Histoire vécue Poids - Régime > Obésité > RA      (65535 témoignages)

Préc.

Suiv.

Une situation embarrassante ( 2 ).

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
Mail  
| 114 lectures | ratingStar_269766_1ratingStar_269766_2ratingStar_269766_3ratingStar_269766_4
Franz m'attendait, frissonnant dans la fraicheur matinale. Je le trouvai splendide. Il s'était coiffé et ses mèches blondes, un peu rebelles, en revenant sur son front, lui donnaient un air de jeune premier. Il me serra la main et nous attendîmes l'arrivée des autres élèves. Un par un ou par petit groupes, ils venaient nous rejoindre. Certains s'émerveillaient de notre tenue. Nous leur racontions en quoi consistaient les activités au campement et ils nous répondaient que ça leur donnait envie d'y venir à leur tour. Nous parlions des grands jeux, du camouflage, de l'entraînement au tir… D'autres, comme Steiner par exemple, nous évitaient. Il y avait sans doute des fils de communistes parmi eux. Enfin, Herr Schnitz vint ouvrir. Il ne manifesta pas de surprise en nous voyant. Distrait comme toujours, il se contenta de tourner la clé, pousser le portillon et se poster dans la cour en bourrant sa pipe. Pendant quelques minutes, nous continuâmes notre exposé. Franz relatait les moments passés autour du feu, les chansons, les marches dans la forêt, et les copains étaient enchantés de notre récit. Puis la cloche sonna. Nous nous regroupâmes en rang, comme à l'ordinaire. Fräulein Strücke vint nous chercher. Elle se préparait à nous faire signe d'entrer, quand elle se figea. Elle croisa les bras, s'approcha : - Qu'est-ce que c'est que cette tenue ? Franz lui répondit, sur un ton neutre : - C'est notre uniforme du Jungvolk, Fräulein. - Je n'apprécie guère cette plaisanterie. Vous vous payez ma tête ? - Pas du tout, Fräulein. Nous faisons partie de la section Nationale socialiste de Detmold. - Je vois… et vous en êtes fiers, je présume. Vous avez l'air fin, comme ça. Vous comptez assister au cours déguisés de cette manière ? Il lui décocha un sourire assassin : - Et pourquoi pas ? Le règlement s'y oppose-t-il ? Elle eut un léger mouvement de recul. Elle ne s'attendait peut-être pas à tant d'assurance, d'effronterie. Ou alors elle ne savait pas si les codes en vigueur lui donnaient raison. Elle claqua la langue, se retourna. Nous empruntâmes le couloir. Arrivés devant la salle, elle nous fit mettre sur le côté. Nos camarades prirent place, dans un brouhaha de murmures, de chaises raclant le sol. - Suivez-moi. Elle nomma un responsable, exigea qu'il n'y eût pas de chahut en son absence. Puis elle nous entraîna jusqu'à la classe de Herr Hoffmann, le directeur. Celui-ci avait laissé sa porte ouverte. On l'entendait de loin, avec sa voix suraiguë, un peu étranglée. Il énonçait un problème d'arithmétique. Posté sur l'estrade en bois grisâtre, tournant le dos à son public, il était en train d'écrire au tableau. Comme toujours il se dandinait, tel un poussah. Il avait eu la curieuse idée de mettre une craie sur son oreille, et ça lui donnait un air comique, irréel. Sans doute l'avait-il oubliée là. On aurait dit un commis boucher, un plombier. Il surprit mon regard amusé et y rétorqua par une oeillade venimeuse. Sa collègue prit la parole : - Herr Direktor, ces deux élèves ont pris la liberté de venir à l'école dans cet accoutrement. Je vous avertis que je ne les recevrai pas dans ma classe. Voulez-vous les prendre dans la vôtre ou doit-on les faire renvoyer chez eux ? Elle le fixait avec un éclat perçant dans les yeux. Ses lèvres tremblaient, je ne l'avais jamais vue ainsi. Il y avait dans son intonation un chevrotement qui la rendait fragile, mais en même temps une inflexion résolue, quelque chose de déterminé qui le fit hésiter. Les doigts encore posés sur la surface d'ardoise, il finit par marmonner : - Mmm… Oui, je comprends. Nous ne pouvons pas les lâcher dehors, nous en sommes responsables. Et les accueillir au milieu des autres, ce serait créer un précédent… Ecoutez, je propose qu'on les confie à la garde de Gryszpan. Laissez-les moi jusqu'à la récréation, après j'irai le voir. Elle donna son assentiment et s'en fut retrouver ses ouailles. Hoffmann nous expédia au fond de la salle en nous demandant de mettre à jour nos devoirs. Quoi que nous fassions, il ne voulait pas nous entendre. Je me retrouvai à côté de Birkopf, un crétin que j'avais déjà croisé dans la cour. Il me gratifia de son sourire de demeuré, ponctué d'un gloussement auquel je ne répondis pas. De temps en temps, il me donnait des coups de coude, tandis que j'avais ouvert un livre de mathématiques, qu'en réalité je ne lisais pas. J'essayais de laisser mes pensées divaguer, mais Birkopf me harcelait constamment, me rappelant son existence aussi encombrante qu'inutile. Franz avait atterri sur un banc vide près du radiateur et, la tête dans les mains, il montrait ouvertement qu'il ne faisait rien et n'avait pas l'intention de travailler. Je l'appelai muettement au secours, me faisant comprendre tant bien que mal. Il finit par repérer le manège de mon voisin, et me demanda d'attirer son attention. Birkopf se tourna vers Franz ; celui-ci lui montra son poing, mima le geste de lui boxer la figure. Birkopf avait beau être un peu arriéré, je suppose qu'il saisit le message car il cessa de me tourmenter. Tout le monde savait dans l'établissement que Franz était mon protecteur ; rares étaient ceux qui osaient s'y frotter. Profitant que ses élèves planchaient sur une histoire de baignoire qui fuyait, Hoffmann s'absenta dix minutes pour nous amener chez Gryszpan. Nous prîmes un corridor que nous ne connaissions pas. On y accédait par une porte que nous avions toujours vue fermée. Le directeur fouilla sa poche, en sortit un trousseau, ouvrit. De l'autre côté, c'était la même couleur verte, laide et déprimante, qui cloquait par endroits. Nos pas résonnèrent dans un hall éclairé par des pavés de verre dépoli. L'employé était là, à nettoyer les escaliers qui menaient à son appartement de fonction, au-dessus de la classe de Herr Schnitz. Pendant que nous montions, Franz lança à voix haute : - Je ne veux pas aller chez Gryszpan. Notre place est avec les autres, en bas, pas chez ce vieux dégénéré. Sans se retourner, Hoffmann, qui se tenait à la rampe, lui renvoya : - Tu feras ce qu'on te dit, c'est tout. Pendant qu'il répondait, courbé en avant, je remarquai qu'il avait toujours sa craie sur l'oreille. Il était ridicule, avec sa bedaine, ses grosses fesses et ses chaussures noires vernies, à bouts pointus. Le concierge, voûté, s'appuyait sur son balai. Il enleva sa casquette, plein de déférence. Hoffmann le rejoignit sur le palier : - Gryszpan, je vous confie ces deux-là, jusqu'à midi. Voyez ce que vous pouvez en tirer. Le vieil homme nous regarda, ne sachant quelle contenance adopter. Hoffman nous laissa ainsi, en haut des marches. Il redescendit, claqua la porte. Nous entendîmes la clé tourner dans la serrure. Ce grincement avait quelque chose d'oppressant. Nous étions bouclés avec ce vieux type qui nous fixait gauchement, avec un sourire édenté. Il finit par tourner les talons, entrer dans sa tanière. Nous hésitâmes et comme la porte restait entrebâillée, nous le suivîmes. Gryszpan possédait deux chats qui apparemment, aimaient bien se faire les griffes sur la tapisserie. Elle pendait en loques, déchirée sur tout le bas des murs. Nous les vîmes dans le couloir : deux matous ordinaires, bien nourris, vautrés dans un panier en osier dont le fond était garni d'un coussin. Ils se prélassaient tranquillement mais l'un d'eux, en nous voyant, agita la queue et feula avec une évidente hostilité. Franz fit un pas brusque vers l'animal, qui prudemment s'esquiva vers le fond de l'appartement. De la salle à manger nous parvenait les trilles acides d'un accordéon, plus ou moins entrecoupés de crachotis. Gryszpan possédait un poste de T. S.F. Et il écoutait des airs de musette. En pénétrant dans la pièce, nous fûmes frappés avant tout par la pénombre et l'odeur : de grands tapis orientaux servaient d'aire de jeux aux deux félins, qui les compissaient consciencieusement. Ils avaient dû être beaux, autrefois, pour ce qu'on pouvait en juger. Maintenant, leurs couleurs chatoyantes disparaissaient sous une uniformité marronâtre, mélange de crasse incrustée, de poussière, de gras et d'urine. Gryszpan ne devait jamais les laver, soit qu'il se fût habitué à cette puanteur, soit qu'il fût privé d'odorat. Un bureau était posé au centre, sur lequel cohabitaient paperasses, bibelots, reliefs de repas. Une casserole trônait sur le bord, encore à moitié remplie de restes, d'où émergeait une carcasse de poulet bourdonnante de mouches. Il paraissait évident que l'homme mangeait sur le fauteuil, juste à côté, en écoutant la radio. Il s'était retranché là et nous regardait, en se frottant le menton. Il avait l'air un peu absent, comme si, malgré le fait qu'il nous dévisageât, son esprit était essentiellement absorbé par les flonflons qui sortaient du récepteur. Je le voyais battre la mesure de son pied gauche, et m'aperçus qu'il chantonnait. En l'examinant plus attentivement, je me rendis compte que son pull gris était souillé de taches qui ressemblaient à du vin, ou de la sauce tomate, à moins que ce ne fût des deux à la fois. Il y avait là un bric-à-brac indescriptible : essentiellement des babioles sans valeur, entassées sur les meubles, en dépit du bon sens. Le divan était lui aussi victime des intempestifs et assidus coups de pattes : éventré sur presque tous ses coussins, il laissait voir sa bourre et ses ressorts. Il empestait pareillement. Il régnait une ambiance crépusculaire et étouffante dans cette pièce. Des rideaux à la teinte indéfinissable étaient clos. Ils avaient également souffert de la présence féline et présentaient de larges déchirures dans leur tiers inférieur. Entouré de cette atmosphère spectrale, recroquevillé dans son siège élimé, Gryszpan me fit penser brusquement à cette image que j'avais vue un jour à la devanture d'un cinéma : Nosfératu, le vampire, un être qui semble humain mais ne l'est plus. Je ne me souviens pas quand ni comment je m'étais retrouvé devant cette affiche du film de Murnau, ça n'avait duré qu'un instant, Mutti me tenait par la main et nous faisions des courses. Mais j'avais été frappé par la pâleur de l'acteur, son aspect inquiétant. Gryszpan, lui, cumulait à la fois cette impression malsaine, mais aussi un air pitoyable et dérisoire, de demeuré inoffensif. Il me mettait mal à l'aise mais j'avais pitié. En réalité, ma seule envie à ce moment-là était de sortir, de retrouver la lumière du jour. Je ne tenais pas à en savoir plus sur cet individu, s'il était plus répugnant que minable, s'il avait toutes ses facultés ou seulement une partie. Au fond, je m'en fichais. Je me sentais oppressé. Combien de temps allait-on nous laisser avec lui ? Le concierge hocha le menton. De sa voix chuintante, il demanda : - C'est quoi votre régiment ? Franz fit quelques pas, examinant les lieux sans dissimuler sa curiosité. Il répondit, sur un ton supérieur : - Nous faisons partie du Jungvolk, une organisation dirigée par le parti National – socialiste. Le vieux croisa les jambes. De ma place, je m'aperçus qu'une des pantoufles était trouée, qu'on voyait une chaussette grise à travers. - On vous a appris à tirer ? - Bien sûr. - Et les grenades ? C'est important, les grenades. - Pas encore. Cela viendra, je pense. Gryszpan se leva, s'approcha de la cheminée. Il en revint avec une croix de fer qu'il brandit sous mon nez : - Celle-là, je l'ai gagnée en 17, vous n'étiez même pas nés, si ça se trouve. Eh oui, je me suis battu pour le Kaiser. On me l'a pas faite cadeau ! De ses doigts noueux, il souleva son pull. Je me demandais ce qui lui prenait. Dessous, un tricot de peau au blanc douteux apparut, que le vieil homme roula également. Une vilaine balafre lui zébrait le flanc droit, près des premières côtes. Tout autour étaient disséminées diverses cicatrices, de tailles variées. - J'étais truffé d'éclats. M'ont opéré pendant plus de deux heures. Suis resté six mois à l'hosto avant d'en guérir. Entre temps, la guerre était finie. Franz s'était penché, et regardait la chair. Il émit un petit sifflement : - Alors comme ça, vous êtes un héros ? Gryszpan se rassit sans façons : - C'était mon devoir. Fallait bien y aller. Ce pauvre bougre était donc un ancien combattant. Je comprenais à présent que, démobilisé, sans doute trop âgé pour postuler à d'autres emplois, il s'était retrouvé ici, à sortir les poubelles et faire le ménage. Depuis quelques instants, l'attitude de mon ami avait changé. Il ne montrait plus d'hostilité et s'intéressait au sort du concierge, l'interrogeant sur son parcours militaire, sur les conditions de vie dans les tranchées, lui demandant des détails sur cette période. Gryszpan, qui s'était radouci, relatait les mouvements de troupes, les assauts, l'attente… Au début j'écoutai leurs échanges. Puis, j'entendis la cloche sonner la récréation de dix heures. Désireux de m'éloigner un peu de ce cadre confiné, je sortis, en me disant que j'aurais peut-être la chance d'apercevoir, par une fenêtre, les copains en train de jouer. Je partis dans le corridor. Au fond se trouvait une chambre au lit défait, sur lequel s'était réfugié le chat de tout à l'heure. Il me regardait, sa queue oscillant lentement. Ici aussi, les tentures étaient tirées. L'ameublement restait sommaire : une armoire à glace, une commode… J'allai repartir quand je remarquai, bien en évidence, quelque chose qui m'interpella. En un instant, je rejoignis mon ami et, interrompant la conversation, je lui fis signe de me suivre. Il se fit un peu prier, puis finit par accéder à ma demande : - Qu'est-ce qu'il y a ? - Viens voir ça. Au centre de la commode, un massif chandelier à neuf branches. Et, au-dessus, parfaitement dans l'axe de symétrie, un miroir rond dont les côtés, en fer forgé, formaient une étoile de David. Franz grimaça. Puis, décidé, il retourna vers la porte de l'appartement. Celle-ci était verrouillée. Gryszpan s'était levé : - Qu'est-ce que… - Ouvrez, Gryszpan. Je ne veux pas rester chez vous. - Mais… - Vous nous aviez caché que vous étiez Juif. L'homme eut un air étonné ; Il haussa les épaules : - Et après, ça change quoi ? Comme il n'ouvrait pas, Franz insista, secouant la poignée : - Laissez-nous sortir ! - Non. Herr Hoffmann a dit que je vous gardais, j'obéis. Bousculant le vieil homme, Franz était retourné dans le salon. Il écarta les rideaux, faisant entrer un flot de soleil dans les rayons duquel nageaient les poussières en suspension. Il manoeuvra la clenche, se retrouva sur le balcon. Je le suivis. C'était un espace d'un mètre sur deux environ, ceint d'une barrière en tubes ronds peints de ce vert nauséeux qu'on retrouvait dans tout l'établissement. La rouille avait attaqué le métal, provoquant par endroits de longues coulées orangées. Sur le carrelage étaient disposés quelques pots en céramique, contenant des géraniums. En bas, dans la cour, les élèves étaient déjà en rang, pour réintégrer leurs classes. Franz les appela, certains levèrent la tête, mais ils se firent rapidement tancer. D'en bas, Hoffmann nous cria de rester tranquilles, de ne pas déranger nos camarades. Déçu, Franz recula pour se mettre hors de vue. Maintenant, on n'entendait plus que le pépiement des moineaux dans les platanes. Franz, la mine sombre, examinait la configuration des lieux : - Ce vieux salaud, il est Juif ! Tu le crois, toi ? Misère, ils sont partout ! - … - Tu vois, on est au-dessus du toit du préau. Mais si on saute, on ne sera pas plus avancés, parce qu'après, on serait quand même trop haut pour rejoindre le sol. Faudrait voir si on ne peut pas descendre en suivant une gouttière, par exemple. Il s'appuya sur la rambarde, mais rien à première vue ne se prêtait à un tel exercice. Il était visiblement contrarié. Je lui fis remarquer que la matinée était presque finie, que d'ici peu on nous relâcherait, forcément. Mais il ne l'entendait pas de cette oreille. Gryszpan se tenait dans l'encadrement de la porte. Il avait apporté un arrosoir en fer blanc : - Tenez, puisque vous êtes ici, donnez à boire à mes plantes. Il posa l'engin, retourna à l'intérieur. Franz eut un regard méprisant pour l'ustensile. Il déclara à voix basse : - Je vais m'occuper de ça à ma façon. Fais comme moi. Il défit sa braguette et, visant soigneusement chaque plant, il urina dessus. Je l'imitai et à nous deux, nous réussîmes à tout remplir. Puis il vida une partie de l'eau sur le toit du préau. Ceci fait, il reposa le récipient là où Gryszpan l'avait laissé. Que faire, à présent ? Nous nous assîmes à l'autre bout, le dos contre les barres d'acier. Il y avait un peu de soleil, nous n'étions pas si mal après tout. Le concierge ne semblait pas soucieux de ce que nous faisions, il s'était sans doute replongé dans ses plaisirs de mélomane. Nous restâmes ainsi, les yeux mi-clos, un peu aveuglés par les reflets sur les vitres. Nous bavardions à voix basse, tandis que dedans, l'accordéon continuait à tricoter ses notes aigrelettes.
  Lire la suite de la discussion sur psychologies.com


269766
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

25 kilos a perdre! qui me suis? - j'ai decide de maigrir

image

Bonjour tout le monde ! Je me présente, je m'appelle Hélène, j'ai 24 ans, une petite fille de 13 mois et beaucoup de kilos en trop ! Alors depuis le 1er février je me suis mise à un rééquilibrage alimentaire, avec en prime 1h30 voir 2 h de...Lire la suite

Les regimeuses(groupe en reequilibrage alimentaire)2

image

Et beh MArline fiouuuuu quel con ce mec ! Et puis tu les as accumulé en +… comment tu te sens aujourd'hui ? Il y a des jours comme ça où tout part en cacahuète ! Nadège, je te préfère avec le short, je te trouve plus sexy. Et garde le moral...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages