'espace d'un instant. Drago la regarda comme s'il s'apprêtait à la tuer sur place, ses mâchoires se contractèrent, ce qui n'était vraiment pas bon signe. Instinctivement, Hermione recula de quelques pas. Mais Drago sembla se calmer car c'est avec un sourire à glacer le sang qu'il s'adressa à elle : - Tu m'observais Granger ? Pour la première fois de sa vie, elle chercha avec espoir une lueur d'ironie dans les yeux de Drago, mais son visage restait impassible. Il s'approcha dangereusement de Hermione et une boule en travers de la gorge lui empêcha de sortir le moindre son. - Tu as quelque chose à me dire ? Demanda-t-il froidement. Oui, de laisser la petite ami de Harry tranquille et d'arrêter d'avancer ! - Je… non, finit-elle par dire. Je passais par là, c'est tout. Hermione avait mis tout l'effort du monde dans ces quelques mots pour essayer de prendre un air détaché. En vain. Leurs visages n'étaient à présent séparés que de quelques centimètres, elle pouvait sentir le souffle chaud du jeune homme terminer sa course dans son cou. Elle eut soudain l'impression de se trouver à la place de Cho Chang, car il posa délicatement ses lèvres contre sa joue, avant de lui susurrer à l'oreille : - Tant mieux, parce que je ne supporte pas les leçons de moral, encore moins venant de toi… Sur ce, il s'éloigna d'un pas rapide et descendit les escaliers, laissant la jeune femme se remettre de ses émotions. La respiration encore saccadée, Hermione sentit son coeur retomber lourdement dans la poitrine, et se laissa lentement glisser le long du mur, la tête dans les mains. Le moment intense qu'elle venait de vivre l'avait perturbé. Elle comprenait à présent la réaction de Cho qui n'avait pas bougé ; Drago Malefoy avait un pouvoir de domination effrayant. Elle, qui d'habitude ne laissait pas faire avec son fort caractère, venait de se faire réduire à néant par l'homme qu'elle haïssait le plus au monde. Il fallait qu'elle l'admette ; cette année il avait beaucoup changé… Elle ne retrouvait plus le garçon lâche et trouillard des années précédente. Il avait mûri et avait pris confiance en lui plus que jamais. Par contre, il n'avait rien perdu de son arrogance et de son penchant pour les jeunes sorcières. En revanche, c'était la première année où Hermione n'avait pas eu le droit aux habituelles insultes, elle pensait particulièrement à sa favorite, Sang-de-Bourbe, comme s'il venait de se rendre compte que c'était un comportement stupide de sa part. Il osait lui parler même, la toucher ou la regarder de temps en temps. Sa répugnance vis-à-vis des sangs impurs semblait être du passé. La nouveauté chez lui était justement ce regard étrangement ressemblant à celui de Tom Jedusor, selon les descriptions que lui avait faites Harry. La jeune femme se ressaisit et préféra retourner dans la salle des préfets. Plutôt mourir que de revoir ces yeux gris… Chapitre 2 :*** Le Défi *** Hermione décida de faire au mieux pour éviter de croiser Drago durant toute la matinée, et elle commença par louper le petit_déjeuner à la Grande Salle, chose qu'elle avait horreur de faire. Mais cette esquive était, comme elle le savait très bien, impossible étant donné que son premier cours était potion avec les Serpentard. Une envie soudaine de manquer le cours la saisit. Hermione se donna un coup de baguette sur la tête. Louper un cours ? Et puis quoi encore, il faudrait être complètement fou pour faire ça… Elle s'habilla donc, se maquilla légèrement et laissa ses cheveux ondulés ; elle n'avait pas le temps de jeter les huit sortilèges nécessaires pour les raidir. Hermione descendit seule dans les cachots, elle était sûrement en retard. Mais à sa grande surprise, personne ne s'y trouvait. "Et s'ils étaient déjà tous rentrés ? " . Son coeur se serra, son pire cauchemar devenant réalité. Elle posa son oreille contre la porte et, à son grand soulagement, n'entendit pas la voix doucereuse du professeur Rogue. La jeune femme entendit alors des bruits de pas et des discussions provenant des escaliers. Quelques secondes plus tard, les Serpentards étaient arrivés. La bonne nouvelle, c'était qu'elle était désormais sûre que le cours n'avait pas commencé. La mauvaise, c'était que Drago était là, et elle, elle était seule. Évidemment, le jeune homme était le centre des discussions, et marchait toujours au milieu du groupe. Hermione détourna rapidement le regard lorsqu'elle sentit celui de Drago se poser sur elle. La jeune femme trouva un intérêt soudain à une petite poussière glissée dans un trou du mur… Elle le sentit se rapprocher et son coeur se mit à battre de plus en plus vite. - Toute seule, Granger ? Dit-il d'une voix faussement aimable. - Laisse-moi un peu tranquille, Malefoy, rétorqua-t-elle. Elle sentait le courage lui revenir ; cet imbécile ne tenterait rien devant ses amis… "Tu en es sûre ? " , lui disait une voix dans sa tête. Drago sembla surpris de cet élan de courage soudain, mais comme à son habitude, il se reprit très vite : - Je vois que ton sale caractère est revenu. Mais je ne m'en plains pas, je te préfère comme ça que comme hier. Tu étais si faible, ricana-t-il. Hermione le fusilla du regard. Ses yeux gris lui glacèrent le sang aussitôt, mais elle fit de son mieux pour ne pas montrer que son corps entier était paralysé. - Tu te sens seul à ce point pour venir me parler ? Au lieu de s'effacer comme elle s'y était attendu, le sourire de Drago s'étira un peu plus, découvrant des dents blanches parfaitement alignées. - Si il y en a un de nous qui devrait se sentir seul ici, c'est bien toi… Je venais simplement t'informer qu'aujourd'hui les Serpentard