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A 23 ans, je souffre de timidité extrême

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 27/12/10 | Mis en ligne le 14/09/11
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J'ai 23 ans depuis 2 mois et, j'ai toujours souffert de timidité extrême, à la limite de la phobie sociale, souffrant également d'agoraphobie. Les conséquences dans ma vie en furent désastreuses: - manque de confiance en moi; - complexes en tous genres (dont physiques, peut-être oserai-je ultérieurement vous envoyer une photo de moi, ce qui constituerait un excellent exercice d'exposition); - inquiétude, voire hantise, permanente de l'avenir; - aucune petite amie; - très peu d'amis; - presqu'aucune sortie sauf en cas de nécessité absolue car il n'est pas motivant de sortir seul. Or, je me retrouve seul la plupart du temps. En effet, sur les 2-3 amis que je possède, deux ne sont pas sur place (connus sur le net) et le dernier y est mais n'est pas toujours disponible, ce dont je comprends. Ces trois dernières années, je pense avoir déployé maints efforts pour tenter d'amenuiser autant que possible ma très grande timidité(/phobie sociale) et ma pusillanimité.

 

Ces efforts furent tantôt fructueux, tantôt infructueux. Les principaux points positifs. 1) J'ai réussi, par exemple, à dépasser le stade du virtuel avec mes 2 amis rencontrés sur le net tandis qu'ils furent de passage dans le Nord de la France, tout près de chez moi, à un moment opportun. Ils semblèrent, somme toute, heureux de faire ma connaissance pour de vrai. Ce fut réciproque. 2) J'ai réussi à valider mon master recherche de mathématiques (bac 5), il y a quelques mois, en septembre 2010. Je qualifie cette dernière réussite de "véritable miracle", compte tenue de mon extrême timidité qui aurait pu me dissuader d'être scolarisé pendant tant d'années. Dans le cadre de mes études, j'eus été tout particulièrement satisfait d'avoir su surmonter mes soutenances orales bien que celles-ci eussent été fort anxiogènes. Je prépare, en cette nouvelle année universitaire, un deuxième master, mais cette fois-ci de nature professionnelle, spécialisé dans les mathématiques financières. J'en appréhende déjà, bien entendu, de la manière dont se déroulera mon stage au mois d'Avril 2011. Je crains fort que la rupture études/monde du travail ne soit beaucoup trop brutale pour moi. La vie est une lutte perpétuelle, dit-on, "après un effort à effectuer en vient un autre"... Les principaux points négatifs 1) Mes tentatives d'intégration au sein d'un groupe composé de plus de trois personnes ne portèrent guère leurs fruits dans le cas général. Bien souvent, j'ai pu constater que dans de telles situations, mon mal-être finissait toujours par revenir tôt ou tard. Celui-ci se traduit généralement par un grand manque de spontanéité, une tendance à baisser les yeux, à ne pas achever mes phrases, à ne pas souhaiter défendre mes idées, exposer mes propres arguments de peur de m'attirer des contradictions, voire de déplaire. Lorsque j'essaie de rentrer dans la peau d'un autre personnage (ce dont je ne parviens à faire que très rarement), mes interlocuteurs finissent tôt ou tard par s'apercevoir de ma véritable nature et mon "masque" tombe alors en miettes. 2) J'ai un véritable problème relationnel avec les jeunes de ma génération depuis de nombreuses années.

 

Ce problème eut débuté au collège, se poursuivit ensuite mais à plus faible intensité et persiste présentement. J'ai l'impression de n'avoir absolument rien en commun avec les personnes de ma génération. Je me sens très différent, et dans le style, et dans les goûts et dans la façon de parler. J'ai généralement tendance à me sentir bien mieux dans ma peau en présence de personnages du troisième âge. J'ajoute en outre, à titre d'exemple, qu'il m'est plus aisé de me confier auprès de mes grands-parents qu'auprès de mes propres parents. ********** La sucession de faits que j'ai énoncée ci-dessus n'est pas encore ce qui m'inquiète le plus. En effet, je me suis accomodé depuis déjà fort longtemps à une vie presqu'entièrement dictée par ma timidité. Ce qui m'inquiète le plus est le fait que je ne sache quasiment rien faire de concret dans ma vie mise à part étudier des mathématiques. Cette inquiétude est allée si loin dernièrement que je me suis demandé si je n'étais pas déficient mental. Certes, j'eus été contraint, suite à l'obtention de mon baccalauréat en 2005, de prendre mon indépendance vis-à-vis de mes parents, de vivre seul dans un appartement pendant mes cinq années d'études supérieures et de me débrouiller pour les commissions, la cuisine et la moitié des tâches ménagères (l'autre moitié ayant été assurée par ma mère lors de sa venue quasi-mensuelle dans mon appartement). Mais ces tâches sont, somme toute, naturelles pour tant d'autres, voire presqu'innées. Voilà encore une autre année qui s'écoule bientôt. Les fêtes de fin d'année me sont personnellement propices à la déprime car il s'agit généralement d'une période au cours de laquelle nous avons davantage tendance à dresser un bilan de notre vécu et à nous projeter dans l'avenir, notamment par le biais de résolutions que nous nous fixons. A part d'affirmer que j'ai obtenu des diplômes dans ma vie, je ne saurais hélas rien dire d'autre. Et cela me déprime...
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220839
b
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