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Presque 8 %* de personnes en israël jonglent aisément avec la langue de molière.

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Israël et la Francophonie. Presque 8 %* de personnes en Israël jonglent aisément avec la langue de Molière. Pourtant, l'Etat juif est – avec l'Algérie – le grand absent de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Si les liens culturels entre la France et Israël sont solidement tressés, les relations politiques, elles, se tendent et se distendent. Conséquence : l'adhésion d'Israël à l'OIF ne semble pas pour demain. Les alternatives existent mais ne remplacent pas l'adhésion pleine et entière d'Israël. Un grand sourire fend le visage de Noah. Quand on lui apprend que Ben Gourion avait envisagé que le français soit, à côté de l'hébreu, la langue officielle d'Israël, la réaction est immédiate. Noah, qui a fait son aliya il y a plus d'un an, est très attachée au français, sa langue maternelle. Alors, quand les liens qui unissent ces deux cultures et ses deux langues apparaissent, celle-ci ne cache pas sa joie. Et ces liens sont d'abord numériques. Avec ses 120.000 français – dont la grande majorité sont des binationaux – Israël aurait toute sa place dans la Francophonie. Car les 56 pays de cette organisation sont loin de compter autant de francophones qu'Israël. Une raison qui pousse l'Etat juif à frapper à la porte de cette "amicale" de la langue française. "L'adhésion à la francophonie est un thème très populaire en Israël, confie Tsilla Hershco, chercheuse au Besa Center for strategic studies à l'université de Bar-Ilan, les Israéliens admirent les valeurs libérales portées par la France. La francophonie, c'est l'antithèse du fondamentalisme." Selon cette spécialiste des relations franco-israéliennes, une adhésion revêtirait de nombreux avantages. "Cela permettrait notamment de faire découvrir Israël au monde autrement que par le prisme du conflit israélo-palestinien" , amène-t-elle, caressant vivement l'espoir que le ralliement à l'OIF soit bientôt scellé. Tobie Nathan possède la même aspiration. Le Conseiller culturel de l'Ambassade de France en Israël enrichit même l'argumentaire. "La francophonie fonctionne comme un lobby, fédéré par la pratique commune d'une langue." Avec malice, l'ancien professeur de psychopathologie ajoute : "Cela permettrait de dialoguer avec des pays du monde entier et de se faire des amis inattendus… Au Maghreb par exemple." . En Israël, nul n'en doute. L'Etat hébreu a vocation à intégrer la Francophonie. Le prétexte est culturel, les bénéfices seraient politiques. Un jeu très politique du chat et de la souris. En 1992, le Premier ministre Yitzhak Rabin ouvre la marche vers la Francophonie. Après les accords de Camp David, Israël est en passe de retrouver une juste place dans le concert des Nations. La France, de son côté, a tourné la page du colonialisme : la Francophonie devient un lien entre tous les francophones et ne se cantonne plus à l'ancien pré carré colonial. L'optimisme est de mise. Et le camouflet est cinglant. Au sommet de Cotonou, en 1995, le Liban s'oppose à l'entrée de l'Etat juif dans les rangs de la francophonie. Les lois de l'association sont intangibles : tout nouvel entrant doit être adoubé à l'unanimité. La demande d'Israël est rejetée. Arie Avigor, directeur du département Europe occidentale au Ministère des affaires étrangères de Jérusalem, relativise ce rejet. "Quel serait réellement l'intérêt d'Israël a rentrer dans la Francophonie ? Nous devrions payer 30 millions de dollars par an pour intégrer une organisation qui, il y a peu de temps encore, était utilisée comme un cheval de Troie contre les Etats-Unis ! " Aujourd'hui, l'ambassadeur rend grâce à Nicolas Sarkozy et Abdou Diouf, secrétaire général de l'OIF (dont le fils est marié à une juive américaine) , de défendre l'entrée d'Israël dans le cercle des francophones. Mais pour lui, cette perspective s'éloigne pas à pas. "Au-delà du Liban, le Tchad ou la Mauritanie pourraient se prononcer contre notre entrée" , indique-t-il sans acrimonie. Si les barrières qui entravent l'entrée d'Israël dans la Francophonie sont politiques, la porte de sortie, elle, est peut-être culturelle. L'université, une entrée dans l' antichambre de la Francophonie. Gary D. Mole, féru de français, en a fait un objectif personnel. Entre deux cours, ce spécialiste de la littérature du XXème siècle met les bouchées double pour que l'université de Bar Ilan rejoigne l'Agence universitaire de la francophonie (A. U.F.). Aujourd'hui directeur du département de français, il voudrait que son établissement imite ses consoeurs de Netanya et de Tel Aviv. "Ce projet universitaire francophone est très pertinent" , souligne Claude Brigthman, présidente pour le développement francophone au Netanya Académique Collège. L'élégante pionnière de ce projet pour l'université israélienne de Netanya, raconte avec éloquence la réussite de ce partenariat international. Les jeunes étudiants français de Netanya, assistés par des tuteurs, retrouvent une ambiance hexagonale auxquels beaucoup sont attachés. Les opportunités académiques sont nombreuses. La francophonie rayonnante. Les jeux politiciens fléchiraient-ils sous la grandeur de la culture francophone ? Il faut le croire. Lorsque les deux universités israéliennes ont rejoint l'A. U.F., les représentants du Liban n'ont pas rechigné. "Les universitaires se parlent entre eux. De personne à personne, la communication est plus facile" , explique Claude Brigthman, dont le témoignage enhardit son collègue de Bir Ilan. Avec l'Association internationale des maires francophones, l'A. U.F. Pourrait-elle aussi constituer une petite porte pour faire vivre la culture française en Israël. Pourtant, politiquement et financièrement, les avantages sont loin d'être les mêmes. "Aujourd'hui, l'Union pour la Méditerranée [projet lancé par Nicolas Sarkozy en 2008, ndlr], va peut-être succéder à ce cercle trop large." , souligne Arie Avigor, directeur du département Europe occidentale du Ministère israélien des affaires étrangères. Peut-être est-ce là un nouvel espace politique pour Israël. Qui ne pourrait combler le trou béant crée par l'absence de l'Etat hébreu au sein de la Francophonie. * Chiffres du consulat de France en Israël.
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