Histoire vécue Poids - Régime > Obésité > RA      (65535 témoignages)

Préc.

Suiv.

Un amour à la "jules et jim"

Témoignage d'internaute trouvé sur elle - 02/06/11 | Mis en ligne le 19/04/12
Mail  
| 139 lectures | ratingStar_243566_1ratingStar_243566_2ratingStar_243566_3ratingStar_243566_4
[i][i] Pierre Vives 28 mai, 00:04. "Il est 02H35 du mat, j'en ai fini avec le premier jet, je suis vidé, je l'ai vécu, j'ai tremblé, je me suis emballé, mais jamais je ne suis revenu sur mes écrits. Je te les confie, calmement dans un coin lis les. Je suis épuisé ! " C'est l'histoire jamais finie d'un grand amour. Qui n'a pas connu, les slows enamourés des boums des nuits d'été ? Soirées prétextes à la réalisation des envies réveillées par l'agitation de nos hormones en proie au printemps de nos jeunes années. "je vais et je viens, entre tes reins…" Gainsbourg érotomane, tu nous enhardissait dans l'accomplissement de nos espoirs libertins, là où nos boutons d'acné, calmaient nos ardeurs juvéniles. Elle était invitée aussi à cette boum, celle qui participait à tous nos jeux de la journée, celle là même que l'esprit garçon manqué, ne nous faisait remarquer qu'en secret. Mais là, ce soir, dans la douce nuit étoilée de cet été 75, elle a réveillé les battements de mon coeur jusque là enfouis, car impensables, irréalisables, quasi inavouables… Gainsbourg chante, le vinyle, crachote, les regards se croisent, le rire embarrassé qui sert de façade, elle est seule, à faire semblant de ne pas me regarder, jeune coq devant les copains, sûr de moi comme si j'allais à l'échafaud, je risque mes pieds sur la piste de danse, la convie, le miracle se poursuit, elle accepte un slow sur cette chanson pleine de … promesses impossibles pour mes seize ans ! La suite fut faite de petits bisous, petits mais immenses par rapport à l'exploit accomplit. Déjà quand dans la classe de ma mère instit, je passais dire bonjour à la sortie du collège, elle me regardait, moi le grand de sixième. Elle révait de ce garçon, fils de sa maitresse d'école, qui était déjà l'élu de son coeur, elle essayait d'amadouer cette femme en lui offrant à chaque gouter un bout de son pain au chocolat, qui sait, peu être que cela faciliterait le dessein qu'elle convoitait ? Oui cette histoire a un passé, un vieux passé, (si tant est qu'un passé puisse être jeune). La vie à fait que les amoureux furent séparés par les tribulations des mutations professionnelles de nos parents, j'atterrirais à la Réunion, les lettres d'amour suivirent, se perdirent, les coeurs s'ouvrirent à d'autres, la vie quoi… 1986, voyage à Paris pour un salon professionnel, je la retrouve par le hasard des connaissances communes, les regards se retrouvent, les mains s'effleurent, je cherche où dormir pour ces trois jours, elle habite le XVème, je peux y passer la nuit, oui elle n'a qu'un lit, oui on peut dormir ensemble en bon copains, oui, ou… i, pas longtemps en fait, non pas longtemps, la magie de l'attrait nous jetât dans les bras l'un de l'autre, la nuit permit à nos corps de se trouver, après plus de dix ans, de séparation, ils ne s'étaient encore jamais trouvés, ils se sont mal trouvés, cette impatience de dix ans, cet engouement pour l'acte lui-même depuis si longtemps réfréné, désiré, fantasmé, cette impatience, n'a pas payé. Nuit noire, au plaisir furtif pour l'un, inaccessible pour l'autre, victime de l'engouement de cet amour depuis si longtemps ancré, cette nuit où la réalité est dure à accepter, cette nuit où le rêve s'ébrèche, où la jouissance s'effondre comme un vieux soufflé, cette nuit est là, le petit matin est amer, le sexe n'est pas l'extase que les années passées nous avaient fait miroiter. L'avion, les kilomètres, les voyages, nous éloignèrent encore plus, la vie nous divertira, nous donna nos expériences extraordinaires, nous construira, mais dans un coin une petite chanson de Bécaud résonne régulièrement du prénom de la belle, dans un coin, le chemin de l'aimé est suivi sur une mappemonde au grès des pérégrinations qui ont marqué ma vie. La technologie, les réseaux sociaux, les anciens de l'école primaire, les noms