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Témoignage d'internaute trouvé sur forumados - 26/08/10 | Mis en ligne le 06/05/12
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Balzac. 1799 [modifier] Naissance le 20 mai à 11h00. Acte de naissance d'Honoré de Balzac. Honoré de Balzac est né le 20 mai 1799, à 11h00, et non le 16 mai (jour de la Saint Honoré) comme l'indiquera en 1856 sa soeur Laure. Son prénom ne lui a donc pas été donné en rapport au saint de son jour de naissance comme le sous-entendait sa soeur. Isabelle Tournier donne une autre explication quant au choix de ce prénom : Honoré renvoie à la fois à la rue Saint-Honoré, le quartier ancien de la famille maternelle, et à Honoré-Gabriel Riquetti de Mirabeau, comte de Mirabeau, une des références politiques du père de Balzac. Dans l'ascendance familiale, aucune personne n'a porté ce prénom. Par contre, dans l'entourage proche, on peut trouver un Honoré Marchant, qui achète la maison des Balzac à Tours en 1813, et dont le fils, Albert, est le condisciple d'Honoré à Vendôme et le dédicataire du Réquisitionnaire. Mais il n'y a aucune certitude que les Balzac et les Marchand se connaissaient à cette date… En 1869, Eugène de Mirecourt note que la maison natale de Balzac porte l'adresse du 25, rue Impériale et appartient à un certain général d'Outremont. "On voit dans la cour un acacia planté par les ordres de Mme Balzac, le jour même de la naissance de son fils, et qui depuis a été constamment respecté." Il est mis en nourrice chez des habitants de Saint-Cyr-sur-Loire, avec toutefois la précision de ne pas avoir été placé chez une femme épouse d'un membre de la gendarmerie nationale. 1800 [modifier] 12 mars (ou 13 mai). Naissance d'Edouard Parfait Malus, fils de Sébastien et Sophie Sallambier, qui décède le 25 octobre 1822. 1802 [modifier] 5 juillet. Naissance de Charles Gustave Malus, fils de Sébastien et Sophie Sallambier, qui décède le 16 juin 1820. Décembre. Une souscription est ouverte pour l'établissement d'un lycée à Tours : la contribution du "citoyen Balzac" est de 1300 F, bien supérieure à celles du général-préfet ou de l'archevêque concordataire qui vient d'être nommé en juin[4]. 1803 [modifier] Question book-4.svg. Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (novembre 2009). Si vous connaissez le thème traité, merci d'indiquer les passages à sourcer avec {{Référence souhaitée}} ou, mieux, incluez les références utiles en les liant aux notes de bas de page. (Modifier l'article). Début de l'année. (1008) Retour d'Honoré et de Laure, rue de l'Armée d'Italie. Les trois enfants sont confiés à une gouvernante, Mlle Delahaye qui les fait vivre "dans la terreur" . 22 mai. Mort de Claude Louis Joseph Sallambier, grand père d'Honoré. Sa veuve vient s'installer chez les Balzac en apportant au ménage cinq mille francs de rente[5]. Elle commet l'erreur de confier ses capitaux à Bernard François qui les aventure dans une affaire "éblouissante" et lui fait perdre quarante mille francs. 12 août. Napoléon étant de passage à Tours, le maire lui remet une supplique de B. F. Balzac, rappelant qu'il a déjà fait transmettre au grand chancelier de la Légion d'honneur un rapport sur "ses longs services rendus à la chose publique" . Cette supplique demeurant sans effets, il pétitionne en 1814[4]. 13 octobre. (1008) B. F. Est nommé par Pommereul administrateur de l'Hospice général de Tours, et le restera jusqu'en 1814[4]. Décembre. (1008) B. F. Adjoint au maire de Tours, s'achète un hôtel particulier, vise la Légion d'honneur. En janvier 1804. 23 décembre. B. F. Est nommé adjoint au maire de Tours, et remplit jusqu'en mai 1808, les fonctions "d'officier public de l'Etat Civil" . Il cesse alors ses fonctions d'assesseur du juge de paix de la ville de Tours, fonction qu'il a remplie depuis 1798[4]. 1804 [modifier] Vers le 11 janvier. Acquisition par B. F. D'une maison sise 29, rue d'Indre-et-Loire (aujourd'hui 53, rue Nationale – rue de l'Armée d'Italie en 1799, rue Napoléon en 1813, rue Royale en 1820) pour 40 000 francs. Le 8 janvier 1805, l'ancien propriétaire donne quittance des sommes dues. Elle était située tout près de la maison natale d'Honoré au n°25. Balzac à Saché, N°XI (1968) – suivant acte notarié de 1820 - La maison se compose : d'une cour d'entrée pavée de treize mètres sur douze, bâtiment principal de dix mètres de façade avec trois croisées, sur seize mètres de profondeur, avec à l'ouest et à l'est deux vastes bâtiments de communs, bordant la cour. Au R. De Ch. Deux grands salons où Mme B. F. Reçoit les notables de Tours : l'ordonnateur militaire Honoré Marchant, le lieutenant-colonel Doutremont qui épouse après le décès du précédent en 1816, sa veuve ; Gabriel Donnadieu, futur baron d'Empire et général, avec sa femme célèbre par sa beauté, Henri Joseph Savary et son gendre Jean François Alexandre Margonne (de) , Mme Marie Bruley, ami du sénateur Clément de Ris, témoin de son enlèvement en 1800, ainsi que les Anglais, William et Mary Cane dont le fils James est le camarade de jeux d'Honoré. Ayant vendu la ferme de Gazeran qui appartenait à sa femme[réf. Souhaitée][5]. * Balzac : contes drôlatiques – premier dixain – L'Apostrophe : au sujet du 29, rue d'Indre et Loire : "une rue impériale, une rue à deux trottoirs ; une rue bien pavée, bien bâtie, bien lavée, propre comme un miroir ; la reine des rues, la seule rue de Tours" . 19 janvier (29 nivôse an XII). Acquisition par B. F. De la ferme de Saint Lazare, sise sur le chemin de Tours à Saint Avertin, pour la somme 23 703 francs. Cette ferme, bien national et d'église, appartenait à René Norbert L'Héritier qui l'avait acquise deux ans auparavant pour 30 000 francs (A. B. 1960). Elle avait une superficie de 7 ha 71 a 33 ça. Le bien est revendu en 1831 par Mme B. F. Pour 90 180 francs. Avril. Honoré devient externe "à la lecture" , pour six francs par mois à la pension Le Guay, située, 71, rue de la Scellerie, non loin de l'hôtel de ses parents. Le catéchisme est assuré par l'abbé Laberge. Il y reste jusqu'en 1807. Les filles, quant à elles, entrent à la pension Vauquer. Mme Balzac est "abonnée aux chaises" de la cathédrale Saint-Gatien. 1805 [modifier] Vente de la ferme de Volaille à Gazeran pour 30 000 francs, apportée en dot à la femme de B. F., pour permettre l'achat de la ferme de Saint Lazare près de Tours[4]. À partir de 1805, Ferdinand Heredia, comte de Prado-Castellane, fréquente les salons de Mme Balzac. 1806 [modifier] 20 mai. Entrée au collège de Vendôme de Joseph-Auguste Fontemoing. 7 décembre. Le général Pommereul, préfet d'Indre-et-Loire, est muté à la préfecture du Nord. Cette promotion donne satisfaction au nouvel archevêque Mgr Louis-Mathias de Barral, qui n'apprécie pas plus que son prédécesseur, Mgr de Boisgelin, l'anticléricalisme du général. Le baron Lambert, nouveau préfet, devient rapidement fort critique à l'égard de B. F. (A. B.1961) Donne février 1806. Le scandale Vauquer avait éclaté, "l'affaire Balzac" couvait. (A. B. 1961) Le Salon de Mme Balzac, où elle reçoit : - Marchant de la Ribellerie, ordonnateur militaire, - le colonel d'Outremont, - M. Derouet Granolach, adjoint au maire de Tours, - Cormery, - Sain de Bois le Comte, - Chalmel, - le Maire Deslandes, - Madame Bruley, grande amie de la famille Clément de Ris, qui se trouve à Bléré le soir de l'enlèvement du sénateur, - Les Salmon, proches parents des Savary et des Margonne, - Le général et Madame Donnadieu, amis communs des Balzac et des Savary, - Marie Pye, femme de William Cane, et mère de James, qui est le camarade de jeux d'Honoré, - Ferdinand Heredia, comte de Prado Castellane, - Jean-François Alexandre de Margonne. Les relations de Mme Balzac et de Ferdinand Heredia doivent dater de cette année, car dans ses lettres le comte fait allusion : "Toujours 1803-1817" (leurs correspondances conservées Lov, A 381, fol.321 à 338). 1807 [modifier] 22 juin. Honoré entre comme pensionnaire au collège de Vendôme, dirigé par des oratoriens sécularisés sous la Révolution, sous le N° 460. "Honoré Balzac, âgé de huit ans et cinq mois, a eu la petite vérole sans infirmité ; caractère sanguin, s'échauffant facilement, et sujet à quelques fièvres de chaleur. Entré au pensionnat le 22 juin. S'adresser à M. Balzac, son père, à Tours" [6]. Juillet. B. F. Publie chez Mame sa première brochure "d'intérêt public" : Mémoire sur les moyens de prévenir les vols et les assassinats, et de ramener les hommes qui les commettent aux travaux de la Société et sur les moyens de simplifier l'ordre judiciaire, par M. Balzac, adjoint au maire de Tours et l'un des administrateurs de L'Hospice général de la même ville (in-8° de 19 pages). 1er octobre. (1005) B. F. Prend ses fonctions d'agent en chef à la direction générale des vivres à la guerre à Tours au traitement de 4 200 francs. Nommé agent général des vivres de la 22° division militaire, il le reste jusqu'au 1er septembre 1814) [4]. 21 décembre. Naissance d'Henry François de Balzac à Tours, baptisé le même jour à l'église Saint Martin. Parrain : Henry Joseph de Savary. "L'an mil huit cent sept, le vingt un décembre à midi. Par devant Nous Maure de la ville de Tours, membre de la Légion d'Honneur, Officier de l'État-civil de Tours, soussigné, est comparu : M. Bernard François Balzac, adjoint de cette commune et administrateur de l'Hôpital général de cette commune, demeurant à Tours, rue d'Indre et Loire, n°25, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, né de ce jour à trois heures du matin de lui déclarant et de dame Anne-Charlotte-Laure Sallambier, son épouse, auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Henry-François. La dite déclaration et présentation faite en présence de M. Henry-Joseph Savary, propriétaire, âgé de cinquante-quatre ans, demeurant à Tours rue de la Scellerie et de Monsieur François Derouet Granolach, adjoint de cette commune, âgé de soixante neuf ans, demeurant à Tours, rue Napoléon, qui ont avec le déclarant signé avec Nous le présent acte de naissance après lecture." Le même jour, l'abbé Nicolas Simon, baptise le nouveau-né en la paroisse St-Martin, érigée dans la cathédrale de Tours : "Aujourd'hui lundi vingt un décembre mil huit cent sept, a été baptisé par nous, curé soussigné, Henry-François, né hier du légitime mariage de M. Bernard François Balzac (adjoint en la mairie de Tours) et la Dame Anne-Charlotte-Laure Sallambier, ses père et mère. A été parrain Monsieur Henry-Joseph Savary, propriétaire. A été marraine Dame Marguerite Michel Sophie Sallambier, tante maternelle de l'enfant, épouse de Monsieur Malusse (sic) , sous inspecteur aux Revues." Dans son testament, M. De Margonne dicte : "Je donne et lègue à M. Henry de Balzac, frère de l'auteur mort il y a quelques temps, deux cent mille francs pris sur les fonds placés par obligation chez M° Thion de La Chaume, notaire à Paris, le dit M. De Balzac demeurant à l'Ile Maurice autrefois Bourbon." (Il confond l'Île Maurice, autrefois Île de France, cédée à l'Angleterre en 1815, et sa voisine l'Île Bourbon). Sa légatrice universelle de M. De Margonne est sa fille naturelle, Marie-Alix Salleyx. (2001) Rapport de Pierre-André Gendron. 1808 [modifier] Février. (A. B. 1961) Le préfet Lambert accuse dans une lettre confidentielle B. F. D'avoir adroitement soustrait à son profit huit millions d'assignats, et indique : "Cet homme est dans l'opulence et ses parents qui habitent le Cantal sont très fortunés." Avril. B. F. Publie chez Mame une deuxième brochure : Mémoire sur le scandaleux désordre causé par les filles trompées et abandonnées dans un absolument dénuement. Mai. B. F. Cesse ses fonctions d'adjoint au maire de Tours[4]. 12 août. (1008) Napoléon passe à Tours. 3 septembre. Lettre du sénateur Clément de RIS au ministre de l'intérieur : "M. Balzac est établi à Tours depuis 10 ans : il remplit depuis ce temps la place de directeur des vivres pour les troupes stationnées dans la 22° division militaires. Il est allié depuis 9 (sic pour 11) ans à une respectable famille de la bourgeoisie de Tours (les Sallambier) il y jouit d'une excellente réputation tant sous le rapport de sa place que comme époux et père, c'est un homme d'une rare intelligence pour les affaires (…). " 1809 [modifier] 30 avril. (corr. 09-01 p. 1189) Honoré, élève de septième, obtient par l' "Académie du Collège" un accessit de discours latin et reçoit un exemplaire de l'Histoire de Charles XII de Voltaire (Metz, Collignon, 1805, in-12). En lettre d'or sur le premier plat est gravé : "PRIX A HONORÉ BALZAC, 1808" . 1er mai. Corr. 09-01 : Vendôme - Honoré à Mme B. F. Balzac, rue Neuve à Tours. "Ma chère maman, Je pense que mon papa a été désolé quand il a su que j'ai été l'alcôve. Je te prie de le consoler en lui disant que j'ai eu un accessit. Je n'oublie pas de me frotter les dents avec mon mouchoir. J'ai un chayer où je recopie mes chayers nettement et j'ai des bons points et c'est de cette manière que je compte te faire plaisir. Je t'embrasse de tout mon coeur et toute la famille et les messieurs de ma connaissance. Voici les noms que je sais de ceux qui ont eu des prix et qui sont de Tours : Boislecompte. Je ne me rappelle. Que de lui. Ton fils soumis et affectionné. Balzac Honoré. * Dans cette "alcôve" , il dévore de nombreux livres prêtés par Hyacinthe Laurent Lefebvre, prêtre assermenté, régent de cinquième et bibliothécaire du collège de Vendôme. En cette année scolaire les appréciations concernant Honoré sont les suivantes : - Conduite : "bonne" - Caractère : "lent" - Disposition : "très heureuse" Au collège de Vendôme, Zulma Tourangin, future Mme Carraud, alors âgée de treize ans, rencontre pour la première fois Honoré, en rendant visite à son cousin germain Alix Tourangin, pensionnaire à Vendôme[7]. (1008) Jean Joseph Tourangin lui présente sa cousine Zulma, 13 ans, venue lui rendre visite. Mai. B. F. Balzac publie une troisième brochure Mémoires sur deux grandes obligations à remplir par les Français. In-4, à Tours, de l'Imprimerie de Mame, 1809. (1008) Après une longue méditation sur les grands monuments du monde, B. F. Propose d'élever dans la cour du Louvre, une pyramide, monument national de reconnaissance à L'Empereur et plus secrètement emblème maçonnique, prémonition reprise 180 ans plus tard par un autre François… 1810 [modifier] (2001) Pierre André Genron, médecin des épidémies dans le vendômois depuis le 14 septembre 1805, note dans son rapport : "Le bruit a couru dans notre ville que l'épidémie de fièvre putride maligne avait été apportée en 1810, par des prisonniers espagnols, dont plusieurs détachements passèrent successivement à Vendôme. Les premiers nous avaient offerts l'inflammation de la muqueuse gastrique, avec cette apparence de symptôme adynamiques, notés par Broussais (…) " Honoré s'en rappellera dans avec Bagos de Férédia et à "La Grande Bretèche" : "- Monsieur, dit-elle, quand l'Empereur envoya ici des Espagnols prisonniers de guerre ou autres, j'eus à loger, au compte du gouvernement, un jeune Espagnol envoyé à Vendôme sur parole. Malgré la parole, il allait tous les jours se montrer au Sous-Préfet" . Janvier. B. F. Publie chez Mame une quatrième brochure : Histoire de la rage et moyen d'en préserver, comme autrefois, les hommes, et de les délivrer de plusieurs autres malheurs attaquant leur existence ; Tours, impr. De Mame, 1809, in-8 de 65 pages. On lit en bas du frontispice : "Cette édition est pour le Gouvernement seul ; elle ne sera adressée à aucun auteur de journal ou de feuille périodique." 30 janvier. (A. B. 1964) Charles de Montzaigle, munitionnaire général des subsistances, délivre à B. F. Un certificat attestant que celui-ci a été agent en chef des subsistances militaires dans la 22° division militaire, depuis le Ier ventose an V jusqu'au Ier frimaire an VI. 15 juillet. Décès de Marguerite Michèle Sophie Sallambier, soeur cadette de Mme B. F. Balzac. Elle laisse deux enfants mineurs. 7 septembre. Distribution des prix au collège de Vendôme. Pour le "cours" de 6°, "M. Honoré Balzac de Tours" obtient les premiers accessits en version latine et orthographe. Appréciations : Conduite : "bonne" Caractère : "doux" Dispositions : "heureuse" 10 octobre. Départ de Mme de Staël de Fossé. 15 octobre. Entrée à Vendôme des frères Tinant, Louis Lambert (9 ans) et Charles, Jacques, Sylvain, Léopold (13 ans). Leur père est sous-intendant de la Marine à Dunkerque. Balzac commence sa quatrième. 1811 [modifier] 26 janvier. Marie Sébastien Malus épouse en secondes noces Anne Françoise Mabile. Septembre. Honoré achève sa cinquième classe d'Humanités : conduite "bonne" , caractère "enfantin" , dispositions "heureuses" . 26 décembre. Jean-François-Renée-Marie-Pierre Kergariou (de) est nommé préfet d'Indre et Loire. Les relations de la famille Balzac : Les Sanitas. Les deux beaux-frères de Sébastien Malus (de sa 2° fille) : Naudet de Courbois et Vaumorel, Guy Boursier, notaire. 1812 [modifier] Début de l'année. Disette en Indre-et-Loire. 7 septembre. Élève de quatrième, Honoré remporte un second accessit de version latine, à mérite égal avec Henri Verdryès. 1813 [modifier] 13 février. Marchant achète aux Balzac leur maison "29, rue Napoléon" (rue de l'Armée d'Italie) à Tours. L'acte est passé devant Mtre Petit, notaire, entre Bernard-François Balzac, "membre du collège électoral du département d'Indre-et-Loire, administrateur de l'hospice général de Tours, ex-adjoint du maire de la même ville, chef divisionnaire des vivres de la guerre" et, d'autre part M. "Honoré-René Marchant, officier de la Légion d'honneur, commissaire ordonnateur des guerres et Marie-Albertine Désirée La Roche de La Ribellerie, son épouse." Le prix indiqué au contrat est de 40 000 francs, soit le même que celui du contrat d'achat en 1804. La vente est ratifiée "comme à regret" par l'épouse du vendeur le 1er avril 1813. L'entrée en jouissance des nouveaux propriétaires est prévue le 1er mai. En fait, les Balzac déménagent seulement en 1814. 22 avril. Honoré quitte le collège de Vendôme, et retourne quelques mois chez ses parents à Tours. (2002) Une phrase du manuscrit de Louis Lambert, supprimée par la suite : "Mes parents alarmés de mon état mental (…) me retirèrent du collège" . (Sarrasine) "Le jeune Sarrasine, confié de bonne heure aux jésuites, donna les preuves d'une turbulence peu commune. Il eu l'enfance d'un homme de talent. Il ne voulait étudier qu'à sa guise, se révoltait souvent, et restait parfois des heures entières plongé dans de confuses méditations. […] Enfin, s'il faut en croire la chronique du collège, il a été chassé pour avoir, en attentant son tour au confessionnal, un vendredi saint, sculpté une grosse bûche en forme de Christ. L'impiété gravée sur cette statue était trop forte pour ne pas attirer un châtiment à l'artiste." Début de l'été. Honoré entre à l'institution Lefebvre, rue de Thorigny à Paris (aujourd'hui musée Picasso) , dirigée par Beuzelin et Ganzer. Il suit les cours au lycée Charlemagne, rue Saint Antoine, Décembre. Mort de Beuzelin. Lettre de Laure Surville à Mme Victor Hugo qui prépare une notice sur Balzac : "Mon frère acheva ses classes à Paris […] d'abord chez MM. Beuzelin, Sguanzer (sic) et Andrieux (sic) ensuite chez M. Lepître au Marais et comme il n'y avait plus là de Bibliothèque pour étancher sa soif de savoir il se passionna pour l'étude des langues devint bon helléniste, bon latiniste et se distingua dans les compositions françaises dont plusieurs furent remarquées au collège de Charlemagne. (AB 1966). 1814 [modifier] En 1814, Louis Auguste Marie Doumerc fonde une société monopolisant pour cinq ans la fourniture des vivres et Fourrage (B. F. Balzac place de l'argent dans l'entreprise et y sert en tant que directeur des vivres de la division de Paris). * (arch. I. Et L. 146 J 16) Lettre du comte de Kergariou, préfet d'Indre-et-Loire, à M. Deslandes, maire de Tours, le félicitant pour son nouveau titre de baron d'Empire. 13 janvier. (1008) Aux Tuileries, Honoré est dans la foule qui voit partir la Grande Armée pour son départ vers la Russie (voir La Dernière Revue de Napoléon 25/11/1830). 27 janvier au soir. Lettre de réprimandes de Mme B. F. À Honoré pour ses mauvaises notes en version latine. 11 février. B. F. Adresse au préfet d'Indre et Loire, Kergariou, une lettre l'avertissant qu'il cesse ses fonctions d'administrateur de l'hospice général de Tours, poste occupé depuis le 03/10/1803. Fin février ou début mars. Mme B. F., craignant l'invasion des Alliés, vient chercher son fils à Paris pour le ramener à Tours. Mme B. F. Revoit Ferdinand Heredia. (1008) Une scène éclate entre la mère et le fils (Le Lys dans la vallée –Pl IX, p.981). 