ont cours avec les Serdaigle. Alors, qu'est-ce que tu fais là ? Hermione le regarda avec des yeux exorbités, la bouche grande ouverte. - Reprend tes esprits, Granger, tu m'infliges un spectacle pas beau à voir. - Quel jour on est ? Demanda-t-elle en levant les yeux vers lui. - Mardi. Hermione poussa un cri d'exclamation avant de prendre ses affaires et de monter quatre à quatre l'escalier sous les rires des verts et argents. Elle courait à perdre haleine depuis plusieurs minutes déjà. Comment avait-elle pu se tromper de jour ? Cela ne lui arrivait jamais ! Elle se trouvait à présent devant la salle du cours de métamorphose. Heureusement qu'elle connaissait son emploi du temps par coeur ! Après s'être mis en tête un brouillon d'excuses, elle toqua à la porte. Celle-ci s'ouvrit, et le professeur Mc Gonagall leva un sourcil interrogateur : - Miss Granger ? - Je suis désolée d'arriver en retard professeur ! - Mais enfin… Je n'ai pas cours avec les Gryffondor, aujourd'hui… - Quoi ? Lâcha-t-elle dans un souffle. Elle jeta un oeil à l'intérieur et vit une classe de Serdaigle, dont celui qui hantait ses nuits… Il la regardait, les sourcils froncés. - Mais c'est impossible, j'ai cours de 8h à 10h avec vous le mardi, dit-elle, désespérée. - Mais enfin, nous sommes lundi ! Vous êtes sûre que tout va bien, miss Granger ? Le professeur la regardait avec des yeux inquiets, comme si elle était devenue folle. Hermione tourna les talons sans chercher à en savoir plus, et pour la deuxième fois de la journée, tournait le dos à des rires moqueurs. Rouge de honte ou de colère, elle n'aurait pu le dire. "Cet idiot de Malefoy va me le payer ! Ah il s'est bien fichu de moi ce serpent ! " . Hors d'elle, Hermione se posta à nouveau devant la porte des cachots, et tapa plus fort qu'elle ne l'aurait voulu. - Entrez, dit Rogue d'une voix sèche. Elle respira un grand coup, puis s'exécuta. - Tiens, Miss Granger… C'est vous qui venez de tambouriner à la porte ? Dix points en moins pour cette attitude. Vous êtes en retard, dix points de moins également. - Excusez-moi, professeur, marmonna-t-elle. - Vous trouvez-vous trop intelligente pour vous permettre de rater le début du cours ? Demanda-t-il de sa voix doucereuse. Hermione ferma les yeux pour maîtriser sa haine, puis le regarda en face et lui dit d'un ton impatient : - Non, professeur. Je peux aller m'asseoir ? Rogue hocha légèrement la tête, apparemment déçu du manque de réaction de son élève qui lui aurait donné la joie de retirer d'avantage de points. Hermione alla s'asseoir à coté de Harry qui lui lançait un air de totale incompréhension, mais comprit qu'il aurait des explications plus tard. La jeune femme jeta un oeil furtif à Drago. Ce dernier serrait étroitement les lèvres pour s'empêcher d'éclater de rire. Lorsqu'il croisa son regard meurtrier, il se contenta de lui sourire. *** La cloche sonna la fin du cours et Hermione fut la première dehors. Elle n'attendit ni Harry ni Ron et fila droit dans la Salle Commune des Préfets. Elle s'effondra sur le divan, la tête dans un coussin. C'était de loin la plus grosse honte de sa vie, devant le Serdaigle en plus ! Plus jamais elle n'oserait descendre. - Allons Granger, tu te ronges les sangs pour rien ! Tu sais, ça arrive de rater un cours, personne n'en est mort. Elle n'avait pas entendu Malefoy rentrer. C'était vraiment la dernière personne qu'elle avait envie de voir… - Tu n'avais vraiment rien d'autre à faire que de me pourrir la journée, Malefoy ? - J'aimerais te présenter mes sincères excuses, mais c'est assez difficile étant donné que je ne regrette absolument pas ! Dit-il en rigolant. Hermione se redressa en position assise pour lui faire face. Ses yeux étaient bleus, cette fois. Ils n'avaient plus ce côté terrifiant, mais plutôt celui de l'ancien Malefoy. - Ce n'était vraiment pas drôle, et moi qui pensait que tu avais mûri… dit-elle en levant les yeux au ciel. Qu'est-ce que tu me veux encore, tu n'as pas cours ? - Je n'ai pas envie, ce matin. Tu as cours aussi, si je ne m'abuse. - Je n'y vais pas. Je n'y vais plus ! Plus jamais ! Hermione eut la nausée rien qu'à cette pensée… Drago s'assit en face d'elle et la contempla longuement, tel un inspecteur essayant de résoudre une énigme. - Je ne te comprendrai jamais… dit-il enfin. Hermione lui lança un regard noir. - Je te retourne la remarque, ton humour noir ne fais vraiment rire que toi. - Au moins c'est de l'humour, chose que apparemment, miss je-sais-tout ne connaît pas. Figure-toi que les cours sont importants pour moi aussi. Seulement, moi, je ne commande pas des bouquins pour Noël ! - Comment sais-tu que… - Ah parce que c'est vrai en plus ? Ça devient grave Granger. Ne le prend pas en tant que compliment, mais tu es vraiment une fille hors du commun. - Dans ce cas, on est deux… dit-elle d'un air absente. - Je suis hors du commun je te l'accorde, mais quelque chose me dit que tu ne fais pas référence aux mêmes raisons que moi ? La jeune femme releva la tête. En effet, Hermione pensait particulièrement aux filles qu'il draguait à longueur de journée. Mais elle n'osait pas le lui dire. Et s'il redevenait aussi glacial que la veille ? - Non rien, laisse tomber, finit-elle par dire. - Aucune chance. Derrière cette affirmation, Hermione avait décelé dans sa voix quelque chose d'inquiétant. Il n'avait pas vraiment l'air de lui laisser le choix… - Au sujet des filles que tu ramènes sans arrêt le soir dans ta chambre… se risqua-t-elle. - Ah ça… dit-il avec un sourire, tu comprendras quand tu seras plus grande. - Ne me prends pas pour une idiote, Malefoy ! Simplement… pourquoi