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Un 15 fevrier en france

Témoignage d'internaute trouvé sur femmeactuelle - 15/02/11 | Mis en ligne le 15/04/12
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Bonsoir michoo… 2000 L'immunité d'Edith Cresson est levée par la Commission Européenne dans le cadre de l'affaire "Berthelot". Extrait de " L'Europe des Fraudes ", Jean Nicolas, éditions pna, 1999 Jean Nicolas a publié deux livres sur l'affaire Cresson et la chute de la Commission Santer. " L'Europe des Fraudes " parut en avril 1999, à peine un mois après la chute de la Commission. Vu le succès du livre et de nouveaux documents qui affluèrent, le journaliste fit éditer un second tome, " L'Europe des Fraudes II ", sorti en 2000. Nous publions ici de larges extraits de l'affaire Cresson, tirés du premier tome. Les deux livres ont été réimprimés et peuvent être commandés pour 20 euros les deux livres. En effectuant une assignation postale (Luxembourg) ou un mandat postal international (autres pays) , réalisables dans tout bureau de postes, de 20 euros, avec indication " Europe des Fraudes I et II " à L'investigateur, Boîte postale 81, L-8301 CAP, vous recevrez dans les 24 heures (Luxembourg) ou 48 heures (autres pays) , ces deux ouvrages plus que jamais d'actualité. Il est effarent de constater à quel point un ancien Premier ministre français et commissaire européen en exercice peut être mal entouré et mal conseillé. Et se retrouver au piège de ses relations, amitiés et amours compromettants. En délégant sa défense à des juristes, membres de cabinet et autres porte-paroles manifestement peu à la hauteur. Qui sont si peu habiles qu'on est amené tout naturellement à découvrir ce qu'on appelle aujourd'hui "la mouvance Cresson". Une mouvance basée sur de gros intérêts économiques et financiers, des prises d'avantage, du trafic d'influences ainsi que du népotisme et du cousinage. Car il faut préciser une chose très clairement : la démesure des réactions initiales de Mme Cresson sont à la base de l'intérêt tout particulier porté par mes confrères et moi aux agissements de ce commissaire qui avait finalement énormément de choses à cacher. Ce qui n'était pas encore une affaire éclate le 24 août 1998 quand en première page des quatre journaux belges de "Sud Presse", apparaît l'information : "Un proche d'Edith Cresson bénéficierait de largesses". L'information est évoquée au conditionnel, même si un proche de Cresson est cité dans l'entourage de son cabinet, payé fictivement par une société extérieure, la fameuse société Perrylux, impliquée depuis peu à cette date là dans le détournement de quelque cent millions de francs belges (2,5 millions d'euros) d'aide humanitaire. Il n'y a donc aucun lien entre le népotisme de Mme Cresson et ce premier scandale insignifiant quant à son "chiffre d'affaires", mais oh combien important quand au mécanisme qu'il va permettre de divulguer plus tard. Il n'y a rien de vraiment illégal dans ce cas d'école. Le fait est tout simplement moralement répréhensible, un point, c'est tout. Et multiples sont les occasions offertes au cabinet Cresson pour rattrapper le coup en jouant la transparence. Mais au lieu de prendre elle-même l'affaire en mains, ou du moins de laisser faire son chef de cabinet (il interviendra plus tard, trop tard et ne fera que précipiter l'affaire, comme nous le verrons plus loin) , l'ancien Premier ministre éphémère de François Mitterrand laisse agir son porte-parole bruxellois, un certain Jimmy Jamar. Mal lui en a pris, car ce dernier ne sera jamais à la hauteur. Dès le début (sur instruction de sa patronne) , il criera au complot, essayera de décrédibiliser non seulement l'auteur, mais également tous ceux qui risqueraient de s'intéresser à la reprise de cette information et surtout, il démentira avec acharnement les faits les plus évidents en étant démenti au coup par coup par les aveux de René Bertehlot, de son chef de cabinet et des découvertes de grands quotidiens français. Sa version sera invariable : depuis toujours, on en veut à Edith Cresson, parce qu'elle est femme, parce qu'elle n'est pas une socialiste comme les autres, parce que c'est l'extrème-droite qui dirige la manipulation, parce que… Il ne lui viendra jamais à l'esprit d'analyser intelligemment la situation et de chercher les (au début modestes) raisons du mal. Il forcera donc le journaliste, intrigué par autant de mauvaise foi, à investiguer d'avantage sur un commissaire qui ne l'intéressait guère initialement, les vraies fraudes supposées se situant plutôt à ce moment là dans l'entourage du commissaire espagnol Manuel Marin. Tout comme le cabinet Cresson, en répondant régulièrement à côté des questions des Parlementaires européens, intriguera et provoquera ces derniers. La député Edith Müller, qui avait osé demander par écrit à Mme Cresson une liste des sous-marins employés par son cabinet, eut comme réponse un listing des fonctionnaires effectifs employés par le cabinet