Histoire vécue Poids - Régime > Obésité > RA      (65535 témoignages)

Préc.

Suiv.

Petite nouvelle de ma composition.

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 02/10/11 | Mis en ligne le 15/04/12
Mail  
| 123 lectures | ratingStar_241662_1ratingStar_241662_2ratingStar_241662_3ratingStar_241662_4
Intro. Un'os trop voyant. Un muscle trop tendu. Un ventre trop plat. Des ongles trop noirs. Un boxer trop moulant. Un haut trop décolleté. Une bouche sans rictus … Des yeux qui supplient. Une cigarette qui fume, une fumée qui s'envole. De quoi a-t-on besoin pour être heureux ? Un corps parfait, un stress qui fait avancer, une couleur qui met en avant, des habits qui mettent en valeur, et nous sommes une personne admise. Chercher une erreur c'est se prendre la tête. Cette notion est rejetée aujourd'hui. Qu'en pensent ces penseurs ? Ces psychologues spécialisés ? Ces psychiatres convaincus de leurs paroles ? Savent-ils lire réellement les expressions ? Cette femme qui à l'air heureuse, l'air parfait ne demande qu'à être prise en compte et à être évaluer. Pourquoi une bouche à moitié ouverte ? Oui mais un soupir de quoi ? De soulagement ou de douleur ? Pourquoi supplie-t-elle ? Oui mais pourquoi Dieu ? Il ne fera rien… Et le plus étrange, c'est qu'en voyant une personne en difficulté, une personne mal dans sa peau, on l'envie. Pourquoi ? Et bien écouter un malheur est bien plus intéressant que d'écouter une histoire fleurie d'amour. Les personnes malheureuses sont mises sur un pied d'estale, de plus en plus triste, de plus en plus célèbre. On a besoin de se sentir plus heureux que quelqu'un. C'est ça le bonheur, la supériorité. Oui c'est triste, oui mais c'est le bonheur. Bel exemple. Ma' Je marchais dans la rue. Une belle rue de jour, une rue frissonnante de nuit. Vous devinez, j'y marchais de nuit. Un trottoir humide, des gouttières humides, des dessous de fenêtre noirs, vous devinez : j'y marchais un jour de pluie. Ce jour la je portais une robe colorée, fleurie, ainsi que des chaussures ouvertes à talons, marrons. Décalée me direz vous, originale je vous répondrez. Il n'y avait aucun bruit mise à part les gouttelettes qui s'écrasaient au sol. Dans cette atmosphère rabougrie, seule une idée me guidée. J'étais en manque, un manque énorme. Je fumais ma cigarette ça suffisait pas, je fumais mon joint ça suffisait toujours pas. Je devais partir plus loin, encore plus loin. Pour oublier cette pluie monstrueuse, cette robe trop rouge et ce trottoir trop noir. Manu étais déjà la. Il m'a envoyé que, soit disant, je serais en retard. Il était marseillais, je n'avais qu'une minute de retard. Il m'offre mon sachet, je lui jette son billet. Et je repars dans cette rue tortueuse. J'avais si mal aux pieds. Mon ventre souffrait, mon visage blanchissait, mes lèvres tremblaient : un gros manque. Je me suis assise sur mon canapé mou, j'ai ouvert mon paquet, il était 19h. Quand je me suis réveillée, Rob' se tenait debout devant moi, debout en face de ce canapé beaucoup trop mou sur lequel j'avais passé la nuit. Il était 7h du matin et je devais aller bosser. Bosser… quelle idée. Mon père me payait tout ce don j'avais besoin : scoot, essence, appart', bouffe, nouveau scoot … Mais il insistait sur ce job. Il disait que cela me mènerait au même niveau que lui. Jamais. Jamais au même niveau que lui. En tout, il a due passait 1semaine par mois avec moi au temps de mon enfance. Aujourd'hui j'ai 15ans, il parait que je le suis encore, enfant, mais j'y crois pas. Je suis grande, plus grande que ce que les gens pensent. Enfin bon, le lycée ne me mènera nulle part. Je le sais, c'est comme ça, il n'y a que deux personnes sur trois qui réussissent. Depuis un certain temps je me suis demandais si je ne faisais pas parti des autres personnes, qui se droguaient pour rêver de ressembler un jour à sa mère. Rob' ? C'est mon copain. Il est magnifique. Blanc, aussi blanc que moi un jour de déch. Ses yeux noirs me regardaient. Il était furieux. Il m'a violemment enlevé l'élastique qui me serrait tant le bras et à recommençait… "Combien de fois je vais te le répéter Maria ? Combien de fois je t'ai expliqué que cette merde te tuera ?! Tu vas mourir Ma', tu vas mourir… - De quoi tu parles …, lui ai-je répondu innocemment en me relevant, je vais bien. Et maintenant si tu veux bien m'excuser, j'ai maths à huit heures. - Non. Non je t'excuse pas, chuchota-t-il en me barrant le passage, c'est finis, j'en ai vraiment marre de toi et de ta daube. Je t'ai