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Phase ii : t.s.

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 02/02/11 | Mis en ligne le 28/03/12
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Saalam malekum, Pour ceux qui ont suivi… Ma fille m'a recontacté il y a un mois environ, m'avouant qu'elle avait tout combiné concernant mes déboires judiciaires. En fait, plus exactement, elle y a été poussée par une "amie" de sa mère (elles se sont quittées fâchées après) et par une psy qui n'a de psy que le nom : ayant elle-même été abusée (par qui je l'ignore) dans son enfance, ladite psy, experte auprès des tribunaux, il est utile de le préciser, fonce dans le tas dès qu'on lui raconte une histoire de viol, en rajoute, enfonce le clou, etc. Ma gamine lui en veut finalement car l'autre l'a plus fait couler qu'autre chose. Il y a des psys qui sont plus jobards que bien de leurs patients, je le pensais déjà, je l'avais constaté, voilà qui confirme. Même si par ailleurs, en se levant tôt, on en trouve aussi des potables. Passons. Le premier entretien téléphonique s'était relativement bien passé. Moins le second et le troisième, car le sujet est à vif chez moi (je suis tout de même fiché à vie, c'est comme ça, même innocenté, dans ce genre d'histoires on reste fiché, à mon avis, avec le tout sécuritaire actuel, ça n'est pas prêt de s'arranger). Mon nom, mon honneur ont été souillés, ma famille bien ébranlée, sans compter que ça a bouffé toutes leurs économies, d'une vie entière, pour payer un bavard et me tirer des griffes des pandores et de ces putain de juges, qui se la pètent un maximum et eux aussi, se montent souvent le bourrichon et ne croient que ce qu'ils ont envie de croire - tout en s'estimant infaillibles, d'une part, et d'essence divine, de l'autre. Pas fréquentables du tout, ces gens, d'une outrecuidance et d'une autosatisfaction… écoeurant. Vaut mieux pas avoir affaire à eux. Bref, on s'est un peu chopés, et elle m'a dit des trucs étranges, du style que "je savais bien ce que j'avais fait", limite comme si l'histoire du viol, après m'avoir avoué qu'elle avait tout combiné, elle y croyait encore, j'ai du mal à piger, mais admettons. Que je n'avais jamais été un père pour elle (alors que je me suis démené un max pour jouer mon rôle et que j'ai fait tout ce que je pouvais pour lui faire plaisir, elle et à ses soeurs aussi) , que je n'étais, en fait, que le connard qui s'était farci sa mère, etc. Hier soir, je lui envoie un petit texto, inoffensif, pour savoir un peu où elle en était. Là, réponse en forme de Scud incendiaire, je suis en train de me suicider au cachetons, tu n'es qu'une merde, je vais crever, ce sont mes derniers mots, adieu, etc. Je l'appelle, j'essaie de la dissuader d'avaler tout ça, trop tard, c'est fait, je vais crever, adios, etc. N'ayant pas son adresse, j'appelle mes copains les pandores, essayant d'expliquer qu'il y a urgence, ne pourrait-on pas retrouver les coordonnées de la mère, afin qu'elle donne celles de la fille, pour qu'on puisse la sauver. Un boxon monstre, le mec pianote sur sa base de données, que nib, aucune trace, pas de téléphone pour prévenir. Le bide total. Entre temps, texto de ma fille, qui a dû réfléchir et a changé d'avis. La voilà partie avec le samu. Tourne et vire, téléphone, à la fin je Je réussis à joindre une nana des urgences, qui avait l'air bien, posée, pas bête du tout. Elle me confirme que ma fille est dans les murs, et qu'elle n'est pas ensuquée du tout, pour l'instant. Qu'on va lui faire rencontrer un psy, etc. Je fais à cette femme un topo complet : la fausse accusation, les démarches auto-punitives de ma fille, dérives alcooliques et tutti quanti, scarifications, que sais-je encore. J'explique que vu le contexte chaud bouillant pour moi, je n'ai pas pu me manifester pendant longtemps, et donc j'ai peu d'infos sur ce qu'elle a pu faire d'autre. J'explique