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Malaise vagal avant les règles !

Témoignage d'internaute trouvé sur sante-az.aufeminin - 07/10/11 | Mis en ligne le 06/04/12
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Bonjour, Vous lire me fait du bien, je me sens moins seule dans mon calvaire. Chaque mois j'ai peur et janticipe le premier jour de mes règles : quelle sera lintensité de mon malaise ? Serais-je prise seule dans un endroit public ? Le nature spectaculaire des malaises rend mes proches inquiets, moi je me sens impuissante et en colère. J'aimerais partager mon expérience avec vous, peut-être que d'autres s'y reconnaitrons… je cherche encore une solution le courage me manque souvent… Mes symptômes ressemblent aux votre, mais ils se sont affirmés de plus en plus souvent depuis sept ans, j'ai maintenant 28 ans. Avant cela je vivais mes règles dans linsouciance : elles passaient presque inaperçue dans ma vie à lexception dune légère sensibilité des seins et dun gonflement du ventre. La belle époque, jarrive à peine à croire que c'était moi quand aujourdhui mon cycle menstruel prend tant de place dans ma vie. Mon premier choc vagal ma pris par surprise. Aucun SPM, javais à peine remarqué un léger saignement annonciateur du grand flux, jattend en ligne à la banque, je me sens soudain légèrement étourdie et engourdie et je me réveille la joue sur le sol. Jessaie de me lever, je pers la vue, j'ai froid je transpire, je veux vomir, je ne comprends rien, j'ai peur. Les ambulanciers mamènent, urgence, allongée je me sens déjà mieux, mais très faible. Je passe des tests tout est normal : c'était un choc vagal parce que jattendais debout en ligne et que je ne bougeais pas. On me donne quelques trucs pour le voir venir et éviter une perte de connaissance je peux rentrer chez moi. Le docteur de lhôpital ma référé en neurologie. J'ai passé les tests : je suis normale. Six mois plus tard, début de session universitaire. Premier cours dans une petite classe exigüe et bondée. Assise depuis une heure, passionnée et enthousiaste à la présentation de mon nouveau cours dhistoire mésopotamienne, je suis soudain très fatiguée, je narrive plus à me concentrer, je sens mon bas ventre se tendre comme sil venait de souvrir, je ramène mes jambes sur ma chaise, me couche sur mon bureau, je me serais endormie si ce nétais la transpiration qui me prends et cet envie de vomir, pourtant je me sens si incapable de me lever, déranger tous mes collègues qui me séparent de la porte, jattends. Quand jarrive à tenir ma tête à la verticale pendant quelques instants sans que les étourdissements samplifient, je prends mon courage et franchi les obstacles qui me séparent de la porte. Je me rends aux toilettes pour vomir, mais cest une diarrhée qui devient plus urgent. J'ai limpression que tous mes organes veulent sortir de mon corps, et je le souhaite presque. Quand la situation se stabilise, je suis moins étourdie, je retrouve mes esprits, mais je nai quune envie dormir. La transpiration à tellement été forte que je suis détrempée et j'ai horriblement froid. Je vais métendre dans une classe vide en attendant de pouvoir récupérer mes affaires. Je nai pas à attendre longtemps, je trouve la force de me rendre à linfirmerie pour demander un lit. Après, une heure de repos je suis suffisamment bien pour croire être capable de rentrer chez moi. Je le suis mais tout dois être lent, je me sens terriblement faible, un pas trop vite et les étourdissements menacent. Ce scénario cest reproduit à une fréquence de 4 à 6 mois pendant plusieurs années. J'ai eu de la chance en tant quétudiante je travaille souvent chez moi. J'ai donc pu éviter des spectacles de ce genre et profiter du confort de mon lit. Ces malaises sont toujours survenus à peut près une heure ou deux après les premières goutes de sang de mes règles avant que le flux soit abondant. Jamais je nai eu de malaise vagal en dehors de ces moments. Jen ai parlé à mon médecin. Après les tests danémie, hormonaux et de taux de sucre tout à fait normaux, il ma référé en gynécologie et en neurologie. Gynécologie : Elle ma affirmé quil ny a aucun rapport entre mes règles et mes malaises ; que jétais en bonne santé. Elle me propose la prise dhormone pour que je nai plus de règles. Je ne lui ait pas fait confiance. Jétais fâchée et déçue de létat davancement des connaissances médicales au sujet de la santé de la femme. Pour moi ce nest pas normal dêtre aussi vulnérable et incapable pendant une journée. Il devait y avoir quelque chose qui ne va pas dans mon corps pour quil ne puisse pas supporter le choc des règles. Éviter les menstruations semble pour moi seulement éviter et cacher un problème qui pourrait saggraver. Jaurais limpression davoir une bombe à retardement tout en croyant aller bien. De plus. J'ai eu une mauvaise expérience de la prise de contraceptifs oraux avec plusieurs effets secondaires : je nétais pas prête à changer tous les jours de ma vie pour un problème qui nétait pas identifié. Neurologie : Je retourne voir la neurologue qui mavait examinée. Elle refait faire les tests : même résultats. Elle me réfère à son collègue neurologue qui fait des recherches