6 avril. Fontainebleau : abdication de Napoléon ; première Restauration. Mai. Nouvelle édition de l' "Histoire de la rage" , épurée de l'hommage à l'Empereur de l'édition de 1810. Juin. B. F. Publie une cinquième brochure : Opuscule sur la statue équestre que les Français doivent faire ériger pour perpétuer la mémoire d'Henri IV et de leur amour envers sa dynastie avec des recherches sur les anciens monuments de ce genre, ouvrage de 16 pages où il se dit membre du Collège électoral du département d'Indre-et-Loire. Juillet. (1005) Le ministre de la maison du Roi, le Comte de Blancas écrit à B. F. : "Je ne vois inconvénient à ce que vous attaché votre nom à un ouvrage qui a pour objet de faire transmettre aux siècles à venir les traits d'un Roi si cher aux Français." Juillet - 15 septembre. Honoré "de" Balzac, externe au collège de Tours, redouble la classe de 3°. 10 juillet. (1005) B. F. Entre à la direction générale des subsistances de la guerre. 6 août. (1008) Honoré, externe au collège de Tours, assiste à l'entrée solennelle du duc d'Angoulême, neveu du roi. (Le Ly, Pl. IX pages 983-983). 30 août. (1005) B. F. Quitte ses fonctions d'agent en chef à la direction générale des vivres à la guerre à Tours. 1er septembre. (1005) L'entreprise Doumerc remplace la direction générale des subsistances de la guerre. Le directeur est Auguste Doumerc, le fils du vieil ami de B. F., le montalbanais Daniel Doumerc. Par le beau-frère d'Auguste Doumerc, Delannoy, B. F. Va connaître Ignace Joseph Vanlerberghe (sa fille a épousé le général Rapp) d'abord établi à Douai, qui a fait fortune dans le commerce des grains et acheté d'immenses fortunes en Flandre. Venu ensuite se fixer à Paris, il a été à la fois l'associé et le concurrent d'Ouvrard ; il a fait partie de la "Compagnie des négociants réunis" avec Ouvrard, Seguin et les frères Michel. Il possédait la propriété des Folies-Beaujon, au faubourg du Roule, haut lieu des réceptions à Paris. B. F. Entre en relation aussi avec Jean Pépin-Lehalleur (1785-1861) , fabricant de garnitures métalliques pour décorer les coiffures et les habillements militaires. J. P. H. Fonde plus tard une société d'assurance mutuelle immobilière contre l'incendie pour la ville de Paris dont il sera le directeur jusqu'en 1857. Il devient aussi président du tribunal de commerce de Paris en 1837 et membre du conseil d'administration du chemin de fer du Nord. Il reste un ami de B. F. Et d'Honoré. 5 septembre. Honoré "de" Balzac reçoit la décoration du Lys. 13 septembre. (1005) L'abbé de Montesquieu accuse réception de l'opuscule de B. F. L'Histoire de la rage : "Je ferai examiner jusqu'à quel point il est utile d'adapter les mesures que vous proposez pour en prévenir ou en diminuer les dangers ; j'applaudis ; en attendant, Monsieur, au zèle éclairé qui vous a dicté cet ouvrage." Octobre. Après s'être rallié à Louis XVIII, Kergariou est nommé préfet du Bas-Rhin. 1er novembre (1005) dit début septembre. B. F. Est nommé directeur des vivres de l'entreprise Auguste Doumerc pour la 1ère division militaire de Paris. Son salaire passe de 4 200 francs à 7 500 francs. Mme Balzac prétend dans une lettre à Honoré en 1847 qu'il ne fut jamais payé. B. F. Place de l'argent dans cette entreprise. Novembre. (1005) Les Balzac (le couple, les 4 enfants et la belle-mère) s'installe 40, rue du Temple (le n°122 actuel) au coin de la rue Pastourelle. 12 décembre. (1005) Le Premier gentilhomme du duc de Berry, le Comte de la Ferronay, écrit à B. F. Qu'il fera lire au prince ses opuscules dont les vues sont "si utiles au bonheur de l'humanité" et le remercie en particulier de celui concernant la statue équestre à ériger en l'honneur d'Henri IV, "qui fait bien connaître l'attachement que vous porter aux légitimes souverains." 1815 [modifier] Janvier. Honoré, élève de seconde, est mis en pension à l'institution Lepître, 9, rue Saint-Louis (actuellement 37, rue de Turenne). Il y reste jusqu'en septembre 1815. Il suit à nouveau les cours du lycée Charlemagne.[8] (1008) Lepître aurait fait partie d'un complot pour délivrer Marie Antoinette. 1er mars. Napoléon, venant de l'île d'Elbe, débarque à Golfe-Juan. 20 mars. Napoléon aux Tuileries. 15 avril 1815. Les époux de Berny achètent un domaine situé à l'extrémité de Villeparisis, sur la route de Claye à Meaux, qui appartenait à Charles de Montzaigle, père du futur époux de Laurence, ruiné. 18 juin. Waterloo. 22 juin. Seconde abdication, retour de Louis XVIII. Fin juin. (1008) Des étudiants se portent à Vincennes pour aider aux fortifications. 29 septembre. Corr. 25-1 : Certificat délivré à Balzac par Lepître "Je soussigné, Docteur ès lettres, Officier de l'Académie de Paris et Chevalier de la Légion d'honneur, certifie que M. Honoré Balzac, né à Tours et âgé de seize ans a demeuré chez moi, comme élève du cours d'humanités, pendant neuf mois, et qu'il s'est conduit de manière à mériter des éloges, soit par son travail, soit par son honnêteté – en foi de quoi j'ai délivré le présent certificat, ce 29 septembre 1815" . (1008) Barricades des étudiants à Vincennes. (1006) Selon B. Guyon, il semble que, malgré ce certificat élogieux, Balzac a été renvoyé de l'institution. Pendant les Cent-Jours, Lepître eut bien du mal à venir à bout de ses élèves bonapartistes. Beaucoup furent renvoyés après la seconde Restauration. Honoré retourne à l'institution de la rue de Thorigny, et suit la classe de rhétorique à Charlemagne. Automne. Honoré retourne chez Ganser et au Lycée Charlemagne. Entre le 29 septembre et novembre 1816. (1008) Il écrit une dissertation conservée ; "Autre discours sur la mort des enfants de Brutus" (Pl. XIII, 1003-1104) , ainsi qu'un éloge du XVI° siècle. 1816 [modifier] Janvier. (1008) 32ème en latin. Son condisciple Michelet triomphe en discours latin et français. 18 avril. Mort à Paris de Marie Sébastien Malus. Fin de l'été. Honoré achève sa rhétorique sans passer le baccalauréat, et, après les vacances, devient petit clerc chez l'avoué Jean Baptiste Guillonnet-Merville, 42, rue Coquillère, dans le quartier des Halles. (1009) Eugène Scribe vient de quitter l'étude, Jules Janin est encore saute-ruisseau. 27 juillet. (1005) Mort à Paris de Daniel Doumerc. 4 novembre. (A. B. 1972) Honoré prend sa première inscription à la faculté de droit de l‘Université de Paris (N°165). Professeurs : Boulage (code civil) ; Blondeau (cours non identifié). Il suit également des cours à la Sorbonne et au Muséum. (1009) Il suit les cours de Cuvier et de Geoffroy Saint-Hilaire au Muséum, de Guizot, Villemain et Victor Cousin à la Sorbonne. 1817 [modifier] Mme B. F. Et Ferdinand Heredia se revoient une dernière fois. 30 mars. Le Journal de la librairie enregistre la parution de "Guy Manering" de Walter Scott. 14 avril. (A. B. 1972) Honoré prend sa deuxième inscription à la faculté de droit de l‘Université de Paris (N°1335). Professeurs : Boulage (code civil) ; Blondeau (cours non identifié). 18 avril. Lettre de B. F. À son neveu Jean François Balzac "praticien" à Albi : "Mon fils travaille dans une des plus forte études de procureur à Paris depuis bientôt un an où il est 3° clerc et il fit en même temps son droit pour devenir avocat." 3 mai. Le Journal de la librairie enregistre la parution de "Old Mortality" (Les Puritains) de Walter Scott. 1er juin. L'entreprise Doumerc est remplacée par la Régie générale des subsistances. B. F. Reste directeur des vivres de la 1ère division militaire pour le compte de cette administration. Juillet. (1005) Liquidation de l'entreprise Doumerc par Guy Boursier, ami de B. F., notaire au Marais. 11 juillet. (A. B. 1972) Honoré prend sa troisième inscription à la faculté de droit de l'Université de Paris (N°1088). Professeurs : Boulage (code civil) ; Blondeau (cours non identifié). Été. Honoré est en vacances à L'Isle-Adam chez M. De Villiers. 14 septembre. Corr. 17-1 : L'Isle-Adam : Louis Philippe de Villiers La Faye à Honoré, 40, rue du Temple. Il y a six jours qu'il a reçu une lettre d'Honoré. Lorsqu'il est à Villiers Honoré monte "Pluton" . Évocation de M. Simon, ancien maire de l'Isle-Adam, Mme Ivrath (?) , de Molicour, Bossion, Mr Galvet. Mme de Rougemont qu'il "assure de son attachement" . Mme Balzac est malade. 11 novembre. (A. B. 1972) Honoré prend sa quatrième inscription à la faculté de droit de l‘Université de Paris (N°988). Professeurs : Boulage (code civil) ; Blondeau (cours non identifié). 13 décembre. Le Journal de la librairie enregistre la parution de "Guy L'Antiquaire" de Walter Scott. 1818 [modifier] Retour en Espagne de Ferdinand Heredia, échange de lettres avec Mme B. F. 3 janvier. (A. B. 1972) Honoré prend sa cinquième inscription à la faculté de droit de l'Université de Paris (N°159). Professeurs : Boulage (code civil) ; Pigeau (procédure civile). 15 février. Corr. 18-1 : Andrieux à Balzac, 42, rue Coquillère, Paris (adresse de Maitre Guillonnet). Les clercs de l'étude de Maitre Guillonnet avaient consultés, le professeur de littérature au Collège de France, à propos de la prononciation du mot regître ou enregîtrement. Vers avril. Honoré entre à l'étude de Maître Victor Edouard Passez, notaire dans la même maison que les Balzac, 40, rue du Temple. 3 avril. (A. B. 1972) Honoré prend sa sixième inscription à la faculté de droit de l‘Université de Paris (N°389). Professeurs : Boulage (code civil) ; Pigeau (procédure civile). 2 mai. La BF enregistre la parution de "Rob-Roy" de Walter Scott. 5 mai. Corr. 18-2 : L'Isle-Adam - Louis Philippe de Villiers-La-Faye à Balzac. Le chirurgien Bossion aide à procurer du lait d'ânesse à Honoré. "Je vous attends demain" . Il est question de Mlle de Rougemont. 1er juin. (1005) Le service dans lequel travaille B. F. Est supprimé pour l'attribuer à une Régie, où il réussit à se faire nommer. 3 juin. (1008) À Albi, place du Manège, sont exécutés Jansion, Bastide et Collard assassin présumé de Bernardin Fualdès, ancien procureur impérial. 3 juillet. (A. B. 1972) Honoré prend sa septième inscription à la faculté de droit de l'Université de Paris (N°549). Professeurs : Boulage (code civil) ; Pigeau (procédure civile). 22 juillet. B. F. Est admis à faire valoir ses droits à la retraite. 5 août. Assassinat de Cécile Soulié. 17 août. Arrestation à Najac (Tarn) de Louis Balssa, le plus jeune frère de B. F. 1er octobre. Création au théâtre de la Gaîté de "M. Mouton" , vaudeville d'Armand Gouffé et Paul de Kock. Laurence voit cette pièce certainement en 1819. M. Mouton ou la journée mystérieuse (Vaudeville en un acte). In Romans populaires illustrés. Typ. A. Parent. Paris : Georges Barba, libraire-éditeur, 1850. 10 novembre. (A. B. 1972) Honoré prend sa huitième inscription à la faculté de droit de l'Université de Paris (N°1001). Professeurs : Boulage (code civil) ; Pigeau (procédure civile). 15 novembre. (1005) Suppression de la Régie dans laquelle travaille B. F. 1er décembre. (1005) B. F. Est nommé directeur des vivres pour la première région militaire. 12 décembre. La BF enregistre la parution de "La Prison d'Edimbourg" de Walter Scott. 27 décembre La BF enregistre la parution de trois romans de Walter Scott. Durant l'année. (1009) Honoré prend des notes sur la philosophie et la religion, quelques lectures de philosophes, Malebranche, Descartes, Spinoza, d'Holbach (Pl. XIII, 561-589) pour un Discours sur l'immortalité de l'âme (Pl. XIII, 525-560) (il soutient la non-immortalité de l'âme) , et entreprend un Essai sur le génie poétique (Pl. XIII, 591-600). 1819 [modifier] Honoré : - 1819-1820 : Essai sur le génie poétique, - 1819 à 1822 : rédaction de ""Sténie ou les Erreurs philosophiques"". Gabriel de Berny, réside à Paris, dans le Marais, 3, rue Portefoin, non loin de l'un des domiciles des Balzac. Parallèlement à ses lectures de Descartes, il écrit "Essai sur le Génie poétique" dont il nous reste un manuscrit de huit pages (Pléiade OD, I, pages 594 et 1471) [4] Il fait des recherches sur Malebranche – fin 1818 - (Pléiade, OD, I, p ; 563-570) et Descartes (Ibid. P.570-581). D'août à novembre 1819, nous connaissons[4] : - six lettres d'Honoré à Laure ; - six lettres et billets à Théodore Dablin ; - une lettre de Laure ; - trois de Laurence ; - une de la Grand-Mère. 4 janvier. (A. B. 1972) Honoré prend sa neuvième inscription à la faculté de droit de l'Université de Paris (N°219). Professeurs : Boulage (code civil) ; Cotelle (code civil approfondi). Il passe avec succès son premier examen de baccalauréat en droit (N°156) [1819 1]. 11 janvier. Mort de Charles de Montzaigle à Paris, père d'Armand Désiré. 13 février. Création au théâtre de la Porte Saint Martin de Le Garçon d'honneur (imitation de La Fille d'honneur) , vaudeville de Frédéric Dupetit-Méré et Simonin. Charles Potier y joue le rôle de Joseph Dumont. Laurence va voir cette pièce (Corr. 19-16). 21 février. Lettre de B. F. À son neveu Jean François Balzac[4] Après avoir prétexté des difficultés d'acheminement du courrier (il voyait des espions partout) , le silence de son neveu et celui d'un autre correspondant d'Albi, il ajoute : "[…] la prudence m'ordonne de ne pas écrire de nouveau pour plusieurs raisons ; le désir de connaître la vérité du grand procès occupant tous les esprits a pu faire arrêter toutes les lettres pour y trouver quelques traits de lumière, et les miennes, comme beaucoup d'autres, quoiqu'elles n'aient rien de commun à ce diabolique événement ont pu être arrêtées, ouvertes et restées dans l'oubli dans l'immense nombre mis en réserve. Le procès fini on ne pense plus à renvoyer les lettres à leur destination qu'aux mouches de l'an passé. […] // Vous vous plaigniez beaucoup des hommes, beaucoup trop à mon avis, c'est temps et peine perdus. Avec cet esprit on meurt dans la peine sans corriger le monde." [1819 2] 5 mars. Decazes cherche à s'appuyer sur la gauche. Il renverse la majorité de la Chambre haute en faisant nommer soixante nouveaux pairs. Il destitue des préfets ultras, et essaye de gagner l'opinion par des mesures libérales, en particulier concernant la presse. 