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Agoraphobie

Témoignage d'internaute trouvé sur sante-az.aufeminin - 08/10/11 | Mis en ligne le 12/04/12
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Bonjour, je suis divorcée depuis 15 ans, mais enfants vivent à Paris, je les vois même pas une fois par an, rares coups de téléphone, suis au chômage depuis 1995, entre temps j'ai quand même travailler mais intérims ou CDD) et je viens de passer en ASS (environ 400/mois) pour 800 de charges loyer compris, plus une seule amie. Plus de famille. Je prends du PROZAC depuis novembre 2007 et du Lysanxia. Je ne mange quasiment pas car je n'y arrive plus, on dirait que quelque chose m'empêche de manger ou même de me préparer à manger. J'ai beaucoup d'échecs dans les entretiens d'embauche, ou pas de réponse du tout à mes CV. Je sais qu'à 54 ans c'est difficile mais les employeurs exagèrent un peu. J'ai fais plusieurs dépressions (en clinique psy 5 fois depuis 1991) je m'étais bien remontée mais là je coule à nouveau. Je suis en + en pleine pré-ménaupose ce qui n'arange rien) !! Depuis Noël 2005 j'ai décidé que ma vie était finie (Noël seule car la femme de mon fils avait dit NON pAS QUESTION que l'on viennent à Noël, et ça m'a choquée) pourtant mon fils militaire, ma fille travaillant en hôtellerie, (donc beaucoup de contraintes que je comprends) j'ai eu beaucoup de Noëls seule, mais ce jour-là c'est mal passé parce que ils étaient tous en vacances. Ce jour-là température 39, et j'ai décidé de ne plus vivre, mais comme on dit souvent des choses sur le coup de la colère ou de la déception, je n'ai plus pensé à ce que j'avais dit, mais apparemment mon subconscient a enregistré. J'ai effectivement continuer à vivre "pour moi normalement" mais j'ai perdu en 2007, 9 kg en 8 mois, je ne pouvais absolument plus manger ni faire quoi que ce soit. Donc en septembre nouveau médecin, antidépresseur, arrêt du médicament au bout de 2 mois car je ne supportais plus, pourtant déjà pris il y a quelques années. Crises d'angoisses trés importantes et là PROZAC. Mais depuis quelques semaines je ne sors plus du tout de chez moi, même pour faire des courses. J'y vais quand je n'ai plus rien du tout. Je me nourris de fromage, confiture, pomme ou compote et je me force à manger. Je dors mal car mon cerveau malgré moi, me fait revivre mes 20 années de mariage qui n'ont pas été roses du tout. Depuis 4 ans je souffrais de maux de dos atroces, sans qu'aucun médicament me soulage, je suis même allée voir 3 guérisseurs, et une m'a enfin soulagée, mais maintenant j'ai des migraines (que j'avais déjà depuis à peu près 3 ans, mais moins fortes) , qui durent 3 jours recommencent au bout de 5 jours. Mon médecin m'a donné du Sibellium, un demi comprimé et hier j'ai été dans le brouillard toute la journée. Donc pas pris hier soir. MAIS CE QUI M'INQUIETE C'EST QUE JE N'ARRIVE PAS A SORTIR DE MON APPARTEMENT, JE NE LIS PLUS DU TOUT, DE TOUTE FACON AUSSITOT MAL DE TETE, LA TV RIEN D'INTERESSANT ET JE N'AIME PAS M'ABRUTIR DEVANT L'ECRAN TOUTE UNE JOURNEE, A PART SI UNE EMISSION PEUT M'INTERESSER. Je n'ai pourtant pas peur de la foule mais je ressens plutôt une fatigue rien qu'à l'idée de faire quelque chose, même mon ménage me devient ennuyeux. Et pour compliquer le tout j'ai un ami depuis de nombreuses années, qui vient quant il peut ou veut, car marié. J'ai eu une passion qui a duré 25 ans, mais depuis quelques mois je me pose des questions si j'ai toujours des sentiments pour lui, alors que je sais que lui en a comme au premier jour (ce n'est pas lui qui me le dit) mais de toute façon une femme devine tout cela. Il ne se plaint jamais de sa situation personnelle, mais je sais qu'il ne rit pas tous les jours, il