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Remise en question

Témoignage d'internaute trouvé sur e-sante
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Alors, je ne parlais pas d'électrochoc au sens propre du terme. Bon dieu, non ! C'était une métaphore. Alors, désolée, mais je ne crois pas tout ce qu'on me dit à la télé, alors mes références, je ne les prends pas là… En revanche, j'ai demandé à ma mère, infirmière, plus de renseignement sur la dépression, cette maladie, comme vous dites. Et selon elle, oui, c'est une véritable maladie de l'âme, qui se soigne très bien, si on est bien pris en charge. Et j'ai un oncle, qui est bi-polaire dans son comportement et doit comme vous, prendre un traitement à vie. De mon coté, si j'ai connu la dépression ? Je souhaite que non. Mais je pense que je peux comprendre quel effet ça fait de se sentir "enfermée", prisonnière sans issue. Après m'être sentie rejetée par tous à l'âge de 15 ans, moi aussi, j'ai senti ce trou noir. Je me suis renfermée, j'étais terrifiée du monde extérieur, et j'ai aussi échoué scolairement. Je ne ressentais plus rien du monde extérieur, et je ne voyais pas comment sortir de cette chute infernale. J'étais terrifiée… terrifiée. J'avais l'impression que toute la vie que j'avais connu était un leurre, qu'en fait personne ne m'aimait, que j'étais un monstre, dans l'erreur, bref… le doute le plus total, je n'osais plus rien dire, plus rien écrire, plus me montrer, je me dégoutais. Je ne supportais plus ma vie tellement j'avais l'impression d'être dans le faux. Et je culpabilisais tellement. J'ai vraiment voulu être quelqu'un d'autre à cette époque, et j'ai vraiment tout essayé dans mon comportement pour changer mes goûts, mes émotions, toute ma personnalité. Je me rejetais à tel point que je suis tombée malade, et j'ai obtenu une rectocolite hemorragique qui a mis 5 ans à partir. Je ne sais pas si vous savez ce que c'est, mais pour une jeune personne (une fille en plus ! ) , c'est horrible. Enfin bref ! Une horreur cette époque ! Et j'ai bien cru ne JAMAIS m'en sortir. Mais quand je dis jamais, c'est bien jamais ! Ce qui m'a fait changé d'avis, c'est la mort. Mon cousin de 13 ans s'est suicidé. Cette événement m'a très vite refroidie, ensuite, 1 mois plutard mon bac, et je suis retombée malade au plus bas. J'ai eu ma plus grosse poussée hémorragique, j'ai perdu tellement de sang, que j'étais à 2 doigts de la transfusion, en ne pouvant sortir sans béquilles et toilettes à l'horizon ! C'est à ce moment que je me suis dite que je n'acceptais plus cette chute infernale. Alors, j'ai lutté, lutté. Je me suis faite aidé pendant 3 ans. Et la seule chose que j'ai retenu, c'est de lutter, lutter, lutter. Ne jamais disparaître. C'est si bête de mourrir pour ça, je me suis dite. Un événement de jeunesse qui m'a traumatisée, et qui pourtant n'était pas si grave que ça en soi. En fait je crois que je me suis complètement laissée aller, et que c'est au plus bas que j'ai réalisé que ma vie était n'importe quoi et pas du tout comme je voulais. Et la chose que j'aurai aimé par dessus tout c'est que quelqu'un, quand je me suis sentie au plus mal, vers l'âge de 15 ans, avant de sombrer, me donne cette petite tape pour me ramener aux réalités et à la raison. Maintenant, j'ai 21 ans, et je réalise à quel point j'ai été stupide ! D'avoir cru toutes ces choses horribles sur ma vie et l'existence, juste parce qu'on m'a rendu la vie impossible pendant une petite période. Et puis, à l'université, j'ai rencontré plein de gens différents, du monde entier, bref, ça donne du recul et j'ai lâché prise petit à petit en compagnie de gens qui vivaient bien. Ça m'a remotivé pour changer, redevenir moi-même, et surtout reprendre le pouvoir sur mon destin. Je crois que le problème des gens dépressifs (et le mien avant ! ) , c'est qu'ils n'aient plus de maîtrise sur leur destin, et qu'on s'enferme dans tout un schéma de pensées horribles. Et ce qui m'a fait du bien, c'est ce petit électrochoc qui m'a mis face à moi-même. Ma vie m'appartient, et si je suis malheureuse, c'est à moi de gérer et de changer. Peu importe les traumatismes, je suis toujours face à moi-même. Ça aide de lâcher prise sur le monde extérieur ! Et de reprendre confiance et le contrôle ! C'est pourquoi, je parlai de cet électrochoc, une "surprise" si vous préferez, pour nous prouvez qu'on a tort d'être comme ça, et nous faire sortir une bonne fois pour toute de ce rôle de victime. Alors oui, mes conseils sont justes, parce qu'on me les a donné. Après, si j'ai été dépressive ? Je ne sais pas. Je pense surtout que j'ai été dans l'erreur tout du long. Alors, si je ne respecte pas la douleur des internautes sur ce site ? Combien faut-il de souffrance pour comprendre les autres ? Ma souffrance vous parait suffisante ? Ou dois-je connaître un peu plus la torture mentale pour avoir à transmettre un message ? Dois-je parler le même langage que les internautes ici pour avoir mon mot à dire ? Je pense qu'il faudrait davantage écouter les gens heureux pour s'en sortir que les gens dépressifs. Je n'ai pas pitié et je comprends. J'ai été malheureuse… et je sais que je ne pouvais même pas en parler. Alors ici, ils parlent. Mais par connaissance de cause, se complaire dans son malheur ainsi n'est pas une solution. Je le sais, je l'ai fait avec une amie pendant 4 ans. Et je réalise à quel point ça ne m'aidait pas. La vie ça ne devrait pas être ce site. Alors, oui c'est mon message. Et s'il ne vous plait pas, je peux le comprendre et le respecter. Je suis une personne sur 6 Ma, surtout queje risque de changer d'avis dans un an. C'est mon point de vue. Mais peut-être qu'il parlera à quelqu'un. Et, une simple rectification, je ne veux guérir personne ! Je voulais sourtout voir ce que ça ferait de lancer un message comme ça sur un site comme celui-ci. Comme l'indique le titre "Remise en question". Alors, ne me jugez pas trop, et pardonnez moi si je comprends mal. Les messages sur internet sont à prendre ou à laisser. Après, je suis sûre que tout le monde peut se sortir de la dépression, y compris vous. Et pour ça il faut rencontrer des gens qui ont cette énergie qui manque. Après, une fois que l'étincelle est réveillée, plus rien ne peut l'arrêter. Moi, ma maladie, on m'avait dit que je l'aurai à vie. Et bien non. Alors luttez ! Et je vous promets qu'un jour, tout va s'éclairer, je vous le souhaite sincèrement. Respectueusement. P. S : Et si je juge ? Non. Car je ne peux pas dire, qu'avec le vécu personnel des personnes sur ce site, si j'aurai agi différemment. Mon message était désagréable, et je l'ai signalé, c'était pour que ça percute, et voir les réactions. Après, je pense qu'il faut du temps, moi j'en ai eu besoin, et j'étais tellement terrorisée que n'importe quel message m'aurait pétrifié. Alors je comprends. Mais ce qu'il faut par dessus tout c'est quelqu'un qui nous écoute, et nous aide vraiment à recadrer notre pensée au bon moment. Alors voilà ! Ce qui compte c'est s'écouter, et je vous remercie de votre réponse. Et… qu'est-ce que la "vraie souffrance" ? L'homme paralysé ? Être nain ? Être fou ? Être violée ? Être belle ? Être attardé ? Supporter un attardé ? Prendre en charge la mort de sa mère ou de son père, comme l'a fait ma mère ? Perdre un enfant ? S'excrémenter dessus ? La guerre ? La Torture ? La dépression ? Le meurtre ? Se faire taper ? Le cancer ? La maladie ? Je n'aime pas quand vous dites ça, je trouve ça abstrait et bizarre, voire égoïste, de s'attribuer le monopole de la "vraie" souffrance. Chacun connaît la souffrance. Après, se sentir enprisonnée, c'est horrible, c'est vrai, j'ai vraiment cru mourrir. Etait-ce de la souffrance ? Oui. Et de la "vraie" souffrance ? Aucune souffrance n'est fausse, alors voilà. Maintenant, je ne m'adresserais plus à ce site. Je joue un rôle qui n'est pas le mien, et ça tombe à l'eau aparemment ! Peut-être que j'y comprends rien après tout… et tant mieux peut-être ? Bonne chance et bon courage !
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260912
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

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