Cresson. Cresson ne prétendait pas ne pas occuper de sous-marins fictifs ou autres (encore qu'elle déclara le 19 septembre 1998 au "Figaro" "je n'ai pas de sous-marins") , mais elle refusa de répondre à la question de la député, en plus membre de la commission de contrôle budgétaire. Mal lui en prit, car autant les parlementaires que les journalistes, n'eurent de cesse d'essayer de découvrir la vérité… et ils y sont arrivés ! Madame Cresson ne connaissait pas Claude Perry ! C'est la première réaction du cabinet de la DG 12. Madame Cresson l'a peut-être vu une fois, mais elle l'a immédiatement éconduit. C'est la deuxième version des conseillers de la commissaire. Mensonge sur mensonge. "René Berthelot n'a jamais travaillé avec Mme Cresson à Bruxelles". Il s'agit ici d'une déclaration du cabinet Cresson au "Figaro". C'est encore un gros mensonge. Analyse et autopsie des mensonges et des combines d'Edith Cresson… Quand Madame Cresson arrive officiellement à Bruxelles en janvier 1995 pour prendre ses fonctions de commissaire, elle ammène avec elle son "ami de trente ans", René Berthelot, ancien dentiste de la bonne ville de Chatellerault, le fief de la brave Edith, dont elle était maire jusqu'en 1997. Berthelot, peu aimé par le reste de l'entourage pour le rôle qu'il joue dans la mouvance Cresson, a besoin de "gagner" sa vie à Bruxelles. Car Cresson ne veut à aucun prix se priver de sa compagnie. Berthelot est défini par des proches de la commissaire comme son "gourou". Il lui prédit l'avenir, la voyait déjà dans le temps accéder aux fonctions de président de la République, bref, il la conseille dans un domaine beaucoup moins scientifique que le secteur de la recherche que le commissaire français est appelé à diriger et au sein duquel Berthelot sera censé travailler plus tard. Cresson se procure un appartement à Bruxelles et y loge également Berthelot. C'est du provisoire, mais au début, on s'organise comme on peut. Entre en lice un autre personnage, tout aussi énigmatique : le français Claude Willème. Il est chef adjoint des services de sécurité de la Commission européenne et ancien de la DGSE. Willème connait beaucoup de monde au Breydel, le bâtiment hébergeant la centrale de fonctionnement de la Commission. Et ce n'est pas sa fonction dirigeante à la Sécurité qui le desservirait. Il est donc normal qu' Edith Cresson ou René Bertehlot s'adressent à ce fichier vivant des communautés européennes. Willème connaît de suite une solution aux problèmes matériels et de logement de René Berthelot : Claude Perry. Ce dernier travaille à ce moment là depuis une vingtaine d'années en tant que patron de plusieurs sociétés de sous-traitance avec la Commission et il a la renommée d'être le "deus ex machina" qui peut arranger tous les coups. Au sein de la Commission, la disponibilité de la structure de sociétés de Claude Perry pour affiner tous les arrangements demandés, est un secret de polichinelle. Willème lui parle donc de Berthelot et Perry a vite fait de comprendre quel peut être son intérêt d'enrôler le dentiste dans son équipe de sous-marins, département "travailleurs fictifs". Pour lui, une occasion d'entrer en contact avec un nouveau commissaire, de poser ses jalons et d'étendre encore un peu plus sa pénétration de cette organisation européenne si intéressante du point de vue pécunier. Le 6 février 1995, Claude Perry et René Berthelot dînent pour la première fois ensemble. Ils mettent au clair les modalités de l'embauche du dentiste, les conditions de payement et définissent la structure officielle du contrat. Le 24 février, ils se rendent ensemble à la Caisse d'Epargne de l'Etat à Luxembourg pour y ouvrir un compte bancaire courant au nom de Berthelot. On déjeune le même jour à Luxembourg et on remet le couvert le 8 mars. Perry insiste bien sûr auprès de sa nouvelle taupe pour rencontrer sa patronne. Berthelot va toucher de l'argent pour ne rien faire, être logé aux frais de Perry et ce dernier s'intéresse à un contact privilégié avec la commissaire. Le marché est donc vite conclu et il s'agit maintenant de concrétiser. Ce sera fait une première fois le 23 mars, à 15 heures 30. Edith Cresson rencontrera Claude Perry en compagnie de René Berthelot dans son appartement privé. Cinq jours plus tard, Cresson, Berthelot et Perry se retrouvent à nouveau, cette fois ci au très sélect restaurant "l'Amigo" à Bruxelles. Et la troi troisième rencontre aura lieu le 11 avril au privé de Mme Cresson. Toute la bande s'y retrouve : Berthelot, Willème, Perry et Catharina Klaver (une secrétaire de Perry, également sa compagne dans la vie et qui lui servira à plusieurs reprises de gérante de sociétés off-shore). La maîtresse de maison sert des côtelettes d'agneau à l'ail, accompagnées de haricots blancs. Qu'est-ce qu'on arrose ce soir là ? L'entente financière entre Perry et Berthelot, pardi. Et en signe d'allégresse, Madame le commissaire se laisse aller à écrire sur une feuille blanche et de sa main quelques noms de personnes des milieux de la Commission susceptibles d'aider Perry à trouver des contrats communautaires. Elle l'envoit chez l'un des membres de son cabinet, Jack Metthey, pour une éventuelle embauche via Perry d'un scientifique finlandais reçu la veille et pour un contact avec un autre éminent savant suédois. Perry est également censé visiter sur initiative de Mme Cresson un certain Jensen, directeur de la biotechnique à la DG 12. Elle invite même Berthelot à faire découvrir son bel appartement à Perry. Ce dernier fera d'ailleurs plus tard une déclaration sous la foi du serment, accompagnée d'un plan très très détaillé des appartements de Mme Cresson, où il certifie : "je soussigné, Claude Perry, déclare par la présente sous la foi du serment, que lors des multiples repas et réunions avec Madame Edith Cresson et Monsieur René Berthelot, il fut question, avec l'assentiment de Madame Cresson, de l'emploi fictif de René Berthelot". Et. Perry rajoute : " (…) en cas de besoin, j'en témoignerai en Justice". C'est clair, c'est net et rajouté à la chronologie des événements, les démentis "indignés" (Le Figaro) de Madame Cresson n'ont plus grande valeur. Sans oublier que la commissaire déclare au journal "Le Monde" en date du 4 octobre 1998 : "le docteur Berthelot a passé un contrat avec M. Perry à titre privé et je ne vois pas en quoi cela me concerne." Quel effroyable mensonge comme le prouve ce chapitre. Mensonge confirmé par Berthelot lui-même qui déclare au confrère de "Libération" qu'il "habitait dans l'appartement de Cresson et avait libre accès à son bureau." Et Bertehlot confirme tout comme Perry que sa patronne était au courant de sa "mission" près de Perry et que lui, Berthelot, "était con d'avoir accepté" ce marché. Conclusion : Mme Cresson a menti ! Non seulement Perry témoigne de ce qu'elle était au courant du pourquoi de l'embauche de Berthelot, mais ce dernier en fait également de même. Quelques jours s'intercalent ensuite, puisque Berthelot va passer de courtes vancances (du 17 au 22 avril) à l'hôtel Mercure à Tours. Dès le 25 avril, Perry s'en va visiter le docteur Hansen, directeur à la DG 12, sur recommandation de Mme Cresson. Il n'en sortira rien et c'est bien pour cela que Claude Perry se dira abusé, sinon escroqué par Edith Cresson. 170 000 francs belges par mois (4 250 euros) pour Berthelot, plus un loyer de 80 000.- (2 000 euros) pour un appartement qu'il lui trouve à la mi-95 pour débarrasser Cresson de son omni-présence, c'était effectivement cher payé pour ne jamais avoir de contrat avec les DG de la grande prêtresse. Elle a bien voulu faire bénéficier son ami des largesses de Perry, mais encore récemment, elle clamait haut et fort qu'il n'avait jamais eu de relations contractuelles avec les départements lui incombant. L'arroseur arrosé ? Certes, s'il n'y avait le profit tiré de cette situation pour le moins délicate par le proche de Cresson. Et on peut dire finalement que la commissaire indélicate a abusé d'une part des largesses de Perry tout en l'abusant lui même d'autre part en ne renvoyant pas l'ascenseur. Le beau rôle qu'elle essaye de s'attribuer aujourd'hui ne tient en tout cas pas la route du point de vue moral. Mais pour l'instant, Perry ne se doute pas encore qu'il sera confiné dans le rôle de la vache à lait. Il est en pleine euphorie et emmène Berthelot le 4 mai chez René Hardy, gérant de la société Harco, l'une des filiales de "l'empire Perry". C'est ici que le brave dentiste trouvera son employeur officiel, qui lui payera également son loyer. Harco refacturera les dépenses pour Berthelot à Perrylux. Et Perry va continuer de faire le siège de Mme Cresson, sans que cela ne la dérange, au contraire, comme l'indiquent les rendez-vous suivants. La quatrième rencontre Perry-Cresson se déroule le 10 mai. A 18 heures, Cresson a une entrevue avec l'un de ses fonctionnaires, un certain Van De Bon, qui intéresse également Perry. Ce dernier arrive une heure plus tard, en compagnie de l'inévitable Berthelot et de Claude Willème. Pour parler affaires à cinq. Très intéressant de constater qu'une semaine après cette réunion à cinq et avec Van De Bon, Cresson se fait envoyer une note confidentielle de son collaborateur Jean-Luc Demarty, chef de cabinet adjoint. Cette note, datée au 17 mai, concerne un changement dans l'organigramme du cabinet Cresson. Et elle est faxée le même jour à 18 heures 10 par René Berthelot chez Claude Perry. Annotée de la façon suivante par Berthelot : "Confidentiel. Pour information. Amitiés. René." La note parle d'une séparation formelle entre la DG 12 et le Centre de Recherches (CCR). Elle informe également sur la nomination d'un certain Draxler à la tête d'une nouvelle direction, mais elle révèle surtout "la création d'une unité chargée des relations entre la DG 12 et la DG 13 et la nomination de Van De Bon à sa tête." Copie de cette note est envoyée à François Lamoureux, alors chef de cabinet de Cresson et à… Jack Metthey, celui-même que