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Je souffre du trouble d'anxiété généralisée

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 22/02/11 | Mis en ligne le 28/12/11
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Bonjour,

Ce post n'a pas pour but de m'appesantir sur ma situation personnelle, mais plus de recueillir des avis ou des conseils sur quelle thérapie choisir.

Je suis un homme de 33 ans, marié et père comblé de 2 petites filles. Je "souffre" de Troubles d'Anxiété Généralisée (TAG) depuis plusieurs années. Les premiers signes sont apparus lorsque j'étais adolescent, vers 16 ans, mais à cette époque, j'étais bien incapable de mettre des mots sur ce qui m'arrivait : je souffrais d'insomnies car j'avais beaucoup de difficultés à m'endormir, obsédé par le sentiment d'avoir la vessie vide : j'étais contraint de me relever plusieurs fois pour aller aux toilettes, et à peine recouché, mon esprit se focalisait sur ma future envie de retourner uriner. Ces troubles sont disparus naturellement.

En juin 2002, à l'âge de 24 ans, alors que tout allait pour le mieux dans ma vie, j'ai vécu le traumatisme du suicide de mon frère ainé, qui est certainement en partie la cause de problèmes que j'ai eus ultérieurement. J'ai vécu mon deuil tant bien que mal, en essayant de rester "fort" pour soutenir mes parents, ma belle-soeur, et mon neveu devenu orphelin. A l'époque, j'ai aussi consulté épisodiquement une psychologue.

Mais en juin 2004, suite à une angine bénigne, j'ai vécu un phénomène troublant, qui s'est transformé en quelques semaines en un cauchemar éveillé : j'étais "victime" d'un irrésistible besoin de déglutir plusieurs fois par minute et cela du réveil au coucher. Sur le principe, ça paraissait totalement ordinaire et bénin, mais ça focalisait 90% de mon esprit et c'est devenu très angoissant. Et j'étais d'autant plus mal à l'aise, que persuadé du "ridicule" de la situation, je n'osais en parler à mes proches, et cette angoisse devenait de plus en plus invivable que finalement, suite à une nuit blanche (dont je garde un souvenir terrifiant) , je décidais de consulter mon médecin généraliste. Et ce jour là, ça a été à la fois comme un couperet qui est tombé, mais aussi une "libération" : mon mal-être avait atteint son paroxysme sous forme d'une attaque de panique, qui s'est poursuivie d'une période de dépression nerveuse qui m'a éloigné de toute vie sociale pendant plusieurs semaines. D'un côté, ce fut une période terrible et traumatisante, mais d'un autre côté, un professionnel de santé venait de mettre des mots sur mes maux, et me "rassura" sur le fait que je n'étais pas "FOU"… ça parait stupide comme réaction, mais pour moi, c'était comme un recadrage, et il y avait enfin un "remède" (non miracle) pour lutter contre ce mal-être. Depuis ce jour, je suis sous traitement thérapeutique médicamenteux à base de paroxétine, avec une tentative de sevrage échouée. Ce traitement ne me guérit pas, mais permet de maintenir une qualité de vie acceptable, malgré quelques épisodes de rechute maitrisés. Ce TAG de la déglutition a lui aussi disparu avec le temps, mais a été remplacé par d'autres. Au fur et à mesure, ces troubles "mutent", et si je parviens (volontairement ou non) à en fait disparaitre un, c'est pour qu'un autre vienne le remplacer. Ainsi, quelques mois plus tard, suite à une visite de routine chez mon dentiste, je prenais conscience que malgré un traitement othondique durant mon enfance, ma dentition avait à nouveau bougé et nécessitait, peut-être un nouveau traitement. Je me lançais dans une "croisade psychologique" (encore vive aujourd'hui) déjà perdue d'avance. Depuis, malgré les mises en garde de mes proches, je ne peux m'empêcher de songer à envisager quelques chose. A ce jour, je n'ai toujours rien entrepris car j'ai conscience que ce serait peine perdue, mais pourtant, cela hante toujours mon esprit.

Et aujourd'hui, je suis sujet à des acouphènes, qui sont comme je le pensais, d'après mon ORL, d'ordre psychologique et non physique.

J'ai bien conscience que tous ces troubles cités ci-dessus ne sont pas des maux physiques, mais bien la traduction psychologique d'un mal-être plus global. Et je sais aussi pertinemment que de tenter de "soigner" ou d'éradiquer l'un d'entre eux individuellement n'est à priori pas la solution, puisqu'il sera remplacé aussitôt par un autre sorti tout droit de mon imagination, et cela tant que je n'aurai pas regardé en face ce qui ne va pas. Et c'est cela que je cherche à faire ressurgir afin de le traiter efficacement. Et là, je m'en remets à des conseils avisés sur une thérapie adéquate à entreprendre. J'ai consulté pendant quelques années une psychologue. Ce n'était pas inutile, car elle m'a permis de vivre mieux avec ces maux. Mais à aucun moment, j'étais en mesure d'en connaitre les causes, et encore moins de les traiter.

Voilà, désolé pour ce message fleuve, mais c'était pour moi aussi l'occasion de faire le point sur ma situation et mes préoccupations.

Et merci par avance pour vos conseils ou avis.

Cordialement.
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225474
b
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