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Soyez les bienvenus parmi nous.

Témoignage d'internaute trouvé sur france5 - 19/05/10 | Mis en ligne le 30/07/12
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Bonjour à toutes, Dorine, toutes mes condoléances pour ton petit Antonin. Il avait effectivement l'air d'être un beau grand gaillard à 38 sa. Soyez les bienvenus parmi nous. Quand l'as tu mis au monde exactement ? Comment s'appelle ton fils ainé ? (si ce n'est pas indiscret ? ). Je me retrouve tout à fait dans cette crainte "d'incarner le malheur". J'imagine que ce doit être un mélange de nos propres appréhensions mais aussi un peu réel. Pour rejoindre la question que posait hier Lise à propos des potes et de l'éventuelle mise en quarantaine qu'on aurait à connaitre, je dirais que de mon côté, c'est plutôt moi qui me met en quarantaine. À cause de cette trouille de plomber l'ambiance du fait de ma simple présence. Mais je dois avouer aussi que c'est vrai aussi que je ne suis pas tout à fait comme avant. Moins disponible, les soucis dérisoires de chacun m'emmerdent profondément. Alors que c'est pourtant aussi la vie ! Mais je n'arrive pas à écouter telle copine crevée après sa journée de boulot de prof ou d'éduc, ou telle autre qui ne sait pas si elle doit quitter son copain ou pas depuis deux ans. Toujours les même histoires, un peu broutilles pour mon cerveau endolori, et je n'arrive pas à me concentrer et à les prendre au sérieux pour le moment. Mes copines savent très bien mon indisponibilité et le respectent profondément. Mais du coup, moi j'ai pas envie de présenter trop souvent cette face taciturne qui se fout un peu de tout. Au début ça me faisait pleurer de ne pas être comme avant à écouter 5/5 parce que je ne me reconnaissais pas du tout. Et puis cette absence d'insouciance que tu évoquais Dorine me pesait régulièrement. Maintenant je m'en fiche un peu (je pense à l'image du plumage que tu décrivais Lise). Le drame est si récent ! Je prends soin de moi et on verra. En général, ici je dois le dire, les potes ont été plutôt supers. Certains extrêmement présents et capables d'écouter le chagrin, d'autres plus pudiques mais toujours authentiques. Comme je vous l'ai dit en d'autres occasions, moi c'est plutôt ma famille qui a un comportement inadapté. C'était le cas avant mais la mort de Taos a mis à jour des fonctionnements "pathologiques" de façon paroxystiques. Toujours aucune news de mon petit frère et de mon père. Mon frère de 31 ans a essayé de m'envoyer quelques mails touchants extrêmement maladroits dans lesquels il s'inquiète plus de savoir si en gros je serais toujours la grande soeur maternante costaude que j'étais jusqu'alors, que de moi. "Peux-tu encore donner ? " semblent demander ces messages. Que répondre… tout cela parait tellement outrageusement décalé par rapport à ce que je vis… Les potes en revanche, top. Ça rejoint des discussions qu'on avait il y a quelques temps… je reste persuadée que la plupart vont réagir correctement si on leur donne le mode d'emploi. Les plus traumatisées c'étaient 2 copines (sans enfants dont l'une qui réfléchit depuis longtemps à cette question de la maternité. Elle ne m'avait adressé aucun signe depuis la mort de Taos. Silence total) qui étaient tétanisées à l'idée de me voir (en avril). Je m'en doutais et c'était tellement caricatural que ça me faisait limite rire. Lorsque la pote de province est venue passer ici son week end habituel pour faire la tournée des copains, elle a tâté le terrain par texto pour savoir si oui ou non elle passerait me voir. Ces craintes me donnent l'impression d'être "l'icone du malheur sur terre"… et l'expression (par le silence, la gêne) de ces appréhensions est un peu désagréable mais si humaine finalement. -Moi même comment aurais-je réagis ? - Alors j'ai choisi d'en rire. J'ai filé un créneau de disponibilité restreint en me disant, si c'est trop dur pour elle, elle aura une échappatoire. Autant éviter des situations chelou si les gens ne sont pas en état d'assumer hein… Hors de question de me coltiner cela par contre. Si les gens me voient, ils m'accueillent, moi, ma fille et notre histoire. Si c'est trop dur, ils ne me voient pas, on se verra plus tard, il sera toujours temps. Et puis finalement elle est venue avec une autre copine à nous qui n'avait pas réussi à me contacter après l'enterrement, et avec aussi, comme "médiateur relationnel", une autre amie, qui a été extrêmement proche de nous dès le décès de la petite. Elles sont donc arrivées en groupe, bardées de "protections", avec un cageot rempli de victuailles histoire de remplir les bouches au cas où parler serait trop dur !!! J'étais pétée de rire. Et puis ben ça l'a fait. Quand elles ont constaté que je tenais debout, que j'avais toujours mon humour à deux balles, j'ai enfin fini par imposer de parler un peu de la petite. Pas beaucoup de mon chagrin, mais surtout de ma joie d'être maman. Du coup la copine a parlé de son désir de maternité, et tout cela s'est terminé en discussion de femmes tout à fait normale quoi. En partant il parait qu'elles étaient soulagées (j'ai eu mes infos par la copine "médiatrice" hé hé ! ) et moi j'ai enfin pu recontacter ma pote pour lui demander la recette du cake à la carotte que je voulais lui demander depuis que j'allais mieux !! (Mais comme je n'avais aucune news… je pouvais pas.) Voilà, retour à des relations normales… Bref, hormis pour ceux qui savent naturellement réagir face à la mort, face à cette maternité, parentalité complexe, les autres, on leur indique la marche à suivre (y'en a, c'est le faire part qui a tout débloqué et qui leur a permis de nous contacter normalement) , et en général après ils vont mieux. Cloeluca, au boulot, est-ce que t'appréciais les gens avant ton congé mater ? Si c'est le cas, une fois qu'ils auront vu sur quelques jours que tu es toujours la même personne, ils finiront par oser venir vers toi au fur et à mesure. Bon ben j'ai encore été bavarde aujourd'hui… Je vous embrasse.
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283137
b
Moi aussi !
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