sont-elle toutes différentes ? Je veux dire… T'es-t-il déjà arrivé d'avoir une copine ? Une vraie petite amie ? - Tu veux vraiment qu'on ait une discussion sentimentale toi et moi ? Hermione se rendit compte du ridicule de la situation. Elle et Malefoy en train de parler de coeur ! Les évènements de ce matin avaient vraiment dû la perturber. - Tu as raison c'est stupide, répondit-elle en se massant le crâne. Un silence gênant s'installa. Drago tourna la tête vers la fenêtre et Hermione en profita pour le détailler. C'était la première fois qu'elle en avait l'occasion sans recevoir l'habituel regard méprisant qu'il ne réservait que pour elle. La jeune Gryffondor regarda ses cheveux en premier lieu, une des choses qu'elle trouvait le moins détestable chez lui : d'un blond or, quelques mèches vagabondes lui tombaient sur le front. Ses yeux ensuite, si cruels à certains moments, comme envoûtants à d'autres… Ses joues creuses qui palpitaient lorsqu'il était énervé. Et enfin son corps. Un corps, bien malheureusement… proche de la perfection. Hermione aussi avait mûri, et ne se cachait plus la vérité : Drago était un bel homme, un très bel homme… A l'époque, elle prétendait le contraire par pure hypocrisie à son égard, et faisait semblant de ne pas comprendre sa réputation de l'homme le plus sexy de Poudlard. Mais voilà, il restait Drago Malefoy, arrogant et prétentieux. Jamais elle n'aimerait un homme au caractère si détestable, c'est pourquoi elle aurait échangé sa place de préfète avec n'importe quelle prétendante du collège. - Non. Drago venait de briser le silence. Il regardait toujours en direction de la fenêtre. - Non quoi ? Demanda-t-elle, devinant la réponse. - Non, je n'ai jamais eu de petite amie. - Et… , hésita Hermione, tu n'en éprouves pas le besoin parfois ? - Non, répondit-il simplement. Hermione se tut. Elle réfléchissait. Était-ce possible qu'il ne soit jamais tombé amoureux ? Qu'il n'ait eu que des relations sexuelles jusque là ? La réponse lui apparaissait claire, pourtant quoi qu'il n'en paraisse, Drago restait un être humain, et un jour son coeur battrait pour une femme, Hermione en était certaine. - Mais, reprit-elle avide d'en savoir plus, pourquoi ? Elle n'avait pas trouvé mieux comme question et s'attendait à ce qu'il mette fin à cette conversation. Mais à sa grande surprise, il lui répondit calmement : - Pourquoi ? Parce que je ne veux pas de relations sérieuses, c'est tout. - Mais tu n'as jamais essayé ! Répliqua-t-elle, se maîtrisant de moins en moins bien. - Et je n'essayerai pas ! Lui dit-il en fronçant les sourcils. Une relation amoureuse ce n'est que prise de tête à longueur de temps, sans aucune liberté. - Ne crois-tu pas qu'il y ait des avantages aussi ? - Je n'en vois pas un seul. - L'amour par exemple… Drago ricana en levant la tête au ciel. - L'amour ? Tu es sérieuse ? - Sais-tu au moins ce que c'est ? Drago se tut, et un nouveau silence envahi la pièce. - Bien sûr, dit-il alors d'une voix froide. - Alors, dis-moi. - C'est… l'amour c'est… c'est simple, c'est quand… C'est quand tu deviens faible et dépendant d'une émotion, et… Les mots s'étouffèrent dans sa gorge. Ses joues se creusèrent, ce que redoutait Hermione. En temps normal, elle se serait sûrement moquée de lui, mais la situation était différente. Et puis, elle se rendit compte qu'elle éprouvait plus de la pitié qu'autre chose. - C'est quoi ces questions débiles, de toute façon ? Dit-il d'un coup. Franchement, Granger, pourquoi s'embêter à rester avec la même fille ? Ça devient terriblement ennuyeux après, tu ne peux même pas aller voir ailleurs ! Non mais tu imagines le calvaire ? - Ma définition de l'amour est bien trop compliquée et tu ne comprendrais pas. Mais en simple, le jour où sera prêt à donner ta vie pour la personne en question, c'est que tu seras amoureux. Drago rigola à nouveau : - Je ne donnerais ma vie pour rien au monde, Granger… Bien trop précieuse. - J'espère qu'un jour tu tomberas amoureux pour comprendre la différence… - Jamais. Je ne le peux pas, c'est dans mon sang, dans mes veines, l'amour est quelque chose d'horrible, je ne veux jamais le connaître. - Tu n'auras pas le choix, lui assura-t-elle. Il te tombera dessus sans que tu t'en aperçoive. Drago hochait frénétiquement la tête, amusé de cette fille si naïve qui rêvait encore de prince charmant. - Tout le monde peut tomber amoureux, Malefoy… dit-elle alors. - Tout le monde sauf moi, Granger… - Donne-moi dix jours, et je te prouverai que même toi tu es capable d'aimer. … Hermione avait parlé trop vite. Dans son élan de vouloir le lui prouver, elle avait annoncé ça sans réfléchir et s'en mordait les doigts, à présent. Drago la regardait, incrédule et à la fois incertain de ce qu'il avait entendu. - Heu… Oublie ça ok ? C'est sorti tout seul, comme d'habit… - D'accord, dit-il tout à coup. - D'a… d'accord ? Répéta-t-elle. - J'accepte. Tu as dix jours, surtout pas un de plus. Hermione le contempla, les sourcils froncés. Elle scrutait son visage pour y trouver la moindre parcelle d'ironie, mais il semblait étrangement sincère. - En contre partie, si tu perds, ce qui me semble pour ma part évident, j'essaierai à mon tour de te convaincre qu'il y a beaucoup plus important que les bouquins, dans la vie… Je vais t'apprendre à t'amuser. Pour ce mot je fais une exception, tu peux aller chercher la définition dans un livre. Hermione ignora cette dernière remarque et hésita un certain temps avant de lui demander : - Qu'est-ce que tu y gagnes ? - Mais tout ! C'est génétiquement impossible que je tombe amoureux, ça n'arrivera jamais mais tu ne veux pas le