Cresson avait poussé Perry à rencontrer le 11 avril (ce que Perry fit d'ailleurs. Il eut les renseignements et tuyaux demandés). Et… à Claude Perry, via René Berthelot. Pourtant, Madame Cresson a toujours démenti qu'en ce temps là, Berthelot ait eu une quelconque activité dans son cabinet alors qu'il était payé par Perry. La pièce en question prouve exactement le contraire ! Van de Bon transmettra d'ailleurs lui aussi des courriers internes de Mme Cresson à Perry. Ainsi, le 30 juin, il faxera à 12 heures pile copie d'une lettre de Cresson au recteur Witte de l'Université néerlandophone de Bruxelles à Perrylux. Pour quelle raison, puisque Perry ne traite pas avec le cabinet Cresson. Pas ou pas encore ? Ou pas officiellement, une nébuleuse de sociétés extérieures permettant tous les artifices pour ne pas reconnaître les parties en cause ? Alors que Cresson vient à peine de quitter à ce moment là la présidence d'une société commerciale française, S. I.S. I.E., bien sûr toujours en relations d'affaires avec la Commission. Il faut insister ici sur un droit de réponse signé Edith Cresson et publié le 15 septembre dans les quatre journaux du groupe Sud Presse. Mme Cresson y affirme : "Je ne suis pas intervenue pour cette société (Perrylux) ". Un parfait mensonge, puisqu'au moins, ses recommandations manuscrites prouvent le contraire. D'ailleurs, Mme Cresson ne fit jamais le procès dont elle menaça le journal "La Meuse" dans son droit de réponse. Cresson récidiva le 18 décembre par une lettre de son avocat belge, Alain Berenboom, à l'éditeur du journal belge "La Meuse". Berenboom y parle d'une "singulière manoeuvre" et se demande "si dans cette affaire, c'est la poursuite d'objectifs personnels de lui ou d'une personne avec laquelle il est en cheville qui guide l'auteur." Et l'avocat de rajouter au nom d'Edith Cresson : "la façon dont Monsieur Nicolas a systématiquement mis en cause ma cliente" l'étonne, tout en reprochant au journaliste d'avoir fait la promotion de ses informations "auprès de collègues étrangers". Il est vrai que les confrères étrangers et surtout Jean Quatremer de "Libération" ont continué l'enquête sur Edith Cresson et ont abouti à des révélations dont nous reparlerons plus loin. Le 27 juin, cinquième rencontre de celui que Madame Cresson ne connaissait pas, puis avait éconduit de suite. Encore un restaurant chic qui sert de cadre à un dîner de travail entre les membres de l'équipe de choc : Cresson, Perry, Willème et Berthelot. Le 19 juillet, Perry, devenu entretemps le "porte-clé" de Cresson, se fait inviter sur initiative de Madame le commissaire, à la Maison de France. Le lendemain, il reverra Cresson pour la sixième et dernière fois, lors d'une réunion de travail à 15 heures dans l'appartement de la commissaire. Mais le travail continue. A la fin de la période de vacances, le 30 août, est prévue une importante réunion de travail dans les bureaux d'Harco à Bruxelles. Elle sera remise au 19 septembre. Y assistent des délégués des DG 12 et 18 ainsi que Berthelot, inévitablement, et surtout, Tim Riedinger, un autre ami très proche d'Edith qui fait également de bonnes affaires avec la Commission européenne. Il est l'un des personnages clés de la mouvance Cresson. Le soir, Perry et Berthelot dînent ensemble. L'ambiance est moins sereine. Cela fait des mois que le petit pied noir d'Oran investit dans le dentiste de Chatellerault et qu'il ne voit rien revenir. Berthelot est mis sous pression. On se revoit pour dîner le 3 octobre dans l'appartement loué par Perry via Harco pour Berthelot rue Duray à Bruxelles. Les rendez-vous se succèdent le 18 octobre à 13 heures 30, le 17 novembre à 19 heures et finalement, le 6 décembre à 17 heures chez Harco. C'est le moment où Perry, qui a toujours du mal à accepter les évidences, se rend néanmoins compte de ce qu'on le mène peut-être en bateau. La merveilleuse collaboration qui aura coûté quelques millions de francs belges à Perry est en train de se terminer en queue de poisson. Elle ne survivra pas à l'hiver 95-96… Tout aurait été dit, tout aurait été écrit, si Edith Cresson n'avait pas tenté de passer pour plus intègre qu'elle ne l'est. "Libération" reprend les informations de "La Meuse" et mène sa propre enquête. Jean Quatremer arrive à interviewer René Berthelot qui admet dans les grandes lignes les reproches moraux qui le concernent et qui sont adressés également à Edith Cresson. Qui quant à elle n'apprécie pas l'article de "Libé". Et réagit par un droit de réponse et une assignation en justice contre le quotidien français. Ce qui bien sûr ne fait qu'aviver l'envie du journaliste d'en savoir plus. C'est le moment que choisit en plus Dov Zérah, l'actuel chef de cabinet d'Edith Cresson, pour convoquer le journaliste de "Libé" et un journaliste de Radio France. Et il leur révèle d'autres cas de népotismes, puisque selon lui, la presse les apprendra de toute façon. Il est vrai qu'auparavant, les initiatives de Cresson à l'encontre du "Nouvel Observateur" avaient beaucoup intrigué et fait craindre le pire à l'entourage de l'ancien premier ministre. C'est ainsi qu'on apprendra de source on ne peut plus officielle que René Berthelot a effectivement fictivement "travaillé" pour HARCO et donc Perry sans que ce dernier n'obtienne cependant concrètement un contrat réel de la part des directions générales sous l'autorité de Mme Cresson. Dov Zérah confirmera également que Berthelot avait bénéficié d'un contrat de "visiteur scientifique" à la DG 12 de Mme Cresson et que le dentiste de la bourgade de Cresson était devenu expert en matière de recherche sur le SIDA. Berthelot fut ainsi favorisé via trois contrats à charge du contribuable : - 1er contrat du 1er septembre 1995 au 26 février 1996 pour un salaire initial mensuel de 146 500 francs belges (3 600 euros). N'oublions pas que Berthelot bénéficiait encore à ce moment là du traitement de Perry et du loyer gratuit ! Ce qui fait, tout additionné, la rondelette somme de 400 000 francs belges (10 000 euros) ! - 2ème contrat du 1er mars au 31 août 1996. Le salaire a été augmenté, mais le montant n'est pas indiqué. - 3ème contrat du 1er septembre 1996 au 28 février 1997. Le 1er mars 1997, René Berthelot est engagé au Centre Commun de Recherche (CCR) qui se trouve également sous l'autorité de Cresson. Ce contrat prendra fin le 31 décembre 1997. Dov Zerah montrera quelques travaux de Berthelot, des rapports d'activités, aux deux journalistes sélectionnés. Ils décriront ce travail comme de "petites notes" et comme "nul et insipide" et en tout cas en contradiction flagrante avec le salaire octroyé à l'ami de Mme Cresson. Berthelot remettait ces notes au début toutes les six semaines, puis tous les quatre mois, aux services concernés. Cas aggravant : Berthelot a "travaillé" pendant une année complète comme expert sur le SIDA dans le département du Poitou-Charentes avec… la ville de Chatellerault, sa ville de domiciliation et le fief de Mme Cresson. 13 déplacements officiels sur 15 effectués par Berthelot et subventionnés par les services de Mme Cresson avaient comme destination la bonne ville de Chatellerault. Il ne doit plus y avoir un seul cas de SIDA dans cette métropole ! Et après le contrat de travail fictif chez Perry, ce dernier contrat a également des relents de favoritisme aux frais du contribuable européen. Le fils de Berthelot disposait quant à lui d'un contrat d'auxiliaire avec échéance au 31 décembre 1998 à la DG 12. Encore un chercheur né qui, dans le civil, est "actuaire en assurances". Alors qu'Elisabeth Schemla, ancienne rédactrice en chef du "Nouvel Observateur" et auteur d'un livre élogieux sur l'ephémère passage de Cresson a Matignon, s'est vue embauchée au même CCR pour s'y occuper des relations presse dans l'hexagone. Or, en octobre 1998, certains journaux scientifiques spécialisés contactés en France ne purent nous indiquer aucun rapport professionnel avec Mme Schemla. Le correspondant bruxellois de l'hebdomadaire parisien "Le Nouvel Observateur", Didier Pavy, était le premier journaliste français à relever les informations parues en Belgique au sujet d'Edith Cresson. Il mena une enquête sérieuse et fit prévoir un papier sur l'affaire Cresson-Berthelot. C'est l'élément décisif qui entraîna Cresson à rédiger en toute hâte le droit de réponse insipide adressé au groupe de presse belge. Un droit de réponse que "Le Nouvel Obs" reçut deux jours avant… son confrère belge concerné. Et la veille de la parution de l'article sur Cresson dans l'hebdo français, Madame Cresson honora Jean Daniel, le patron parisien, d'une entrevue. Il va sans dire que le papier fut annulé. Ce n'est que plus de deux mois plus tard qu'un nouveau papier sur Cresson, mais n'évoquant "l'affaire" qu'en quelques lignes, eut le droit de paraître. Et s'attira de suite les foudres de l'ancien Premier ministre socialiste. Qui délégua l'ancienne rédactrice en chef, récente biographe de Madame et entretemps dotée d'un confortable job de relations publiques au Centre de Recherche dépendant de Cresson, jusque dans la conférence de rédaction du "Nouvel Observateur". Béatrice Schemla eut le droit de s'y expliquer et de se justifier le 30 octobre, provoquant un grand malaise à l'intérieur de la société des rédacteurs du magazine. Elle profita également de cette occasion pour dénoncer le complot d'extrème-droite conçu à Bruxelles par une poignée de journalistes sous l'influence de… Jean Nicolas ! Et c'est justement Elisabeth Schemla ainsi que le fils de René Berthelot qui furent "dénoncés" par le chef de cabinet d'Edith Cresson comme d'autres bénéficiaires de contrats au commissariat de Mme Cresson. L'initiative de Schemla auprès de ses anciens collègues témoigne en tout cas de ce que cette campagne de décrédibilisation envers certains journalistes trop curieux est systématique et orientée tous azimuts depuis le bureau de Mme Cresson. Un "actuaire en assurances", fils d'un grand ami, une journaliste dévouée et un dentiste casés. Et dans le cas de René Berthelot, il faut signaler qu'après son emploi fictif qui se termina en février 1996, ce dernier était déjà salarié depuis septembre 1995 par la Commission et le département de Mme Cresson plus précisément en tant que visiteur scientifique chargé de recherches dans le cadre de la lutte contre le SIDA, comme nous l'avons vu précédemment. Et encore une fois, on constate que la formidable commissaire au "coeur gros comme ça", est prête à toutes les manipulations pour assurer un revenu aussi fantaisiste soit-il, à son ami. Après son passage dans la mouvance Perry, Berthelot continue donc de "travailler" pour la DG 12 de Cresson. Il est visiteur scientifique et gagne à ses débuts 24 400 FF. Presque deux ans plus tard, la commissaire française expliquera aux enquêteurs de la COCOBU (Commission de Contrôle Budgétaire du Parlement européen) que Berthelot était "visiteur scientifique" pour l'aider "dans la préparation du programme cadre recherche et développement". Pas bête, la structure : Cresson se payait donc un conseiller privé selon ses propres dires sur le budget de la DG 12 communautaire. Mais ce conseiller plus que spécial ne pouvait plus, à partir du 1er mars 1997, rester employé pour raisons de règles statutaires, par la DG 12. Cresson le fit tout simplement passer avec un contrat d'un an au Centre Commun de Recherche, qui dépend également de la commissaire au grand coeur. Et comme il faut bien augmenter de temps en temps ses employés, le salaire qui a la forme "d'indemnité mensuelle" passe à 45 375 FF. Soit presque le double du montant alloué un an auparavant. Belle progression et tout cela sans intervention syndicale ! Mais que personne n'aille prétendre que Mme Cresson a avantagé qui que ce soit ! Elle vous répondra comme elle l'a fait devant les parlementaires de la COCOBU : elle embauche qui elle veut ! Mais Berthelot n'est pas encore au bout de ses… joies. Car comme par miracle, son indemnité européenne n'est pas diminuée du montant de sa retraite française, ce qui constitue donc un gain de 14 167 FF pour le dentiste ! En plus, Berthelot encaissera entre septembre 95 et février 96 un double salaire augmenté d'un loyer gratuit. Au total quelques quatre cent mille francs belges pour le dentiste expert du SIDA. La belle carrière de René Berthelot se termina finalement en 1998 pour raisons de santé… Le coeur commençait à lâcher cet homme qui s'en retourna définitivement à Chatellerault. Mais fut encore payé pendant sept mois (1,8 millions de francs, soit 45 000 euros) par les services de Cresson. Indûment, comme l'ont constaté début 1999 les contrôleurs du service financier interne à la Commission. Deuxième important volet de l'affaire Cresson qui en est devenue une entretemps et révélé également par les journaux du groupe Sud Presse le 16 novembre 1998 : l'affaire S. I.S. I.E., les initiales d'une société parisienne au nom significatif : Services Industries et Stratégies Internationales et Environnement. L'historique et le cheminement de cette société sont extrèmement compliqués, mais son but et les motivations à son origine sont plus que limpides. Un retour "historique" en arrière s'impose pour bien comprendre cette nouvelle mouvance. En octobre 1990, Edith Cresson n'est plus qu'ex-ministre des affaires européennes du cabinet de Michel Rocard. Elle est donc à la recherche d'une occupation salariée. C'est Didier Pineau-Valenciennes qui récupère la femme politique. Le patron du groupe Schneider crée "spécialement pour elle" comme il le concèdera ouvertement, une société de services destinée à promouvoir les activités de son groupe dans le monde et à faciliter ses contacts avec des responsables du plus haut niveau. Cresson semble toute indiquée pour remplir cette tâche de voyageur de commerce de luxe. Elle prend donc ses aises au sein de cette nouvelle société qui s'appelle à ses débuts S. I.S. I., les quatre lettres représentant "Schneider Industries Services International". Avec elle et dans ses bagages : son fidèle conseiller Abel Farnoux, qu'on retrouvera tout au long de la carrière et dans l'ombre d'Edith Cresson. Il n'aura d'ailleurs jamais à s'en plaindre. Au printemps de l'année 1991, Edith Cresson remplace Michel Rocard comme Premier ministre du président Mitterrand. Elle ne sait pas encore que son mandat ne durera pas très longtemps et est exhaltée par cette nouvelle tâche. Elle peut lâcher S. I.S. I. Sans problème, puisque cette société ne devait son existence qu'au fait d'être le filet de sauvetage pour Cresson. Edith débarque à Matignon, avec à nouveau dans ses bagages, Abel Farnoux. Mais en avril 1992, c'en est brusquement terminé de Matignon. Malgré les bonnes, les très bonnes relations entre Cresson et Mitterrand, elle est devenue intenable et c'est Pierre Bérégovoy qui succède à Cresson. Cette dernière retourne chez S. I.S. I. Avec… Abel Farnoux. Un mois plus tard, la société d'accueil change de fond en comble. Non seulement, les initiales deviennent S. I.S. I.E. Le 25 juin 1992, mais encore voit on entrer le 8 décembre 1992 la société SES, une filiale d'Elf-Aquitaine dirigée par Loik Le Floch-Prigent, dans le capital de la société. Après Pineau-Valenciennes et ses démêlés avec la Justice belge, voici un autre "cas", rendu célèbre quelques années plus tard dans l'affaire de "la putain de la République" et du président du Conseil Constitutionnel français, Roland Dumas. Ce capital donc, augmenté depuis le 20 juillet 1992, est réparti de la façon suivante : - 5 000 actions pour SERIBO, entreprise française d'industrie du bois, - 5 000 actions pour la société Koch Transporttechnik, - 5 000 actions pour la société SES de Le Floch-Prigent, - 500 actions pour Edith Cresson, - 500 actions pour Abel Farnoux. - 500 pour Jean-Claude Gorichon. Notons que 500 actions valent en 1992 quelques 60 000 francs français ou 360 000 francs belges (9 000 euros). En novembre 1993, c'est Edith Cresson qui devient la présidente de la société S. I.S. I.E… Le vice-président s'appelle, qui en douterait : Abel Farnoux. Exactement un an plus tard, S. I.S. I.E. Change de statut et devient une société anonyme à directoire et conseil de surveillance. Abel Farnoux accède à la présidence et Jean-Pierre Souviron devient vice-président. Ce dernier est un industriel du proche entourage d'Edith Cresson. Un autre ami de l'ex Premier ministre fait son apparition au sein de cette société en tant qu'administrateur : Bernard Esambert de la Compagnie financière de Rothschild. Il est très lié avec Cresson. Celle ci lui avait d'ailleurs confié lors de son passage à Matignon une importante mission sur les entreprises françaises. Et cinq jours avant de prendre officiellement possession de son fauteuil de commissaire européen, soit le 26 décembre 1994, Edith Cresson vend ses actions dans S. I.S. I.E. Elle a dorénavant les mains libres et rien n'empêche maintenant S. I.S. I.E. De conclure des contrats de plus en plus juteux avec la Commission européenne, tout en ayant son ex-présidente du conseil et ex-actionnaire à l'intérieur de l'institution. La société ne se gênera d'ailleurs pas pour ce faire. Quand à la nouvelle commissaire, elle a créé les conditions légales pour ne plus être en rapport avec S. I.S. I.E. Mais qu'en est-il des conditions effectives et des conditions morales ? La société informatique SEMA Group fait providentiellement son entrée dans le capital en 1995, tout comme l'italienne STET avec Massimo Masini comme administrateur. Par ailleurs, des amis de Cresson comme l'industriel Nicolas Lebon, Jean-Pierre Souviron ou Dominique Giral créent en 1995 une émanation de S. I.S. I.E., la société S. I.S. I.E. - Management. Le capital est de 51 000 FF et augmenté l'année suivante à 129 000 FF avec les apports de nouveaux actionnaires comme Christian Quesnot, ancien chef d'état major de François Mitterrand, Pascal Hanras, Philippe Rivet, Beata Zupnik, Cyril Luneau ou Hassan L. Chammah. Plusieurs des actionnaires ou administrateurs de S. I.S. I.E. - Management figurent également au conseil de S. I.S. I.E. S.A., retransformée statutairement une dernière fois le 2 juillet 1998. Ainsi, Farnoux représente S. I.S. I.E. - Management au conseil d'administration de S. I.S. I.E. S.A. Et d'autres noms apparaissent : Hubert Curien au conseil de surveillance, Quesnot dans les deux sociétés, Lebon également, puis Daniel Rouxel et surtout Jean-Hervé Lorenzi, habitué des cabinets ministériels socialistes et émissaire du Premier ministre Cresson au ministère de l'Economie et des Finances du temps des splendeurs de Matignon. Lorenzi avait en 1991 la charge de faire l'intermédiaire entre Matignon et Bercy. Il s'agit donc encore une fois d'un homme de confiance de la commissaire et d'un membre important de sa mouvance. Fin 1997, un conflit éclate entre certains administrateurs. Souviron et Quesnot claquent la porte. Entretemps, le premier chef de cabinet de Cresson à la Commission, François Lamoureux, a quitté sa patronne pour s'installer comme gestionnaire responsable des programmes Phare et Tacis à la Commission. Lamoureux a déjà été chef de cabinet adjoint de Cresson à Matignon. C'est donc un autre homme de confiance qui dirige les opérations de subventions vers les pays de l'Est. Or, S. I.S. I.E. Passe justement de nombreux contrats avec les projets Phare et Tacis. Qui se sont révélés, indépendamment de la présence de Lamoureux, peu fiables depuis 1991. Quelques 124 milliards de francs belges (30 milliards d'euros) ne semblent en effet pas être arrivés à destination ou ne pas avoir atteint les objectifs visés. Rien d'illégal en principe dans les diverses activités d'Edith Cresson, de ses sociétés satellites, de ses sous-marins bien payés pour peu de travail. Sauf que beaucoup d'indices intriguent. Et on constate qu'une société plus que proche d'Edith Cresson, bourrée d'administrateurs on ne peut plus proches de la commissaire, bénéficie de contrats intéressants avec entre autres un secteur dirigé par un très proche de l'ancien Premier ministre français qui est lui-même l'un des vingt commissaires du gouvernement européen. S.I. S.I. E., depuis l'accession de Mme Cresson à son commissariat, a bénéficié de 7 contrats de la Commission pour un montant total de 3,1 millions d'euros (125 millions de francs). Telle une structure de l'ombre, la mouvance Cresson est bien organisée, n'a peur de rien et est dans tous les bons coups. Car même si Madame Cresson insiste sur le fait qu'elle n'a jamais rien fait d'illégal, elle ne pourra pas nier que beaucoup de ses proches amis et également l'une ou l'autre société commerciale proche et même très proche d'elle, s'en sont mis plein les poches. Comme le chanterait Georges Brassens : "les copains d'abord". Mais est-ce là le rôle, la mission et le sens moral de la fonction d'un commissaire européen ? Troisième volet des affaires de Mme Cresson à la Commission européenne : celui de l'actuel directeur d'Air France, Jean-Cyril Spinetta. Encore une vieille connaissance de la commissaire. Spinetta se trouve dans l'embarras le 3 janvier 1996. Cet ancien conseiller de François Mitterrand est mis sur la touche par le gouvernement Juppé. Il démissionne du corps préfectoral et cherche une occupation. Cresson lui en trouvera une à Bruxelles. Spinetta y effectuera brièvement, mais consciencieusement, un travail qui ne correspond guère aux hautes qualités intellectuelles de cet énarque. Il ne restera d'ailleurs pas longtemps sur Bruxelles et retournera, selon ses désirs exaucés par Edith Cresson, comme "expert national" de la Commission dans son pays ("J'avais demandé à Mme Cresson de pouvoir passer une partie de mon temps à Paris", avouera-t-il). Rétribué avec 330 000 francs belges (8 000 euros) pendant les cinq premiers mois, il touchera encore 110 000 francs (3 000 écus) de la DG de Cresson après son départ de Belgique en sus de son traitement à charge de l'état français. Quand il devient chargé de mission au ministère de l'éducation nationale français en juin 1997, son indemnité de la Commission lui est toujours versée. Quand il devient directeur de la compagnie aérienne française en septembre, son compte en banque est toujours crédité par la Commission. Spinetta remboursera cependant le trop perçu de sa propre initiative à une Commission peu regardante. Mais Edith Cresson a un grand coeur. En partant pour Bruxelles, elle n'a pas oublié le "triste sort" réservé à son chauffeur et son garde du corps français auxquels elle a droit en tant qu'ancien chef du gouvernement français. Comme elle ne pouvait pas les emmener à Bruxelles où ils auraient fait double emploi, elle en fit en un tour de main des "experts nationaux". Avec l'indemnité qui y correspond. Quelques 100 000 francs belges mensuels (2 500 euros) pour rester à Paris. Quatrième volet des tribulations de Mme Cresson : l'affaire Jean-Louis Reiffers. Ce dernier est évidemment un ami d'Edith et sa mise en relation avec la Commission européenne commence d'une façon tout à fait normale. En 1995, Edith Cresson lance la rédaction d'un livre blanc sur l'éducation et la formation. Elle a recours en juillet pour ce projet aux services de Jean-Louis Reiffers, doyen honoraire de la faculté des sciences économiques de l'université de la Méditerrannée. Reiffers préside un groupe de réflexions dont le mandat a d'ailleurs été prolongé en juillet 1998. Et il est effectivement qualifié pour ce travail. Il a exercé différentes fonctions à la Banque Mondiale et fut également conseiller de Cresson à Matignon pour les questions se rapportant à l'éducation nationale. L'indemnité de Reiffers se chiffre à 66 000 FF (10 000 euros). Or, en 1996, Cresson fait lancer un appel d'offres afin de réaliser les objectifs définis par le fameux livre blanc, conçu, lui, par des fonctionnaires européens sur base des cogitations du groupe de réflexion… présidé par Reiffers. Et qui répond entre d'autres sociétés à cet appel d'offres ? Une société au nom de "Jean-Louis Reiffers Conseil". Son projet s'intitule "Accréditation des compétences" et son coût se chiffre à 530 000 FF. L'organe de contrôle des appels d'offres intérieur à la Commission, la CCAM, constate la "proximité notoire" entre Cresson et Reiffers, mais cède finalement face aux pressions écrites en date du 16 novembre 1996. Et voilà donc le président du groupe de réflexion qui, à travers une société lui appartenant, exécute également via un appel d'offres remporté, le programme qu'il a lui même préconisé et élaboré. Le service du contrôle financier interne de la Commission et l'UCLAF (l'unité anti-fraude de la Commission) , a commencé en 1998 à enquêter sur cette nouvelle affaire. Et ce nouveau cas de favoritisme flagrant envers un proche ne dérange pas du tout Madame Cresson ! Tiens ma michoo, je t'envoie de la chaleur !!!!!! Gros bisous à toi et aux historiennes…
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241889
b
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