11 mars. Lettre de Jean François Balzac à B. F. (perdu) [4] 1er avril. B. F. Cesse ses fonctions dans l'administration des subsistances militaires. Cette mise à la retraite contraint la famille à réduire son train de vie. Il passe d'un traitement de 7 800 francs par an à une maigre retraite de 1 695 francs, dont la liquidation contestée se fait attendre. À cette somme s'ajoutent les revenus de Mme Balzac (une maison à Paris, la ferme voisine de Tours) , quelques sommes sur le Grand Livre et la tontine Lafarge. Le comte Jean François Aimé Dejean (1749-1824) invite B. F. À faire valoir ses droits à la retraite. (il fait partie du collège électoral d'Indre et Loire en 1805). [5][9][4] 7 avril. (A. B. 1972) Honoré prend sa dixième et dernière inscription à la faculté de droit de l'Université de Paris (N°1147). Professeurs : Boulage (code civil) ; Cotelle (code civil appronfondi). 14 avril. Louis Antoine Labois[4][1819 3] rachète l'étude de Mtre Guillonnet de Merville pour 120 000 francs. Il sera plus tard l'avoué de Balzac jusqu'à ce qu'il cède sa charge en 1840 pour 250 000 francs. 14 mai. Lettre de Jean François Balzac à B. F. (perdu) [4] 16 mai. Mort à Neuilly d'André Campi. Sous couvert de remboursement, il constitue une rente perpétuelle de 5 000 francs à Mme de Berny[8]. 31 mai. Lettre de B. F. À son neveu Jean François Balzac : il souhaite obtenir le transfert de sa charge de Mirandol à Montirat. [4] : "J'ai mon cher neveu reçu vos deux lettres des 11 mars et 14 mai d[ernie]rs. Une inflammation au péritoine qui m'a saisi en une minute comme un coup de foudre m'a retenu près de 40 jours au lit, deux bains deux lavements par jours des tisanes sans autre nourriture tel a été mon divertissement pendant tout ce temps sans pouvoir m'occuper même de la plus simple lecture et pourtant ma maladie n'avait rien d'alarmant je suis sorti mieux portant que jamais, cela vous explique mon retard à vous répondre. Passant à ce qui vous intéresse le plus, je vous dirai qu'hier 31 mai le ministre n'avait rien reçu de M. Le procureur du Roi pour vous [appuyer dans la demande de changement de résidence de votre charge][1819 4] Juin. Assouplissement de la liberté de la presse : Les avancées libérales et la naissance de véritables débats parlementaires au sein de la Chambre des députés assouplissent le climat politique en France. C'est dans le cadre de cet apaisement et de stabilisation du régime que la loi De Serre restaure la liberté de la presse. Mise à mal lors de la "Terreur blanche", celle-ci ne sera désormais plus soumise à des règles spécifiques. Autrement dit, la loi De Serre supprime les délits propres à la presse, abolissant de fait la censure. Les journaux pourront ainsi être créés sur simple déclaration et versement d'une caution. Toutefois la presse reste soumise aux délits communs tels que la diffamation, l'outrage aux bonnes moeurs ou encore l'offense au roi. * BOULAGE, ancien professeur de droit d'Honoré, s'interpose entre ses élèves et la troupe, lors d'une manifestation au jardin du Luxembourg. En juin 1819 Nicolas BAVOUX est appelé à remplir momentanément à l'école de droit la chaire de procédure civile et de législation criminelle, il se livre, dans son cours, à des commentaires très diversement appréciés sur la mort civile des émigrés et sur la confiscation de leurs biens. Des applaudissements et des murmures, des bravos et des sifflets accueillent pendant plusieurs jours le professeur, et l'autorité intervient pour suspendre ses leçons, saisir ses manuscrits et ses papiers, et le traduire devant la cour d'assises sous la prévention d'avoir, par des discours tenus dans un lieu public, excité les citoyens à désobéir aux lois. Le 31 juillet, Bavoux comparaît devant ses juges avec Persil et Dupin comme défenseurs. Persil s'élève avec force contre l'illégalité des arrêts de renvoi, qu'il déclare contraires à l'article 6 de la loi du 26 mai 1819 faute de préciser l'accusation et les passages au sujet desquels le prévenu a été traduit devant le jury. Malgré les efforts du procureur général Vatimesnil, Bavoux est acquitté et devient populaire. 14 juin. Reconnu coupable du meurtre de Cécile SOULIE, Louis BALSSA est condamné à mort par la cour d'assises d'Albi. 24 juin. Marie Claude Antoine SALLAMBIER, cousin germain de Mme B. F. BALZAC, achète une maison située à l'entrée du village de Villeparisis, en venant de Paris. (La maison des de BERNY se trouve à l'autre extrémité du village sur la route de Claye à Meaux). Villeparisis, qui compte 500 hab., est un important lieu de passage, sur la route royale de Paris à Metz, possède plusieurs lignes de diligence et six auberges.[5] Les notables du pays sont un comte d'Orvilliers (1759-1832) , futur marquis et pair de France (qualifié de "dévorant" -Ferragus-) , qui habite en face des Balzac, les BERNY qui ne viennent que l'été, et un colonel en retraite. Au XVIII° siècle Villeparisis compte trois grandes fermes : - La ferme de Montzaigle, - La ferme de Lambrézy, - La ferme du château. La maison comporte cinq fenêtres en façade, deux étages dont un mansardé, un jardin avec potager et verger. On y pénètre par une grille ouvrant sur une cour à droite du bâtiment. Au R. De ch vestibule, escalier en pierre, salle à manger et vaste salon. Au premier étage, les trois pièces à feu sont pour Mme Sallambier, Mme Balzac et Laure. Laurence dormant dans un cabinet voisin de la chambre de sa soeur. Le père se contente d'une pièce sans cheminée, et Honoré d'une chambre au second lorsqu'il vient de même qu'Henri pendant ses vacances. Derrière la maison passe le canal de l'Ourcq, en réfection en 1819. Le personnel se compose de Marie Françoise PELLETIER ; "la mère Comin" , une voisine un peu sourde, d'une cuisinière Louise LAURETTE qui épousera le jardinier Pierre-Louis BROUETTE (il sera au service d'Honoré aux Jardies en 1840). Laurence est en pension à l' "institution pour jeunes demoiselles" tenue par Mme RAMON, 18, rue des Francs-Bourgeois, et Henry, à Saint-Barbe jusqu'en 1820, puis chez Andrieu, le successeur de Ganser, rue de Thorigny.[4] La maison de BALZAC et de Mme de BERNY ont été détruites en 1962 et 1964. Les dépenses quotidiennes d'Honoré : un petit carré de papier porte "pain, 0,20 ; pâté, 1,50 ; macédoine, 0,70 ; total, 2,95" . Une autre note porte des dépenses sur plusieurs jours : "pain, 0,50 ; vin, 1,50 ; charcuterie, 1,80 ; café, 1,50 ; total, 5,10" .