comprendre. Dans tout les cas tu perds, mais moi, j'y gagne à ne plus supporter tes remarques agaçantes sur les cours. Et, au moins, tu ne monopoliseras plus la salle commune jusqu'à pas d'heure pour y travailler. - Tu oublies que tu ne m'enlèveras jamais la passion que j'ai pour le savoir… - Peut-être bien, mais il se peut que j'arrive au moins à te décoincer ? - Je-ne-suis-pas-coincée ! Répliqua-t-elle entre ses dents. Il semble que l'on se soit lancé un défi impossible à réaliser… - Tu t'avoues déjà vaincue ? Pas question, ça va être marrant, je le sens. Aller, à bientôt Granger. Pour la première fois de ma vie, j'ai hâte de te revoir… Chapitre 3 : ça va être difficile… Drago courait le long d'une rue sombre. Il ne savait pas vraiment pourquoi il courait, mais il sentait qu'il devait fuir. Oui, c'est tout ce qu'il savait. Fuir le plus loin possible de cette chose qui le poursuivait sans relâche. Des hommes encagoulés surgirent de nulle part, lui ordonnant d'abandonner la course. Il comprit alors que c'était son passé qu'il fuyait, mais comprit également que le temps avait malheureusement de jambes bien plus rapides que les siennes… Une voix lui parvint de très loin, une voix qu'il ne reconnût pas mais qu'il savait déjà détester. Quel son irritable ! "Malefoy… Malefoy… " - Malefoy ! MALEFOY ! Le jeune homme se réveilla soudain. Deux yeux chocolat étaient penchés au dessus de lui. - Pas trop tôt ! Allez lève-toi en vitesse, on a du pain sur la planche. - Granger ? Dit-il d'une voix pâteuse. - Qui d'autre pour te mettre de bonne humeur le matin ? Dit-elle en écartant brusquement les rideaux, laissant la lumière éblouissante pénétrer la pièce. Drago poussa un juron avant de s'enfoncer sous la couette pour épargner ses yeux au changement brutal. - Non non non ! Insista Hermione avant de tirer la couette vers elle, découvrant un homme torse nu recroquevillé sur lui-même. Drago se retrouva à nouveau face à cette maudite lumière, et avec un énorme effort de volonté, ouvrit des yeux fatigués et incrustés d'une profonde envie de meurtre. - Granger… je peux savoir ce que tu fais dans ma chambre à ouvrir mes rideaux à six heures du matin ? Demanda-t-il en se redressant avec une voix chargée de mépris qu'il avait du mal à maîtriser. - Eh bien, vois-tu, j'ai réfléchi, cette nuit, et je me suis dit que le défi que je m'étais lancé hier était disons… sans espoir en l'espace de seulement dix jours, vu la difficulté de la tâche ! Alors, tous les matins désormais, nous nous lèverons à cette heure-ci pour gagner du temps. Je nous ai concocté un petit programme ! Ajouta-t-elle d'une voix surexcitée. Si Drago n'avait pas la fainéantise du matin, il l'aurait probablement étranglée sur place. - Qu'est-ce que j'ai fais ? S'apitoya-t-il en se laissant retomber sur l'oreiller, relevant la couverture sur lui. - Nous nous sommes engagés, Malefoy ! Aller, debout à présent. Rejoins-moi dans la salle commune. Elle sortit de la chambre et ferma la porte sur les incessantes répétitions de "qu'ais-je fais ? J'étais sobre hier pourtant ! " . Un sourire aux lèvres, Hermione alluma le feu de cheminée, puis attendit Drago. Celui-ci descendit enfin un quart d'heure plus tard, les yeux mi-clos. - Super ! On va pouvoir commencer ! Lui dit Hermione. Assied-toi. - Ne commence pas à me donner des ordres, maugréa-t-il. La jeune femme, ignorant sa remarque, poursuivit : - Alors… J'ai prévu de commencer par le sens théorique du programme, je vais t'enseigner quelques leçons qui… - Je veux passer au sens pratique moi. - Après ! Tu ne sauras pas comment t'y prendre. Je vais donc, comme je disais, t'enseigner certaines notions de drague. Drago fit mine de s'étouffer, avant de regarder par-dessus chacune de ses épaules. - C'est à moi que tu parles Granger ? C'est à moi, que tu veux enseigner des leçons de drague ? Il éclata de rire sous le regard exaspéré d'Hermione. - Non franchement Granger, soyons sérieux maintenant, d'accord ? La drague c'est mon domaine, et en aucun cas je n'ai besoin de ton ai… - Lorsqu'une fille te demande si tu veux aller boire un verre, l'interrompit-elle, que réponds-tu ? - Quoi ? - Répond. - Eh bien, je lui dit que c'est mieux d'aller dans ma chambre… dit-il d'un songeur, s'imaginant la scène. - Je le savais ! Je le savais ! Répéta Hermione. Tu n'es pas prêt. Pour ta gouverne, une fille qui te propose d'aller boire un verre, c'est que tu lui plais, mais elle veut faire les choses en douceur sans précipitation. - Sors de ton conte fée et écoute la réalité des choses : une fille qui me propose un verre a pour seul but de me signaler indirectement qu'elle a envie de moi. Hermione se massa le front d'un air las, ça allait être terriblement difficile… - Deuxième question… enchaîna-t-elle, une fille qui te plaît ne semble pas s'intéresser à toi… - Impossible, trancha-t-il. - Malefoy ! Rugit-elle. - Ce n'est pas ma faute, tes questions sont stupides et surréalistes ! - Le fait qu'une fille ne s'intéresse pas à toi est loin d'être surréaliste ! - Ah oui ? Alors cite-moi une seule fille qui ne rêve pas de moi chaque nuit… Sauf toi évidemment ! Rajouta-t-il précipitamment en voyant la réaction de Hermione. Celle-ci réfléchit rapidement. Elle fit défiler dans sa tête toutes les filles qu'elles connaissait et se mordit la lèvre inférieure lorsqu'elle se rendit compte que chacune d'elle donnerait la lune rien que pour un regard de lui. Elle avait même vu Ginny le dévorer des yeux dans les couloirs. Devant ce silence pesant, Drago conclut qu'il avait, comme toujours, encore raison… - Bon d'accord ! Avoua Hermione. Mais c'est purement physique ! Crois-tu franchement être le seul à profiter de la jeunesse ? Ouvre les yeux Malefoy, les filles se servent également de toi pour passer un bon moment, et après tu es oublié ! - Non c'est faux, rétorqua-t-il tel un gamin qui dit ça pour se rassurer. De toute façon, même si cela arrive, c'est parce qu'elle savent qu'il n'y a aucun espoir pour elles qu'elles aient le luxe de m'avoir plusieurs jours… Fière de son raisonnement, son sourire s'effaça néanmoins lorsque Hermione rétorqua : - Et c'est parce qu'elles savent cela qu'elles se contentent d'une seule nuit. Ça revient à t'utiliser. Les joues de Drago se creusèrent, tandis que sa tempe commença légèrement à battre. "Oh non" se dit Hermione, la peur s'emparant à nouveau d'elle, "je suis allée trop loin on dirait… Un changement de sujet s'impose ! " . Mais Drago fut plus rapide : - J'ai une question pour toi maintenant… Que faire si une fille qui te plaît a un petit ami et qu'elle tente de lui rester fidèle ? Hermione sentit son estomac se nouer brusquement. Elle regarda Drago intensivement, retenant sa respiration ; on aurait dit qu'elle était en équilibre sur un lac de givre et qu'elle redoutait de bouger de peur de briser la glace. Elle vit une lueur de désir dans les yeux du jeune homme, identique à celle de Tom Jedusor lorsqu'il désirait ardemment quelque chose… Prudemment, elle lança : - Malefoy… Elle déglutit difficilement. - Dis-moi que tu ne penses pas à… à Cho Chang… risqua-t-elle en se remémorant ce qu'elle avait vu dans le couloir. - Et pourquoi pas… - Non, pas elle ! Trancha-t-elle. Harry est son cop… - Ne me parle pas de lui ! S'écria-t-il en se levant d'un bond. - Tu as toutes les filles de Poudlard ! Pourquoi elle ! Cria-t-elle en se levant à son tour. - Je fais ce que je veux… - Je sais pourquoi c'est elle que tu veux… murmura alors Hermione en s'approchant de lui. Parce que c'est sa copine… Tu te sens mis en compétition face à Harry… - Tais-toi Granger… - Tu sais qu'il a autant de succès que toi… - Ferme-là j'ai dit ! - Tu veux lui faire payer en lui prenant Ch… Hermione fut violement plaquée contre le mur. Drago pressait son corps contre le sien, le coude sous le cou, lui empêchant le moindre mouvement. Ses yeux, à présent gris glacés, semblaient lancer des éclaires. - Je ne supporterai pas tes remarques bien longtemps Granger… La respiration saccadée, morte de peur, la jeune femme trouva néanmoins le courage de continuer, sachant que cette prochaine phrase allait le pousser à bout : - Crois-tu vraiment qu'une fois Harry délaissé de sa copine, tu seras définitivement le plus sexy de Poudlard ? On n'est pas dans Blanche-Neige Malefoy… Drago avait du être amusé de cette dernière remarque, car il sembla revenir à la réalité, ses yeux redevinrent bleus azur et un sourire se dessina sur ses lèvres. Il desserra son étreinte, restant à quelques centimètres de son visage. - D'accord mon beau miroir, je ne toucherai pas à la copine de Blanche-Neige… - Bon, par laquelle on commence ? Demanda Drago en se frottant les mains. Le Collège Beauxbaton avait spécialement été invité par Poudlard pour célébrer Noël. Un arrivage d'écolières en tunique bleu turquoise avait débarqué la veille, sous le regard affamé de Drago. Mais ce qu'il considérait comme un cadeau de Noël ne se révéla pas aussi plaisant qu'il l'avait imaginé. En effet, il tenta de séduire une étrangère parmi la foule. Celle-ci ne lui adressa pas un seul regard et continua son chemin. Après que le jeune homme ait passé sa colère sur Hermione pour avoir été ignoré, il affirma que c'était la faute de sa coiffure, il n'avait soi-disant pas eu le temps de se coiffer ce matin. Mais lorsqu'il vit que la deuxième eut la même réaction, et qu'il se fit remballé par la troisième et la quatrième, il dut avouer qu'il y avait un problème ; problème qui, évidemment, ne venait certainement pas de lui ! Hermione les considéra comme parfaites pour le défi qu'ils avaient à mener. Ça changerait de toutes les bécasses qui se laissaient facilement séduire par le blondinet. Celui-ci en revanche, ne partageait pas son avis : - Allons Granger, comment veux-tu que je m'y prenne ? Elle sont complètement coincées ces filles-là ! Avait-il dit. - Elles ne sont pas coincées Malefoy ! Combien de fois devrais-je te le répéter, c'est simplement qu'elles se respectent plus. Hermione repéra quelques écolières qui semblaient un minimum abordable, car elle dut se l'avouer, ces filles étaient désagréables, et travailla avec Drago pendant une heure quelques techniques qu'elle avait mises au point. Drago persistait à lui dire que même s'il avait une relation durable avec une fille, il n'en restait pas moins qu'il faisait ça pour lui faire plaisir et qu'il ne voyait pas du tout comment ça l'aiderait à tomber amoureux. Mais Hermione restait confiante : - A force de rester avec la même fille, répétait-elle, tu finiras par t'y attacher j'en suis sûre. Hermione et Drago étaient à présent dans l'un des nombreux couloirs du premier étage, et observaient un groupe d'élèves de Beauxbaton en train de discuter de "l'affreuse décoration de Poudlard" . - A toi de choisir, répondit Hermione, mais ne vise pas trop haut pour commencer. Et souviens-toi, ne lui fait pas du rentre-dedans, l'objectif de ce premier essai est de faire connaissance. Mais Drago ne l'écoutait plus et s'avançait déjà d'un pas assuré en direction des étudiantes. - Bonjour mesdemoiselles… Comme pour les fois précédentes, elles le regardèrent de haut en bas avec un air de dédain profond. Mais Drago ne se laissa pas démonter pour autant, même Hermione avait pu voir dans leurs yeux qu'elles le trouvaient toutes terriblement sexy. Elle souffla d'exaspération et se rapprocha de quelques pas, sans se faire voir. - Je me présente, Drago Malefoy, je serais enchanté de vous faire visiter le château. Certaines d'entres elles s'en allèrent visiblement pas intéressées, tandis que les quatre dernières gloussaient bêtement. - Drago ce n'était pas le plan prévu ! Lui souffla Hermione par derrière, irritée. Sans se retourner, celui-ci lui lança discrètement : - Faisons à ma manière Granger, règle numéro une, comment se faire désirer… Par contre, dit-il en s'adressant à nouveau aux jeunes filles, mon emploi du temps est malheureusement très chargé et je n'aurais le temps de faire visiter qu'à une seule personne… "Quoi ! Mais son argument est complètement hors sujet ! " pensa Hermione, bouillonnante de colère. Mais apparemment, cela ne les dérangeait pas le moins du monde et toutes les quatre se jetèrent alternativement des regards de défi, se demandant probablement laquelle serait choisie. - Personne ? Demanda-t-il d'un air faussement déçu en entendant aucune réponse, tans pis… C'est alors qu'elles se mirent à crier et à gesticuler dans tous les sens en s'agrippant à Drago pour être celle qui visiterait le château avec lui. - Bon alors laissez-moi réfléchir… toi, euh… non, ça c'est sûr. Toi… dommage que ton nez soit trop long tu aurais pu être jolie. Toi c'est assez délicat, t'es mignonne mais tu as l'air vraiment stupide… donc non. Tu me diras on ne peut pas tout avoir ! Alors ce sera toi, acheva-t-il fièrement en tendant son bras à l'heureuse élue. Alors que les trois autres s'en allaient déçues, la dernière, débordante de joie, pris le bras du jeune homme. Hermione regardait la scène avec des yeux exorbités "Non mais quel culot ! Et cette idiote part quand même avec lui après avoir vu comment il a traité ses amis ? Sans parler de celles-ci qui se sont fait critiquer et qui partent sans un mot ! Mon dieu, suis-je bien dans le même monde que les autres ? " . Elle rejoignit Drago et la jeune femme qui marchaient à présent le long du couloir qui donnait accès à l'escalier, toujours en gardant une bonne distance pour ne pas se faire repérer. Ils montèrent plusieurs étages et empruntèrent même quelques passages secrets. Hermione les suivait depuis un bon moment lorsqu'elle s'arrêta net. Pourquoi se dirigeaient-ils vers ses appartements ? Elle s'approcha un peu plus pour entendre la conversation : - Vien, je vais te faire visiter ma chambre, dit-il à l'étudiante qui frissonna d'impatience. Règle numéro deux, la chambre est l'une des pièces les plus importantes pour la visite… Il venait de s'adresser à Hermione en tournant très légèrement la tête vers elle. Sous l'expression désemparée de celle-ci, il prononça le mot de passe qui donnait accès à la Salle Commune des préfets, et la jeune femme et lui y pénétrèrent. Alors que Hermione s'apprêtait à entrer à son tour, Drago se retourna et ferma presque entièrement la porte, laissant juste assez d'espace pour laisser apparaître ses yeux gris… - Règle numéro trois, le coach doit laisser l'élève appliquer les exercices tout seul… Sur ce, il lui ferma la porte au nez. Chapitre 4 : Le remord, une nouveauté… - Ah je te trouve enfin… Tu n'étais pas au banquet en l'honneur des nouveaux arrivants. - Va-t-en, Malefoy. Hermione avait passé sa journée dans la bibliothèque, endroit qu'elle aimait par-dessus tout lorsqu'elle ne se sentait pas très bien ou ne désirait voir personne. Ce qui était le cas ce soir-là… - Aller arrête de bouder comme une gamine, Granger… Celle-ci bondit de sa chaise pour faire face au jeune homme. - Je ne boude pas ! Je suis simplement déçue. Déçue de me rendre compte à quel point j'ai pu être bête et naïve ! Aller, avoue-le ! Tu n'as jamais eu l'intention de respecter notre engagement ! - Eh, reste calme. D'accord, tout à l'heure, j'ai exagéré, mais je tiens à faire ce défi, crois-moi ! Les Gryffondors n'ont vraiment aucun humour… - Ce que tu as fait n'avait rien de drôle Malefoy, je me suis trompé à ton sujet, peut-être que tu n'es pas prêt finalement, pas assez mature. On arrête le défi, dit-elle avant de prendre ses affaires et de se diriger vers la sortie d'un pas déterminé. Vexé de s'être fait remis en place de manière si franche et trop arrogante à son goût, Drago courut après elle avec la ferme intention de gagner cette manche. - Il est hors de question de tout arrêter maintenant, et puis je suis bien plus mature que toi. Il heurta Hermione qui venait de brusquement de se retourner. - Non mais je rêve là ! S'écria-t-elle. Tu te permets de décider si ce stupide pacte doit continuer ou pas ? Après tout ce que tu as fait ? N'importe qui se serait plutôt excusé d'avoir agi aussi bêtement mais toi ! Toi tu… tu es… , bégaya-t-elle de rage. - Différent des autres, acheva-t-il. Un silence s'installa. Mais il fut de très courte durée car la bibliothécaire débarqua tel une furie avant de les jeter dehors. - Je ne te pensais pas si lâche Granger, déclara enfin Drago une fois à l'extérieur. - Quoi ? - Tu vois, je savais que la tâche était quasi-impossible, toi-même tu avais dit que ce serait difficile. Mais tu abandonnes déjà, au premier obstacle. Décevant. Il la regarda d'une façon qui la fit se sentir pathétique. Il tourna les talons, un sourire aux lèvres, laissant derrière lui une Hermione confuse et enragée de s'être faite si honteusement rabaissée. Drago compta à voix basse, tout en s'éloignant : - Quatre, trois, deux, un… - Attends ! Il se retourna, fière de lui. - D'accord je t'accorde une dernière chance, lâcha-t-elle