pour la psy à la noix… Bref, je raconte aussi la teneur de nos conversations, je demande à cette fille si elle peut tenter, autant que faire se peut, de rétablir le dialogue. Lui dire que j'aime ma gosse, que je me suis beaucoup inquiété pour elle mais que pendant des années, je n'ai pas pu me manifester - et que même quand j'ai pu, je n'avais aucun contact, ni adresse ni rien. Que c'est toujours ma fille, que je l'aime, et que personne n'est mort, certes on a traversé la mer démontée, mais qu'on devrait pouvoir arriver à se parler, se comprendre, se pardonner, enfin, sortir de tout ça. Qu'elle n'a pas à se suicider, qu'elle a encore toute la vie devant elle, plein de trucs intéressants à faire, etc. Je compte sur cette femme pour faire passer le message. Souvent, les infirmières sont bien placées - et sont bien plus psychologues que ces éminents psychiatres, bardés de diplômes, plus préoccupés de leurs savants étiquetages et classifications et leur joli compte en banque, que par leurs patients. J'espère qu'elle arrivera à faire passer un certain nombre de messages, elle m'a inspiré confiance au téléphone. Il y a des gens bien, surtout chez les soignants, plus impliqués et sincères que les gros pontes, parfois odieux, il faut le dire. Bref, voilà l'histoire, qui m'a mis sans dessus-dessous ce soir, d'autant que je ne m'y attendais pas du tout. Un texto, et voilà le truc qui s'enflamme, plus vite que le Hindenburg. Un désastre. Aujourd'hui, pas moyen de la joindre. Je l'ai localisée, mais on est "tenu au secret professionnel", on n'a pas seulement voulu me confirmer qu'elle était bien là où on m'a dit. On m'a raccroché au nez avec un "bonne journée" ironique, la nana avait l'air de jouir de sa possibilité de ne pas répondre, comme si c'était un pouvoir immense. Cela m'a rappelé mes potes les pandores, quand ils ne veulent rien lâcher, pire que le rideau de fer, la Stasi et tutti quanti. Même style. Je craque. Toute ma vie on m'a fait chier, pris pour tête de turc. Dès l'école maternelle, je morflait des beignes. Au primaire, deux grands cons ont pris pour distraction de m'en coller pendant toutes les récrées. Toute ma vie on m'a considéré comme de la merde parce que j'étais de petite taille, pas costaud, pas sûr de moi. Quand je le dis, on se fout de moi et on m'appelle Calimero. Ici même, du reste. Ma famille s'est inquiétée pour moi quand j'étais en danger réel de taule, mais maintenant elle refuse de prendre en compte que tout ça m'a démoli, et j'entends dire que je suis un incapable, un branleur, un poids pour la famille, un raté, un entretenu, un égoïste, un flemmard… Je retrouve ma fille après des années, et elle me traite de monstre, continue à insinuer que "je sais bien ce que j'ai fait", sous-entendu je serais le violeur de service ou va savoir quoi. Ok, j'ai été voir ailleurs, mais si on devait maudire tous ceux qui l'ont fait, on n'est pas rendus. Et si on devait les mettre en taule, alors là faudrait recouvrir l'hexagone de prisons, et ça ne suffirait pas. Ma fille, maintenant, essaie de se foutre en l'air. Et elle me dit que je n'ai jamais été son père, etc. Je suis catastrophé pour elle. Je comprends qu'elle a parlé trop vite, mal influencée, et qu'elle a été prise dans un engrenage. Je ne lui en veux pas, et lui ai dit. Mais j'ai dit aussi qu'elle seule pouvait réparer, dire la vérité, et qu'elle me le devait. Apparemment, j'ai eu tort. Ce n'est pas quelque chose qu'elle est en mesure d'entendre, pas maintenant. De toutes façons, chaque fois que j'évoquais ce qui m'est arrivé, elle me répondait "vous ne pensez qu'à vous". Je lui ai répondu que je dois vivre tous les jours avec le fait d'être fiché, d'être présumé pédophile… Dans dix ans, si un gamin disparaît dans mon patelin, c'est chez moi qu'on viendra frapper en premier. C'est dur de vivre avec ça. Et puis je n'ai jamais revu mes filles, je ne sais strictement