qui reviennent, les contacts qui se refont, les noms qui un beau jour réapparaissent sur l'écran, sur la pointe du coeur on tente un petit mot, un autre, on se risque, on ose, oui on est là, oui le coeur bat toujours à l'évocation de son nom, oui je guette son apparition, et si on essayait skype ? , oui je te revoie, oui j'ai des larmes qui me viennent, des larmes d'émotion, des larmes de joie… Oui l'évidence me lance en pleine figure, que c'est ELLE, mais c'est affreux, ma vie est faite, la sienne aussi, on les trouve belles nos vies, très belles, remplies de choses magnifiques, réussies, des joies, des expériences, des enfants… des enfants ? Oui mais… mais, pas fait ensemble, ben non, mais pourquoi, pourquoi ? Mais je les aime mes enfants, nous les aimons nos enfants, nous les aimons ceux avec qui nous avons fait notre vie, rien de vraiment lourd n'entrave nos unions respectives. Mais alors que ce passe t'il ? Au secours, les conversations s'emballent sur les messageries, le temps disparaît, la nuit de l'un est le jour de l'autre en raison du décalage horaire, mais qu'à cela ne tienne, le sommeil n'est plus un besoin, les repas sont une anecdote, le monde autour disparait dans un brouillard, "à l'aide" , plus rien n'est sous contrôle, la fiction des histoires d'amour devient la réalité de notre quotidien, elle nous bouffe, nous ronge, nous plonge dans la mauvaise conscience. "Sors la tête de l'eau, réagis, c'est n'importe quoi, tu as cinquante ans, tu n'es plus un enfant"… Affreux, cette addiction là rien, rien n'y peut rien. L'horreur s'en mèle, par la mort de la mère de mes enfants, d'une "longue maladie" jusqu'ici vaguement maitrisée, sur mon âme déconfite, perdue devant ce couperet qui est tombé si brusquement. Un regard doux dans ces moments tragiques, une main tendue, une rencontre, les regards se retrouvent, les yeux ne peuvent cacher que la flamme ne s'est jamais éteinte. Mais comment en ces moments déchirants, se l'avouer, accepter l'inacceptable, le politiquement incorrect ? Comment se regarder alors que l'image de sa femme est encore là présente, très présente ? Mais la beauté de ce vieil amour qui s'est réveillé, sera plus fort, il tient du miracle, il est arrivé à point nommé, pour éclairer le sombre du moment. "Oui, écoute le comme ça, avance, aime." On se retrouve, sur une plage ensoleillée, on retrouve nos sensations du passé, les yeux se reconnaissent, ils brillent de cet élan jamais quitté, "mais c'est toi, c'est toujours toi" . L'évidence nous gifle le visage, nous ramène l'un vers l'autre, les mains se touchent, les lèvres se cherchent, les langues s'unissent, le bonheur nous rattrape. Tout nous ensoleille, tout favorise les retrouvailles et par une journée de printemps, dans le lit frais d'un hôtel, comme des amants de vingt cinq ans, nous nous sommes retrouvés ! L'avenir n'est pas simple, le présent pas évident, l'union des corps difficile tant le poids des interdits est lourd, mais cette fois, il ne faut plus que l'on rate notre destin, un amour comme celui là, où l'évidence est que nos deux êtres se cherchent depuis toujours, que la vie nous a fait rater un rendez vous, puis deux, cette évidence là, ce rendez vous là, faisons qu'on ne le rate pas une autre fois ! "j'ai toujours su que nous étions fait l'un pour l'autre" , oui et pourtant…
  Lire la suite de la discussion sur elle.fr


243566
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

25 kilos a perdre! qui me suis? - j'ai decide de maigrir

image

Bonjour tout le monde ! Je me présente, je m'appelle Hélène, j'ai 24 ans, une petite fille de 13 mois et beaucoup de kilos en trop ! Alors depuis le 1er février je me suis mise à un rééquilibrage alimentaire, avec en prime 1h30 voir 2 h de...Lire la suite

Les regimeuses(groupe en reequilibrage alimentaire)2

image

Et beh MArline fiouuuuu quel con ce mec ! Et puis tu les as accumulé en +… comment tu te sens aujourd'hui ? Il y a des jours comme ça où tout part en cacahuète ! Nadège, je te préfère avec le short, je te trouve plus sexy. Et garde le moral...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages