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Raccourcis historiques ou pur revisionisme ?

Témoignage d'internaute trouvé sur france2 - 07/06/11 | Mis en ligne le 23/03/12
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Allez tiens je vais me faire un petit plaisir et m'en remettre une petite louche : Ci joint un texte déniché dans une bibliothèque numérique suisse : [… ] .1917.html. Un rapport du Consul d'Italie de Kharkov - 31 mai 1933 - Sergio Gradenigo. Archivo storico del Ministero degli Affari Esteri (Roma-Italia). Serie Affari Politici Russia 8, 1933, f. 7. "R. Consolato d'Italia Kharkov &endash ; URSS. N. 474/106 Kharkov, 31 mai 1933. La faim continue à provoquer des ravages si impressionnants dans la population qu'on ne s'explique pas du tout comment le monde reste indifférent envers une catastrophe semblable et comment la presse internationale, si empressée à invoquer la réprobation universelle contre l'Allemagne, coupable des soi-disant " persécutions atroces des juifs ", se tait pudiquement face à cette boucherie, organisée par le gouvernement soviétique, dans laquelle les juifs justement jouent un rôle très important, même s'il n'est pas de premier plan. Il n'est pas douteux en effet. 1. Que la faim résulte principalement d'une famine organisée et voulue " pour donner une leçon aux paysans ", 2. Qu'aucun juif ne se trouve parmi les victimes et qu'au contraire ceux-ci sont tous gras et bien nourris, dans le giron fraternel de la GPU. Le " matériel ethnographique " doit être changé, a dit avec cynisme un juif, gros bonnet de la GPU locale. Aujourd'hui on peut entrevoir le sort final de ce " matériel ethnographique " destiné à être remplacé. Pour monstrueux et incroyable que puisse paraître un tel dessein, il doit cependant être considéré comme vrai et en pleine réalisation. Le gouvernement de Moscou, en effet, a organisé par des réquisitions implacables (que j'ai relatées à plusieurs reprises) non pas une famine, ce qui serait trop peu dire, mais la disparition complète de tout moyen de subsistance dans la campagne ukrainienne, au Kouban, dans la Moyenne-Volga. Il se peut que trois considérations aient dicté une telle politique. 1. La résistance passive opposée par le paysan à l'économie collective ; 2. La conviction qu'on ne réussirait jamais à réduire ce " matériel ethnographique " 3. La nécessité, ou l'occasion favorable plus ou moins ouvertement reconnue de dénationaliser des régions où la conscience ukrainienne et allemande était en train de se réveiller, laissant présager de futures difficultés politiques, et où pour la solidité de l'Empire il valait mieux que résident des populations à prédominance russe. La première constatation a dû provoquer la " leçon " initiale qui, d'après les affirmations concordantes de nombreux membres du parti, a été décidée par le gouvernement - c'est maintenant hors de doute. La deuxième a pour le moins contribué au désintéressement presque total du gouvernement lui-même à l'égard des tragiques conséquences de la " leçon " qui avait dégénéré. La troisième est certainement destinée à liquider le problème ukrainien en quelques mois, en sacrifiant de 10 à 15 millions d'âmes. Il ne faut pas tenir ce chiffre pour exagéré. Certains sont d'avis qu'il sera dépassé et que probablement il est déjà atteint. Ce fléau qui est en train d'abattre des millions de gens et extermine les enfants d'un peuple tout entier ne frappe en effet que l'Ukraine, le Kouban et la Moyenne-Volga. Ailleurs, il est beaucoup moins ressenti ou ne l'est pas du tout. Des gens dignes de foi exerçant une profession libérale, qui nourrissent pour le régime tsariste un tel mépris qu'ils sont enclins à regarder d'un oeil bienveillant le régime actuel, ont eu l'occasion de parcourir les autres régions de l'Union et affirment unanimement que la catastrophe est strictement limitée à l'Ukraine, au Kouban et la Moyenne-Volga. " La désolation commence après Kursk ", a dit l'écrivain Andreev, venu de Moscou il y a quelques jours et il a ajouté : " Le paysan ukrainien ne retournera plus à la terre. Celui qui survivra ira errer, loin de sa patrie, car personne ne sera plus capable de faire renaître en lui la confiance dans le régime actuel. Les kolkhoziens souffrent terriblement de la faim, eux aussi, ils sont en train de disparaître du fait de la mortalité qui les frappe et de la fuite des survivants vers les villes. Ils s'enfuient tous vers des centres plus importants et quand ils ont assez de force pour y arriver, là-bas les guette également une mort causée par la faim, car ils n'ont pas un sou et personne ne se soucie de leur porter secours. Ma fille a quinze ans à peine, mais pas même elle ne réussira à voir notre pays riche et heureux comme il le fut dans le passé. Le " salut " viendra peut-être de l'anéantissement complet du paysan. Le gouvernement le remplacera par un nouvel élément qui devra travailler la terre de la même façon que l'ouvrier travaille à l'usine. Mais l'expérience montre que les usines aux mains du régime actuel n'ont aucun rendement et il en sera sans aucun doute ainsi de la terre, une fois organisée en sovkhozes et le régime finira par s'écrouler. Je viens de visiter plusieurs agglomérations de la zone de Leningrad. Les habitants se lamentent parce qu'ils ont perdu 50 à 60 % des vaches ! Mais ce sont des messieurs qui mangent du pain tous les jours. Il n'y a pas de quoi se lamenter ! Ils sont bien dans le Nord ! Qu'ils viennent ici voir ce qui se passe ! " Ces propos ont été tenus dans la maison de connaissances communes. Voici les considérations d'ordre général suggérées par le déroulement des faits qui ont conduit au désastre actuel. Je crois encore opportun de donner un tableau épisodique de la situation. Le camarade Frenkel, membre du " Collège " de la GPU, a confié à une personne de notre connaissance que, chaque nuit, près de 250 corps de personnes mortes de faim dans la rue sont ramassés à Kharkov. Pour ma part, je peux témoigner que après minuit j'ai vu passer devant le consulat des camions chargés de dix à quinze cadavres. Étant donné qu'à côté du consulat royal se trouvent trois pâtés de maisons en construction, le camion a stationné devant la palissade et deux préposés, munis de fourches sont entrés pour chercher les morts. J'ai vu ramasser par terre avec lesdites fourches, sept personnes, c'est-à-dire deux hommes, une femme et quatre enfants. D'autres gens se sont réveillés et ont disparu comme des ombres. Un des deux préposés m'a dit : " Chez vous, vous n'en avez pas, n'est-ce pas ? " Au marché, le 21 au matin, les morts étaient rassemblés comme des tas de chiffons, dans la boue et dans les excréments humains le long de la palissade qui borde la place vers le fleuve. Il y en avait une trentaine. Le 23 au matin j'en ai compté 5 1. Un bébé tétait le sein de sa mère morte, au visage gris. Les gens disaient : " ce sont les boutons du printemps socialiste ". Rue Puchkinskaja, je descendais un après-midi vers le centre. Il pleuvait : trois besprizornye me dépassèrent ; ils firent mine de se disputer. L'un d'eux reçut une bourrade qui l'envoya heurter une dame portant un pot de bortsch, retenu dans un mouchoir. Le pot tomba et se brisa. Le coupable s'enfuit et les deux autres ramassèrent la soupe avec leurs mains au milieu de la boue et l'avalèrent. Ils en mirent un peu dans un béret pour le troisième. Dans cette même rue Puchkinskaja, à quelques dizaines de mètres du consulat, une paysanne est restée toute la journée avec deux enfants, prostrée dans un coin du trottoir, comme des dizaines d'autres mères, les unes un peu plus haut, les autres un peu plus bas dans la rue. Elle tenait la boîte de lait habituelle, une vieille boîte de conserve, sans couvercle, dans laquelle de temps en temps quelqu'un jetait un kopeck. Le soir, elle éloigna d'un geste les deux enfants et, une fois debout, elle se jeta contre un tramway qui descendait à toute allure. Une demi-heure après j'ai vu un dvornik qui balayait les boyaux de la malheureuse. Les deux enfants étaient toujours là et regardaient. Depuis une semaine seulement, un service pour recueillir les enfants abandonnés a été organisé. En effet, en plus des paysans qui affluent vers la ville, parce qu'ils n'ont plus aucun espoir de survie à la campagne, il y a les enfants qu'on amène ici et qui sont ensuite abandonnés par les parents, lesquels s'en retournent au village pour y mourir. Ces derniers espèrent qu'en ville quelqu'un prendra soin de leur progéniture. Mais jusqu'à la semaine dernière, ils étaient couchés et pleuraient à l'angle de chaque maison, sur les trottoirs, partout. On voyait des enfants de dix ans se comporter comme des mères envers ceux âgés de trois ou quatre ans. La nuit venue, ils les couvraient avec leur propre châle ou avec leur manteau et dormaient couchés par terre, leur petit pot à lait à côté d'eux pour une aumône éventuelle. Depuis une semaine on a mobilisé des dvorniki en blouse blanche qui patrouillent la ville, recueillent les enfants et les amènent au poste de police le plus proche, souvent au beau milieu de scènes de désespoir, de hurlements, de larmes. Devant le consulat il y a un poste de police. A chaque instant on entend des cris désespérés : " Je ne veux pas aller aux baraques de la mort, laissez-moi mourir en paix ! " Vers minuit on commence à les transporter en camion à la gare de marchandise de Severno Donec. C'est là qu'on rassemble aussi les enfants recueillis dans les villages, ou trouvés dans les trains, les familles de paysans, les personnes isolées plus âgées, ratissées en ville pendant la journée. Il y a du personnel médical (ce sont les héros du jour, m'a dit un médecin ; on compte parmi eux jusqu'à ce jour 40 % de morts du typhus contracté pendant le service) qui fait la " sélection ". Ceux qui ne sont pas encore enflés et offrent quelque chance de pouvoir se remettre, sont dirigés vers les baraques de Holodnaja Gora, où dans des hangars, sur la paille, agonise une population de près de 8 000 âmes, composée essentiellement d'enfants. Un médecin préposé m'a raconté qu'ils recevaient du lait et de la soupe, mais bien sûr chichement et irrégulièrement, " comme on pouvait ". Il y a 80 à 100 morts par jour. " Un médecin russe ne peut plus avoir un coeur sensible, a-t-il dit, mais pourtant je passe d'une crise de larmes à l'autre. " Les personnes enflées sont transportées sur un train de marchandise à la campagne et abandonnées à 50-60 km de la ville en sorte qu'elles meurent sans qu'on les voie. Il arrive souvent que le train soit complet deux ou trois jours après la fermeture des wagons. Il y a quelques jours, un employé des chemins de fer passant près d'un de ces wagons a entendu crier ; il s'est approché et a entendu un malheureux, à l'intérieur, qui le suppliait de le libérer parce que l'odeur des cadavres y était devenue insupportable. Le wagon ouvert, il s'avéra être le seul encore vivant ; alors on l'enleva et on le mit à mourir dans un autre wagon où les personnes enfermées étaient encore en vie. A l'arrivée sur les lieux de déchargement, on creuse de grandes fosses et on enlève tous les morts des wagons. On m'assure qu'on n'y regarde pas de trop près et que souvent on voit une personne tombée dans la fosse se réveiller et bouger dans un ultime sursaut de vitalité. Mais l'oeuvre des fossoyeurs ne s'interrompt pas pour autant et le déchargement continue. Ces détails, je les tiens du personnel médical et je peux en garantir l'authenticité. La prison de Holodnaja Gora a en moyenne 30 morts par jour. De 1300 habitants qu'il avait, le village de Grahovo, situé à une distance d'environ 50 km de Kharkov, n'en compte plus maintenant que près de 200. Le district de Poltava semble le plus terriblement frappé, plus encore que celui de Kharkov. Dans la ville de Poltava, même les médecins commencent à enfler par suite de la sous-alimentation. De Sumi, un komsomolec écrit à une jeune fille de Kharkov que les familles tuent les enfants les plus petits et les mangent. Je joins des échantillons de poudre de racine avec laquelle on confectionne une bouillie ligneuse dans les campagnes de Belgorod. Devant la maison de Monsieur Ballovich, un vieux monsieur à l'allure distinguée s'est penché tout d'un coup sur un tas de copeaux et en a avalé une poignée. Je joins une photo d'un enfant qui est arrivé là avec sa famille d'origine allemande pour se faire rapatrier de la Moyenne-Volga par le consulat général d'Allemagne. Cet air de vieillard décrépit est l'un de ceux que l'on rencontre le plus fréquemment aussi ici à Kharkov. Enfin je citerai le suicide du général de la GPU Brockij qui, le 18 courant, au retour d'une inspection à la campagne, après une scène terrible avec Balickij au cours de laquelle il a crié plusieurs fois que ce n'était pas le communisme, mais l'" horreur " et que pour sa part il en avait assez de telles inspections et qu'il n'irait plus mettre de l'" ordre " nulle part (il avait dû participer à une répression) , s'est tiré une balle dans la tête. Je citerai celui de Hvylovyj et de Hirnyak pour des raisons analogues ; ces deux derniers suicides, ayant une répercussion particulièrement intéressante du point de vue politique, font l'objet d'un rapport à part. Enfin un gros bonnet du gouvernement local et du parti dont je n'ai pas pu connaître le nom est devenu fou après une inspection à la campagne et on a dû lui mettre la camisole de force. Lui aussi a crié, dans un état d'agitation extrême : "Ce n'est pas le communisme, c'est un assassinat. " J'en conclus : le désastre actuel provoquera une colonisation de l'Ukraine à prédominance russe. Celle-ci transformera son caractère ethnographique. Dans un avenir peut-être très proche, on ne pourra plus parler d'une Ukraine, ni d'un peuple ukrainien, ni donc d'un problème ukrainien non plus, puisque l'Ukraine sera devenue de fait une région russe. Avec mon très profond respect, Le consul royal. Sergio Gradenigo"
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231399
b
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