sur les syncopes inexpliquées et à son voisin de bureau cardiologue. Les tests plus avancés en neurologies ne sont pas concluants. Bonne nouvelle je nai pas de problème neurologique ! Dernier espoir cardiologie : le cardiologue aurait voulu enregistrer mon rythme cardiaque lors dun malaise, mais ce nétait pas réaliste car ma condition ne justifiait pas lemprunt très couteux dun pacemaker. En fait, jaurais pu en avoir un pour une journée mais mes règles varient entre 30 et 35 jours ; je suis donc incapable de dire quel jour et si ce mois-ci jaurais un malaise Il me propose de me rendre donc à lhôpital lors de mon prochain malaise pour quils puissent enregistrer mon cur à ce moment. Au cours de ces années j'ai eu des malaises plus intenses que dautre et de plus en plus j'ai expérimenté les SPM. J'ai remarqué que lorsque mes spm sont plus fort mieux se passe la première journée de règle, inversement quand je me sens bien avant mes règles plus le malaise est spectaculaire comme si tout était concentré. J'ai tenté une fois daller à lurgence pendant un malaise. Même si lhôpital est au coin de ma rue, il fallait que je ne sois pas trop mal pour aller jusque là, mais assez pour que ça vaille la peine, rendu là jétais trop faible et pas assez cohérente pour me faire comprendre, même avec les papiers du cardiologue. Bref, j'ai attendu dans lurgence jusquà ce quils se rendent compte que jétais blême et que je transpirais. Ils mont étendu sur une civière, le temps que le médecin viennent me voir jallais déjà mieux. Juste assez bien comprendre le regard de dédain du médecin que je venais de faire perdre son temps juste avec mes règles. Il me met sous le cardiogramme même si je lui dis que ça sert à rien. En effet, les battements de mon cur sont normaux. Linconfort, la honte, la déception tout cela pour rien. La prochaine fois je vais rester dans mon lit à enragée de mon impuissance et à essayer de me calmée, car plus jaccepte la situation avec philosophie en me disant que cest juste un mauvais moment à passer, mieux ça se passe. De toute façon jarrive à ne plus perdre connaissance et je nen meurs pas. Les années ont passée depuis. J'ai gardé pour moi la frustration contre le corps médical : chacun regarde dans sa spécialité en déléguant le problème. À chaque fois un nouvel espoir, à chaque fois recommencer, à chaque fois un cul de sac. Heureusement, jétais étudiante lors dun malaise je nai pas à justifier mon absence, heureusement que ce ne me soit jamais arrivée le jour dun examen !! Je suis aussi chanceuse dêtre tombée sur un bon patron qui ne me faisait pas dhistoire lorsque j'ai manqué des jours de travail, faut dire quil a vu que je nexagérais pas ni ne faisais semblant. Jhabitais à 10 minutes à pied du travail, dans le cas dun malaise, ça peut me prendre 45 minutes parce que jessaie de marcher, ça revient, jarrête en faisant semblant dattacher mon lacet, je me relève fait dix mètre, vomis, et recommence le plus lentement possible, faisant une pause à chaque coin de rue, profitant de chaque siège improvisé. À bout de souffle, jen ai parlé à des acupuncteures. Allègement des SPM, oui merci, mais sans plus. J'ai peur de voyager, mais je le fais quand même. J'ai peur de vivre seule, mais jaccepte les aventures que la vie me propose dans différentes villes : de toute façon, les gens qui mentourent sont impuissants. Depuis un an, j'ai des malaises à tous les mois. La fréquence à augmentée insidieusement, je me suis toujours adaptée. J'ai accepté mon sors en quelque sorte. De toute façon, personne na besoin de le savoir, je suis étudiante, je prévois une journée de congé mobile pour mes règles et je rattrape le travail les autres jours. Je ne prévois rien de crucial la semaine ou mes règles peuvent commencer, elles sont toujours indiquées sur mon calendrier par Armée Rouge j'ai bien limpression que mon corps est sous ses ordres. Depuis un an, j'ai des malaises à tous les mois en plus de SPM difficile pendant une semaine parfois une semaine et demi quand elles tardent. Jen viens à avoir hâte au malaise pour être soulagée et enfin passer à autre chose. Mes règles ont pris de plus en plus de place dans ma vie, mais cest trop. Ce nest plus vivable, j'ai fait un malaise spectaculaire dans une classe que je suivais en France. Javais trop honte pour dire aux trois pompiers supers mignons venus à ma rescousse que c'était mes règles. Que parce que je suis une femme je dois vivre ça une fois par mois dans le meilleur des cas en privé. Je suis restée couchée ce Noël au lieu daller voir la famille. Certains en seraient heureux, mais pour moi cest important. À vous lire je me mets à espérer que j'ai un kyste pour trouver une cause à tant de souffrance physique et mentale. J'ai rassemblé mon courage pour ré-entrer dans le jeu des médecins, passer par-dessus la honte, la peur de mal raconter mes symptômes, défendre que ce nest pas normal cest lourd, j'ai peur de la solution, je suis à bout, si je nai pas de kyste je prendrai les hormones, malgré les effets secondaires, cest insoutenable. Voilà où j'en suis…
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b
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