dans un souffle. Mais c'est la dernière ! Ne me le fais pas regretter… - Je savais que tu reviendrais sur ta décision… Alors à plus tard, dit-il en partant à nouveau. - Comment ça tu savais ? - C'était évident que tu mourrais d'envi de poursuivre le défi, ma compagnie t'aurait manqué avoue-le… - Quoi ! Hurla Hermione. Non mais quel culot ! Malefoy ! Reviens ici ! - Tu vois ? Je te manques déjà on dirait. Le sang de la jeune fille bouillait intérieurement. - Dégage d'ici ! Cria-t-elle en lui lançant un de ses livres à la figure. Drago l'évita tant bien que mal et rejoignis la Grande Salle, plus heureux que jamais. *** Hermione finit par rejoindre ses amis au banquet. La Grande Salle grouillait de monde et la jeune femme du se frayer un chemin pour retrouver Harry et Ron qui l'attendaient près du buffet. - Oh une revenante. Tu t'es rappelé que tu avais des amis ? Grogna Ron avant de prendre une bonne part de tarte. - Je suis désolée, vraiment désolée les garçons mais en ce moment j'ai, disons… pas mal de complications… - Des complications ? Ça n'a pas de rapport avec Malefoy j'espère ? Demanda Harry les sourcils froncés. - Non, c'est juste les devoirs de préfets… Harry et Ron n'avaient pas l'air satisfaits de ses réponses et elle s'empressa de changer de sujet avant qu'ils ne posent trop de questions. Il était impensable qu'elle leur raconte son histoire de pacte ; rien que le fait qu'elle partage une salle commune avec Malefoy les rendait malade, alors si en plus ils apprenaient qu'elle le fréquentait plus qu'elle ne le devrait… - Regardez ! Fleur est là bas ! Ron releva la tête et après s'être excusé pour soi-disant aller aux toilettes, disparût dans la foule. - Tu n'es pas avec Cho ? Demanda Hermione à Harry en prenant un verre de jus de fruit. - Je l'attends justement. Je ne comprends pas, elle devrait être là depuis un moment. Hermione détourna son regard. Elle espérait que Harry n'ait pas remarqué son trouble. Où était Cho ? Elle passa un rapide coup d'oeil à la foule et poussa un soupir de soulagement lorsqu'elle aperçut Drago. Il était plutôt classe avec sa chemise blanche qui faisait ressortir ses yeux bleus azur, et lui aurait donné ainsi une allure angélique s'il n'avait pas eu un verre de whisky à la main. Pansy Parkinson agrippait son bras avec une telle force qu'autant essayer de retirer un os à un bouledogue. Le jeune homme, en plus d'afficher son air exaspéré à Parkinson, semblait profondément s'ennuyer. Son regard commença à balayer la salle, et Hermione n'eut pas le temps de tourner la tête que les deux yeux bleus se posèrent sur elle. Un sourire. Hermione retint sa respiration ; venait-elle de lui déclencher un sourire par sa simple présence ? Cette idée la dérangea quelque peu sans pour autant, étrangement, lui déplaire. Mais c'est lorsqu'elle vit que Drago regardait en fait son verre de jus de fruit qu'elle comprit. Elle le vit glisser quelques mots à l'oreille de Pansy et Hermione devint rouge comme une tomate lorsque tout deux rirent en désignant sa boisson du doigt. Elle se retourna vers Harry et, essayant, sans grand succès, de dissimuler sa colère, lui annonça : - Je vais faire un tour. - Quoi ? Maintenant ? Mais, où ça ? - Je ne sais pas, dans le parc, répondit-elle d'un air absent. - Hermione, ne te vexes pas mais… tu es bizarre en ce moment. - Eh bien, maintenant que tu en parles, peut-être que j'ai besoin de me confier et… - Harry !! S'écria Cho Chang qui venait de sauter au cou du jeune homme. Je vous dérange peut-être ? Rajouta-t-elle à l'adresse de Hermione qui n'eut pas le temps de dire un "oui" sincère. Elle regarda Harry avec son air de petite fille désolée auquel Harry était habituellement envoûté. - Bien sûr que non ! Hermione allait aller faire un tour de toute façon. - Quoi ? Dit celle-ci, ah oui… oui j'allais y aller. Alors, bonne soirée… Le coeur serré, la jeune femme referma la porte sur un brouhaha de voix joyeuses et d'éclats de rire. Elle s'était rarement sentie aussi seule. Elle sortit dans le parc, couverte d'un petit gilet seulement. L'air glacé emplit ses poumons et ses membres se raidirent par le froid. Elle avait pour seule lumière la pleine lune qui éclairait le parc ainsi que la forêt interdite et le lac. Hermione regarda son verre de jus de fruit qu'elle n'avait plus touché depuis les moqueries des Serpentards, et fit machinalement tourner le liquide dans le verre, repensant au regard amusé de Drago lorsqu'il la vit avec cette boisson. Etait-elle si différente des autres que ça ? Etait-elle la seule dans cette salle à avoir pris une boisson non alcoolisée ? Elle devait peut-être se rendre à l'évidence, les autres devaient avoir raison… peut-être était-elle un peu coincée… beaucoup ? Une voix qu'elle ne connaissait que trop bien la tira de ses songes : - Faut pas te vexer pour si peu Granger… Agacée, Hermione ne répondit pas. Elle se contenta de pousser un long soupir pour lui faire comprendre qu'elle n'avait aucune envie de lui parler. - Tu sembles oublier l'autre partie du pacte, poursuivit-il. Celle où je dois t'apprendre à être comme tout le monde tu sais ? - Parce que pour être comme tout le monde il faut boire ? Ironisa-t-elle en se retournant vers lui. Alors c'était ça que tu prévoyais de m'apprendre ? Comment se soûler ? Même dans la nuit ses yeux bleus n'avaient pas perdu de leur intensité. - C'est un des principes que je voulais t'enseigner oui… - Tout le monde ne boit pas Malefoy ! - Justement c'est là où tu te trompes. Il passa devant elle et se mit à marcher en direction du lac. Elle savait qu'il se taisait et partait pour qu'elle le rattrape et lui demande de s'expliquer, il adorait se faire désirer et cela exaspéra Hermione au plus haut point. Mais elle ne dit rien et se contenta de le suivre, sans poser néanmoins la moindre question. Le jeune homme, déçu de son manque d'enthousiasme, reprit alors : - Tu penses que je suis un alcoolique, que je suis le seul à faire à la fête le soir… Mais c'est le cas de tout le monde ! Même Dumbledore boit de l'alcool ! - Non ne pousse pas trop loin ! Rétorqua-t-elle, refusant d'imaginer son idole avec de la vodka. - Tu es trop naïve Granger. Si je t'écoute, alors tous les gens sont des saints c'est ça ? Redescend sur terre, boire ou s'amuser est loin d'être un crime, c'est profiter de la jeunesse ! - Il y a bien d'autre façon de le faire ! - Comme lire des bouquins à longueur de temps par exemple ? S'emporta Drago qui commençait à en avoir marre de son obstination. - Pourquoi pas ! Répliqua Hermione encore plus fort. - Tu n'as jamais goûter la moindre goutte d'alcool ! - Et je n'en ai nullement l'intention figure-toi ! Moi je ne ressens pas le besoin d'être comme tout le monde ! - Ah ça pour être différente je te rassure tu l'es ! Cette dernière réplique blessa quelque peu la jeune femme mais elle ne laissa rien paraître pour autant : - Tu veux que je te dise ? J'en ai plus qu'assez de tes remarques offensantes à longueur de temps ! Tu es loin d'être parfait également ! Le jour où tu auras comprit que le monde ne tourne pas autour de toi et que tous ceux qui t'entourent ne sont là que pour ton nom, eh bien fais moi signe Malefoy ! - Merlin qu'est-ce que j'ai fait pour me coltiner une fille aussi butée ! S'énerva Drago en se prenant les cheveux. Dans un collège entier je suis vénéré par toutes les filles mais il a fallu que je tombe sur toi ! Sortie droit d'un monde d'où on ne connaît pas la magie, tu te permet de me dire des choses que je n'aurais jamais accepté en tant normal, en plus de ça tu as les meilleurs résultats et comme si ce n'était pas suffisant, je m'attache à toi ! Un silence horriblement gênant s'installa entre les deux adolescents. Alors c'était donc ça… pensa Hermione, par la colère Drago venait de se dévoiler. Toutes ces années de haine était du au sentiment de jalousie face au notes de Hermione, et cette faculté qu'elle avait à le mettre en colère. Hermione réalisa soudainement : venait-il de dire qu'il s'était attaché à elle ? Les yeux de Drago avaient viré au gris, mais cette fois Hermione ne se laissa pas impressionner. Alors qu'elle allait répliquer, elle entendit Drago marmonner quelque chose du genre : "Si mon père me voyait avec une fille comme elle" . Profondément choquée par les paroles de l'homme qu'elle avait connu plus agréable, la jeune femme serra son verre de jus de fruit si fort de rage et de chagrin qu'il se brisa dans sa main, déversant son liquide sur elle. Hermione laissa échapper une exclamation de douleur. Cette scène mit fin à leur dispute. A bout de nerfs, elle se laissa glisser le long du tronc d'arbre derrière elle, avant d'éclater en sanglots, la tête dans le creux du coude. Son éloignement avec ses amis, l'attitude changeante de son homologue, tout ça était trop. Horrifié, Drago assista à cette scène sans ne savoir que faire. Alors Hermione Granger savait pleurer ? Elle n'était peut-être pas aussi forte qu'elle le laissait penser… Impuissant, le jeune homme la contempla, s'ordonnant intérieurement de s'en aller, elle avait mérité ce qui lui arrivait après tout. Mais ses jambes refusaient le moindre mouvement. C'est lorsqu'il vit à la lumière de la lune, la main ensanglantée d'Hermione qu'il se décida enfin à bouger. Il s'approcha prudemment, s'agenouilla à sa hauteur, et après s'être immobilisé pendant un moment qui lui parût interminable, prit délicatement le poignet de la jeune Gryffondor. Il recommença à respirer quand il vit avec soulagement qu'elle se laissait approcher et même toucher. Drago retourna le poignet face à la lumière et retint une exclamation ; des bouts de verres de taille plutôt importante étaient profondément ancrés dans la paume. Hermione leva alors ses yeux ruisselants de larmes vers lui, et, pour la première fois de toute sa vie, Drago regretta son comportement. Il n'avait jamais ressenti ça auparavant… Quelle étrange sensation de se dire que l'on a été stupide d'agir de la sorte, et qu'on ferait tout pour arrêter l'autre de pleurer. Ils se fixèrent un moment. Hermione frissonna et se demanda si c'était réellement dû au froid… Toujours sans un mot, Drago passa ses bras sous le corps de la jeune femme, et, lentement, la souleva pour la remettre debout, la douleur l'ayant fortement affaiblie. Entourée de deux bras puissants pour l'empêcher de vaciller, Hermione se laissa guider jusqu'au château… Chapitre 5 : Tant de choses changent à cause de lui. C'est étrange ce que ressentait Hermione à cet instant précis ; coincée entre les bras de Drago Malefoy… Elle se sentait en sécurité, elle avait l'impression que rien au monde ne pouvait l'atteindre, elle aurait voulu rester là des heures si elle n'arrêtait pas sans cesse de se rappeler que c'étaient les bras de son pire ennemi… Il émanait du jeune homme un parfum exquis, envoûtant, frais, et Hermione savait qu'à partir de maintenant elle n'oublierait jamais cette odeur. Ils arrivèrent dans le grand hall vide, et s'apprêtaient à se diriger vers l'infirmerie, lorsqu'un brouhaha assourdissant s'éleva soudain. Hermione et Drago se figèrent d'horreur : le banquet était fini, et les portes de la Grande Salle venaient de s'ouvrir. Les élè.
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