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Mercredi 4 février 2009 - 07

Témoignage d'internaute trouvé sur france2
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Sur Turquie Européenne. Contagieuses paroles. Mercredi 4 février 2009 - 07:30. Bask ? N'Oran. “J'ai tiré dans la tête du prisonnier chypriote grec qui était assis les mains liées dans le dos”. Remords ou fierté personnelle ? La chose n'est pas claire. Puis “c'était un scénario”, dit-il. A cause de ces déclarations, Atilla Olgaç est en train d'essuyer une forte réaction publique. On le maudit d'avoir ainsi, sans crier gare, compromis l'image de notre pays. Et dernièrement, c'est le procureur de Bakirköy (Istanbul) qui a lancé une instruction sur la base de la Convention de Genève sur le droit de la guerre dont la Turquie est signataire. Il semble d'ailleurs que l'affaire ne va pas en rester là. La Grèce et les Chypriotes grecs s'apprêtent à porter l'affaire devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme, le Conseil de Sécurité des Nations Unies, le Parlement européen et l'UE (Milliyet, le 28.01.09). Je ne dis pas cela pour donner dans le plus pur humour noir, je m'en explique dans ce qui suit, mais Atilla Olgaç ne mérite pas une sanction. Non, bien au contraire, c'est une médaille de reconnaissance nationale qu'il faudrait lui attribuer. Que n'ont pas dit nos généraux. Olgaç est un artiste. Les artistes ont des hauts et des bas. Et par dessus tout, il ne représente (et donc ne ridiculise) aucune personne ou autre institution que lui-même. Or que n'ont pas fait et dit nos officiers supérieurs, ces hommes qui, arme à la main, ont représenté l'Etat ? Aucune institution avertie n'a tenté de prévenir leurs actes. Et puis lorsque retraités ils se sont mis à parler, aucune autre institution n'a pu se pencher sur leurs vraies-fausses “révélations”. Et aujourd'hui, on fait de M. Olgaç un bouc-émissaire . Aucun remords chez eux. Toutes ces révélations procédaient d'une expression de fierté. “Nous enterrions des armes dans les champs pour que les civils s'en servent” (Tempo dergisi, 09.02.06). C'est par ces mots que nous nous souvenons du Général de Corps Sabri Yirmibesoglu qui dans une interview avec le journaliste Fatih Güllapo ? Lu s'était permis de louer ainsi le Bureau de la Guerre Spéciale qu'il avait fondé et dirigé pendant 2 ans (il s'agissait alors de la “Commision d'analyse de la mobilisation”) : “les événements des 6 et 7 septembre 1955 étaient une opération de la Guerre Spéciale. Elle a atteint ses objectifs. Et je vous le demande : n'était-ce pas une organisation magnifique ? ” (Tempo Dergisi, s. 24, 9-15 juin 1991, s. 24 ; Tanks ? Z Topsuz Harekat, Tekin Yay ? Nevi, s. 104) [ les 6 et 7 septembre 1955, la foule s'en prend aux maisons et commerces des non-musulmans à Istanbul, NdT] Le général Altay Tokat s'est fait connaître de l'opinion publique par la déclaration suivante : “la loi que l'Etat fait appliquer à Istanbul est appliquée ici [l'Est de la Turquie] de la même façon… Dans mon système, non seulement les humains mais les herbes même ne peuvent survivre” (Milliyet, 13.08.89, E. Mavio ? Lu, Radikal, 03.08.06). Quant à sa glorification personnelle, ce fut un véritable aveu : “Dans l'affaire de Semdinli [des sous-officiers sont pris en flagrant délit de dynamitage d'une librairie dans l'Est de la Turquie, NdT], la bombe qu'on a fait exploser peut très bien avoir été lancée en guise d'avertissement du genre : “fais gaffe mon pote, ne va pas trop loin”. Mais les agents de renseignement ont mené cette opération maladroitement… De mon temps, moi aussi je faisais poser des bombes… Les fonctionnaires venus de l'Ouest de la Turquie, les juges notamment, ne prennent pas leur travail au sérieux. Pour les mettre au pas, je faisais exploser deux bombes à proximité de leurs résidences. ?Ls comprenaient ensuite qu'ils leur fallait être des plus attentifs.” (Semin Gümü ? El, Yeni Aktüel, 27.07.06). Les gens s'ébaubirent. Le général Tokat quant à lui se rassura à bon prix : “il y a prescription. Ce sont des faits vieux de 15 ans. Il n'y aura pas de poursuites.” (A. Keskin, Radikal, 28.07.06). Et il s'en fut. Seul rugit alors Altemur Kiliç, doyen des nationalistes en Turquie : “le bras se casse mais reste dans la manche. Etait-ce bien le lieu et le moment de révéler de telles choses, mon très cher Général ? Peut-on parler de prescription pour de tels actes ? ” (Yeni Aktüel 30.07.06). Démocratie et bavardage. Pourquoi n'est-il rien advenu aux officiers supérieurs ? Pourquoi va-t-on faire payer un artiste ? Parce qu'il n'est pas militaire et qu'il ne jouit pas de garanties de fait. Mais plus important encore : ce qu'a commis le Général Yirmibesoglu, il l'a commis contre des citoyens non-musulmans. Le Général Tokat, comme nous le rappelait mon ami Orhan Miroglu, a commis un acte encore plus “protégé” car dirigé contre “l'Est de l'Euphrate” (les Kurdes, NdT) (Taraf, 28.01.09). Alors pourquoi ai-je dit qu'il ne fallait pas de sanction mais une médaille pour M. Olgaç ? Parce que son “bavardage” a rendu un fier service au pays. D'une part parce que lorsque sont ainsi révélées par ces gardiens de fierté de telles hontes qu'on n'aurait d'ailleurs pas apprises autrement, c'est la promesse de ce que sera ébranlée la foi aveugle des nationalistes. Et au final, c'est mettre le vers dans le fruit. Ce qui n'est pas autre chose qu'une ouverture des voies de la démocratie en Turquie. D'autre part, c'est l'assurance d'un vrai choc pour tous ceux qui tirent leur force d'une auto-victimisation qu'ils ne cessent d'entretenir lorsqu'ils apprennent qu'ils sont aussi des oppresseurs à leur façon. Enfin, de telles révélations permettent à l'autre partie de se livrer elle-même à la confession de certaines choses et au final, c'est une certaine idée de l'humanité qui l'emporte contre le nationalisme. Par ailleurs, dans le cas d'Attila Olgaç, on a vu presqu'immédiatement un chypriote grec avouer de semblables crimes du côté grec. Le professeur d'histoire Ronaldos Kaçaunis s'est exprimé sur l'année 1963 à Chypre : “Un groupe de Chypriotes grecs a appréhendé des Chypriotes turcs travaillant dans des banques et des commerces. 32 Chypriotes turcs tous civils et sans lien aucun avec les événements des jours précédents. On les a conduits quelque part pour les tuer. Puis on les a ensevelis dans une fosse commune.” (Milliyet, 27.01.09, news de dernière minute). Le retour des “excuses aux Arméniens” Voilà bien comment fonctionnent ces choses-là. Le mal est contagieux. Mais le bien ne l'est pas moins. La négation entraîne la négation. Mais la confession appelle la confession. Tu confesses quelque chose ; celui qui te fait face s'adoucit puis finit par faire sortir sa propre faute. Tu t'excuses et l'excuse vient d'en face. Nous nous sommes excusés. Et le journaliste Jean Kéhayan de publier dans Libération une “lettre à mes frères turcs”. S'ils l'avaient lue, nos patriotes auraient immédiatement piqué une crise cardiaque. “Nous aussi avons nos ultranationalistes… Et nous sommes nombreux, Français d'origine arménienne, à être solidaires de votre combat, ne réclamant rien d'autre que la vérité historique, en rejetant les avatars comme la restitution de terres ou de biens.” (Libération, 05.01.09). A suivi une déclaration de remerciement aux Turcs publiée par les Arméniens de France (Milliyet, 16.01.09). Puis Patrick Azadian a fait entendre sa voix depuis Glendale-Californie, le coeur de la diaspora arménienne dans le monde : “Tous les 19 janvier (jour de l'assassinat de Hrant Dink en 2007, NdT) , tout le monde proclame : “Je suis Hrant Dink”. Moi non. Lui, il voulait que les Arméniens puissent se sauver de ce poison qu'ils portaient dans les veines à cause du génocide. Il ne tolérait pas que le génocide soit au coeur de l'identité arménienne. Il défendait la liberté de parole pour tous : ceux qui parlaient de génocide et ceux qui ne voulaient pas utiliser ce terme. Et il défendait toutes ses idées dans un environnement hostile. Il n'a jamais été complètement compris ni par la Turquie, ni par la diaspora. Aucun de nous n'est Hrant Dink.” Ces paroles, il nous faut les dédier à la Justice turque qui à la veille de son assassinat l'a condamné sur la base de l'article 301 du code pénal pour cette expression de “sang empoisonné”. Que diront-ils donc à cela ? Et ce n'est pas fini. Voilà que le Docteur Armen Gakavian, professeur à l'Université Macquarie de Sidney/Australie et co-président du groupe de dialogue turco-arménien, qui en réutilisant un texte déjà proposé par le Professeur Dennis Papazian aux Etats-Unis, se propose de soumettre aux signatures une déclaration qu'il a préparée. Je ne peux pour l'instant pas en révéler le contenu. Mais lorsque le temps en sera venu, je crains que nos patriotes en sortent fort marris. Parce que dans sa formulation actuelle, on s'y excuse pour les crimes commis au nom du peuple arménien, et on partage les sentiments des Turcs et citoyens ottomans innocents qui en subirent toutes les douleurs. “L'excuse doit être réciproque ! ”. “De surcroît c'est à eux de s'excuser ! ”, disiez-vous en vous dressant sur vos pieds mes frères. Avez-vous bien entendu ce qui précède ?! Êtes-vous sûrs que tous ces développements ne sont pas des produits dérivés des excuses demandées par une “bande de traîtres à la patrie” ? Peut-on se demander pendant combien de temps encore vos réactions ressembleront à celle qui suit et qui répond à la réaction du professeur chypriote grec cité ci-dessus, après avoir ainsi débuté : “nous, nous sommes Turcs !! ” “Nous ne ferons face qu'une fois mais seulement qu'une fois qu'on aura passé les canons d'arme par nos portes notre pays est vendu on a fait des massacres tout ça c'est des palabres nous sommes tous devenus très égoïstes où est-il notre nationalisme ! Nos ancêtres ne dorment pas tranquillement ! Si nous sommes unis alors nous renverserons le monde ! ” (commentaire d'un lecteur repris fidèlement sur les forums du site de Milliyet). Et enfin vous, mes chers amis ambassadeurs en retraite. Vous écrivez dans un turc châtié mais vous n'avez pas pensé bien différemment en ce qui concerne notre “trahison”. Avez-vous lu ce qui précède ? Avez-vous compris ce qui est en train de se passer ? Durant vos carrières de 40 années environ, vous n'avez pas été en mesure d'accomplir ne serait-ce qu'un quarantième de tout cela. Il semble même que vous ayez plutôt accompli l'inverse. Et maintenant après avoir lu le texte préparé par le Docteur Gakavian, envisagez-vous de publier une nouvelle déclaration pour vous excuser auprès des “traîtres” ?
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280659
b
Moi aussi !
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