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Nepriss, l'histoire d'une princesse

Témoignage d'internaute trouvé sur forumfr - 25/06/10 | Mis en ligne le 02/05/12
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Nepriss fut enfin bien rétablie et consciente. Elle se trouvait dans une pièce lumineuse et plutôt confortable. Elle était propre, bien habillée, bien coiffée. Comme elle l'aurait été au château. Le château… la princesse souvenait de tout ou presque. Elle se rappelait de tout jusqu'au moment ou elle fit la rencontre d'un jeune homme. Nepriss ne se souvenait plus de qui c'était. Étrangement, elle ne regrettait pas la vie au château. Elle vit un miroir. Elle se leva et s'avança doucement vers celui-ci. Nepriss vit une très belle jeune femme. Vêtue d'une robe bustier bleu céruléen. Ses cheveux bruns et bouclés tombaient sur ses épaules. Ils étaient si doux. - Je vous trouve également très charmante princesse.Dit une voix rauque et qui lui était familière. - Dorga… Expliquez-moi une chose… - Oui, princesse ? - Je ne me souviens de rien jusqu'à l'apparition de ce garçon mais vous… comment ce fait-il que je me souviennes de vous ? - Je suis une personne inoubliable très chère. Vous le remarquerez bien vite. - Si vous le dites. Où suis-je ? - En plein cœur de Brâkmar, à la milice, dans mes appartements. - C'est selon votre fantasme que je suis ainsi vêtue ? - Non, selon le fantasme de Messire Djaul. Nous sommes conviés à dîner avec lui ce soir. - Très bien. Avez-vous des écuries ? - Pourquoi cette question ? Bien sûr que l'on a des écuries. Ne pensez pas vous échapper, princesse, c'est tout simplement impossible. - Ais-je seulement parlé d'évasion ? Enfin ne soyez pas paranoïaque. Bon, allons-y je suis pressée de rencontrer ce fameux Djaul. - Vous ne serrez pas déçue princesse. Donnez-moi le bras je vous prie, et suivez-moi. Lui dit-il en souriant. Nepriss se tenait à son bras. Il lui montra le chemin. Ils descendirent. Une calèche les attendait en bas de la milice. Ils montèrent. - Moi qui pensais que Brâkmar était sinistre… - Vous n'avez vu que les cachots il est donc normal que vous trouviez ces endroits sinistres. - Hum, je ne m'en souviens pas. - Tant mieux… après tout ce que vous y avez subit. - Comment cela ? - Et bien, vous êtes arrivée ici en assez mauvais état. Laissez-moi vous narrer cette histoire je vous prie : Je vous ais trouvé semi-morte aux portes d'un château rebelle à Bonta. Mon équipe et moi étions chargés de contenir la foule qui tentait un soulèvement. Je suis donc arrivé sur mon dragon accompagné de mes soldats montés sur des carnes. Nous avons rencontré un problème. Enfin, une poussière dans l'œil d'un dragoeuf mais, une poussière gênante quand même. Un avorton de iop tentait de nous résister seul. Vous étiez à ses pieds gisante. Je pense qu'il avait essayé de vous tuer. J'ai donc éliminé cet être infâme et vous ais sauvé la vie. Mais, il c'est révélé que vous étiez la descendante direct de la grande déesse Jiva. Nous nous sommes donc méfié. Vous avez subit un traitement digne d'une voleuse de bas étage. J'en suis navré. - Ah bon ? Je ne m'en souviens pas. Le récit fait par Dorga me paraissait bizarre. Pourquoi aurait-on voulu me tuer ? La calèche continuait d'avancer paisiblement dans les rues étroites de Brâkmar. Dorga me saisi la main et me demanda : - Vous n'êtes pas trop secouée par le voyage ? - Non, et je vous prie de lâcher ma main. - Excusez-moi, princesse. - J'ai envie de me dégourdir, quand et où pourrais-je m'entraîner ? Avez-vous des salles pour cela ? - Mais certainement. Je vous y conduirais personnellement dès la fin de ce dîner si vous le désirez. - Merci. La calèche s'arrêta aux portes d'une immense tour noire. Dorga descendit le premier et me tendit la main tout en me souriant. - Après vous princesse, dit-il en me montrant l'entrée d'un geste très élégant. Lorsque nous fûmes entrés, plusieurs servants vinrent prendre nos manteaux. Dorga me tenait par la taille et m'indiquait plusieurs choses à propos de cette grande tour noire. Je fus informée qu'il s'agissait de la tour où résida Rushu en personne lorsqu'il prit apparence humaine et que désormais c'était Djaul qui y vivait. On nous fît monter tout en haut. Nous arrivâmes devant de grandes portes rouge sang. Les portes s'ouvrirent et l'on vît une immense table rectangulaire dorée autour de laquelle étaient assis une trentaine de personnes. Parmi eux, il y avait Oto Mustam, et bien sûr, Djaul. Il se leva lorsque Dorga me fît entrer. Il m'adressa une révérence que je lui rendis poliment. On m'indiqua un siège juste à côté de lui. Je m'assis et observai toute la tablée. Djaul se leva et proclama : - Camarades, je vous présente enfin celle que nous cherchions depuis la nuit des temps. L'illustre descendante de la grande Jiva est parmi nous! Les personnes assises autour de la table se levèrent et applaudirent en poussant des acclamations. Ensuite, vint le repas, très frugal et goûteux. Après dîner, on me mena dans une pièce sombre. Djaul était assis dans un fauteuil en peau de léopardo. Il me fît signe de m'asseoir sur la chaise en face de lui. Il se mit à parler : - Re-bonsoir princesse. J'ai besoin de m'entretenir seul à seule avec vous pour vous faire part et discuter avec vous de plusieurs points. Tout d'abord, vous séjournerez ici pendant tout le reste de votre vie. Il est hors de question pour nous de risquer que vous tombiez entre les mains de n'importe qui. - Ah, vous pensez ne pas être n'importe qui ? Djaul me lança un regard noir. Je sentis mon sang se glacer dans mes veines. Il se leva, s'approcha de moi et me souffla dans l'oreille : - Je vous montrerais moi si je suis n'importe qui. Il s'éloigna de moi et appela : - GARDES!! Emmenez-la. - Très bien chef. Allé, venez. Les gardes me saisirent par le bras et me conduisirent à Dorga. - Tient, déjà de retour. Votre entretien à été bref. Hum, quelque chose me dit que ça s'est mal passé. - Ce qui vous dit cela vous informe mal. - Permettez-moi d'en douter humblement, princesse. - Quand pourrais-je m'entrainer ? - Dès ce soir ? - Oui, dès ce soir. Je n'aime pas être inactive. - Et bien, je peux vous proposer une activité qui ne nécessite aucun effort de votre part et qui ne sollicite pas d'être en extérieur. - Gardez vos avances pour de vulgaires filles de joie je vous prie. - Qui ne tente rien n'a rien. - Complètement nul… - Pardon ? - Rien… bon, où sont les arènes ? - Suivez-moi, il faut d'abord aller vous chercher une tenue de combat… Il me conduit jusqu'à une boutique située à quelques pas de l'arène. On entra dans la boutique. Dorga s'assit dans un fauteuil en face des cabines d'essayage. Le vendeur me tendit plusieurs tenues et m'accompagna jusqu'aux cabines. J'entrais et essayais. La première… bof. La seconde… non plus. Au bout d'une vingtaine d'essais, je trouvai une tenue qui m'aille et dans laquelle j'étais bien. Je me regardais dans le miroir et rajustais ma tenue. Soudain, je sentis un frisson me parcourir de haut en bas. Un souffle glacée caressait ma nuque, pourtant, il n'y avait personne derrière moi… Puis, une main se posa délicatement sur ma taille, puis une autre, puis je sentis une respiration dans mon dos. Un baiser m'effleura le cou. Puis, me retournant vivement, je ne vis rien. La boutique était étrangement vide. Même le vendeur avait disparu. Dorga n'était plus assis dans son fauteuil. Je me demandais où ils étaient. Je couru vers le devant du magasin et ne vis personne. J'essayai de tourner la poignée de la porte et de sortir mais elle était bloquée. Rejoins-moi. Je t'attends… mon amour.souffla une voix venue de nul part. - Qui êtes-vous ? ! Que voulez-vous ? Dorga!! Où êtes-vous ? ! DORGA. Je sentais la panique monter petit à petit en moi. Je courais partout dans la boutique cherchant Dorga et le vendeur. Personne. Une fois de plus je me retrouvais seule, complètement perdue et effrayée. Je courais, courais, mais personne. Je sentis une brume s'installer. Je ne réfléchissais plus, je n'y arrivais plus. Et je courais encore à travers le magasin et personne n'étais là. Je vis une porte. Je l'ouvris. Elle menait sur un long couloir avec d'autres portes. Des centaines, peut-être des milliers d'autres portes. Le couloir me paraissait infini. J'entrai dans le couloir et courrai. Je vis une porte tout au fond… Elle me paraissait si loin. Je me mis à courir vers elle mais, plus je courais, plus sa taille diminuais. Alors, je courais, je courais, et elle diminuait, diminuait. Au bout d'un moment, tout se mit à tourner. J'étais entourée d'une farandole de portes. Les portes volaient, couraient, marchaient, rampaient. J'en vis une me sourire, une autre me montrer les dents. Puis il y eut ce bruit infernal. Ce grincement de porte qui ne s'arrêtait plus. Et tout ce bruit, toute ces portes qui dansaient, valsaient. Une machine infernale aurait été un long fleuve tranquille à côté de cela. Tout tournoyait encore et toujours dans un vacarme incessant. Puis, un grand flash blanc. Je me réveillai allongée dans les bras de Dorga. Il était penché à côté de moi. - Que vous ait-il arrivé princesse ? - Huummmpf, quoi… ? - Vous étiez devant moi à vous regarder dans ce miroir puis, vous vous êtes mise à hurler mon nom. J'ai couru vers vous, je vous ais prise dans mes bras et vous vous débattiez et soudain, vous êtes tombée raide inconsciente sur moi. Vous allez bien ? - Mmh, oui je crois. J'ai fais un étrange rêve. Il y avait des portes partout… Dorga me regardais d'un air interrogatif. - Des portes dites-vous ? - Oui, des… portes partout. Elles valsaient autour de moi dans un vacarme incessant, insupportable, et tout tournait, tournoyait, courait, avançait, reculait, reven… Je n'eus pas le temps de finir ma phrase, je sentis quelque chose se poser sur mes lèvres… et mes yeux se fermer doucement. Un parfum enivrant me saisi, un parfum que je connaissais si bien… celui de l'am… Non, je ne peux pas… c'est impossible. Je ne peux décemment pas tomber… amoureuse de Dorga! Non, je m'y refuse, je ne suis pas une fille si facile. Mais que m'arrive t-il ? Pourquoi je me sens ainsi ? Je ne devrais pas l'aimer, je devrais le détester, le repousser… mais je n'y arrive pas. Mes lèvres restent accolées aux siennes. C'est affreux… ce sentiment soulève mon cœur et le fait s'affaisser en même temps. Je ne pouvais pas oublier si vite… Cualh. Cualh, le dragon, Bonta, l'attaque, le cachot, les tortures, TOUT, je me souvenais de tout. Un sentiment de dégoût profond et d'amertume m'envahit tout à coups. Je me rendis compte, heureusement, que l'amour que j'éprouvais n'étais pas pour Dorga, mais pour le souvenir que j'avais de Cualh… et que Dorga m'avais arraché. Je ne dis rien et continuai de l'embrasser. Lorsque nos lèvres se décollèrent je fis semblant… semblant de tomber entre ses griffes… pour voir ce qu'il pourrait m'apprendre. - Alors, on y va à cette arène ? - Il vous faut des équipements princesse, vous avez la tenue (et qui vous va fort bien par ailleurs) , mais il vous manque tout le reste. Allons chez ce vieux fou de Prof Hitrol, il saura quoi vous donner en matière de talismans et alliances. - Comme vous souhaiterez. - Suivez-moi donc princesse. Laissez votre robe ici, vous n'en avez pas besoin pour le moment. Nous nous sommes remis en route. Il me tenait par la taille, d'un façon très… vulgaire mais je laissais passer. Il me fallait ces équipements. Nous sommes arrivés face à une boutique à la devanture délabrée et à l'enseigne penchante. Dorga entra le premier pour me tenir la porte. - Bonsoir vieux fou, dit-il à un vieillard plongé dans ses potions et ses pierreries. - Seigneur Dorga, vous ici. Vous n'êtes pas venus me voir depuis que vous avez commandé votre kralamansion si mes souvenirs sont exactes. - Et, comme d'habitude, votre mémoire ne flanche pas. - Pourquoi venez-vous aujourd'hui ? Un problème avec votre eni ? Son alliance est encore trop grande ? - Non, non, je viens pour cette charmante personne que vous voyez ici même. Le vieillard se tourna vers moi et s'approcha d'une démarche boiteuse. Il vint jusqu'à moi et m'examina sous toutes les coutures en commentant : - Une chevelure douce et soyeuse, des bras fins mais qui contiennent une grande force, un visage d'ange, des courbes magnifiques et bien dessinées… Une croupe à en faire pâlir la plus belle des sadida, des mains douces et fines mais capables de déverser une grande puissance… Mais surtout… ces yeux… des yeux bleus profond dans lesquels on peut admirer l'océan… Jiva, est-ce vous ? A ces mots, il me fit un révérence des plus basses que je n'avais encore pu admirer. Dorga me souriait. - Pourriez-vous lui fournir tout ce dont elle à besoin ? - Mais certainement. Hum, je sens une grande puissance de la terre mais pourtant, le feu ne demande qu'à se déchainer. De quel cercle est cette charmante créature ? - Je ne sais pas trop, 40 ou 45 je pense. - Très bien, dans ce cas, deux anneaux de force ferons l'affaire. Lorsqu'elle sera de cercle 60, ramenez-la moi je vous prie. Pour ce qui est de l'amulette, une amulette du bouftou modifiée comme il le faut fera l'affaire. - Je vous remercie Prof Hitrol. - Mais c'est un plaisir que d'aider la noble descendante de Jiva. Dorga et moi sortions de la bijouterie lorsque j'entendis un bruit : - Meeeeooowwwwww. - Qu'est-ce que c'est ? - Sans doute un petit chacha égaré, n'y faites pas attention. - Un chacha d'accord mais depuis quand les chachas nous appellent-ils par notre prénom ? - Que racontez-vous. Il a simplement miaulé. - Non, il m'a appelé… J'entends ce que pensent les animaux et ce qu'ils ressentent mais pas quand ils émettent des gémissements ou quel qu'autre bruit… - Et bien soit, cela vous fera un talent de plus. - Je veux aller voir ce chacha… Chacha… où es-tu ? - Meeeoooooowwwow. - Il a besoin d'aide. Il faut le trouver au plus vite. - D'accord, on trouve ce maudit chacha et on continue nos achats. - Merci. - Meeeewowwww mmeee… - Venez-vite!! Les cris du chacha s'étranglèrent peu à peu… Je courais à travers les petites ruelles pour le retrouver quand enfin, je parvins à le trouver. Il était étendu par terre dans une petite flaque de sang. - Reculez-vous princesse… S'il vous plait, ne discutez pas cette fois et faites ce que je vous dis… reculez tout doucement vers moi et mettez-vous à couvert derrière moi. Sans geste brusque… Allez-y, doucement, tout doucement. - Que se passe t-il ? chuchotai-je en reculant. - Vous voyez les ombres en haut du mur ? - Oui, peut-être. Qu'est-ce que c'est ? - Une ombre perfide. - Et c'est… ? - D'anciens miliciens qui ont trahit Brâkmar et ont été puni. On les a transformé en milirats mais certains tombèrent malades… La peste les emporta mais pas totalement. Leur âme vit toujours et se glisse dans les ombres pour attaquer toute personne qui s'aventurerait dans leurs ruelles… Comme nous le faisons en ce moment même. - Ils vont nous… - A TERRE !! Une des ombres avait surgit de nul part et s'était précipitée sur nous. Dorga m'avais jetée à terre derrière lui. Il retira la grande cape qui le recouvrait toujours et je découvris un corps, squelettique. Tout à coups, Dorga disparu. Un morceaux de miroir brisé par terre me montra que j'étais invisible aussi. Je ne voyais plus Dorga, je ne me voyais plus non plus. - Profitez du temps que je pourrais nous tenir invisible et allez vous cacher avec ce chacha. Étant invisible, je rampais le plus rapidement que je pouvais. J'attrapais le chacha et courais aussi vite que je pouvais en direction d'un arbre où je pourrais me cacher. Je grimpais dans les feuillages d'un grand oliviolet et regardais la scène. Dorga avait surgit de nul part. Il se débattait avec ces ombres perfides. Je ne voyais rien d'où j'étais. Non pas parce que le combat était trop éloigner, mais parce que les ombres ne sont visibles que dans les coins sombres, et encore. Dorga s'agitait dans tous les sens cherchant où se cachaient ces ombres. Il prononça quelques incantations. Le ciel déjà sombre s'obscurcissait d'avantage. Les nuages se concentrèrent en un point. On aurait dit que le ciel s'arrachait, que les cieux se découpaient en morceaux. Tout était attiré vers le centre des nuages qui continuaient de tourner sur eux même. La pluie se mit à tomber en trombe. L'orage grondait. Le tonnerre martelait le sombre ciel et le sol. Un éclair s'abattit à un pâté de maisons de nous. L'onde de choque manqua de me faire tomber de mon perchoir. Dorga se retrouva plaqué au sol sous la puissance de la décharge, poussant un cri déchirant. Je le vit être secoué de tremblements mais ils n'avaient rien à voir avec l'éclair. Les ombres s'attaquaient à lui. Il se releva et continua de murmurer des incantations. La danse des nuages continua. Une énorme boule noire se formait au dessus de nos têtes. Il y eut un énorme flash noir. La boucle éclata et un immense champignon noir se forma et fendit l'air pour s'écraser droit sur les ombres mais… Dorga se retrouva projeté à terre dans un grand fracas lorsqu'une des ombres renvoya son attaque. Toutes les incantations, tout les murmures étaient totalement inefficaces… Je le vis faiblir… Dorga, qui était, rappelons-le, de cercle 197, avait du mal à battre ces ombres. Serrant le petit chacha dans mes bras, je continuais de regarder le combat qui se déroulait sous mes yeux. Dorga tira de sa tunique deux grandes lames, probablement des dagues Eudin… Il tournait sur lui même conservant sa garde et étant toujours aux aguets. Ses déplacements étaient furtifs. Parfois il bondissait dans le vide à la manière d'un félin. Il fendait l'air avec rapidité et souplesse. Lorsqu'il transperça une ombre de ses lames, cela me rappela lorsqu'il en avait fait de même avec Cualh… La rage monta en moi… J'avais très envie de lâcher la puissance de la terre sur lui… Lorsque ses dagues rentrèrent dans l'ombre, celle-ci éclata littéralement à la manière d'un gloutovore. Il en fit de même avec les deux autres… Je redescendis de mon arbre… Dorga s'avançait vers moi lentement, trop lentement même… Que lui arrivait-il donc ? Ce combat avait été rude, certes, mais de là en faire tomber un guerrier de 197eme cercle… Ces ombres perfides devaient être très puissantes… Il continuait de ralentir, encore et encore. Les deux grandes lames de ses dagues trainaient lourdement derrière lui. Il fit un pas de trop et il s'étala de tout son long à même le sol. Je me précipitai vers lui. Lorsque je fus arrivée, je posai le petit chacha encore inerte à côté du corps gisant de Dorga. - Dorga, DORGA!! Réveillez-vous… Ne sombrez pas, restez avec moi. - Gnngnnnn… Aaaah… Il gémissait de douleur alors que je le touchais à peine. Il fallait que je le retourne totalement. Je tendis mes mains vers lui et murmurai une petite incantation. Le vent se leva. Les feuilles mortes des arbres se mirent à tournoyer. Un souffle doux mais puissant souleva Dorga et le fit basculer du bon côté. Ce mouvement lui avait infligé une telle douleur que cela lui avait arraché un hurlement à déchirer le cœur du Dark-Vlad… lui dont tout le monde sait qu'il n'en a pas. L'effroi me glaça le corps sur place lorsque je vis son corps entièrement englué dans son propre sang, transpercé de part en part et ce, à plusieurs reprises. Quelle ironie du sort… , il a tué Cualh de ses dagues, le poignardant trois fois et là, ses lames se sont retournées contre lui. Il ouvrit les yeux et, me caressant le visage, murmura : - Allez voir Ek Wation à l'atelier des alchimistes. Amenez-le moi ici… je vous en prie… - Je ne connait pas Brâkmar. Je ne sais où aller ni comment. A deux quartiers vers le nord puis trois vers l'est. - équation ? - Ek Wation, l'éniripsa le plus renommé de Brâ… Il s'arrêta net. Soudain, une giclée de sang sorti de sa bouche. Ses blessures dégoulinantes le vidaient de son sang. Je me mis à courir aussi vite que je pus dans la direction qu'il m'avait indiqué. J'arrivais devant une maison en forme de dôme. Je poussais la porte grinçante en bois. Au moment où j'entrai, un petit bonhomme se jeta de plein fouet sur moi s'agrippant comme une flammèche à un scarafeuille. Il se mit à me battre la tête. - Aaaah mais lâchez-moi bon sang!! C'est important!! Je dois… Il ne s'arrêtait pas… Au bout d'un moment, ma patience fut épuisée… - SOUFFLE!! La maison commença à trembler. Dans les placards et sur les étagères, des flacons tombaient et se cassaient répendant parfois leurs liquides de toutes les couleurs et toutes les substances. Les vitres se brisèrent, volèrent en éclats laissant entrer un vent aussi puissant qu'une tempête. Le vent projeta le petit être à bas. Quant à moi, je fus envoyé m'écraser sur un mur… Une fois ce vent si fort, calmé, je me décollais tant bien que mal du mur en grommelant. J'allais à la rencontre du petit parasite qui s'était dressé de toute sa hauteur (si j'ose dire) , les bras croisés. - Qui z'êtes-vous ? Que me voulez-vous ? P'quoi m'dérangez-vous ? - Je… euh… - Et bien ? ! V'z'avez pe'du vot' langue ? - Euh… non… je me nomme Nepriss et je… - NEP'ISS!?! Comme j'suis nav'é d'ma pué'ille 'éaction… Veuillez m'en excuser g'ande descendante de Jiva… - Euh… c'est ? NepRiss. - Bah… c'est ch'que z'ai dit nah ? - Ahem… ouais… bon… je cherche Ek Wation. Il se jeta à mes pieds les mains jointes vers le ciel et hurla en chouinant : - Ne me foud'oyez pas z'il vous plaiiiiittt. - Je n'en ai aucune intention… - Ah… d'acco' - Je viens pour Dorga. - Oooooh maît'e Do'ga. Quoi qu'i'm veut c'ui la ? - Il est blessé… gravement blessé. - Quoi s'est passé ? - Il à été attaqué par des ombres perfides. - Des n'omb'es fifides ? - Euh… certainement. - Z'êtes pas su'e ? - Euh… - Savez pas di'e aut' chose ? - Bon, on doit se depecher… - Ok… je p'end za, za et… huuummm za. Z'allons z'y!! Vite. L'eniripsa se jeta dehors les bras chargés de matériel. Je peinais à le rattraper malgré mes grandes jambes. Quel étrange personnage… quelle étrange façon de parler… Le petit Ek Wation et moi étions enfin arrivés près du corps encore étendu de Dorga. Ek pausa tout son matériel à côté. Il se pencha par dessus Dorga. Il fit glisser sa main sur son cou puis lui saisit le poignet. Il écoutait si son cœur battait encore et pour combien de temps. - Bah l'est t'és moché l'p'tit Gaga… - Euh ? - Quoi qu'encore ? Z'ais dis l'est moché. - Amoché ? - Wé. Un petit rire m'échappa. La façon dont cet éniripsa parlait était tout bonnement h. I.l. A.r. A.n. T.e. Il me foudroya du regard. Je jugeais bon de baisser les yeux… Il se pencha encore au dessus du corps. - Rh… lui faut d'la reconstition. - ReconstiTUtion ? - Commencez pas z'm'énerver vous la. - Ahem, excusez moi. Il se dressa et retroussa ses manches. Il tendit les mains au dessus de Dorga et commença à marmonner avec une voix à peine audible : - J'en appel à la grande Eniripsa dont je suis disciple. La magie et le pouvoir de guérison me soient accordé. Je ne pourrait soigner ce pauvre sram seul. Eniripsa, envoyez-moi une aide. Je vous en prie. Je n'en revenait pas. Ek avait réussit à aligner cinq phrases correctes. Après sa prière finie, nous attendions. Il avait la tête et les mains levées au ciel comme si un miracle allait venir… Je commençais légèrement à perdre patience lorsque soudain. Ek fut prit de violents tremblements. Des éclairs parcouraient son corps de haut en bas, de droite à gauche. Il se releva essoufflé. Il se repositionna exactement comme il l'était avant. Les décharges électriques le parcouraient toujours. Il re-marmonna des mots incompréhensibles (sans doute de l'eniripsa). Les petits tremblements s'étaient concentrés dans ses mains. Lorsqu'il eut fini son incantation, les éclairs qui étaient en lui traversèrent ses mains et allèrent droit dans le corps meurtri de Dorga. Les décharges le secouèrent. Son corps se tordait dans tous les sens. Il se calma. On pouvait voir les plaies de ses blessures se refermer une à une. Le sang cessait de dégouliner. Enfin, il rouvrit les yeux. Ek quant à lui était tant épuisé qu'il dormait à même le sol. - Merci, dit Dorga, le regard plein de tendresse. Grâce à toi, la Terre ne sera pas débarrassée d'un de ses parasites. - Je vous ais cru mort… - Et je ne le suis pas. Il se leva comme si de rien n'était. Me serra fort dans ses bras. Un baiser déposé sur mes cheveux puis : - Grâce à toi… Il attira mon visage jusqu'au sien. Nos lèvres s'entrelacèrent. Un sentiment étrange me parcouru. Un mélange de tendresse, de haine, d'amour, de colère, de rancœur et surtout de honte. Il m'étreignit encore. - Bon, maintenant ce problème réglé, il faut penser à soigner cette pauvre bête (enfin, le chacha pas Ek Wation hein). - Où est-ce qu'on peut trouver de la poudre d'eniripsa et de la poudre de résurrection ? - Euh, la place de vente des ressources peut-être ? - Allons-y. - Suivez-moi chère demoiselle. Je pris le petit chacha dans mes bras. Nous marchions, encore et encore… Enfin, nous arrivions à cette place marchande. Nous arrivions donc à la place marchande. Il y avait, parait-il, un monde fou. Pourtant, je n'y voyait presque personne. Nous nous avançâmes vers un homme qui se tenait debout sur une estrade avec un tableau. Les poudres d'eniripsa étaient à 1000 kamas l'unité et les poudres de résurrection 35 000 kamas l'unité. - Que vous faut-il princesse ? Demanda Dorga. - Une poudre de résurrection et six poudres d'eniripsa. - Vendeur!! - Oui m'ssieurs dames ? Dit le vendeur. - Donnez-moi une poudre de résurrection et six de vos poudre importé du royaume d'éniripsa. - éa fera 41 000 kamas. - éa ne fera rien du tout à par un coup de dagues entre les yeux si vous ne nous donnez pas ce que nous voulons. Dorga retira sa capuche. Le vendeur se prosterna. - Seigneur Dorga. Je ne vous avait pas reconnu. Pardonnez ma faute. Le vendeur nous tendit un sac avec toutes les doses de poudre. Nous avons prit un zaapi pour retourner chez Dorga. Une fois arrivés, je me dirigeai vers la salle de bain. Je mis l'eau à couler dans la baignoire. Je fis se diluer la poudre de résurrection avec une dose de poudre d'eniripsa avant d'y plonger le chacha tout entier. L'eau se teinta d'un rouge écarlate. Le sang se rependait et la saleté avec. Je tint fermement la petite créature immergée mais rien ne se passa. - C'est pas normal tout ça. Il devrait se réveiller. - Les blessures qui lui ont été infligées ne sont pas normale. - Comment vais-je le soigner ? - Je n'en sais malheureusement rien. Je replongeai ma main dans l'eau. Au moment ou ma main effleura la tête du chacha, une étrange marque blanche/argentée se mit à rayonner sur le dessus de sa tête. L'eau se mit à bouillonner mais pourtant elle n'était pas spécialement chaude. Le chacha était agité de secousses. Tellement agité que je ne pouvais plus le tenir. Je fus projetée hors de la salle de bain, droit dans les bras de Dorga qui me rattrapa avec agilité. Nous nous étions retrouvés par terre face à la baignoire dans l'encadrement de la porte. Nous vîmes une boule d'un blanc rayonnant s'élever dans les airs et sortir de l'eau. La petite boule éclata révélant le chacha qui flottait étrangement dans les airs. Je me précipitai alors à ses côtés et le pris dans mes bras. Il était replié sur lui même à la manière d'un chaton, sa marque rayonnant encore sur sa tête. Il ouvrit tout doucement les yeux et miaula : - Meeeeeooowww. - Oui, ne t'inquiète pas je suis là. Je vais te sortir de là. - Il vous parle ? Demanda Dorga avec un étonnement non caché. - Bien sûr. Vous ne comprenez pas ce qu'il dit ? - Non pas vraiment. - Il m'a demandé si je comptais l'aider. - D'accord. Princesse, j'ai une obligation des plus urgentes. Je vous laisse seule dans ma demeure. Ne faites pas de bêtises. Et au cas où l'envie de vous échapper vous prendrait soudainement. N'y comptez pas trop. Plus de vingt gardes sont postés à toutes les issues. Je reviendrais dans une heure ou deux. D'ici là, prenez soin de ce chacha. Il me fit un signe et s'en alla. Il sortit du couloir et descendit les escaliers jusqu'à l'immense porte qui faisait office d'entrée principale. Ce message a été modifié par Nepriss - 25 juin 2010 - 22:30.
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b
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