[4] Juillet (?). * Nouveau séjour d'Honoré à L'Isle-Adam. A la même époque, il quitte l'étude de Mtre PASSEZ. Dans Physiologie du mariage : "En 1819, j'habitais une chaumière au sein de la délicieuse vallée de L'Isle-Adam. Mon ermitage était voisin du parc Cassan, la plus suave des retraite, la plus voluptueuse à voir, la us coquette pour le promeneur ; la plus humide en été de toute celle que le luxe et l'art ont crées" . * Mtre J. F. BALZAC, notaire à Mirandol, neveu de B. F., vient à Paris pour essayer d'obtenir la grâce de Louis BALSSA. Il vit rue du Temple.[4] 1er juillet. La faculté de droit est fermée peu après les manifestations du Luxembourg, les examens arrêtés, les inscriptions annulées. 3 juillet. Mr de BERNY trouve le moyen juridique pour s'approprier les deux tiers de la rente de sa femme que lui avait constituée CAMPI[8][1819 5]. 11 juillet. [… ] Le 11 juillet enfin, un ultime affrontement éclate, au sujet de la pétition signée par 300 étudiants réclamant la réouverture du cours de Bavoux, leur professeur à l'école de droit, qui vient d'être suspendu pour avoir professé des opinions prorévolutionnaires. Royer-Collard, président de la commission de l'instruction publique, se livre à une attaque en règle contre le comité directeur soupçonné d'être l'instigateur des troubles constatés à l'école juste après l'annonce de la suspension : "Il n'y a point d'exemple d'une attaque de ce genre, s'indigne-t-il, dirigée sur un grand nombre de points à la fois, et qui ne peut s'exécuter que par la corruption la plus odieuse de la jeunesse et même de l'enfance. Ce crime est nouveau ; il manquait à l'histoire des partis ! " La clôture de la session, le 17 juillet, laisse donc le ministère dans une situation difficile, que Pasquier résume parfaitement dans ses mémoires. "Presque également brouillé avec les deux partis extrêmes, ayant dégoûté le parti modéré, auquel il inspirait peu de confiance, le ministère qui, il y a 6 mois, semblait si en accord avec l'opinion publique, n'avait presque plus de partisans déclarés [… ]"[1819 6] Août. La famille BALZAC à l'exception d'Honoré, s'installe à Villeparisis, dans la maison que le cousin SALLAMBIER vient d'acheter. Toutefois B. F. Continue à séjourner assez souvent au domicile de la rue du Temple. 4 août. Honoré qui a refusé de devenir notaire, et obtenu un délai de ses parents pour faire ses preuves en littérature, s'installe dans une mansarde (au 3° -Corr. 19-10- ; 5°) située à Paris, 9, rue Lesdiguières, prés de l'Arsenal.[5] Pour les relations de la famille, il est officiellement parti pour Albi, chez le notaire J. F. Balzac. Même semble –t-il son père n'est pas dans le secret. Sa famille lui permet de tenter une expérience dans la littérature de deux ans, et lui alloue quinze cent francs par an (Laure met en doute ces versements). Le loyer est de 60 F par an, comme en témoigne la quittance suivante : "Je reconnais avoir reçu de Monsieur Balzac la somme de dix francs pour deux mois de loyer échus fin du mois dernier dont quittances./ 2 octobre 1819/[signé] Leullier" . La mansarde est décrite dans un article de Jules de Pétigny publié dans "La France centrale" du 4 mars 1855. La maison a disparu lors du percement du boulevard Henri IV. La rue LESDIGUIERES avant 1866. Ses parents lui donnent 1500 Frs par an.[5] "Elle n'était pas de 1500 frs, comme on l'a dit et comme il l'aurait souhaité. "Et on les lui a toujours refusé : " [4] (Note s'Auguste FESSARS, ami intime des dernières années de Balzac, sur son exemplaire de l'ouvrage de sa soeur). Facino Cane : "Je demeurais alors dans une petite rue que vous ne connaissez sans doute pas, la rue de Lesdiguières : elle commence à la rue Saint-Antoine, en face d'une fontaine près de la place de la Bastille et débouche dans la rue de La Cerisaie. L'amour de la science m'avait jeté dans une mansarde où je travaillais pendant la nuit, et je passais le jour dans une bibliothèque voisine, celle de MONSIEUR. Je vivais frugalement, j'avais accepté toutes les conditions de la vie monastique, si nécessaire aux travailleurs. Quand il faisait beau, à peine me promenais-je sur le boulevard Bourdon" . La Peau de Chagrin : "Rien n'était plus horrible que cette mansarde aux murs jaunes et sales, qui sentait la misère et appelait son savant. La toiture s'y abaissait régulièrement et les tuiles disjointes laissaient voir le ciel. Il y avait place pour un lit, une table, quelques chaises […] N'étant pas assez riche pour meubler cette cage digne des plombs de Venise, la pauvre femme n'avait jamais pu la louer. […]Je vécus dans ce sépulcre aérien pendant près de trois ans, travaillant nuit et jour sans relâche, avec tant de plaisir, que l'étude me semblait être le plus beau thème, la plus heureuse solution de la vie humaine. […]Le bureau chétif sur lequel j'écrivais, et la basane brune qui le couvrait, [mon piano], mon lit, mon fauteuil, les bizarreries de mon papier de tenture, mes meubles, toutes ces choses s'animèrent, et devinrent pour moi d'humbles amis, les complices silencieux de mon avenir. Combien de fois ne leur ai-je pas communiqué mon âme, en les regardant ? " 6 août. De Paris –Dans une lettre de B. F. À Jean François BALZAC où il lui demander deux expéditions de son acte de naissance pour son dossier de pension, il ajoute[4] : "je n'ai pas besoin d'entrer dans aucun détail de ce que nous avons dit, convenu ou arrêté mais j'ai faim de savoir si vous avez voyagé heureusement, si vous êtes arrivé en bonne santé et ce que vous avez trouvé appris ou su en bien ou en mal depuis votre arrivée ? // […] Ma famille vous dit bien des choses" [1819 7]. 10 août Mardi. Corr. 19-1 : Lettre de Laure à Honoré : H. Se fait "gronder" pour avoir acheté une glace et une gravure (8 Frs.) ; alors que sa mère lui en avait acheté une de 5 frs (il doit lui retourner cette dernière) Elle lui demande d'écrire à la grand-mère SALLAMBIER, "à la date de Clermont" (?) , qui elle non plus n'est pas dans la confidence. Mention d'un M. SANITAS qui transmettra le courrier à la grand-mère. Première mention des "Dames de Bernis" . La "mère Comin" (Mme PETITPAS) , surnommé par H. Et ses soeurs "Iris" ou "Mère Lantimèche" , assurant le passage du courrier. M. Sanitas, ami de la famille, habitant 118, rue du Foubourg Saint Denis est lui aussi chargé de faire l'intermédiaire. (il semblerait qu'il ne réside pas à Paris… puisque c'est un de ses amis qui va à Paris qui doit remettre une lettre d'Honoré 40, rue du Temple où doit résider la grand-mère SALLAMBIER (?) ) Laure attend la fin du mois de septembre pour "monter au 3°" . Lette adressée rue Lesdiguières au N° 9, maison du fayencier. (le gendre du logeur d'Honoré, Leullier, était Georges Mathieu QUETTIER, marchand de porcelaine, rue du Petit Lion. "C'est à lui, dit-il, que nous avons acheté ladite soupière du petit service de maman" . (Corr. 19-2 du 12/08/1819 de "Balzac à Laure" , t.1, p. 31). B.F. Bien que sachant qu'Honoré habite Paris, ne semble pas savoir les travaux qu'Honoré à entrepris. 