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Phobie d'impulsion due à l'emprise d'un enfant blessé

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Je voudrais d'abord répondre à Miel de Lavande, en ce qui concerne les phobies d'impulsions. Elles étaient multiples : cracher à la figure de mon patron, ou lui lancer un verre d'eau, faire trébucher quelqu'un qui courre, moins marrant: pousser quelqu'un sur les rails, ou moi même me jeter sur les rails, dans la cuisine, un couteau à portée et ma main tremble, je me sens capable de tuer mes collocs, des amis dorment chez moi, la peur de me réveiller et de les voir trucidés le lendemain, etc., le plus douloureux étant quand ça arrive avec des gens qu'on aime évidemment, et c’était avec eux que cela se déclenchait le plus. Alors quand la tête est cotoneuse et qu'on se sent physiologiquement coupé du monde...ça n'aide pas pour relativiser et se dire que ce ne sont que des pensées... Enfin bon, pour te répondre, un psychologue m'a dit que ce genre de phobie est typique des gens qui dans le fond, sont tout le contraire, des gens qui veulent particulièrement bien faire, des gens de paix, etc. Alors pourquoi ces extrêmes, d'où vient le blocage? J'avais peur de moi. On a tous connu ce genre de situations où des pensées furtives s’invitent dans notre esprit : « et si je faisais ça », « non c’est pas bien », « mais si c’est bien », etc., vous savez, comme dans les bd quand un personnage est en proie à la tentation, un petit diable vous fait pencher d’un côté, un petit d’ange de l’autre. Seulement si de la peur se glisse dedans, ça peut vraiment dégénérer. Ces 3 dernières années j'ai vécu différentes phases, le trouble panique avec syndrome de dé-réalisation restant central, mais donc aussi phobies d'impulsion, obsessions, dépression généralisée, et aussi des phases qui s'apparentaient à des troubles bi-polaires. J'ai décortiqué de long en large mon enfance. Certains de ces maux étaient dus à l'emprise d'un enfant blessé, qui pleurait encore à l'intérieur, et un autre, en colère, très violent, en réaction à ces blessures. J’ai donc travaillé sur moi, à développer une relation avec ces 2 enfants, à les écouter, à leur parler, et ainsi les apaiser. Les obsessions ont reculé, j’ai pu m’affirmer davantage et moins réagir de manière disproportionnée dans mes relations aux autres. La phobie sociale a reculé, la fréquence des impulsions aussi. Je pouvais aller travailler sans éveiller les soupçons, je n’avais pas la forme, trop peu souvent le sourire, systématiquement angoissé, alors je faisais mine de rien. Je passais beaucoup d’énergie à développer une façade, et ça marchait, au pire on me prenait pour un timide ou quelqu’un qui n’avait pas trop confiance en lui. Mais rien à faire, les paniques, les dé-réalisations revenaient, chez moi, quand j’étais seul, chez moi. Au delà du poids du passé, il y avait donc ce coeur qui ne demandait qu'à résonner en accordance avec la réalité de mon être : la quête d'identité, la quête du sens. Pour faire court, derrière tout ce bric à brac de pensées et autres dérèglements émotionnels se cachait finalement une dépression existentielle. J’ai finalement fini par mettre la lumière sur un inconscient spirituel. (à ne pas confondre avec l'émergence d'une foi, il ne s'agit pas de religion, je ne crois pas en Dieu). Je parle d'un regard particulier sur la vie, un regard, un ressenti qui ne demandait qu'à s'exprimer. C'est pour cela que depuis le début, mon intuition m'a toujours écarté des enseignements de Freud, qui, il semblerait, n'a jamais pris en compte la réalité d'un inconscient spirituel. En ce sens, dans mes lectures, je me suis inspiré largement de Viktor Frankle, celui qui a développé la logotherapy, et dont le livre "Man's search for meaning" m'a beaucoup apporté. Je n'ai pas encore lu Carl Gustave Jung, mais je pense que je vais en prendre le chemin. En fait je crois en la mouvance de ce que l'on appelle la psychologie humaniste. La psychologue qui m'a aidé à m'en sortir, a été formée à cette école. Elle pratique la méditation et l'utilise comme moyen de guérir ses patients, pas systématiquement, car cela se fait sous certaines conditions, selon les patients, et se pratique avec des règles bien établies. Cette technique a été développée aux Etats-Unis il y a 20 ans à peu près, par un certain Jon Kabat-Zinn, qui s'est inspiré des concepts bouddhistes pour décrire le psychisme (comme Jung en parti), tout en intégrant les approches occidentales issues de la psychanalyse...pour en tirer le meilleur des 2. Les résultats sont époustouflants, et depuis la méthode n'a cessé de gagner des adeptes parmi les psychologues. Le premier centre d'aide s'est transformé en clinique, la recherche s'y est intéressée, de plus en plus, les formations se sont développées à travers le pays. Puis à l'étranger. Cela est arrivé depuis quelques années en Angleterre, où je vis. A ma connaissance, ce n'est pas encore arrivé en France. Sur ce site, David Servan-Schreiber en parle, les "Mindfulness based Cognitives Therapy". Pour bien comprendre les principes physiologiques qui se cachent derrière vos émotions, comment marche votre mémoire émotionnelle, et comment notre passé a une telle poigne sur nous, je vous conseille de lire, de cet auteur : « Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse ». Petite réflexion au passage : c'est bien cela qui est formidable, si on y regarde de près, des méthodes, des concepts, il y en a à la pelle. Qui dit vrai? Quel est celui le plus proche pour décrire le psychisme? Et en plus dans une discipline donnée, il y a de bons et de moins bons praticiens...ce qui ne rend pas la tâche facile quant on est en état de crise, et qu'on a besoin d'aide. Quel concept me convient le mieux? En fait, et là je vous fais partager mon intime conviction, c'est bien dans cette recherche de vérité que le problème se situe finalement. Que ce soit les religions, la science, la philosophie, etc., tout semble converger vers la même question : pourquoi l'univers? Pourquoi la Terre ? D'où venons nous? Qui sommes nous? Qu'est ce que la vie? Quel sens y trouver? Sur quelle Vérité, quels repères construire sa vie finalement? Et il faut être conscient que la société dans laquelle on vit propose souvent des solutions limitées, on parle d’ailleurs de conditionnement culturel, etc., mais est ce que cette vision de la vie qu’on nous propose, la fameuse « Norme », la dictature de la croyance de masse, est vraiment ce qui résonne au plus profond de nous ? Pourquoi rentrer dans des cases. (Comme je suis content d'avoir quitté la France! Pour l'ouverture d'esprit...) On peut parler de conscience collective, tout autant d’inconscience collective… Pensez-y, ça fait des milliers d'années que ça dure, peu importe l'évolution technologique, on partage cette même question avec nos ancêtres, et les futures générations. Et ce qui se cache derrière cette quête d'identité, c'est bien la conscience qu'on jour on va mourir. Pour moi, toutes les névroses sont alimentées par cette angoisse, et les désirs ne sont là que pour combler ce vide existentiel, ni plus ni moins. Ou je veux en venir, c'est qu'au delà des blessures émotionnelles de l'enfance, qui laissent des séquelles à vie tant qu'elles ne sont pas dévoilées et guéries, et qui génèrent des comportements douloureux, se pose aussi le problème de la quête d'identité, comment devenir vraiment qui on est. Comment ces 2 phénomènes interagissent, les différents concepts tentent d'y répondre, avec plus ou moins d'efficacité en pratique. Derrière des souffrances peuvent donc se cacher de vieilles blessures, c'est vrai, mais aussi peut être des qualités, des talents, l'essence même de votre être, qui bon sang ont envie de s'exprimer! Ou les 2 ! Ce qui rend la tâche encore plus difficile pour tenter d’y voir claire. C'est parce que j'ai lu des témoignage de gens en cure analytique depuis longtemps, qui n'arrivaient pas à guérir, puis s'épanouir, perdus dans l'analyse, prisonniers de leur passé; et au travers des dis
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