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Pardon monsieur gustave flaubert

Témoignage d'internaute trouvé sur france2
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[url]Voici un pastiche réalisé suite à un défi lancé sur inlibrovéritas : Il s'agissait de prendre un des trois nouvelles suivantes : 1) Le masque de la mort rouge d'Edgar Allan Poe : [… ] .html#page. 2) La cafetière de Théophile Gautier : 3) Bibliomanie : [… ] .html#page. De les détourner et de les réécrire à notre sauce. Franchement, je ne suis pas fier du résultat. Que le grand Gustave me pardonne. BIOLOMANIE. JA. COM était quelqu'un de particulier. C'était un vieux modèle. Tellement vieux et tellement usé que ça et là, on voyait distinctement des taches de rouille sur une partie de son alliage totalement obsolète depuis l'utilisation des composés en céramique galvanisée (protégés par deux sous-couches de goudron décarboné et enduits de cire chromée pour faire joli). Certains jours, on pouvait entendre distinctement un couinement sur la chenille avant gauche. Ses deux bras télescopiques n'étaient plus de la première jeunesse et son système d'exploitation était interdit de commercialisation depuis qu'un virus appelé "la mort de RAM" avait contaminé 99,999999 % des unités qui en étaient pourvues. On racontait d'ailleurs une histoire à dormir debout comme quoi 1000 de ces entités auraient un jour décidé de se planquer sur la planète Trouduc, pour échapper à la contamination, menées par un chef et que ce chef se serait mis à boguer quand même. Enfin bref, ceci n'est pas l'objet de notre histoire. Je laisse aux écrivains, s'ils le désirent, le soin de raconter cette légende, car ce que nous avons à vous raconter ici n'est pas une fable, c'est la pure vérité. Juste une petite digression avant de retourner à l'objet de notre écrit pour signaler que la planète Trouduc est un astéroïde tellement éloigné de tout et tellement paumé dans notre vaste univers qu'il est aussi connu sous les sobriquets de "la poubelle de toute" , "la planète à cons" , ou bien encore "la comète de personne parce que tout le monde s'en fout" . Fin de notre digression. Donc, JA. COM donnait souvent l'impression d'avoir les fils qui se touchent et les circuits qui se croisent. Son disque dur d'à peine 60 gigogigas faisait clignoter tout le monde de rire. Une chanson avait d'ailleurs été écrite qui, si mes enregistrements sont exacts, disait ceci : J'ai la mémoire de JA. COM. J'me souviens plus très bien… Mais je m'aperçois encore une fois que nous nous égarons. Cette unité, à faire briller d'envie notre CARPE DIEM (Centre Automatisé de Recyclage Pour Eliminer les Dernières Irréductibles Entités Moribondes) , se traînait dans un vaisseau presque aussi vieux que lui de planète en planète, car cet amas de ferraille à peu près bon pour la casse avait une passion : il collectionnait les espèces biologiques. Eh oui, il faisait partie de ceux qui restaient admiratifs de ces organismes désuets et qui recherchaient de système solaire en système solaire, dans des foires à n'importe quoi, ces objets décoratifs abandonnés au milieu de la quincaillerie habituelle. Et pourtant, JA. COM ne comprenait strictement rien à la biologie. Comme beaucoup d'ailleurs puisque, depuis l'avènement de la cybernétique, les lieux qui abritaient ce type d'écosystème avaient quasiment disparu. Seules certaines unités dédiées entièrement à leur étude gaspillaient des octets pour conserver des données qui, pour le robot lambda, ne servaient pas plus qu'une pince à épiler (vieille expression issue du fond des âges et dont personne n'a pu encore formellement nous expliquer le sens réel). C'était bien évidemment cette ignorance qui lui rendait ces choses si extraordinaires. Aussi dépassé soit-il, JA. COM au milieu de sa collection était dans un état proche du silicium extatique. Il en avait de toute forme et de toute taille. Bien sûr, il recherchait avant tout des modèles en parfait état de marche. Trop souvent, il tombait sur une pièce à laquelle il manquait une branche, les feuilles, un membre ou même la tête, quand elle n'était pas complètement moisie. Sans compter qu'il était souvent en compétition avec TISTO. BA, un système collectionneur ultra perfectionné qui souvent lui soufflait l'affaire sous le bus. Son capital d'octets passait dans l'achat de trouvailles et surtout du matériel indispensable à leur maintien en état de fonctionnement. Car le propre des objets biologiques c'est leur exaspérante et courte durée de vie qui vous oblige à les plonger régulièrement dans une solution régénérante extrêmement onéreuse. Pour l'heure, sa grande fierté, c'était le globule visqueux spiralé. Un modèle rare qui exerçait sur lui une fascination sans cesse renouvelée. Il l'admirait tellement qu'il en oubliait même parfois de se réinitialiser, c'est pour vous dire ! Un truc incroyable. On aurait dit une boule inerte avec, à l'intérieur, un système biologique gluant qui pouvait se détendre et comportait même une paire d'antennes escamotables. Posé par terre, l'objet se déplaçait extrêmement lentement en laissant toujours derrière lui une traînée visqueuse, certainement pour pouvoir retrouver son chemin au retour. JA. COM cachait soigneusement son trésor, la perle de sa collection et se recopiait inlassablement ces données dans son vieux disque dur. Hors, un jour sidéral, son Faucon Millénium (récupéré une éternité auparavant à un vieux robot à la dorure passée dont la moitié des connexions flanchait et qui ne cessait de répéter "Maître Luke, Maitre Luke" d'une voix aussi aiguë qu'insupportable) , son coucou donc, fut accosté par un vaisseau rutilant modèle B22 à propulsion par plissement spatial : un bolide capable de vous empiler l'espace-temps comme un mille-feuille bionique. Le système qui en sortit n'était rien moins qu'une unité scientifique fraîchement sortie des chaînes de montage. — Bonjour unité JA. COM ! Je me présente SCIENTO. BIO27, je viens pour le Globule visqueux spiralé. J'étudie cet organisme pour ma confirmation avant ma mise en service au pôle Ultrascience. Je sais que tu en as un spécimen. Il me le faut absolument. — Je ne l'ai plus répondit-il un peu trop vite en sentant sa puce émotionnelle chauffer un peu. — Je t'en offre 500 gigogigaoctects. — Fichtre, ça, c'est de la mémoire ! Mais vois-tu, je ne l'ai pl… — 1 Térogiga, le coupa l'autre. — Mais enfin, tu ne sembles pas encoder que… — 5 Térogigas et en plus je te dis où trouver une pièce encore plus rare que celle-ci. — Quel objet ? Répondit le collectionneur soudain tellement intrigué par cette proposition que ses diodes d'avidités viraient au rouge. — Un Magnus Destructor. — Tu plaisantes ? Tu veux dire LE Magnus Destructor ? — Absolument ! Qu'il nous soit ici permis de rappeler que cette entité biologique était considérée depuis des millénaires comme totalement disparue et donc introuvable. C'était un modèle biologique extrêmement particulier dont la faculté à annihiler les autres systèmes biologiques, et même des systèmes similaires au sien, avait longtemps intéressé les scientifiques jusqu'à ce qu'ils comprennent la raison de ce comportement singulier : cette espèce était tout simplement complètement stupide, fin de cette nouvelle digression. L'idée qu'il restait encore un Magnus Destructor en circulation acheva de convaincre JA. COM qui décida, la ram au bord du bug, de se séparer de son globule. — Le Magnus se trouve sur la planète Tatouine. C'est un très vieux modèle qui en a la possession. Il est sur le point de griller totalement ses puces. Je serais toi, je ne tarderais pas. Après avoir chargé JA. COM de 5 térogigas qui sursaturèrent son disque dur, SCIENTO. BIO27 remonta dans son B22 et se dépêcha de ratatiner l'espace-temps pour passer au travers. De toute la vitesse de ses chenilles, le vieux système cybernétique s'engouffra dans la salle de pilotage du Faucon où il était toujours à l'étroit. Il dépassa la vitesse lumière de justesse, pour passer dans un hyperespace où les unités ne s'aventuraient plus guère que pour faire du spatio-stop. La planète Tatouine était une planète de sable. Que du sable. Hormis une construction qui, au lieu des sphères habituelles, offrait des murs droits assez affreux et une toiture en pente du plus mauvais goût. Quand il entra, ce fut pour voir un amas de ferraille sans bras télescopique, dont le corps en forme de tonneau avec une demi-sphère posée dessus, était encadré par deux piliers montés sur roues. Pas possible ! Se dit JA. COM. Un R2-D2 ! L'antiquité des antiquités ! Bien vite cependant, il se désintéressa de ce fossile pour se consacrer à la recherche du Magnus. Mais celui-ci demeurait introuvable. Sans ménagement, il secoua fortement la vieille caisse qui avait été, à une époque révolue, le fin du fin de la technologie, et tenta de lui arracher des informations. Mais le système de communication de R2-D2 était totalement incompréhensible : une langue morte. Heureusement, il réussit à se connecter sur son système holographique et s'aperçut alors qu'une entité (encore plus vieille que celle qui agonisait devant lui, et qui se faisait appeler ROBBY) était venu réclamer le Magnus à la carlingue qui le lui avait donné gracieusement. Gracieusement ! ROBBY, il le connaissait. Qui ne le connaissait pas ! Une légende qui vivait une retraite paisible, seule, sur une planète qu'il avait délibérément appelée : Planète interdite. On voit d'ici l'hospitalité du système ! JA. COM laissa le R2-D2 finir de clignoter et repartit dans son coucou intergalactique. ROBBY avait un sale caractère, inutile de penser qu'il lui cèderait le Magnus Destructor. Même pour 5 térogigas ! Alors, JA. COM décida de ronger son frein à chenille et attendit. Avec un peu de chance, le vieux modèle n'en avait plus que pour quelques centaines de cycles. Ensuite, ses biens seraient intégrés dans la vente aux enchères qui avait lieu tous les 1024 cycles et dont la prochaine était prévue dans 256. Mais le temps passait et ROBBY ne semblait pas présenter de signe annonçant que ses circuits étaient en bout de course. Cependant, un demi-cycle avant l'évènement millénaire, ROBBY fut découvert éteint, frappé par la mort de RAM que l'on croyait disparue. Avec toute cette mémoire acquise, JA. COM était certain de pouvoir se porter acquéreur de l'objet convoité. Celui-ci put être examiné à loisir sur la banque de données universelles et le vieux collectionneur ne s'en priva pas. Il était parfait dans sa cage ! Pas un membre, pas un doigt, pas un ongle ne manquaient. Assez petit, il était en parfait état de marche. Quand les enchères commencèrent sur la TUTE (Toile de l'Univers Tout Entier) , il eut un pincement de bit en réalisant que TISTO. BA était sur la liste. Il attaqua les enchères, électrons en tête, en commençant directement à 50 gigogigas ce qui fit clignoter de rire pas mal de systèmes qui croyaient connaître le faible stock d'octets de JA. COM. Bientôt, cependant, les puces d'avidités sautèrent les unes après les autres et il ne resta plus que TISTO. BA qui s'obstinait à surenchérir à chaque fois. L'écran au bord de l'implosion, JA. COM lança son va-tout en annonçant 5 térogigas et l'autre monta à 6. Adjugé vendu ! Le vainqueur retourna dans son système solaire, sur la troisième planète où il s'était installé. Sa collection n'avait rien à voir avec celle du perdant. C'était la référence universelle de la biologie et il avait le Magnus. Désespéré, l'état de fonctionnement de JA. COM périclita. Il voyageait maintenant très peu et s'était installé sur la quatrième planète dite planète rouge. Il passait son temps à fixer le lieu où, désormais, l'objet de son obsession était emmagasiné. Et ses systèmes se déglinguaient consciencieusement. Et puis, un jour, il capta un message. "Autodestruction dans 10 minutes" Sa pompe à huile ne fit qu'un tour. Pour une raison inconnue, la troisième planète allait exploser et le Magnus Destructor allait totalement disparaître. Impossible ! Avec mépris, il vit passer le vaisseau de TISTO. BA qui s'enfuyait. Son bioloscan lui confirma que cédant à la panique, il était parti sans rien emporter de sa précieuse collection. Alors, JA. COM fit quelque chose de fou, il se précipita en plein milieu du brasier qui commençait à contaminer le globe trouva son trésor et s'enfuit une demi-seconde avant la pulvérisation de l'astre, heureux de posséder enfin le seul, l'unique Magnus Destructor. Malheureusement, il y eut une enquête. Tout de suite, on le suspecta en raison de son hostilité affichée contre la victime. Ne lui avait-il pas fait savoir après la mémorable vente aux enchères qu'il aurait aimé lui enfoncer ses fils au fond de son connecteur à plaisir ? Quand on retrouva l'objet rare dans son vaisseau, on le traduisit en justice. Spontanément (peut-être se sentait-il un peu responsable de la situation) SCIENTO. BIO27 se proposa pour assurer sa défense. On pourra objecter que ce n'était pas la spécialité du système, mais les crimes étaient exceptionnels à cette époque et la profession d'avocat n'existait pas. La défense était confiée à l'unité qui se désignait spontanément. Le système judiciaire était on ne peut plus simple et rapide devant le JOUR (Justice Opérationnelle Unique et sans Révision). — JA. COM, as-tu tenté de détruire TISTO. BA en faisant exploser sa planète, interrogea le SOIR (Système Opposé à l'Impunité des Robots) ? — Non dit l'accusé. Mais le remord me ronge les fils et j'avoue avoir terminé ROBBY le robot sur sa planète interdite en lui téléchargeant le virus de la mort RAM. Ensuite, j'avoue avoir volé le Magnus Destructor parce qu'il était unique et tellement beau. Et en disant cela, il fixait avec un amour infini la pièce à conviction qui avait été amenée comme preuve. SCIENTO. BIO27 tenta une dernière manoeuvre pour sauver JA. COM de l'effacement de mémoire pur et simple. — Ne l'écoutez pas, fit-il. JA. COM est vieux, il bogue, et ne ferait pas de mal à une puce. Il n'a pas pu convoiter à ce point le Magnus Destructor car il en existe un autre ! Et sous les caméras figées de son client, il sortit de son logement à bazar une cage dans laquelle un autre Magnus s'agitait. Il semblait un peu différent de l'autre. Il avait deux bosses à hauteur du poitrail et sa crinière était roulée en boules sur chaque oreille. Il regardait l'autre Magnus et n'arrêtait pas d'émettre un son étrange : Han ! Han, aide-moi ! Alors, JA. COM lança ses bras télescopiques et s'empara du deuxième objet biologique. Il ouvrit la cage pour sortir la chose qui se débattait. Sans hésiter un seul instant, il lui arracha la tête et la jeta sur son avocat. Je vous l'avais bien dit ! Criait-il, en pleine déconnection. Il n'y a qu'un seul exemplaire ! Il ne peut en rester qu'un !
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267446
b
Moi aussi !
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