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Pourquoi je ne me vois pas comme je suis

Témoignage d'internaute trouvé sur forumfr - 09/09/10 | Mis en ligne le 04/05/12
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Pourquoi je ne me vois pas comme je suis. Bien souvent, on se voit plus affligée de disgrâces qu'on ne l'est. Entre l'idée que l'on se fait de soi et la réalité, il y a un fossé difficile à franchir. Décryptage de nos complexes. Entretien avec une psychothérapeute, Michèle Freud. Nous vivons et nous mourrons demain sans savoir qu'un voile trompé, imbibé d'amour et de haine, a toujours faussé la perception de notre corps" , écrit le psychanalyste Juan David Nasio. Comment se réconcilier avec ce double déformé qui nous échappe ? Comment accepter et aimer son image sans en devenir esclave ? Nous avons demandé à la psychothérapeute Michèle Freud, qui travaille depuis plus de vingt-cinq ans sur la réconciliation entre le corps et l'esprit, de décoder pour nous cinq témoignages de femmes en quête d'une meilleure image d'elles-mêmes. "J'ai minci mais je me vois toujours grosse" * "J'ai minci, mais je me vois toujours grosse" Lili, 34 ans. "J'ai été une petite fille rondelette et une ado plutôt boulotte. Mon poids a toujours été un problème. A la suite d'un long régime, j'ai perdu 12 kilos, j'ai changé totalement ma garde-robe. Selon mon entourage, je suis une autre, les hommes me regardent et cela me fait tout drôle, mais je me vois encore ronde, voire grosse. Comme si ma vraie silhouette n'était pas celle qui me fait face dans le miroir. Je ne suis pas encore complètement à l'aise." * Ce qui est en jeu Comment être soi dans un nouveau corps. Lili se demande : qui suis-je vraiment, moi, telle que je suis aujourd'hui ou telle que j'étais hier ? Manifestement, elle ne parvient pas à habiter sa nouvelle anatomie. Notre physique est la synthèse de nos expériences émotionnelles. Il est notre mémoire la plus profonde et traduit métaphoriquement l'état de notre être. L'image n'est que le reflet de ce qui se passe dans notre tête, c'est une sorte de représentation de soi. * Comment amorcer le changement. Pour l'aider à apprivoiser son corps, je suggère que, chaque jour, Lili se masse avec de la crème en prêtant attention à ce qu'elle ressent, physiquement et émotionnellement, en se regardant dans le miroir (pour associer image et ressenti). Des pratiques comme la sophrologie, la danse, le tai-chi… pourront l'aider car elles permettent de se recentrer sur soi, de renforcer le sentiment d'exister dans sa chair comme dans sa tête. Elles réconcilient l'image et les sens, et freinent la tendance à l'autodépréciation. Car si le corps nous procure des sensations physiques agréables (aisance, souplesse, mobilité, confort, plaisir) , on éprouve nécessairement de la gratitude envers lui. "Je ne me suis jamais plu" * "Je ne me suis jamais plu" Isabelle , 44 ans. "Quand je regarde des photos de moi à 20 ans, je me souviens que je n'avais aucune conscience de ma beauté. A cette époque, j'étais à la fois peu sûre de moi et très agressive. Aujourd'hui, je suis plus en paix, mais je ne me plais toujours pas. J'ai eu des enfants, ma silhouette s'est alourdie, ma peau est moins ferme… Finalement, on n'est jamais content de soi." * Ce qui est en jeu : La dissociation entre le corps et le mental. Certaines personnes se jugent avec une extrême sévérité. Elles ne sont ni assez minces, ni assez jolies, ni assez élégantes. Cette exigence excessive prend souvent racine dans l'enfance. Faute d'un regard rassurant et valorisant sur elles, elles passent leur temps à comptabiliser ce qui leur fait défaut, car elles ont, à leur insu, installé en elles un impitoyable juge intérieur. * Comment amorcer le changement. Il s'agit de ne plus se fixer des objectifs irréalisables et de faire taire ce juge intérieur. Pour vivre en harmonie avec son corps, il faut prendre conscience de tout ce que nous lui devons : je conseillerais à Isabelle de dresser la liste de tout ce qu'il lui a apporté de bon - aimer, savourer un repas, contempler la nature… Puis, je lui proposerais de s'interroger sur ce dont il a besoin, pour lui offrir chaque jour une attention particulière : un soin, du repos, une activité physique, des caresses, etc. Ainsi, on apprend à vivre son corps de l'intérieur au lieu de le juger et de l'évaluer comme un objet. Etre un corps et avoir un corps sont deux choses bien différentes. "Je me vois avec les yeux de ma mère" * "Je me vois avec les yeux de ma mère" Marion , 35 ans. "Quand j'essaie un vêtement, j'entends les réflexions de ma mère : "Trop moulant, trop ordinaire, tu n'es pas assez grande, pas assez fine", etc. Ma mère était très belle, très mince. Pour m'affirmer et échapper aux comparaisons, j'ai pris le contre-pied : look nature, sportif, et cela m'a convenu pendant des années. Aujourd'hui, j'aimerais me sentir plus femme, plus désirable, mais je ne sais pas comment m'y prendre. Je me vois toujours avec ses yeux… " * Ce qui est en jeu : L'ambivalence des sentiments. Marion est tiraillée entre le désir de combler sa mère en incarnant son idéal et celui de s'en libérer pour vivre sa féminité de manière singulière. Il est très difficile de se défaire d'un regard parental sévère, ou vécu comme tel, et de l'idéal élevé qu'il impose, comme il est difficile de rivaliser avec une mère "parfaite" . Celle auprès de laquelle on se fait toute petite, invisible, pour qu'elle puisse conserver son rôle de "reine" . * Comment amorcer le changement. Dès que l'autocritique jaillit, il faut se poser la question : qui parle, est-ce moi ou est-ce la voix de ma mère ? Impossible de se libérer sans effectuer ce tri. Puis, Marion devrait se demander ce qu'elle souhaite vraiment. Si elle n'y parvient pas seule, un thérapeute pourra l'aider à restaurer une image de soi qui a été trop mise à mal. Ce soutien lui permettra de se connecter à ses ressources intérieures pour qu'elle découvre ses points forts et sa singularité. Je lui demanderais de choisir ses vêtements avec soin, de se centrer sur son allure, sur sa manière d'être et de réfléchir à ce que signifie pour elle "être plus femme" . C'est en revenant à elle, à ce qu'elle désire et aime qu'elle pourra devenir l'auteur exclusif et épanoui du scénario de sa vie. "Je ne crois pas aux compliments qu'on me fait" * "Je ne crois pas aux compliments qu'on me fait" Aline, 42 ans. "Je trouve mon nez trop fort, mes yeux trop petits, le bas de mon corps trop lourd. Je n'ai jamais cru aux compliments qu'on me faisait. J'ai rencontré un homme voilà six mois, il me regarde avec désir et ne tarit pas de louanges. J'aimerais le croire, mais je n'y arrive pas, il faut dire que pas une fois dans mon enfance ou dans mon adolescence, je n'en ai reçu de la part de mon père ou de ma mère… " * Ce qui est en jeu : L'absence de reconnaissance. L'image que nous avons de notre corps est déterminée par la façon dont nous avons été aimés et valorisés durant l'enfance. Les critiques dont on accable notre visage ou notre silhouette révèlent des problèmes d'identité non résolus plutôt que de réelles disgrâces physiques. L'image que nous avons de nous-même est façonnée par nos idéaux, nos attentes, par des paroles, des gestes, des regards aimants ou distants. Si l'expérience a été négative, nous devrons apprendre, à l'âge adulte, à nous accepter, à nous aimer, pour modifier l'image de notre corps. * Comment amorcer le changement. En comprenant que si l'on ne peut changer le passé, nous avons la possibilité, en revanche, de modifier le regard que l'on porte sur lui. Nous pouvons trouver à l'âge adulte ce dont nous avons manqué enfant. Aline a visiblement souffert d'absence d'une autorisation à s'aimer. Pour combler ce manque, elle pourrait prendre l'habitude de se faire des compliments (elle acceptera ensuite mieux ceux des autres) , de formuler des phrases positives à son égard, cela l'aiderait à devenir plus bienveillante envers elle-même. Elle doit apprendre à se traiter avec douceur. Il suffit souvent de petits riens pour opérer de grands changements : consacrer chaque jour un peu de temps à la respiration consciente (inspirer, puis expirer en portant une attention pleine et entière au souffle) , prendre un peu de recul pour regarder, toucher, humer, goûter, écouter, en se concentrant sur un seul sens à la fois, s'offrir des petits plaisirs - un bain parfumé, une séance de maquillage, un vêtement de qualité… Tout cela contribue à faire la paix avec soi et avec son passé. "Je me trouve fade" * "Je me trouve fade" Sophie, 33 ans. "Je peux me décrire : mince, taille moyenne, yeux noisette, cheveux châtain clair mi-longs, traits réguliers… mais je n'ai pas une image précise de mon apparence. Je me trouve fade, presque invisible. Une amie m'a dit une fois : "Tu es jolie, mais tu ne le sais pas." Ce que je sais, c'est que j'aimerais être plus affirmée, plus visible dans mon apparence… " * Ce qui est en jeu : La fragilité de l'identité. La conscience de soi se construit dans les échanges physiques et émotionnels entre la mère et son enfant. Ce sont les caresses, les massages, les regards, les baisers, les mots maternels qui fondent notre sentiment d'exister, puis d'être un individu singulier. Lorsque l'échange est faible ou vécu comme tel, l'enfant risque de se sentir incomplet, flou, indéfini. Cette fragilité d'identité peut donner l'impression de ne pas être propriétaire de son corps. Il est possible que la sensation d' "invisibilité" de Sophie provienne d'une carence datant de l'enfance. * Comment amorcer le changement. Je suggérerais à Sophie de mettre des photos d'elle dans sa maison pour commencer à se voir. Je lui conseillerais de porter des vêtements colorés, "visibles" , de choisir un parfum très "personnel" , mais aussi de s'accorder des attentions régulières, comme se masser quotidiennement devant un miroir. Les massages, ainsi que les soins de kinésithérapie ou de balnéothérapie, sont très efficaces pour se réapproprier et valoriser un corps trop souvent négligé. En outre, ils procurent un véritable bien être physique et émotionnel. Certaines activités comme le théâtre, la danse ou l'expression corporelle peuvent aider à l'affirmation de soi, à l'émergence d'une nouvelle conscience de ses ressources et de ses talents. Elles permettent aussi au corps d'exprimer des émotions enfouies. Source.
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250506
b
Moi aussi !
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