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Bonjour, En faisant des recherches sur internet, je suis tombé par le plus grand des hasards sur le texte intitulé : il faut revoir le temps de travail des enseignants, de décret de 1950 est vraiment trop vieux. Il y a apparemment plusieurs versions du texte, dont la version sur laquelle je suis tombé, celle complétée par des tableaux et des exemples : vous trouverez le texte à l'adresse suivante : Ce texte parle malheureusement du salaire des enseignants basé sur 10 mois, du temps de travail supérieur aux 35 heures… Il y a encore plein de gens qui croient à ces légendes, d'où l'idée de mon pseudo : père noël. C'est du grand n'importe quoi ! ! ! Ce qui est encore plus inquiétant, c'est que des gens reprennent ce texte erroné, comme base de vérité. Il y a donc nécessité d' une démonstration, toute pédagogique, le plus simple étant de reprendre le texte en le mettant face à ses propres contradictions, tout en collant aux faits, pris avec le recul nécessaire pour les situer dans un contexte plus large. ------------------- Je fais partie de ceux qui pensent que la fonction publique, notamment les fonctionnaires de catégorie A de base (les corps ayant un échelon brut terminal de 966) n'est pas reconnue à sa juste valeur, et qu'on la tirera vers le haut par une action collective, mais pas en se la jouant perso, statut par statut. Le raisonnement de l'auteur (raisonnement enseigno-centriste) ne sert donc pas (à mon sens) l'intérêt collectif. Par ailleurs, les failles de la démonstration font que le raisonnement ne sert même pas la cause des enseignants, sauf à vouloir se couvrir de ridicule. Si l'auteur a, dans un premier temps démonté un certain nombre de fausses vérités, il n'a pas évité dans un second temps, le piège consistant à tomber à son tour dans d'autres fausses vérités, d'où ma volonté d'intervenir pour en revenir à la réalité des faits. Je précise que je n'ai aucune animosité contre le corps enseignant (pour avoir moi-même été enseignant, pour enseigner encore de temps à autres, pour avoir une épouse CPE qui a une grille identique à celle des certifiés…) , pour autant, je ne peux que m'inscrire en faux devant certains éléments. Précision : je suis actuellement gestionnaire de collège, grade d'attaché. ---------------------- Les erreurs : Considérons que ce que ce qui a été dit est exact : pour une heure comptabilisée, un enseignant travaille 2,5 heures (une heure classe = 2,5 heures en tout). Annualisé sur 36 semaines, on parvient à peu près aux 35 heures. Ce que la plupart des enseignants oublient, c'est que les 35 heures, c'est une base de 35 heures par semaine sur une base annuelle de 47 semaines, ce qui veut dire 1645 heures par an. Même si, effectivement, les enseignants (je rappelle qu'il est question des enseignants du secondaire) n'ont bénéficié d'aucun des allègements horaires des dernières années, le résultat final fait que les enseignants travaillent autant que les autres, ni plus, ni moins. Allons maintenant à un niveau plus détaillé. Que dire d'un certifié en collège qui devient agrégé sur place et qui lui, pour un même travail, fait moins d'heures. 15 X 2,5 X 36 font incontestablement moins que 1645 heures (même au taux de 2,5). Il est donc en dessous des 35 heures, et pourtant on ne lui en tient pas rigueur, et il gagne même plus que son collègue certifié qui fait le même travail que lui. Voilà une vraie injustice dont personne ne s'émeut car c'est dans la famille… Et les inégalités entre les matières ! Enseigner l'économie à des terminales (comme l'auteur) , ce n'est pas la même chose que d'enseigner l'art plastique à des collégiens. Ce n'est pas un jugement de valeur, c'est un fait. Donc, le taux de 2,5 évoqué plus haut, cache des réalités disparates. Par conséquent, appliquer un taux unique à tous, constitue une seconde injustice flagrante, dont on ne parle pas non-plus, car là encore c'est dans la famille… Je continue avec les inégalités primaire / secondaire. La réalité du professeur des écoles est de 27 heures par semaine, pour bien plus que la bivalence qui fait tellement peur aux enseignants du secondaire, pourtant appliquée pendant des années (PEGC). Si la réalité du primaire était plutôt soft il y a une trentaine d'années d'année (sans être facile) , ce n'est plus du tout le cas actuellement, loin s'en faut, ni par le comportement général des élèves, ni par la densité du travail à fournir (livrets de compétences, PPRE…). Le silence (relatif) des enseignants du primaire s'explique notamment par la revalorisation concommitante des carrières (par rapport à l'ancien statut des instituteurs). N'empêche que, et c'est là que je veux en venir, rares sont les enseignants du secondaire à s'émouvoir de la vie des enseignants du primaire. L'auteur cherche des injustices (horaires) dont seraient victimes les enseignants du secondaire (injustices qui pour moi n'existent pas vu qu'on arrive à peu près au total annuel des 35 heures, soit 1645 heures) , sans faire l'effort de remise à plat des injustices internes au corps enseignant, domaine dans lequel la marge de progression est grande ! ! J'en termine avec la notion de bi-admissibilité (statut spécifique des certifiés qui réussissent deux fois les écrits de l'agrégation mais loupent deux fois l'oral) , qui permet là aussi de gagner plus en faisant le même boulot. En terminant par cette notion, je cite le premier avantage spécifique des enseignants, car il y a encore des niches… en effet, pour tous les autres fonctionnaires, un concours raté est un concours raté, écrits réussis ou pas. On ne gagne pas plus ! ! Continuons maintenant avec la notion du salaire calculé sur la base de 10 mois. Le vieux loup que voilà… On est dans le domaine du conte pour enfant, de la légende avec un petit fond de vérité, complètement dénaturé. On me la sort régulièrement, le plus navrant c'est que de jeunes enseignants finissent par y croire. Il faut arrêter… La présence d'un élément dans des blog ou sur des pages perso ne constitue pas une preuve en soi. Il faut aller plus loin pour distinguer l'information de la rumeur. Le fait qu'un député pose une question n'est pas une preuve non-plus. Bizarrement, beaucoup sur les forum que j'ai pu voir, acceptent la question d'un député comme certitude, et réfutent la réponse comme preuve contraire. Une réponse " politique " aurait effectivement une valeur égale, mais la réponse qui a été donnée est une réponse juridique, qui elle est vérifiable. Et qu'est-il dit ? Qu'il existe un tableau dans lequel figurent tous les corps de la fonction publique, et que l'on peut vérifier le positionnement indiciaire de chaque profession. Les certifiés (ainsi que les professeurs des écoles) font partie tout comme moi des fonctionnaires de catégorie A que j'appelle " de base " , ceux qui ont un indice brut sommital de 966. Je précise ici ce que sont les indices bruts. Il s'agit des indices qui servent pour tout ce qui est statutaire, notamment pour les passerelles d'un statut à l'autre… Ils demeurent stables, contrairement à l'INM (indice nouveau majoré) qui sert à la fiche de paye. Parfois, l'Etat accorde un point à tout le monde. L'INM monte donc d'un point, mais les statuts ne bougent pas. La seule chose qui change alors, c'est le coefficent multiplicateur qui permet de convertir les indices bruts en INM. Donc, attention lors de la comparaison de statuts à bien prendre la même-chose !!! J'en reviens au fait que la réponse juridique ne satisfait pas tout le monde ; Personne n'a relevé qu'elle a satisfait le député qui, comprenant manifestement qu'il avait été mal renseigné, il n'a ni pesté, ni réïtéré sa question… Toujours est-il que je suis en mesure de prouver de que dit la réglementation. Je ne vais pas apporter d'argument nouveau, mais vais me servir des failles dans le raisonnement du texte de départ. J'ai constaté avec amusement, qu'au sein de son exposé, l'auteur se contredisait et démontrait lui-même que la légende du salaire basé sur 10 mois n'était plus d'actualité. Dans l'un des tableaux, il compare la grille des certifiés à celle d'ingénieurs des TPE. Il l'a dit, les indices de départ et d'arrivée sont les mêmes (avec, il l'a dit, une valeur du point commune à tous). Prenons donc un certifié débutant et un ingénieur des TPE débutant. Si réellement le salaire des certifiés était calculé sur 10 mois, son indice devrait correspondre à 10/12 de celui d'ingénieur des TPE, ce qui n'est pas le cas, ou alors, il faudrait une valeur du point inférieure de 10/12è (ce qui n'est pas le cas non-plus). Admettons néanmoins que le salaire du certifié soit calculé sur 10 mois, dans ce cas, le certifié pour 10 mois gagnerait autant qu'un ingénieur TPE pour 12, auquel cas, il y aurait bien une injustice, mais au détriment de l'ingénieur des TPE, et donc à l'avantage du certifié, (vu que, je le rappelle, il est démontré qu'ils travaillent à peu près le même nombre d'heures (en acceptant le postulat du taux de 2,5) ). Le désavantage de départ (2 mois non payés) s'est donc progressivement réduit. Au jour d'aujourd'hui, les personnels enseignants sont eux-aussi payés sur une base de 12 mois. Le résultat final est donc que les certifiés ne gagnent ni plus ni moins que les autres fonctionnaires des catégories équivalentes. Des deux points qui précèdent, on peut conclure en toute objectivité qu'il y avait au départ pour les enseignant un bonus horaire compensé par un malus salaire, mais que les deux ont évolué pour faire du corps enseignants une catégorie tout à fait comparable aux autres. Oui, mais, quid du désavantage à l'intérieur de la progression d'indice me direz-vous. L'auteur prend un seul exemple (ingénieurs TPE) et en tire des conséquenses sur l'ensemble d'un système. Prenons un autre statut, celui des attachés. Il s'agit d'un statut unique pour tous les attachés de l'ETAT, et d'une grille unique pour les attachés d'Etat, et territoriaux (en cours d'uniformisation pour les attachés hospitaliers). Prenez les indices des attachés de classe normale et comparez-les à ceux des certifiés de classe normale. Vous verrez que les indices des certifiés sont plus favorables. Vous noterez par ailleurs que les attachés avancent plus vite que les certifiés, mais sur un échelon de plus (12 au lieu de 11, en précisant bien que les indices du 11è de certifié et du 12è des attachés sont identiques) , ce qui fait que, finalement, les choses sont équilibrées. Mais la progression globale de carrière est plus favorable pour les enseignants car ils passent en hors classe sur place et sans concours. Un attaché doit passer un concours, (sauf de rares cas qui passent à l'ancienneté, mais très tard) , et en tout état de cause, il y a une obligation de mobilité et un changement de fonctions (davantage de responsabilités). Un enseignant entré jeune a comme perspective un accès assuré à la hors classe, pour bien souvent un déroulement complet (ou presque) , et tout ceci, sans bouger (géographiquement) et sans prendre davantage de responsabilités. S'il loupe deux fois l'oral de l'agrégation, il sera même bi-admissible (gagner plus en en faisant autant qu'avant) , et s'il réussit l'agrégation, on transformera son poste sur place, pour gagner encore plus, et cerise sur le gâteau, en travaillant trois heures de moins par semaine (au coefficient 2,5 cela fait 7,5 heures par semaine sur 36 semaines, donc 270 heures de moins à l'année). Il y a donc, comparativement, un certain nombre d'avantages à être enseignant, mais d'autres professions ont d'autres petits avantages. Mon sentiment est que, l'un dans l'autre, les situations se rapprochent et se valent de plus en plus. Et qu'en est-il de ces situations qui se valent ? C'est là où ma pensée et celle de l'auteur convergent : il y a bien érosion du pouvoir d'achat et dévalorisation mécanique (due à l'absence d'indexation sur le smic) MAIS CETTE SITUATION N'EST PAS PROPRE AUX ENSEIGNANTS, c'est pourquoi, je pense, et je me répète, que nous avons plus à gagner à nous unir les uns et les autres pour que la catégorie A de base (celle allant jusqu'à l'indice brut terminal 966) soit mieux reconnue grâce à des actions collectives. Enfin, soyons exhaustif : certes nous ne sommes pas des nantis, mais il y a plus malheureux que nous, et beaucoup moins reconnus. Je veux notamment parler de toutes les petites mains, des agents des lycées et des collèges, tant administratifs que techniques qui gagnent une misère. Jusqu'à l'année dernière, les indices de départ étaient en dessous du smic. Financièrement, l'agent en début de carrière touchait le smic, puis prenait un échelon. Il touchait toujours le smic, puis prenait à nouveau un échelon et touchait toujours le smic… Au 4è échelon, le smic était enfin rattrapé l'agent pouvait commencer à être augmenté. Cette injustice a été corrigée grâce à la fusion de deux anciens corps. De trois corps de catégorie C, il n'en reste que deux. Mais quelle est la perspective de ces personnes ? Un déroulement complet (arriver à l'échelon le plus haut du corps le plus élevé) amène à un salaire mensuel net inférieur à 1400 euros, primes comprises. Je continue dans les injustices par une injustice toute récente : un cuisinier (catégorie C) ou un gestionnaire (catégorie B si SASU, catégorie A si attaché) peut tout à fait intervenir dans le cadre de l'accompagnement éducatif. Pour l'aide aux devoirs, par exemple, un gestionnaire qui interviendrait, n'aurait pas plus, ni moins, de préparation à faire qu'un certifié. Comme je l'ai dit, j'ai été enseignant (école élémentaire cycle 3, une classe pour un CE2, CM1 CM2 , ainsi qu'en SEGPA). Je suis donc tout à fait légitime lorsque je fais de l'accompagnement éducatif. Pour une prestation identique, le certifié est payé 30 euros là où le gestionnaire que je suis est payé 16 (les CPE et des documentalistes étaient aussi payés 16, mais ont obtenu l'alignement). De plus le gestionnaire que je suis est imposable (impôts sur le revenu, CSG, RDS…) sur ces heures supplémentaires là où le certifié ne l'est pas. Par conséquent, au final, le certifié aura 30 euros de l'heure là je suis payé 10, et le cuisinier, pour en revenir à lui, mon cuisinier lorsqu'il intervient (dans le cadre de projets spécifiques dans lesquels il est tout à fait légitime) , est payé la même chose que moi. ----------------------------- En conclusion, le monde extra-scolaire doit arrêter avec le pseudo avantage des 17 heures des enseignants du secondaire, tout comme les enseignants doivent arrêter avec le pseudo désavantage des deux mois non-payés. Pointer le doigt sur les avantages des autres est légitime pour en bénéficier aussi, à condition d'être lisible sur l'ensemble, ce qui signifie être transparent sur ses propres avantages, sauf à vouloir être considérés comme ceux qui veulent le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière. Il faut donc avoir le courage de mettre les choses à plat, y compris au niveau des injustices internes de l'éducation nationale (ce que leurs syndicats ne laisseront jamais passer) afin de créer pour toute la fonction publique des corps différents, mais totalement équivalents. A compter de ce moment là, nous serions assez forts pout tirer l'ensemble vers le haut, notamment grâce à une cohésion renforcée lors des actions syndicales. Pour ma part, vu la lente progression du système, je souhaite l'exctinction des corps actuels (ceux qui sont dedans bénéficient du maintien de l'acquis) , et création de nouveaux corps, lisibles, transparents, avec des différences liées aux fonctions exercées, mais où les avantages et désavantages s'équilibrent pour créer une réalité unique. Pour tout ce qui est logistique, tant administrative que technique, l'Etat s'est engagé progressivement dans cette voie (des extinctions et des fusions de statuts) et force est de constater que les inégalités (entre ministères par exemple) s'estompent doucement. Enfin, nous ne devons pas oublier les tout petits qui sont les vrais oubliés du système, oubliés pour une raison aussi simple que dégueulasse : les enseignants, les avocats, les médecins… auront toujours des parlementaires en leur sein pour les défendre et des possibilités de lobbying, ce qui n'est pas le cas des petites gens. J'en termine avec un jugement de valeur : en ce qui concerne les petites gens, l'éducation nationale, championne de la contestation et de la leçon de morale, a bien des leçons à apprendre. Certes on fait du blabla, les agents sont membres de la communauté éducative… , mais dans réalité, ils continuent à connaître, outre le dénigrement salarial, un intolérable mépris de la part des nombreux membres du corps enseignant, ceux là mêmes qui sont sensés enseigner aux enfants qu'il n'y a pas de sot métier.
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262129
b
Moi aussi !
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