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Sevrage effexor help !!

Témoignage d'internaute trouvé sur sante-medecine-ccm - 08/03/10 | Mis en ligne le 16/05/12
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Bonjour, Je vous offre mon témoignage de sevrage brutal d'Effexor (et au passage une réponse à la question : pourquoi ne pas en prendre toute la vie ? ). Commençons par pourquoi ne pas prendre Effexor toute la vie : Sous Effexor depuis 2004 : 75 mg, tout va globalement bien. Il y a deux ans, rechute malgré le traitement d'entretien : retour chez le psychiatre, montée à 150 mg. Octobre 2009, suite à une engueulade avec mon mari, je développe une panoplie de symptômes, que j'associe au stress : douleurs violentes dans la région de l'estomac, disparition de l'appétit (d''ailleurs, le jeûne soulage les douleurs à l'estomac) , douleur intense au talon, sommeil fractionné (parfois sous l'effet de la douleur à l'estomac) , et sensation de froid intense pendant au moins une heure au moment de l'endormissement. Plus tard sont apparus : démangeaisons de plus en plus intenses du cuir chevelu, eczéma sur les avant-bras et les paupières. J'oubliais : la fatigue et les ballonnements incessants (mais ça, pour moi, ce n'est plus vraiment un symptôme…). L'odeur de la viande me dégoûte, celle des ? Ufs encore plus, je glisse vers un régime végétarien, voire végétalien (au grand dam de mes deux ados, mais le poisson continue de passer). Je vais voir un médecin homéopathe et acuponcteur : chaque séance me soulage, mais mes maux reviennent sans cesse. Je suis persuadée que c'est mon cerveau qui crée tout ça et je m'en veux énormément. Début février, je fais un bilan sanguin : il y a une anomalie dans le bilan hépatique. Après des examens complémentaires, on arrive à la conclusion que l'Effexor a provoqué une hépatite. Du coup, le généraliste se met en contact avec mon psy, et ils décident tous les deux que je dois arrêter l'Effexor au plus vite et passer de 150 à 0 mg en une semaine. Je m'inquiète de ce programme, mais ils insistent (surtout le psy). 102,5 mg / 3 jours : ça va très bien. 75 mg / 3 jours : ça va encore. 37,5 mg : la descente aux enfers commence : les nerfs en pelote, des vertiges accompagnés d'une sensation de grésillements électriques dans le cerveau - j'ai l'impression d'être au bord de l'évanouissement et dans l'incapacité de commander mon corps. A partir de là, et pendant une semaines pleine, je subis l'effet sevrage en plein : Crises de nerfs et idées suicidaires : pas seulement des pulsions ponctuelles, à 3 reprises, j'ai bien réfléchi pour gérer mon décès dans les meilleures conditions pour ma famille, et j'ai décidé de me laisser mourir de faim ; la deuxième fois j'ai attrapé mon fils ainé pour lui expliquer où sont mes papiers si je décède. J'ai également donné des consignes à mon mari sur mon enterrement. Les effets physiques les plus pénibles : - les nausées - j'ai trouvé un palliatif, l'huile essentielle de citron : deux gouttes dans un plat (soupe, tartine de confiture) font diminuer celles-ci - au bout de 3 jours, elles avaient presque disparu. - les "gzitt gzitt" dans le cerveau, cette sensation horrible de court-circuit électrique, dès que j'ouvre les yeux, ou que je bouge la tête ou que je marche, que je me lève, accompagnée systématiquement de vertiges. J'ai l'impression qu'on a déconnecté mon cerveau de mon corps, et que les fils électriques se touchent dans le désordre. Seul l'alitement les yeux fermés offre un peu de répit. - les tremblements : e temps en temps, je me mets à trembler et à claquer des dents (à 2 deux reprises, après un vertige plus fort que les autres). Le soir, je suis victime de crispations musculaires, que j'ai réussi à calmer en faisant appel aux techniques de relaxation apprises en cours d'accouchement (sophrologie). La sensation de façon générale d'un "embrayage qui patine" entre mon cerveau et mon corps. La nuit, les sensations changent : j'ai chaud, je me réveille en sueur, avec la sensation d'un poids sur la poitrine. Ici encore, la sophro m'a aidé à gérer. Une autre fois, je me suis réveillée avec le ventre agité de tremblements. J'ai évité les cauchemars, mais j'ai eu droit aux "rêves réalistes" (c'est comme le cinéma, mais on croit qu'on y est vraiment, surtout après le réveil). Je suis de plus en plus faible, je n'arrive pas à digérer le peu que je mange. Je suis incapable de rester plus de 10mn debout… Au bout de 6 jours, j'ai besoin d'aide pour me lever de mon lit ou d'une chaise, pour descendre l'escalier, je ne tiens pas debout. Pourtant, ma tension est acceptable (10/6). Je profite de mes moments de "forme" pour faire des recherches sur internet, sur le sevrage, et les hépatites médicamenteuses. Je trouve des informations sur les hépatites provoquées par Effexor, sur les sevrages volontaires, mais rien pour m'aider. Je finis par trouver un témoignage, une femme, dans le même cas que moi, qui raconte le même enfer. Une information en plus : la période de grande faiblesse dure environ une semaine. C'est presque encourageant. La prise de sang de contrôle pour voir si l'arrêt de l'Effexor fait baisser les enzymes a lieu 1 semaine après l'arrêt total du traitement. Les analyses du mercredi ont montré un retour à la normale de presque tous les enzymes du foie. Le psy me reçoit deux jours après les résultats. J'arrive à nouveau à marcher (j'ai toujours besoin d'aide pour me lever et ma trajectoire n'est pas très droite) , Il constate mon état de faiblesse, et me prescrit un autre anti-dépresseur. J'essaye de lui expliquer que j'ai des bouffées de violence (j'ai cassé beaucoup d'assiettes en quelques jours, et divers objets lancés à toute volée) , mais je n'ai pas l'impression d'être entendue. L'après-midi, je fais une méga crise de nerfs - le psy, appelé au téléphone, est parti en vacances, heureusement mon généraliste est là. Mon mari lui explique la situation, il me donne du Xanax, ce qui me soulage (enfin ! ). En en usant avec modération (1 cp de 0,25 uniquement si besoin, de préférence pas plus qu'une fois par jour) , je maitrise mieux mes nerfs, je commence à récupérer physiquement, avec des périodes de veille presque normales : au bout de 3 jours, j'arrive à écrire ce (très) long témoignage (presque un après-midi pour écrire ceci). Quelques remarques après coup : … j'ai demandé à mon mari de m'emmener chez le psy, pour qu'on m'hospitalise, dès le passage à 0mg. J'ai beau avoir réussi à dire que je ressentais l'envie de me faire du mal, le psy m'a renvoyé chez moi avec mon mari. Après, j'ai fait 2 "fuites de mon domicile" avec décision de me laisser mourir. - je me suis sentie extrêmement seule face à ce sevrage : je remercie mes médecins pour leur relative disponibilité, mais ils n'avaient ni conseil, ni solution à proposer pour m'aider à gérer. - je pense très honnêtement que ma vie a été plus mise en danger du fait du sevrage brutal qui m'a été imposé que par la dégradation de mon foie, et qu'un arrêt plus lent aurait été plus profitable à tout le monde. - En conclusion, mon cas n'étant ni isolé, ni récent, bien que rare, je m'étonne que le laboratoire n'ait pas mis au point un protocole d' "arrêt d'urgence", destiné à limiter les effets catastrophiques du sevrage brutal. Il semble que des cas de suicide ou d'homicide aient été reportés : les gains attendus n'étaient-ils pas finalement largement dépassés par les risques encourus ? Encore faudrait-il que les médecins soient informés. - le médicament n'est pas mauvais en soi. Je reconnais qu'il m'a beaucoup aidée durant ces 6 dernières années. Toutefois, je ne suis pas sure que j'aurai accepté de le prendre, en sachant à l'époque ce qui m'est arrivé récemment. Les laboratoires ont une responsabilité en ce qui concerne les effets secondaires des médicaments qu'ils commercialisent, surtout quand ils se cumulent. Le minimum serait de fournir une plateforme d'information pour les médecins, l'attitude la plus responsable de leur part serait de mettre en place une structure d'accueil pour la désintoxication des malades qui le nécessitent.
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255836
b
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