s'est marié il y a 20 ans par dépit car moi à l'époque je n'étais pas libre… MAIS NOUS MANQUONS BEAUCOUP DE DIALOGUE. Il a eu un gros prépin l'été dernier pendant 3 mois je ne l'ai pas vu, ni téléphone, (2 fois et au son de sa voix j'ai su qu'il y avait un gros problème, car d'habitude il parle un peu, mais là même pas de son fils, alors que c'est lui qui s'en est toujours occupé) et qui s'en occupe toujours, malgré bientôt ses 18 ans, (je me retrouve en lui, en mère poule avec mes enfants) 3 mails pour me dire qu'il était en congés puis revenu, mais je n'arrive toujours pas à savoir ce qui s'est passé, alors que quand je l'ai revu au bout de 3 mois il était défiguré, et extrêmement fatigué. Maintenant ça va mieux semble-t-il, mais je le connais trop bien pour savoir qu'il a quelque chose, pourtant il dit ne pas vouloir me quitter ! Je lui parle souvent de me soucis, surtout du manque de mes enfants, et je pense qu'il ne veut pas en rajouter en me parlant de sa vie. + nous sommes tous les 2 trés timides, malgré nos âges, et pour lui j'ai l'impression qu'il ne "peut" pas parler, il me dit qu'il est BLINDE.!Nous ne nous sommes pas vus pendant 10 ans. A, la naissance de son fils j'ai décidé de lui laisser vivre sa vie d'homme et de père, (sans lui en parler) GROSSE ERREUR DE MA PART, car il en a beaucoup souffert, il me l'a fait nettement comprendre, car c'est LUI au bout de 10 ans qui est revenu vers moi. Je le crois sincère mais lâche comme beaucoup d'hommes. Il tient beaucoup à son ego vue sa profession. Et que se passe-t-il aussi chez lui, car je sais (par une personne) que son épouse est dure et apparemment elle le mène par le bout du nez. POURTANT J'ETAIS SI HEUREUSE QU'IL REVIENNE VERS MOI IL Y A 7 ANS, TOUT EN ME PREVENANT QU'IL NE POUVAIT RIEN ME PROMETTRE, ET J'AI ACCEPTE QUAND MEME. Alors qu'est ce qui m'arrive Je ne suis bien que quand je travaille, j'ai toujours travaillé et réussi à concilier ma vie de famille et professionnelle. Pour mes enfants je n'ai pas divorcé, et je dois me rendre à l'évidence de l'NDIFFERENCE qu'ils ont envers moi !!! LA SOLITUDE EST ATROCE ET J'AI TANT DE SOUFFRANCE EN MOI DEPUIS MA NAISSANCE.!! Voir un psychiatre OK, mais celui où je suis allée parlait 43 mn de sa vie sur 45 mn de consultation, à la 4e entrevue j'ai laissé tombé. J'AI UN GRAND BESOIN DE PARLER DE TOUE MA VIE MAIS AVEC QUELQU'UN QUI NE SOIT PAS DU MILIEU MEDICAL, J'AI ESSAYE AVEC UN PRETRE ? MAIS AU BOUT D'UNE HEURE IL AVAIT "FAIM"! DONC FIN DE LA DISCUSSION, ALORS QU'IL ME FAUDRAIT UN JOUR OU DEUX POUR TOUT VIDER D'UN COUP, MAIS PARLER AVEC QUI.? Je ne pleure même plus et je ne ressens même plus ma souffrance morale, (plus envie de rien, mais ren !! ) mais je suis pourtant sûre que de parler me libérerait, mais avec une personne qui ne juge pas, qui écoute et prête son épaule pour mes pleurs éventuels. Y A T'IL DES GENS BENEVOLES QUI SAVENT ECOUTER ? Je sais que lorsque j'aurai parlé je fonderai comme une asso justement pour les gens qui sont comme moi (surout des femmes car je sais que je ne suis pas la seule à être comme cela) et qui ne trouvent personne pour évacuer leur mal de vivre, car ce n'est pas le PROZAC ou autre médicament qui me redonnera l'envie de vivre, ça me maintient c'est tout !!! Y A T'IL QUELQU'UN PARMI VOUS QUI A VECU CETTE SITUATION ET REUSSI A S'EN SORTIR EN TROUVANT A QUI PARLER. L J'ajoute que je suis catholique, mais ma Foi ne m'aide plus beaucoup. Je n'ai plus envie de vivre mais ne veux pas me suicider pour autant, je suis bien contradictoire ! Désolée d'avoir été aussi longue, merci à celui ou celle qui pourra me donner la solution.
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240533
b
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