déjà demandé de choisir. Aujourd'hui je ne te laisse plus le choix, je me casse." La porte à claqué, et moi je suis allée prendre mon cahier. Ma matinée fut fade. Les maths semblaient faciles, mon français était lamentable. A midi je suis partie avec Raph', il avait apporté de quoi décoller. On est allé se calé chez lui, à deux pas de mon lycée-prison, et on est parti. J'ai voyageais comme jamais. L'autre nuit c'était l'apéro, aujourd'hui c'était le plat chaud. Je pensais à Rob', il avait l'air tellement furieux, et je riais. Je me foutais de lui et de sa colère. A 15ans il fumait des cigarettes. Aujourd'hui il en a 19, il est toujours à ces merdes. Aucun goût, aucun rien. Autant se niquer la santé pour quelque chose. Ce matin, 7heures, il m'avait largué. Et alors ? Je suis heureuse seule. Je n'ai besoin de personne. Le soir mon père est venu. J'ai rangé toute mes conneries, et je suis allé m'allonger sur le canapé devant la télé. Il avait l'air piteux, normal. En mangeant il m'a demandé de faire ma visite annuelle chez le médecin, cette semaine. Je hais ce mec. Il est affreux. Il me touche, me fais des analyses sanguines, et me regarde le fond de la gorge. D'habitude, mon père me prévient bien plus à l'avance, et cela me permettait de passer au joint pendant deux semaines afin d'éliminer toute sorte de produit de mon sang. Enfin, je demanderais à Raph' une de ses pilules magiques. Oui, elles sont magiques. Nous sommes jeudi, 14h. La salle d'attente est bondée, et le chauffage marche à fond. A quoi bon demander d'ouvrir cette putain de fenêtre, il y en aura toujours un atteint d'un rhum, pour me dire non, qu'il avait froid. Malade va. Moi j'ai chaud, et j'aime pas ça. Il est 15h. Je sors de chez le médecin. Comme toujours, il m'a dit au revoir avec sa grosse main poilue et m'a rappelé que mes analyses arriveraient demain en début de matinée. Le soir je me suis commandé une pizza, ma préférée. Jambon fromage, la base, l'origine de tout. Le livreur a sonné, j'ai ouvert. Un jeune homme, blond m'a tendu la pizza tout en regardant dans son sac pour chercher, je pense, de la monnaie. "J'ai l'appoint… lui ai-je dit doucement. " Il a levé les yeux. Un océan, rempli de poisson multicolore. Ils étaient bleu, évidement. "Merci beaucoup. -Vous êtes nouveau ? -Et vous une habituée ? -Répondez d'abord à ma question, ai-je répondu en souriant bêtement. -Je vous répondrez. Autour d'un verre ? -Ce soir ? -22h devant votre immeuble. -22h. Vous fumez ? -Très peu. -Oh. Bon donc, à de suite. -Bien." Etrange. Peu timide, un accent agréable, des habits qui sentent le propre et une légère odeur de sauce tomate, surement celle de la pizzeria. Je lui ai plu. Très étonnant. Rob' on l'oublie, il n'était rien de toute façon, bon au lit mais quel caractère de merde il avait. Je ne lui ai même pas demandé son prénom, à ce mec. Autant il en a pas. Autant je suis con. A 22h il était la, à l'heure. Très très étonnant. A minuit nous faisions l'amour dans sa piaule. Agréable. Il m'a proposé une Camel quand on a eut finit, j'ai refusé. J'avais hâte de rentrer chez moi. Le manque commençait. Il m'a raccompagné chez moi, étonné que je ne passe pas la nuit chez lui. Je me suis allongée sur ce canapé mou, il était 1h, et j'ai ré-ouvert mon paquet. Le lendemain le facteur à sonné a 8h du mat'. Le fou furieux. J'avais la tête dans les nuages, voir au delà. J'ai signé le recommandé et j'ai déposé les analyses sur la table de la salle à manger, comme chaque année. Mon père passait ce soir, pour les lire. Comme d'habitude, il arrivait vers 20h. J'ai eu le temps de ranger, nettoyer et regarder ma série en entière. J'ai séché les cours. Le sport n'a jamais vraiment était mon truc, surtout pour craché comme un lama après deux tour de stade. Il rester une demie heure à rien faire. J'ai ouvert mon placard spécial gâteau chocolat et… plus rien. J'entendais un bruit sourd. Je voyais rouge, puis noir. Rouge, puis noir. Ah ! La voix de mon père. Je n'arrivais pas à parler. Ni à bouger. Quand j'ai ré-ouvert les yeux j'étais dans une chambre. Elle était immonde. Blanche, lumineuse. J'avais envie de me cacher sous la couverture du lit sur lequel j'avais été placée. Je me suis levé de celui-ci. J'ai regardais par la fenêtre. J'ai vue un parc. Et au loin une route. "As-tu bien dormi ? Ai-je entendu derrière moi. Je me suis retournée. C'était mon père. - Très. Et toi ? -Pas vraiment. Comment tu sens tu ? -Vidée. -Normal. -Pa' ? -Tu sais, tu me manques à la maison. -Normal. -Je pars deux jours au Maroc, restes tranquille ici. -Ouais, j'me débrouillerais, même si la bouffe n'est pas super. -Tu es gravement malade Maria… -Depuis toujours, non ? Ai-je répondu en souriant. -Depuis toujours, oui…, a-t-il lui répondu en souriant lui aussi." Gravement malade. Un truc de médecin, un code de communication qui veut dire "attention Ma', tu vas mourir dans quelques jours, et on n'y pourra absolument rien." . Mon père le savait surement depuis quelques années. Mes analyses, c'est lui qui les lisait. Mes visites annuelles, c'est lui qui les programmées. Le médecin est venu me rendre visite. Il ma raconté un peu mon cursus médical. A ce qui parait mon cas s'est dégradé au fur et a mesure. C'était a surveillé, tous les ans. Une maladie au cerveau qu'il a dit. Bizarre, le peu de neurones que j'ai ont attrapé un gros rhum ? Tant pis. Mon manque ? Disparu. Ils m'ont injecté un truc bizarre. Ma fois, cela n'est pas plus mal. Ça va me permettre de me remettre au joint. De jour en jour je sentais que je m'affaiblissais, lentement mais surement. Mon père, après ses deux jours au Maroc est venu me voir presque tous les jours. Au final il a démissionné. Personnellement, si j'avais pue bouger de ce lit je serais allé moi-même acheter une bouteille de champagne. Avec le CV qu'il a il retrouvera du travail comme il veut. Il passait ses journées entières dans la chambre avec moi. Quand il avait envie de pisser il me demandait si il pouvait me laisser seule, quand il était fatiguer, il lutait contre le sommeil afin de me surveiller. "J'vais crever Pa' hein ? - Pas tant que je serais vivant Ma', a-t-il lancé en rigolant. -t'façon, tout le monde meurt un jour. Que ce soit moi avant toi ou toi avant moi c'est pareil, non ? -Pas vraiment. -Et donc c'est quand que je pourrais me lever de ce foutu lit ? -Ils doivent te trouver un coeur d'abord. -Ecoeurant. Pour moi ? Un coeur d'une autre personne pour moi ? Plutôt crever. Autant ils me foutent un coeur périmé depuis 5ans, d'un mec qui avait le sida et la mucoviscidose. -raconte pas d'conneries Ma'. -Et ils n'en trouvent pas ? -Aucun. -Oui donc je vais crever." Au bout de deux heures je m'étais fait à l'idée que j'allais quitter ce monde de fou. Je me suis toujours demandé ce que ça faisais de mourir. Et bien je vais savoir. De toute façon, à qui je manquerais a part à mon père. Il s'en remettrait de mon absence. Ce n'est pas comme si je lui étais indispensable. Ils ont finalement trouvé un coeur. J'allais guérir et retrouver mon appart' en bordel et mes cigarettes aromatisées. Mon père m'a embrassée sur le front avant que je rentre en salle d'opération. Ce bisou a durée une éternité, vraiment alors. Quand je me suis réveillé j'étais donc encore dans ce lit moisi. Il manquait un truc dans ma chambre. Ça ne pouvait pas être un pot de fleur, il n'y avait rien dans ma chambre. Bon, plus de lumière parce qu'il faisait nuit noire. Oh ! Une lettre sur mon chevet, Rob' qui s'excusait, surement. Ah non. "Ma chérie, ma Ma'. Je m'excuse pour toutes ces années ou je n'ai pas été la. Je m'excuse pour tout ce dont j'ai bien pue te faire subir à cause de mon absence. Aujourd'hui je te donne ma vie, sans plus aucune condition. Aujourd'hui je pense que tu es assez grande pour comprendre combien je regrette de ne pas t'avoir vue devenir une belle fille. Ta mère est morte de la même maladie que celle que tu as. Ils n'ont trouvés aucun donneur pour elle. Toi, tu as de la chance. Quelqu'un est mort pour que tu puisses continuer à vivre. Ne manges pas trop de chocolat, ton père qui t'aime de tout son coeur." Vous devinez, je pleurais. J'étais en manque. Un gros manque, encore plus gros que les autres.
  Lire la suite de la discussion sur psychologies.com


241662
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

25 kilos a perdre! qui me suis? - j'ai decide de maigrir

image

Bonjour tout le monde ! Je me présente, je m'appelle Hélène, j'ai 24 ans, une petite fille de 13 mois et beaucoup de kilos en trop ! Alors depuis le 1er février je me suis mise à un rééquilibrage alimentaire, avec en prime 1h30 voir 2 h de...Lire la suite

Les regimeuses(groupe en reequilibrage alimentaire)2

image

Et beh MArline fiouuuuu quel con ce mec ! Et puis tu les as accumulé en +… comment tu te sens aujourd'hui ? Il y a des jours comme ça où tout part en cacahuète ! Nadège, je te préfère avec le short, je te trouve plus sexy. Et garde le moral...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages