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Problème d'inspiration et surtout besoin d'un avis ! :)

Témoignage d'internaute trouvé sur momes - 11/03/12 | Mis en ligne le 02/04/12
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Chapitre 3 : L'oasis des murmures. (Attendez vous à une longue lecture… x) Qui sera assez courageux ? Lisez ce que vous pouvez…). RAPPEL DE LA SITUATION : Une femme a été enlevée. Trois chevaliers et l'homme qui en était amoureux doivent partir la chercher. Les trois chevaliers, et leur ami amoureux, sont dans le désert. Ils se sont reposés pendant une tempête de sable sous une tente. La tempête se termine, ils doivent repartir. L'homme qui les accompagne, ADJAME, est leur guide. La tempête dura moins d'une heure, et les chevaliers et leurs deux compagnons de route ne prirent que quelques minutes à démonter la tente et reprendre leur chemin. D'après Adjamé, un oasis se trouvait plus loin à l'ouest, et ils ne leurs faudrait pas plus du reste de la journée pour l'atteindre, et y édifier leur campement avant la nuit. Thaïs (l'un des chevaliers) se sentait à l'aise dans cette grande étendue de sable, où il voyait des flaques de chaleur ondoyer sur le sol, créant des mirages. Certaines fois, ses pensées lui jouaient des tours, mais il ne s'en faisait pas. Ils disposaient d'assez d'eau pour arriver jusqu'aux cavernes de sables, et ils l'économisaient assez pour ne pas tomber à cours, même s'ils en avaient besoin pour s'hydrater régulièrement. Le manque d'eau était souvent mortel face aux mirages et autres illusions de l'esprit, mais ses amis était à ses cotés pour faire face au moindre danger, même venant de son propre esprit tourmenté par la chaleur. Krystine elle même ne se plaignait pas de la touffeur. Les royaumes qu'elle avait traversés avec ses amis avaient un climat bien différents, mais elle ne regrettait jamais de se trouver dans le désert, là où il faisait aussi chaud que dans ses souvenirs d'enfance. Le sable avait toujours fait partie de sa vie avant son départ de sa cité, et elle ne voudrait pour rien au monde devoir renoncer aux visions enchanteresses des dunes du désert interminable. La femme chevalier soupira d'aise. Elle aurait presque oublié l'enjeu de leur cheminement, tant elle se sentait heureuse de retrouver son pays natal. Mais une ombre venait obscurcir le tableau… Soudeva n'était pas là pour partager avec elle ses maigres instants de bonheur. Penser à sa cousine était douloureux, et Krystine sentit son coeur se serrer. Où était-elle donc ? Que lui était-il arrivé depuis son enlèvement ? Mais surtout, était-elle en vie ? Elle l'espérait de tout coeur, car elle ne pourrait vivre une vie tranquille sans sa cousine auprès d'elle. La jeune laisserait derrière elle tellement de personnes sans but ni joie dans la vie… Meliann (L'amoureux) ne s'en remettrait pas, ni même ses amis, qui l'avaient connue alors qu'elle n'était qu'une petite fille. Il ne fallait pas qu'elle disparaisse. Alors qu'elle était plongée dans ses pensées, Krystine découvrit qu'Adjamé la regardait intensément, et semblait suivre le cours de ses réflexions. N'ayant pas remarqué son intrusion, Krystine rougit, honteuse de son manque d'attention. Comment faisait-il ? Était-il plus puissant qu'elle ? Beaucoup de mystères planaient encore sur l'identité du vagabond, et la femme chevalier se demandait s'il était bien raisonnable de le laisser les suivre dans leur quête. En portant son regard sur Stanislas, (Le dernier des chevaliers… c'est clair tout ça ? :S) tout en pensant que la ressemblance avec le conteur d'histoire était décidément troublante, elle remarqua qu'il ne portait aucune attention à son environnement, et laissait son cheval se déplacer à sa guise. Il semblait concentré, et gardait son regard fixé devant lui, comme déterminé à mener à bien leur mission, qui avait tout d'un but personnel. Sa soeur d'arme voulut une nouvelle fois s'introduire dans son esprit, et fut soulagée de pouvoir enfin lire les pensées de son ami d'enfance. Dans le méli-mélo des réflexions de Stanislas, elle découvrit de la méfiance pour Adjamé, et décela une petite lueur de compréhension sur ce qui se tramait dans le dos des chevaliers. Il se doutait qu'Adjamé était un Alphabulomancien, mais n'avait aucune idée des pouvoirs qu'il possédait. Pour lui, la tempête qu'ils avaient dût essuyer n'était pas naturelle… L'esprit du chevalier était tout d'abord encombré par des préoccupations toutes importantes pour leur mission, mais Krystine décela des tracas beaucoup plus individuels, ce qu'elle recherchait. Le coeur de Stanislas était empli de tristesse, et sa compagne le comprenait. Alors qu'elle voulait trouver la cause précise de ce chagrin, elle se heurta une énième fois contre une muraille froide. Son ami s'était rendu compte de son intrusion, aussi subtile avait-elle été. Il la regardait dans les yeux à présent. Il semblait contrarié, alors qu'auparavant il ne s'offusquait pas des intrusions de sa soeur d'armes dans son esprit, qu'il accueillait plutôt avec soulagement alors qu'il ne pouvait pas tout dire à Thaïs. Devant le regard interdit que lui lançait son compagnon, Krystine détourna les yeux, et se maudit de se sentir toujours aussi troublée, et de peiner à le dissimuler. Stanislas cachait toujours quelque chose, mais quoi ? Elle avait la réelle intention de le découvrir tôt ou tard… Leur avancée devint pénible alors qu'ils continuaient leur périple. Les dunes de sables devenaient de plus en plus hautes et abruptes, et les chevaux glissaient sur le sable. Les chevaliers d'Azurill finirent par poser le pied à terre et furent vite imités par Meliann et Adjamé. Le temps passait avec une étrange lenteur, comme si les minutes et les heures étaient devenues des jours, et qu'ils s'enfilaient les uns après les autres. Le soleil frappait fort, et seul Meliann ne semblait pas touché par la lourdeur du climat. Thaïs s'était toujours demandé ce que cela faisait de devenir Frappeur. Quel effet cela produisait-il de se sentir fort, voire invincible, de ne jamais tomber, de résister à la douleur et de guérir très vite ? Le chevaliers avait toujours été intrigué par les pouvoirs des Alphabulomanciens autres que les Inducteurs. Les Lévitants se sentaient-ils plus légers ? Les Élémentaires ressentaient-ils les choses différemment que les autres Alphabulomanciens ? Thaïs ne se sentait pas plus intelligent ou plus manipulateur que le reste des hommes sur terre, et se demandait si cela changerait quelque chose s'il était doté d'un autre pouvoir Alphabulomantique. Les autres secteurs Alphabulomantiques restaient de sombres mystères dans les pensées du chevalier d'Azurill. D'après les histoires et les légendes, il arrivait que plusieurs pouvoirs Alphabulomantiques soient accordés à un seul homme, mais seulement deux de ces pouvoirs. L'homme ne naissait pas avec ces aptitudes, mais les recevait au cours de sa vie. Malheureusement, il était rare qu'un Alphabulomancien de l'âge de Thaïs se face Introduire d'un pouvoir supplémentaire. L'homme chevalier restait tout de même optimiste, et rêvait à ses heures perdues aux nouvelles facultés qu'il pourrait utiliser. Alors qu'ils n'étaient pas conscients des rêvasseries de leur ami, Krystine et Stanislas descendirent de cheval, et avancèrent en avant de la troupe, marchant au coté de leurs montures. L'homme aux cheveux couleurs de nuit fit s'arrêter son cheval alors qu'il discernait un tache de verdure dans le lointain. - Est-ce un mirage où est-ce bien l'oasis que nous cherchons à atteindre ? Demanda-t-il à la cantonade. - Nous ne sommes effectivement plus très loin de l'oasis des murmures, acquiesça Adjamé. Stanislas se retourna vers le vagabond, curieux. - Pourquoi un tel nom ? Le Fils du Désert sourit comme il aimait à le faire d'une façon énigmatique alors qu'il s'apprêtait invariablement à raconter l'une de ses histoires. - On raconte qu'un jour, une jeune magicienne, dotée de pouvoirs différents de l'Alphabulomancie, se fit bannir de son village, accusée à tord d'avoir asséché l'oasis de son lieu d'habitation. Elle se fit exiler dans le désert, avec de maigres réserves d'eau, et mise au défi de trouver une autre oasis pour son peuple. Elle se retrouva perdue dans le désert alors qu'elle recherchait une mystérieuse coupe d'argent dont la légende racontait qu'elle l'aiderait à trouver l'eau qu'elle cherchait. Alors qu'elle manquait désespérément de quoi se désaltérer, elle entendit des murmures lui chuchoter à l'oreille qu'elle devait creuser, et enfin découvrir ce qu'elle cherchait. Elle se mit à forer le sable désespérément à l'aide du seule ustensile qu'elle avait réussi à garder durant son voyage alors qu'elle s'affaiblissait : Une cuillère en acier. Cela lui prit des jours et des jours, et alors qu'elle se sentait dépérir et perdre espoir, elle décela dans le sable une imperfection, quelque chose de dur, et de brillant. Elle dépêtra avec triomphe la coupe d'argent, et se sentit revivre, alors que le mystérieux djinn qui habitait le récipient, lui offrait de nouveaux pouvoirs encore plus puissants qu'elle n'avait déjà. Avec ces pouvoirs inestimables, elle fit jaillir l'eau du sable, fit pousser des palmiers, et toutes sortes de végétaux. Elle revint victorieuse dans son village, mais elle ne retrouva aucune trace de vie. Tous les habitants étaient morts en son absence, par manque d'eau. Elle retourna à l'oasis qu'elle avait fait apparaître, et de chagrin, se mit à pleurer. Elle remplit le bassin d'eau, et alors que le djinn possédant à présent l'oasis lui murmurait que tout allait s'arranger, elle mourut de tristesse. Depuis ce jour, le djinn et la magicienne, reposent ensemble au coeur du bassin de l'oasis des murmures, qui porte bien son nom, car des voix se font encore entendre… Thaïs frissonna. - Quelle histoire tragique et triste… s'affligea-t-il, habitué à des contes plus gais. - Mes histoires ne sont pas toutes agréables à entendre ! Avoua Adjamé. Effectivement, les histoires d'Adjamé, jusque là, n'avait été qu'idylles et quêtes nobles, mais jamais encore il n'avait parlé de drames ni de massacres ou autres infamies. Krystine avait la désagréable impression qu'elle et ses amis se faisaient mener par le bout du nez, et que le vagabond les tenait sous son emprise, alors qu'elle n'expliquait pas un tel phénomène. Laissant ses préoccupations réintégrer ses tracas seconds, elle songea d'abord à ce que ses amis devraient faire avant la nuit. - Nous ferions mieux de se dépêcher, pour atteindre l'oasis et s'installer avant que le soleil ne se couche… dit-elle en accélérant au coté de sa monture. Ses amis en firent de même, et ils dévalèrent maladroitement la dune du haut de laquelle ils observaient l'oasis, tâche verte dans le désert. *** En arrivant aux bords de l'oasis, verdoyant et si beau dans l'étendue de sable, les chevaliers n'en crurent pas leurs yeux. Comment avaient-ils fait pour passer à coté d'une aussi belle étendue d'eau et de végétation, alors qu'ils avaient déjà tant parcouru du pays du désert ? " Cette oasis n'a décidément rien de naturel… assura Stanislas, prenant soudain au sérieux l'histoire qu'Adjamé leur avait contée. " Ses amis acquiescèrent silencieusement. - L'oasis que vous avez sous les yeux, intervint Adjamé en délassant ses effets de la selle de sa monture, est très difficile à trouver, et vous avez de la chance d'être accompagnés par un conteur d'histoire, Chevaliers, car pour dénicher ce paradis dans le désert, il faut connaître la légende de la magicienne à la coupe d'argent. Krystine et ses amis se tournèrent vers le conteur d'histoires, curieux. - Il faut connaître l'existence de cette étendue d'eau pour enfin l'atteindre. Expliqua Adjamé. Devant le regard interrogateur de Stanislas, le vagabond sourit. - Oh, vous pourriez la voir, comme Stanislas il y a quelques minutes, mais plus vous vous approcheriez, et plus elle disparaîtrait sous vos yeux, comme un mirage… Meliann fronça les sourcils. Leur compagnon de route se transformait peu à peu en guide touristique, et cela avait de quoi l'exaspérer quelque peu. Adjamé faisait l'intéressant et voulait captiver l'attention de son public, mais le Frappeur le voyait surtout comme un charlatan qui colportait des histoires de bonne femme. Thaïs, émerveillé devant le lac de l'oasis, entouré par des palmiers et des arbres à fruits, s'agenouilla près de la berge, et passa ses doigts à la surface de l'eau chaude. Sentir l'eau sur sa peau était agréable, et le chevalier eut soudain envie de se jeter dans le lac pour se baigner, tandis que d'étranges murmures se faisaient entendre dans ses pensées pour l'inviter à se jeter sous la surface du lac. Une main s'abattît sur son épaule et le retint en arrière tandis qu'il se penchait pour plonger son visage dans l'eau. - Attention Chevalier. L'avertit Adjamé. Soyez vigilant. Les murmures de la magicienne à la coupe d'argent peuvent vous emmener à faire la pire des folie. Ici, cette eau est sacrée, et il ne faut pas la gaspiller, ou elle se transformerait en un poison mortel. Les murmures vous attireront sous la surface de l'eau, et dans les bras de la magicienne. Elle vous envoûterait dans une ronde mortelle avec le djinn qui occupe ces lieux. La nuit est la pire traîtresse en cet endroit, et il vous faudra être attentif. Ne vous jetez pas tout entier dans l'eau de cet oasis, ou vous le regretteriez. Thaïs frissonna. Décidément, il n'aimait pas cette histoire de djinn et de magicienne à la coupe d'argent. Par réflexe, il édifia autour de ses pensées une muraille de glace, et ses amis en firent de même. Adjamé, se croyant seul alors que les autres s'affairaient, ne remarqua pas la femme chevalier derrière lui. Dans un murmure, il dit : " Eau " . Krystine ne rata rien de ce murmure et comprit alors que l'eau s'agitaient de façon étrange autour des doigts du conteur d'histoires. Elle se rendit soudain compte du faux-semblant dans lequel on les avait emmenés, ses amis et elle. Adjamé avait provoqué la tempête dans le désert. Elle n'avait pas raté l'éclat bleu roi de ses yeux, et elle n'avait plus fait attention à ce détail. Elle avait pourtant fait une erreur… Il avait voulut les arrêter, les faire se reposer quelques minutes sous la tente, pour mieux sonder leur esprit et pour plus en apprendre sur eux. Adjamé n'était pas seulement un Inducteur, il était aussi un Élémentaire ! Maintenant, il ne pouvait plus rien faire, les chevalier ayant protégé leurs pensées. Il avait prévu les événements de cette nuit là. Seul Meliann ne pourrait pas efficacement se protéger des murmures assassins de la magicienne et du djinn, et il serait vulnérable. Essayait-il de les mettre à l'épreuve, pour voir s'ils seraient assez méritants ? Pour voir si la personne qui l'envoyait à eux ne s'était pas trompée ? Pour vérifier que Meliann était réellement amoureux de Soudeva et voulait réellement la sauver, maintenant que le conteur d'histoire était au courant des dessins des chevaliers ? La femme sentit une migraine lui marteler le crâne. Ses préoccupations étaient vraiment beaucoup trop nombreuses, et dans un désordre insoutenable… Même si le Fils du Désert était mystérieux, Krystine lui portait une étrange confiance. Il ne leur ferait pas de mal, il l'avait assuré. Adjamé enleva sa main de l'eau, comme envoûté, et la surface du lac de l'oasis frémit. - D'où connaissez vous toutes vos histoires ? Demanda Thaïs au vagabond Adjamé tandis que le conteur d'histoires étalait une couverture pour préparer le repas du soir, sortant ses provisions qui étaient nombreuses pour un seul homme, aussi long soit son voyage. Le Fils du Désert invita Meliann et les chevaliers à s'asseoir près de lui en cercle, et tandis que le soleil se couchait lentement, il partagea avec eux divers fruits secs. - Je vais vous raconter une autre histoire, pour vous répondre, si vous le voulez bien… dit le vagabond au lieu de répondre directement à Thaïs. Il darda un regard circulaire sur le cercle d'amis, et sourit en remarquant que même Meliann s'intéressait maintenant à ce qu'il pourrait leur apprendre. - Je m'excuse dès le début de mon récit, car il pourrait être un peu altéré dans ma mémoire. S'excusa Adjamé. C'est une vieille histoire… aussi vieille que moi… Le conteur d'histoires observa Krystine, et lui fit un clin d'oeil qu'elle seule perçu. - Il y avait une fois un jeune voyageur des dunes. Commença le vagabond. Depuis qu'il avait vu le jour, il parcourait le monde avec sa mère, et des hommes loyaux envers elle. La femme qui lui avait donné la vie était originaire d'une petite cité, mais elle avait dût la quitter à la hâte, échappant à un geôlier cruel. Elle avait laissé courir sur elle toute les rumeurs qui pourrait laisser entendre qu'elle était morte, pour mieux vivre une vie qu'elle avait toujours voulut. Elle était devenue nomade, et avait emmené son fils né dans le sable du désert avec elle. Le jeune voyageur des dunes ne connaissait pas son père, qui était mort alors qu'il était encore dans le ventre de sa mère. Elle ne voulait pas lui raconter ce qui lui était arrivé, et elle ne faisait qu'éluder ses questions alors que le petit garçon grandissait. Les hommes qu'ils croisèrent sur leur route se joignirent à eux, éblouis par la magnificence de cette femme forte qui assurait sa survie et celle de son fils dans le sable. Ils se doutaient qu'elle était aidée par une quelconque puissance extérieure, mais elle ne vérifiait jamais ces rumeurs. Les hommes qui la suivaient était d'une loyauté à toute épreuve, alors que la femme ne cessait de les étonner. Son fils, était de l'avis de ses compagnons de route. Pour lui, sa mère était une femme forte et invincible, alors qu'elle s'occupait de lui avec amour et tendresse. Tout le long de son enfance, il parcourut le royaume de désert avec sa mère, et, arrivé à l'âge de vingt ans, il avait vu tant et tant de choses, avaient entendu tellement d'histoire venant des quatre coins du continent d'York, qu'il se demandait s'il en existaient encore d'autres. Les histoires des hommes qui étaient maintenant ses pères, frères, oncles… avaient bercé son enfance, et il les apprenait par coeur. Alors qu'Adjamé racontait son récit, Krystine sentit son coeur se remplir d'affection. Elle ne savait pas si ses amis s'en était rendu compte, mais le Fils du Désert était en train de raconter sa propre histoire, emplie de sentiments véritables. Pourquoi il voulait en apprendre tant et plus, pourquoi il connaissait autant de récit, et pourquoi il voulait les aider… Elle comprenait qu'il voulait l'éclairer sur ses origines, et elle se sentit rougir alors qu'il lui accordait une telle confiance, alors qu'elle avait douté de ses bonnes intentions… - Le voyageur des dunes était un jeune homme curieux, il aimaient les voyages, et voulait toujours voir du nouveau. Continua le Fils du Désert. Il voulait tout connaître. Lorsqu'il croisait avec sa mère et les hommes de sa nouvelle famille d'autres voyageurs, il interrogeait les gens pour enrichir son panel de contes, et il en apprenait toujours plus. Les nomades accueillaient sa curiosité avec amusement, et il les aidait à colporter de vieilles histoires. Alors qu'il grandissait encore, le voyageur des dunes sentait qu'il n'en apprendrait pas plus dans ce pays du sable, et voulait découvrir les autres pays du continent. Sa mère ne s'opposa pas à sa requête de s'en aller pour raconter les histoires qu'il avait glané aux cours de ses premières années de vie. Elle le laissa s'en aller, et lui demanda seulement de colporter la plus importante des histoires : celle de la reine des mustangs… La femme masquée du désert. La femme solitaire, celle qui était devenue une femme forte, entourée des plus puissants Alphabulomanciens du continent d'York. Krystine ouvrit de grands yeux surpris. Alors… Adjamé était le fils de la reine des mustangs ?! Comment n'avait-elle pas comprit avant alors qu'il racontait son histoire ? Le Fils du Désert la regarda avec amusement. - Ne faites pas cette tête, dame chevalier. Cette histoire n'est pas la mienne… C'est celle d'un de mes confrères, qui m'a seulement donné l'envie de faire de même. Quel meilleur but dans la vie que d'enrichir le rêve, et de parcourir le monde ? Le fils de la reine des mustangs n'est qu'un homme comme les autres, qui apparaît dans un village, une cité, raconte son histoire et le lendemain, disparaît. Je ne suis pas cet homme là. Je ne suis que le Fils du Désert. " Mais ne dit-on pas que la reine des mustangs est le Désert lui-même ? Entendit soudain la femme chevalier dans sa tête, phrase prononcée par le vagabond. " Devant le sourire énigmatique du conteur d'histoire, Krystine se sentit perdue. Où voulait-il la mener ? À douter ? À faire ses propres suppositions ? Elle craignait de découvrir un jour qui était vraiment leur bienfaiteur, envoyé par quelqu'un d'encore plus mystérieux… - Ce soir, je me sens empreint à une profonde nostalgie, de parler avec vous de mes convictions, pourquoi je fais ce métier pourtant si incertains qu'est le vagabondage et le récit de vieilles histoires. Cela vous ferait-il plaisir d'entendre encore une histoire ce soir ? Demanda-t-il aux chevaliers et à leur ami. Thaïs sourit. Il se croyait retourné en enfance, lorsqu'il écoutait les contes de vieillards de la cité d'Azurill. Il n'était pas prêt à laissé le vagabond se taire… Il hocha la tête pour démontrer de son consentement à ce qu'Adjamé continu de raconter ses histoires. Stanislas de son coté, était resté songeur après le récit du Fils du Désert. Ce qu'il avait dit était il véridique ? L'histoire de la reine des mustangs lui paraissait étrange, comme si elle avait été le dénouement de la vie d'une personne chère à son coeur. L'esprit empreint d'une profonde réflexion, il se dit que d'écouter une nouvelle fois une histoires, pourrait lui changer les idées. Il donna lui aussi son consentement à écouter un nouveau récit. Krystine fut heureuse de dire à Adjamé de continuer, et Meliann dût avouer que les histoires du Fils du Désert était reposantes et faisaient quelque peu rêver, pour quelqu'un qui avait passé toute sa vie entre quatre murs. Le vagabond fut heureux de ce revirement de situation en sa faveur. Durant le reste de la soirée, alors qu'il allumait un feu au centre de leur campement, et qu'ils s'installaient pour la nuit, le vagabond raconta deux ou trois courtes histoires, qui enchantèrent les chevaliers. Meliann, malgré lui, commençait à apprécier lui aussi la présence du Fils du Désert. Il lui rappelait tellement son ancien compagnon de jeux, Stanislas, qui écoutait avec attention l'homme qui lui ressemblait tant, que l'ancien serviteur ne pouvait pas entretenir la rancoeur absurde contre le guide. Il se demandait d'ailleurs pourquoi il avait réagit aussi injustement, et de façon si puérile. Il profita sereinement de la soirée, en essayant d'oublier ses préoccupations, levant les yeux vers les étoiles du firmament. *** - Il serait peut être temps de penser à se coucher ! Annonça Stanislas en se redressant. Ses amis s'étirèrent en baillant, et Adjamé sourit. - Votre ami à raison. Nous avons encore du chemin à parcourir avant d'atteindre les cavernes de sables. Il vaudrait mieux récupérer pour être frais et repartir demain ! La nuit avait étendue son voile diaphane sur les dunes de sables, et il faisait froid maintenant que le soleil avait disparût depuis quelques heures déjà. Les chevaliers avaient enveloppé leurs épaules avec une couverture de laine autour du feu, et ils se levèrent tous pour aller se coucher sous la tente. - Il nous faut instaurer un tour de garde, pour être plus prudent. Dit Stanislas. Je prends le premier quart. Le chevalier récupéra son épée avec sa cuirasse qu'il avait enlevée pour être plus à l'aise, et la déposa près de la couverture où il se rassit pour rester veiller auprès du feu. Les autres voyageurs ne pensèrent même pas à protester. Thaïs, Krystine et Meliann furent les premiers à entrer sous la tente en souhaitant bonne nuit à leurs compagnons. Adjamé resta en arrière, et lorsqu'il croisa le regard de Stanislas, il lui sourit respectueusement et le salua d'un signe de la tête avant de se glisser sous les battants de la tente pour chercher à dormir à son tour. Stanislas resta fixer l'endroit où avait disparut le vagabond. Il se sentait dépassé par les événements. Comment était-il possible qu'un homme lui ressemble autant ? On ne lui avait jamais parlé d'un quelconque proche s'étant appelé Adjamé, et il n'avait jamais connu le conteur d'histoires. Le vagabond avait pourtant les mêmes yeux que lui, les mêmes cheveux noirs, quoique plus courts. Ses amis semblaient tout aussi troublés que lui, surtout Krystine qui n'avait pas l'air de savoir sur quel pied danser. Adjamé lui rappelait-il les moments passé avec lui ? Le chevalier soupira. Peut être que si Adjamé restait avec les chevaliers d'Azurill, il finirait par devenir l'un des leurs, et prendrait peu à peu sa propre place, alors que le conteur d'histoires était plus joviale, plus agréable et drôle que pouvait l'être Stanislas. L'histoire que le vagabond avait raconté quelques minutes plus tôt était assez déconcertante, et le chevalier ne cessait d'y penser. Pourquoi leur raconter l'histoire du fils de la reine des mustangs ? Cela était une sacrée coïncidence qu'il ai exercé le même métier à l'avenir incertains qu'Adjamé… Peut être voulait-il simplement en venir à leur parler d'elle ? Le Fils du Désert semblait connaître leurs dessins, et cela inquiétait Stanislas. Malgré la confiance qu'il commençait à lui porter, si le conteur d'histoires n'était pas ce qu'ils croyaient, il mettait peut être en péril leur mission de sauvetage. Et s'il était un homme envoyé par le seigneur Mac Glaymore pour les perdre en chemin ? L'identité du vagabond était encore floue, et ne pas savoir à quoi il se mesurait inquiétait le chevalier. Les chevaux restés à l'extérieur somnolaient doucement, tandis qu'une brise nocturne s'élevait. Stanislas remarqua que de petits scorpions se déplaçaient de façon fluide sur le sable. Lorsqu'il fut sûr que plus aucun bruit ne s'élèverait dans les environs, le chevalier plongea son regard dans les flammes dansantes du feu qu'ils avaient allumé. Son esprit était embrumé. Il essaya se perdre dans le feu, mais alors qu'il se rendait compte que les flammes ne l'aideraient pas à oublier ses tracas, il détourna le regard. Le chevalier n'arrêtait pas de penser à l'enlèvement de la cousine de Krystine. Et si Soudeva était morte ? Et s'ils arrivaient trop tard ? Il ne se le pardonnerait jamais. Il détestait au plus profond de son être ce seigneur Mac Glaymore, et ne supporterait pas de faillir alors qu'une personne chère était en danger. Celui qui avait fait tuer ses parents, devrait mourir de ses propres mains… Stanislas jeta rageusement une brindille dans le feu. Elle se consuma rapidement tandis qu'il inspirait lentement pour se calmer, et de petits nuages de fumée grise se formèrent au dessus des flammes. Les pensées de l'homme ténébreux n'avaient plus aucun sens. Il pensait trop fréquemment à cette femme… Il avait déjà aimé auparavant, mais il avait vite été déçu… et ce serait trahir un ami que de montrer son amour au grand jour… Le chevalier désespérait à se tranquilliser, et n'avait pas sommeil. Il n'avait pas dormi la nuit précédente, et cette nuit ci serait la suivante d'une longue liste de nuit blanches… Les rares fois où il avait fermé les yeux, il avait basculé dans un monde de cauchemars, où Soudeva se faisait trancher la gorge par le seigneur Mac Glaymore sous le regard de Stanislas, qui était accroché par les poignets à l'aide de chaînes des catacombes, et il ne pouvait rien faire… L'esprit de l'Inducteur était trop tourmenté pour dormir. Stanislas était désolé de ce qu'il devait faire pour garder pour lui ses pensées. Il devait se couper du monde, et de ses amis, et ainsi manquer à la confiance qu'ils se devaient mutuellement. Il avait bien remarqué que Krystine s'inquiétait, mais il ne pouvait rien lui dire… L'homme leva les yeux vers le ciel. Les étoiles brillaient de milles feux ce soir là. La pleine lune éclairait la grande étendue de sable, donnant au désert un aspect étrange. De son poste d'observation dans le sable, il voyait toutes les constellations qu'il connaissait. Une étoile filante traversa le ciel étoilé. Stanislas laissa son esprit vagabonder, et médita quelques minutes… *** Cela faisait plusieurs heures qu'il veillait, n'arrivant pas à trouver le sommeil ; lorsqu'il entendit des pas dans le sable… Quelqu'un approchait. Il sursauta. Lorsqu'il se retourna, il ne vit personne. Son esprit ne lui avait pourtant pas jouer de tour. Il avait bien entendu des pas dans son dos ! Le coeur battant à tout rompre, ayant peur que ce soit les Alphas du seigneur Mac Glaymore qui les avaient suivis à la trace, et qu'ils veuillent assassiner les chevaliers et leurs compagnons de route dans leur sommeil, il se redressa lentement en sondant les environs. Il ne rencontra rien, aucun esprit, aucune émotion, mais lorsqu'il se sentit plus tranquille, apte à retrouver son calme, et qu'il voulut se rasseoir, il se heurta soudain à un puissant esprit. Une tristesse énorme prit possession de son coeur, comme si elle avait été la sienne. Intrigué, le chevalier empoigna son épée et se dirigea lentement vers la surface de l'oasis. Quelle entité se trouvait là, voulant qu'il l'entende et la suive ? Les yeux sans arrêt en mouvement, le chevalier s'avança entre les arbres, et ferma son esprit par réflexe. Alors qu'il pensait qu'aucune intrusion n'était possible, il entendit des murmures dans son esprit, et était sûr que cela n'était pas son imagination. Quelqu'un essayait de lui parler… Alors qu'il levait les yeux vers la cime des palmiers, il remarqua quelqu'un accroché au tronc de l'un d'eux. La silhouette s'évanouit bien vite, mais il était certains d'avoir vu un homme habillé d'un saroual et du même petit gilet sans manche que Meliann, recouvrant une chemise blanche aux amples manches. Un esprit hantait les environs, Stanislas le savait, mais comme il ne connaissait pas l'apparence des djinns, le chevalier n'était pas certain qu'il s'agissait du génie qui avait aidé la magicienne à la coupe d'argent. La voix qui parlait dans sa tête allait le rendre fou s'il ne savait pas d'ici quelques secondes qui voulait communiquer avec lui. Alors qu'il essayait de trouver la source de l'esprit triste, le chevalier continuait de marcher. Au bout de quelques instants, il se rendit compte qu'il n'aurait pas dût pouvoir aller aussi loin sous le couvert des arbres. L'oasis n'était pas si étendue que cela. Soit il s'agissait d'une illusion pour le perdre encore, soit on essayait d'étendre la surface boisée pour gagner du terrain sur le sable. Assez loin de son campement, le chevalier éleva la voix dans le silence de la nuit éclairée par la pleine lune : - Qui est là ? Demanda-t-il à l'esprit qu'il poursuivait. Que voulez-vous ? Montrez-vous ! L'homme garda ses sens aux aguets et tourna sur lui même. Alors qu'il s'attendait à ne rien voir, il remarqua la silhouette d'une femme debout. Elle se tenait depuis quelques instants derrière lui, et il ne l'aurait pas vu s'il ne s'était pas retourné. - Que voulez-vous ? Répéta-t-il. L'entité se mit à sangloter sans bruit, restant le fixer sans bouger. Ses cheveux bruns très lisses s'agitaient au gré d'un vent surnaturel, et la robe de voyage de la femme s'agitait tout autant. Les pleurs de la dame était déchirant malgré que Stanislas ne les entende pas, et que le visage de la femme resta inexpressif. Les larmes parcouraient les joues transparentes de la magicienne, et Stanislas se sentait mal à l'aise. - Mon chagrin est immense, Chevalier… Ne faîtes pas du sien un oasis sans fond comme le mien… L'homme regarda le fantôme sans comprendre, perdu. - Mais de quoi parlez vous ? Un nuage de vapeur magique se déplaça soudain vers la femme diaphane, et se matérialisa en un homme séduisant, qui enlaça la magicienne par derrière. Celle-ci ne s'arrêta pas pour autant de pleurer, et elle posa simplement sa tête contre le torse du djinn derrière elle, et déposa sa paume ouverte contre la joue de l'homme immatériel. Il disparût en quelques secondes, laissant la femme perdue, qui se retourna et le chercha désespérément du regard. - Parfois, il vient, et repart… Je ne sais jamais ce qu'il pense, il ne parle jamais… dit la magicienne en pleurant de plus belle, la voix brisée par ses sanglots. Ne faîtes pas l'erreur de vous éloigner en la laissant Pour moi, c'est sans espoir. Je ne peux que le regarder partir et revenir, mais elle peut encore espérer vous garder auprès d'elle… Stanislas se sentait complètement perdu. Il ne pouvait démêler les paroles de la magicienne, et pensait qu'elle était décidément folle. Depuis combien de temps se trouvait-elle à hanter l'oasis qu'elle avait fait apparaître ? Il ne voyait vraiment pas de quelle femme elle parlait. Qui ne voulait pas le perdre ? De qui s'éloignait-il comme elle le disait ? Le fantôme, alors que Stanislas se posait toutes ces questions, tari ses larmes, et se retourna en un bruissement de robe à volants. Elle s'élança entre les palmiers, et Stanislas eut le réflexe de la suivre en courant. - Attendez !! Le chevalier fut surprit de déboucher soudainement sur le campement qu'il avait élevé avec ses amis, écartant de grandes feuilles. Alors qu'il n'avait fait que quelques foulées, il venait de parcourir tout le trajet qu'il avait fait en suivant les pensées troublantes de la femme à la coupe d'argent. La femme fantôme avait disparût, et il ne restait aucune trace de la magicienne. Le chevalier passa une main sur son visage exténué, fatigué de devoir encore se poser des questions. D'un pas traînant, il retourna s'asseoir à son poste, honteux d'avoir faillit à son devoir de veiller sur le sommeil de ses amis, même si son échappatoire n'avait duré que quelques minutes tout au plus. Stanislas soupira. Tout ceci était déjà assez compliqué comme cela, il n'avait pas besoin d'être mis au courant d'une nouvelle énigme à résoudre. Perdu dans ses pensées, il n'entendit pas de nouveau le bruit de pas dans le sable, et sursauta lorsque Krystine s'assit à sa droite sur la couverture étalée à même le sol. - Désolée… je t'ai fais peur. S'excusa-t-elle. - Ce n'est rien, la tranquillisa-t-il.
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b
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