rien d'elles. Elle m'a dit : mes soeurs vous ont oublié, elles n'en ont rien à foutre de vous, n'essayez pas de vous approcher d'elle. J'ai répondu qu'en aucun cas je ne m'approcherais, que si elles reviennent un jour vers moi, ça sera de leur démarche, que moi je ne bougerai pas. Je ne suis que celui qui a donné du sperme, dans l'histoire, si on la croit. Je lui ai dit, c'est moi qui t'ai vue naître, qui t'ai faite naître (elle est née dans la voiture, en fait) , qui t'ai bercée la nuit, qui t'ai aimée, qui ai fait tout ce que je pouvais pour te rendre heureuse. Réponse : combien de temps ? Tant que j'ai pu tenir dans cette maison où pour la mère je n'étais plus rien, un fantôme, quelqu'un en trop. Je n'avais plus ma place, dans cette baraque, j'étais juste bon pour la vitrine sociale, "le papa des enfants", mais elle ne m'adressait plus la parole, ou si elle le faisait, c'était en me manipulant, en me disant des trucs absurdes sur un ton faussement neutre, et en préparant des coups fourrés. Je me suis sacrifié, j'ai tenu, tenu, mais quand ça a été au-dessus de mes forces, ma réaction a été de m'absenter, de disparaître, des jours entiers, quitte à traîner comme un clodo, ne pas savoir où foutre ma peau. Moi aussi je suis passé par des sales trucs, des TS et des nuits glauques, la descente aux enfers. Mais cela, elle l'ignore. Je lui ai laissé un message sur son portable, mieux que rien, puisque on a tiré le rideau de fer. Je lui ai dit qu'elle est, a toujours été et sera toujours, pour moi, mon bébé, ma fille, et que je l'aime. Qu'elle fasse attention à elle, qu'elle a toute sa vie devant elle, qu'elle est jeune et peut faire plein de trucs bien. Que pouvais-je dire de plus ? Voilà… Je craque. J'en ai marre. Je ne supporte plus rien depuis qu'elle m'a recontacté. Elle a remis tout ça à bouillir, déjà qu'il s'en fallait d'un rien pour que je gamberge là-dessus… Des fois, je me retrouve à parler tout seul, comme si j'avais encore les juges en face, et à me défendre, à argumenter, comme un vieux con qui débloque, comme un putain de schizophrène… un rien et je démarre au quart de tour. C'est vrai que quand j'ai discuté avec elle, à force de me faire traiter de moins que rien, elle m'a chauffé et il ne m'en faut pas beaucoup, tout ça est encore à vif, les années n'y font rien… C''est vrai que lorsque on me dit "vous savez très bien ce que vous avez fait", ça sort tout seul : "ah ouais ? Et j'ai fait QUOI ? " Je suis lessivé. Ai fait des cauchemars toute la nuit. Me réveille avec les cervicales bloquées, un mal de tronche fabuleux, l'esprit vide. Hier je suis rentré tard, je pensais repartir, aller chez ma compagne, du coup je n'ai pas fait de feu, c'est redescendu à 10 chez moi. J'ai les mains glacées. Et le coeur itou. Je monte en pression. Si dans la famille on recommence à me casser les burnes, je sens que ça va péter mais grave, un putain d'esclandron comme jamais ils n'en ont vu de leur vie. A vif, je suis à vif. Wait and see. J'espère que ma fille va s'en sortir, et va bien vouloir se manifester. Qu'on puisse établir un dialogue, mettre les choses à plat, les compteurs à zéro, faire le méa culpa nécessaire à chacun, et avanti, qu'on reparte sur des bases plus saines, qu'on essaie de reconstruire une relation, autant que faire se peut. Si elle veut bien. Pourquoi tout ça ? Je suis tenté de répondre suivant les termes de Primo Levi, qui était à Auschwitz, et qui un jour à demandé à un gardien, "pourquoi". Et l'autre lui a répondu : "ici, il n'y a pas de pourquoi". J'ai le sentiment, depuis très longtemps, que ce n'est pas qu'à Auschwitz. Partout, il n'y a pas de pourquoi. Les gens te traitent de merde parce que ça leur passe par la tronche et qu'ils n'y réfléchissent pas plus que ça, ils en ont envie, ils le font, basta. Sur ce forum, un peu ailleurs, j'ai raconté mes difficultés de couple il y a peu. Ma compagne et moi, on ne vit pas ensemble, par choix mutuel, vu ce qui m'est arrivé, m'approcher d'enfants, j'évite comme la peste, et elle en a. Qui plus est, sur les 3, 2 sont des fatigués, des cas psychiatriques, incontrôlables, vicieux, plus tordus que la queue d'un cochon. Me suis déjà chopé avec eux, parce qu'ils ne respectent pas leur mère, sont comme des sangsues, ne l'aident en rien, et en plus lui disent des gracieusetés du style "ta gueule la vieille", "va chier", "je t'emmerde", et autres. Sans compter les soucis, visites chez le psy, l'orthophoniste, le ceci, le cela, et jamais merci. N'existe pas dans leur dico, apparemment. Elle vit un enfer, j'ai déjà tenté de m'interposer, ce fut un désastre, alors quand ils se montrent odieux, soit je pète les plombs et j'en emplâtre un, soit je m'en vais. C'est la seule solution que j'ai trouvée et c'est celle que ma compagne approuve et recommande. Et quand je raconte ça, on me répond que je ne pense qu'à moi (encore, ça faisait longtemps) , que je suis un égoïste (ça sent le réchauffé, ça aussi) , et que je ne l'aime pas. A quoi j'ai répondu à l'autre empaffée qui m'a balancé ça : qu'est-ce que tu en sais ? Tu es dans ma tête, peut-être ? Tu as une boule de cristal ? J'ai annoncé que je ne lirai pas sa réponse, ni aucune autre, et je ne suis pas retourné sur ce post. Du jugement ? J'ai été jugé, déjà. En correctionnelle, et en cour d'appel. On m'a passé au crible, scanné, expertisé, on m'a fouillé, perquisitionné, on a épluché toute ma correspondance, alors pour avoir été jugé, je l'ai été, jusqu'à l'os. C'est pas une connasse qui vient me critiquer alors qu'elle n'a pas tous les éléments en mains qui va me faire flipper. Mais il y a comme un effet d'accumulation. Alors je ne serais pas étonné qu'ici aussi, ou ailleurs, ou dans ma vie quotidienne, tout à coup, on ait la lubie de me traiter d'enfoiré. De toutes façons, "Hier ist kein warum", partout il n'y a pas de pourquoi. Chacun fait n'importe quoi et chie sur le voisin, et avec le sourire, encore. L'humanité est un panier de crabes, et notre condition de tristes singes savants, mortels et conscients de l'être, nous plombe l'aile. On s'invente mille et une distractions, télé, jeux vidéo, réalité virtuelle, branlette collective, tiercé, loto ou autres, pour tenter de l'oublier… en vain. Sur le forum consacré aux ados, j'ai expliqué, je peux supposer qu'il y ait des jeunes aussi, et je n'ai aucun mal à imaginer qu'un d'eux, parlant un peu rapidement, me tombe dessus pour me filer la suite de l'avoinée, j'en serais pas plus étonné. Déjà, quand je raconte mon histoire, par exemple sur "paroles d'hommes" il se trouve des ENCULES pour venir me traiter de Calimero. Dingue, hein ? Sur un forum psycho, on pourrait s'attendre à un minimum de dialogue, d'empathie, d'un essai de compréhension, que sais-je… Au lieu de quoi, on tombe sur des fatigués, qui viennent te planter pour régler leurs comptes, conscients ou pas. Tu es un mec, tu attires les nanas qui ont des comptes à régler avec les mecs et viennent te déverser dessus leur poubelle psychique, la merde qui stagne dans leurs neurones, comme si c'était ta faute. En gos, c'est : je ne peux pas faire payer à celui (ou ceux) dont j'estime qu'ils m'ont fait souffrir, alors à défaut, tu vas morfler pour eux. Voilà le fonctionnement. Tous les jobards ne sont pas enfermés, je vous le dis. Voilà pourquoi je m'attends à tout. Même au demeuré de service qui viendra me dire : va savoir, tu l'as peut-être fait, le coup, qu'est-ce qu'on en sait ? Du reste, j'y ai déjà eu droit, à ça aussi. Plus rien ne peut m'étonner. C'est tout. Pour le reste, comme je l'ai dit précédemment, inch'Allah, il faut attendre, et espérer. Quel putain de gâchis… A vous Paris, je rends l'antenne. Excusez du dérangement. Ubik.
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233229
b
Moi aussi !
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