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Paranoia ou délire de persécution ?

Témoignage d'internaute trouvé sur e-sante
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Bonjour à toutes et à tous, J'ai 52 ans, et j'ai subi cette terrible maladie qu'est le délire de la persécution. Paradoxalement, j'ai senti un jour que je n'étais pas vraiment dans mon état normal ; je me sentais euphorique sans raison. Je crois que c'est à partir de ce jour que la maladie s'est développée, de manière insensible. J'ai inventé qu'une personne, qui m'en voulait réellement pour des raisons que j'ignore, et qui a colporté des mensonges à mon égard, mensonges visant à me faire passer pour un homme sans vertus, sans scrupules, etc… , voulait me tuer ou plutôt employer un spadassin pour accomplir le crime. Cependant, je sortais de chez moi, non sans appréhension, mais comme j'ai toujours eu la foi, je me disais que je pourrais à chaque fois m'en sortir, croyant fermement en ma bonne étoile. Petit à petit les choses se sont aggravées, et je fermais les volets de la cuisine de peur qu'on me tire dessus. Je n'en disais rien ni à ma compagne ni à mes trois filles. J'étais sans cesse aux aguets, et les choses ont empirées. Curieusement personne ne se rendait compte de l'état dans lequel j'étais. J'ai imaginé que ma femme et l'une de mes filles faisaient partie d'un groupe de personnes voulant ma mort : ça s'amplifiait de plus en plus rapidement. Comme chaque année, nous sommes allés chez mes parents pour fêter Noël. Je suspectais deux de mes beaux-frères et je me disais que l'un d'entre eux allait me tuer, et en même temps que ni l'un ni l'autre voulait prendre cette responsabilité. Je tenais ma plus jeune fille sur mes genoux, pensant ainsi me protéger. Et puis plus tard j'ai vu mon père ouvrir une bouteille de vin ; je lui ai dit de ne pas le boire, qu'il était empoisonné. Là l'entourage a commencé à s'inquiéter. J'atteignais le pic et tout le monde a pris onscience que je délirais. Toute la nuit durant, je n'ai pas dormi, guettant ma compagne. Le lendemain je me suis rasé, j'ai pris des habits qui n'étaient pas les miens, pour me rendre chez le médecin. J'ai été rapidement transféré à l'hôpital psychiatrique. Le diagnostic est tombé de suite, et j'ai effectuer un séjour de quarante jours. Quand je suis sorti, j'avais compris que j'étais dans l'erreur. Cependant la vie était atroce pendant environ sept mois. Je me couchais le soir avec le fervent espoir de ne plus jamais me réveiller. Une chose surprenante que je tiens à indiquer, c'est que pendant la nuit je ne faisais pas de cauchemars, je passais des nuit comme toute personne en bonne santé. Le réveil était atroce, et cela de manière instantanée : je revenais dans le réel immédiatement, c'était épouvantable, c'était infernal. J'ai enduré ces très longues journées, en jouant au "freecel" sur l'ordinateur. Je pouvais ainsi testé ma progression intellectuelle. Lentement mais surement, je me réadaptais à la vie. Le délire s'est produit le 25 décembre 2001. Je n'ai rien perdu de mes facultés. Personne ne me connaissant pas de longue date pourrait penser que je suis passé par là. Néanmoins, je reste quelque peu vulnérable, je me soigne en particulier contre l'anxiété. Le problème est l'accoutumance, et plus on prend de cachets et plus c'est difficile de diminuer. Du point de vue travail, je ne pourrais exercer que si je connais à fond mon sujet, comme les mathématiques jusqu'à un certain niveau, sinon je reste figé. Je me rappelle de tout ; dans ces conditions tous les sens sont très éveillés. C'est étonnant comme on peut créer un film avec la conviction qu'on est dans le vrai. Des signes précurseurs existent certainement pour déceler la maladie. Le comportement n'est pas le même, mais il apparait qu'au jour le jour l'évolution semble imperceptible. J'espère ne pas m'être trop étalé, et je suis prêt à répondre à vos questions. Pour finir, je conseille à tous d'aller au plus vite à la rencontre d'un ou d'une psychiatre, au plus vite car l'évolution est irrémédiable si on ne réagit pas. Il faut du temps et de la patience pour s'en sortir, et pour retrouver ce qu'on appelle l'élan vital. A propos j'éprouvais le sentiment de culpabilité si je riais, je me demande bien pourquoi ?
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272220
b
Moi aussi !
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