12 août (Jeudi). Corr. 19-2 : Honoré à Laure - Nacquart à un domestique nommé Tranquille. - Il arrange sa chambre - Fait la cour "à la demoiselle du second" - Le propriétaire (M. Leullier) est mariée à "une femme de commerce) : deux fils, et une fille mariée au porcelainier de la rue du Petit Lion[1819 8]. - Célibataire du 3° "un fainéant" . - Honoré renonce à un projet dont nous n'avons pas de traces ; intitulé Coquecigrue. "trop difficile et trop au-dessus de (ses) forces" . - Beauvarlet – Charpentier, musicien, dont un Mr Blanchard lui demande des nouvelles. 16 août. Louis BALSSA, surnommé "le prince" , probablement pas coupable, est guillotiné à Albi. 21 août. Le Journal de la librairie enregistre la parution de "L'Officier de fortune" de Walter Scott. 22 août. - Hypothèse d'une visite de Dablin à Honoré. (voir Corr. 19-5 et 19-9). 25 août. * Ouverture du Salon du Louvre. Sont exposés : " Le radeau de la Méduse" de Géricault, la "Galatée" de Girodet, "la Grande Odalisque" et "Roger délivrant Angélique" d'Ingres. Fin août (?). Corr. 19-3 : Laurence à Honoré Elle répond à une lettre d'Honoré. Elle se sent en tout point "inférieur" à sa soeur Laure ; "ma soeur mérite bien plus que moi" . Elle ne sait dans quelle rue demeure son frère. Septembre. Balzac songe[8] : - à un roman : Coquecigrue, "trop difficile et trop au-dessus de ses forces" . (1009) Le mot "coquecigrue" réapparaît cependant en 1833 dans Le Prosne du ioyeulx curé de Meudon, 8ème conte drolatique du Second dixain. - à une tragédie : Sylla, - à un opéra-comique : Le Corsaire - (1008) – il établit un scénario et une liste de personnage Il se fixe sur une tragédie : Cromwell. "Début" septembre. Corr. 19-5 : d'Honoré à Théodore DABLIN "négociant à Paris" . Cette lettre ne peut être datée qu'entre le 25/08 et le 12/09 (voir Corr.19-7). Je pense qu'il faut la dater du 6 septembre (16 jours) , ce qui ferait une visite de Dablin à Balzac le dimanche 22/08. - Il y a 16 jours qu'il ne l'a pas vu, et il l'attend le dimanche suivant- le 12 ?- (le 05/12/19 ou 26) , pour l'interroger sur le musée (le salon du Louvre avait été inauguré le 25/08). - Honoré veut se mettre au latin et aussi lui parler des élections (il y avait eu des élections partielles dans 18 départements –Seine exceptée- pour élire 54 députés. Le scrutin du 12/09 marqua un net succès des libéraux contre les ultras : 35 libéraux, 15 centres et quatre droites). Après le renouvellement partiel de la Chambre des députés, favorable aux indépendants, Decazes tente de faire machine arrière mais ne parvient pas à rallier les ultras. S'unissant aux "indépendants" contre les "ministériels" , les électeurs ultras de l'Isère font choisir comme député un conventionnel notoire, l'ancien évêque constitutionnel Grégoire, qualifié de régicide malgré son absence le jour du vote. La presse ultra crie au scandale, et la majorité vote l'exclusion de la Chambre du nouvel élu. 6 septembre (Lundi). Corr. 19-4 : Lettre d'Honoré à Laure - Il partage "les douleurs" de la famille. - Dablin a dit du mal de lui. - Il écrit qu'il à "peu de génie pour la versification" . (Après avoir songé à une tragédie intitulée Sylla, à un drame Le Corsaire[1819 9] (on connaît un scénario et une liste de personnage –Pl. XIII, 913-918) , et à un roman qui deviendra Sténie, Balzac fixe son choix sur une tragédie en cinq actes et en deux mille vers, Cromwell. – il y a six mois qu'il en médite le plan -) - Il "délaisse le triste l'opéra comique" - il en avait écrit deux actes- (c'est Le Corsaire) - Il a des "maux de dents affreux" . - Laurence est malade (elle serait "Lavallière" est Laure "l'orgueilleuse Montespan" . - Evocation d'Henri (?) - "Maman" lui a apporté du cochon. - Il fit un petit roman "dans le genre antique" . ("Sténie" ?) - (1008) le projet prend la forme d'un roman épistolaire, sur le modèle des Liaisons dangereuses dont l'auteur Choderlos de Laclos, compagnon d'armes de Lacombe Saint Michel et maçon, avait rencontré le père. Laure dira qu'il s'agit de Stella - Il va au Père-Lachaise. - Dablin n'est pas venu dimanche. - Le frère de M. De Trumilly est mort. Il suppose que c'est un Mr MALLET, chef d'escadron, mort le 05/08/1819 dont la tombe est au Père Lachaise. - Il a rencontré "le maudit Ferrand" que "Mr Guy voit peu" … (ce Ferrand serait un cousin de Gabriel de Berny…) - Il demande "des idées de situations" à Laure pour Cromwell. - "Atala" de Girodet (avait figuré au Salon de 1808) - Il vient de recevoir une lettre de Laure et lui suggère de la rencontrer sur les bords du canal de l'Ourcq. Septembre. Corr. 19-6 : Honoré à Laure - Il décide de se consacrer totalement à Cromwell qu'il compte terminer en 5 ou 6 mois, et il pense lui envoyer le premier acte "fin novembre ou début octobre" (?). Il écrit la nuit. - Il lui parle de la situation politique et prévoit "des orages" . Il entrevoit "autre chose que la gloire littéraire" , car "il est beau d'être un grand homme et un grand citoyen" . La richesse n'est pour lui qu'un "moyen de gloire de plus" permettant de faire "le bien" autour de lui, notamment à ses proches. - Il a fait un monologue en vers "à la Chapelain" (auteur de La Pucelle) , qu'il juge très mauvais. 13 septembre (Lundi). Corr. 19-7 : Paris- Honoré à Théodore DABLIN - Il ne l'a pas vu hier. - Dablin doit habiter rue Saint-Martin - Il sait que l'abbé Grégoire[1819 10] a été élu, et demande à Dablin de lui faire remettre la liste des élus par la mère Comin, si il ne vient pas mardi. Mi-septembre. Corr. 19-8 : Paris – Honoré à Théodore DABLIN - Il lui demande de ne pas oublier la liste des députés. Et de dire au "gendarme" (mère Comin) , qui lui remet ce pli, de dire quand il viendra. 21 septembre. La duchesse de Berry accouche d'une fille, Marie-Loui.
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25 kilos a perdre! qui me suis? - j'ai decide de maigrir

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Bonjour tout le monde ! Je me présente, je m'appelle Hélène, j'ai 24 ans, une petite fille de 13 mois et beaucoup de kilos en trop ! Alors depuis le 1er février je me suis mise à un rééquilibrage alimentaire, avec en prime 1h30 voir 2 h de...Lire la suite

Les regimeuses(groupe en reequilibrage alimentaire)2

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Et beh MArline fiouuuuu quel con ce mec ! Et puis tu les as accumulé en +… comment tu te sens aujourd'hui ? Il y a des jours comme ça où tout part en cacahuète ! Nadège, je te préfère avec le short, je te trouve plus sexy. Et garde le moral...Lire la suite


 
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